Le 7 mars, le ministère de la Culture a annoncé le renouvellement du logo presse, installé sur la devanture des magasins (voir les 10 et 23 mars). Réactions mitigées à Thiers (Puy-de-Dôme) selon La Montagne …
« Je ne savais même pas que ça changeait. Vous me l’apprenez. Ce n’est pas génial de ne pas nous avoir demandé notre avis. » Ici, la presse ne représente qu’une maigre partie des ventes. « Notre plus grosse activité, c’est le tabac. » Mais tout de même. Chaque jour, des habitués viennent chercher des journaux…
« Souvent, on en reçoit moins que ce qui a été commandé. Alors au bout d’un moment, les gens arrêtent de venir. » Pour le Thiernois, ce n’est pas parce que le logo change que les ventes repartiront à la hausse : « les journaux ne partent plus comme avant. »
Même constat chez un buraliste du bas de la ville. « Vous le savez comme moi, la presse est en déclin. » Il n’est propriétaire de sa boutique que depuis trois ans. Et ce laps de temps lui a suffi pour voir les achats de revues baisser. : « on perd entre 1,5 % et 2 % chaque année. »
Lui savait qu’une nouvelle enseigne avait vu le jour, « mais on ne nous a rien dit. On ne sait pas si on va devoir payer, si cela va être obligatoire, ni quand cela va être mis en place. » D’après lui, le ministère de la Culture n’a fait passer aucune communication quant à cette décision.
S’il n’est pas spécialement réfractaire au changement, il n’est pas convaincu de son utilité. « Ceux qui achètent le papier, ce sont les personnes d’un certain âge. Les nouvelles générations s’informent via leur téléphone. » Une inquiétude, aussi, se dessine : « Les gens ont tellement l’habitude (du logo actuel) qu’ils vont se demander ce que c’est. »





Les 1 150 commerces du groupe NAP constituent le « 1er réseau culturel de proximité dont le rôle de prescripteur est essentiel » (voir
« Un message fort sur l’unité et l’avenir du réseau de presse » : c’est ce qu’a réussi à insuffler la dynamique équipe dirigeante de Culture Presse – Jean-Michel Detchart (Président national), Manuela Assunçao (Secrétaire nationale), Nicolas Laugier (Vice-président national – lors du congrès de l’organisation nationale des marchands de presse qui vient de se tenir les 5, 6 et 7 mars à Paris.
Dans une toute récente communication, Jean-Michel Detchart (Président national de Culture-Presse / voir
« En raison d’un mouvement de grève d’une partie de notre personnel, les éditions de votre quotidien ne sont disponibles qu’en versions numériques ». Voilà le message qui surgit souvent ces derniers jours sur le site internet de La Montagne. Le journal n’est pas imprimé tous les jours en raison d’un mouvement de grève débuté il y a quinze jours.
Le 14 janvier 2015, soit une semaine après l’attentat à la rédaction de Charlie Hebdo, le journal sortait un nouveau numéro. Le 1 178ème, baptisé « numéro des survivants ».
En ce jour de souvenirs et de commémoration attristés de l’effroyable attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, revenons sur l’implication solidaire du réseau des buralistes à l’époque. Il y a 10 ans.
« Les négociations concernant la revalorisation de notre commission presse ont démarré. Notre organisation professionnelle s’en félicite ; d’abord parce que nous espérons que ce sujet entre en phase active depuis une bonne année, ensuite parce qu’il apparaît urgent d’apporter des réponses aux spécialistes indépendants en matière d’attractivité du métier. »