Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Mar 2025 | Profession
 

Les entreprises de boissons sans alcool viennent de chiffrer à 400 millions deuros limpact sur leur compte de la surtaxe frappant leurs boissons, adoptés, dans le cadre de la Sécurité sociale pour 2025, ce mois de février (voir 30 octobre 2024).

Dans Le Figaro, le directeur général de la filiale française du géant japonais Suntory (Orangina, Schweppes, Oasis, MayTea ou Pulco) l’a évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros pour le deuxième acteur en France derrière Coca-Cola. Et craint de voir ses ventes baisser de 5 % à 10 %.

« La taxe existant depuis 2012, indexée sur linflation, a déjà progressé de 10 % depuis deux ans. Avec le nouveau calcul prévu notre approche de baisse graduelle du sucre sera totalement niée. Il est impossible de réduire le taux de sucre de 3 grammes en une fois. Sinon, le consommateur ne retrouve plus la boisson quil aime », explique Alexis Daems, le directeur général de la filiale française de Suntory Beverage & Food France depuis avril 2024

Pour Suntory France, c’est l’assurance d’un doublement des prélèvements déjà opérés, qui atteignent aujourd’hui « plusieurs dizaines de millions d’euros par an », pour un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros en 2024. Les géants des sodas déplorent une absence de fléchage de cette taxe vers des politiques de santé publique. « Nous sommes sur une taxe fiscale, en aucun cas comportementale. » 

Suntory brandit aussi la nécessité de revoir ses investissements dans ses quatre sites français. « Nous avons investi 231 millions deuros depuis 2014 sur nos priorités, que sont la modernisation et la décarbonation de nos usines. Si on nous double cette taxe, il est certain que nous devrons revoir notre feuille de route sur ces sujets. »