« On constate une baisse de la consommation légale. La hausse des taxes entraîne en fait un déplacement de la consommation du marché légal vers le marché parallèle. La politique menée est donc inefficace sur le plan de la santé publique et négative pour les finances publiques. »
Charles de Courson, rapporteur général du Budget de l’Assemblée nationale, à propos des erreurs d’estimation des budgets 2023 et 2024 sur les recettes qu’était supposé ramener le tabac : 800 millions d’euros de recettes fiscales en moins dans le premier cas, 700 l’année suivante, tout de même (voir 8 avril). Comme si les services de Bercy sous-estimaient systématiquement le manque à gagner dû au marché parallèle





C’est demain, mercredi 9 avril, que la Commission des Finances de l’Assemblée nationale restitue les conclusions de l’enquête qu’elle a lancée « sur les variations et les écarts des prévisions fiscales et budgétaires 2023-2024 ». Sujet sensible s’il en est.
La diminution des ventes de tabac, la baisse de la consommation d’alcool et la transition vers des énergies plus propres mettent à mal les recettes fiscales de l’État (voir
-800 MILLIONS D’EUROS
Jean-Noël Berthod, président de la fédération du Jura (voir 12 mars 2024), a ouvert son assemblée générale annuelle sur une analyse plutôt sombre, ce 2 mars, au Bois Gourmand (Champagnole) en présence d’Estelle Rocklin, Directrice régionale des Douanes de Besançon.
Les Français achètent toujours moins de cigarettes chez les buralistes. Les ventes ont reculé de 12 % en 2024 et plongent encore davantage depuis le début de l’année. L’impact pour les finances publiques est massif … Décryptage de Sébastien Dumoulin – dans Les Échos – que nous reproduisons ci-dessous.
Les entreprises de boissons sans alcool viennent de chiffrer à 400 millions d’euros l’impact sur leur compte de la surtaxe frappant leurs boissons, adoptés, dans le cadre de la Sécurité sociale pour 2025, ce mois de février (voir
Le magazine de la Confédération des buralistes, Le Losange (numéro de mars), revient sur les dernières discussions budgétaires (PLFSS 2025) pour constater que tous les amendements visant « à accroître la trajectoire fiscale sur le tabac ont été rejetés » (voir
Le Sénat a adopté, ce 17 février, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025. Les sénateurs n’ont pas significativement retouché le texte déjà adopté par l’Assemblée nationale (par 49.3).