Le 7 mars, le ministère de la Culture a annoncé le renouvellement du logo presse, installé sur la devanture des magasins (voir les 10 et 23 mars). Réactions mitigées à Thiers (Puy-de-Dôme) selon La Montagne …
« Je ne savais même pas que ça changeait. Vous me l’apprenez. Ce n’est pas génial de ne pas nous avoir demandé notre avis. » Ici, la presse ne représente qu’une maigre partie des ventes. « Notre plus grosse activité, c’est le tabac. » Mais tout de même. Chaque jour, des habitués viennent chercher des journaux…
« Souvent, on en reçoit moins que ce qui a été commandé. Alors au bout d’un moment, les gens arrêtent de venir. » Pour le Thiernois, ce n’est pas parce que le logo change que les ventes repartiront à la hausse : « les journaux ne partent plus comme avant. »
Même constat chez un buraliste du bas de la ville. « Vous le savez comme moi, la presse est en déclin. » Il n’est propriétaire de sa boutique que depuis trois ans. Et ce laps de temps lui a suffi pour voir les achats de revues baisser. : « on perd entre 1,5 % et 2 % chaque année. »
Lui savait qu’une nouvelle enseigne avait vu le jour, « mais on ne nous a rien dit. On ne sait pas si on va devoir payer, si cela va être obligatoire, ni quand cela va être mis en place. » D’après lui, le ministère de la Culture n’a fait passer aucune communication quant à cette décision.
S’il n’est pas spécialement réfractaire au changement, il n’est pas convaincu de son utilité. « Ceux qui achètent le papier, ce sont les personnes d’un certain âge. Les nouvelles générations s’informent via leur téléphone. » Une inquiétude, aussi, se dessine : « Les gens ont tellement l’habitude (du logo actuel) qu’ils vont se demander ce que c’est. »




