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18 Mar 2025 | Profession
 

La diminution des ventes de tabac, la baisse de la consommation d’alcool et la transition vers des énergies plus propres mettent à mal les recettes fiscales de l’État (voir 13 mars). Malgré cette baisse, « on peut faire confiance à la créativité fiscale française », prévient le journaliste économique François Lenglet dans son éditorial sur RTL ce 14 mars. 

Bonne nouvelle pour la santé, mais mauvaise nouvelle pour les caisses de l’État. Les ventes de tabac ont reculé en France de 12 % lannée dernière, et cela plonge encore davantage depuis le début de lannée, avec -15 % sur les deux premiers mois de 2025 (voir 10 mars).

•• La baisse est à l’œuvre depuis 30 ans, mais elle saccélère : moins de 1,3 milliard de paquets de cigarettes ont été vendus l’an dernier, c’était un milliard de plus, il y a dix ans. Le marché noir explique sans doute en partie la baisse, ou bien les achats à l’étranger des frontaliers, mais il y a aussi la baisse du nombre de fumeurs quotidien. En dix ans, ils sont passés de 29 à 23 % de la population. Cette chute a évidemment des conséquences sur les rentrées fiscales de l’État. 

En 2024, les recettes fiscales du tabac représentaient 12,8 milliards. Alors quen 2021, les ventes de tabac rapportaient plus de 14 milliards. On a perdu près de 1,5 milliard en trois ans ! Cette vache à lait fiscale se tarit, et cest dautant plus problématique que ce nest pas la seule. 

•• Les taxes sur lalcool s’amoindrissent, car la consommation dalcool continue à baisser en France. Le volume dalcool pur absorbé a diminué, en 2023, de près de 4%. Les taxes sur lalcool ont évidemment suivi. Elles représentent près de 4 milliards, sans compter les recettes de TVA majorée sur le vin consommé au restaurant, qui diminuent elles aussi. 

Dans la série des recettes qui fondent, il y a celles qui proviennent des carburants, en partie à cause de la voiture électrique. Cela vaut aussi pour le gaz, dont la consommation diminue fortement, en partie parce que les ménages s’équipent en pompes à chaleur et à cause de la baisse de la consommation industrielle.