Le ministère de la Culture a annoncé que le célèbre logo « presse », accrochée notamment chez des buralistes vendant de la presse, va être modernisé (voir 10 mars).
Depuis les années 1950, cette plume rouge sur fond jaune est le symbole des marchands de presse. « Son objectif : rendre visibles et identifiables ces points de vente en les dotant d’une signalétique claire et homogène », indique le ministère dans son communiqué. La Voix du Nord a recueilli des réactions dans le monde des médias. Parce que dans certains milieux, cette annonce est loin de faire l’unanimité comme toujours.
« Désespérant. Et encore 6 millions d’argent public fichu en l’air (…) Et puis, pas merci pour la presse : on la voit moins que l’ancienne cette enseigne », déplore Marie-Estelle Pech, rédactrice en chef de Marianne.
« Où l’on apprend que l’argent public a servi à financer le nouveau design mais peut aussi servir à financer 80 % à 90 % de l’achat de ces nouvelles enseignes des marchands de presse. Mais on est à l’os, hein, on ne peut pas économiser… C’est à se taper la tête contre les murs », réagit aussi la journaliste Emmanuel Ducros, de L’Opinion.
« Sidéré non pas simplement par le remplacement du logo « presse » par un autre plus laid, moins visible et plus cher, mais que l’on juge que c’est le moment opportun pour en tirer fierté et faire une campagne nationale. Hors sol », juge le général Olivier Kempf (consultant sur BFM).
« Faisons un audit. Combien d’ETP pour suivre ce truc, le concevoir, communiquer dessus, faire bosser des sous-traitants, des agences, etc. ? On veut l’évaluation du coût total de l’affaire », s’interroge l’économiste Olivier Babeau sur les réseaux sociaux. « Mais comment est-ce possible qu’un ministère se vante d’une dépense pareille, surtout dans le contexte actuel ? ! », se demande aussi Aurélie Gascon, enseignante. « 6 millions d’euros par an. Le prix de 10 scanners. Faut virer ces irresponsables », appelle Bio-Saiyan, biologiste médical.
(De quoi inciter à profiter de cette aide avant que certains esprits forts ne la suppriment …).