Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
18 Oct 2016 | Profession
 

Michele DelaunayOn connait la teneur des cinq amendements, finalement déposés par Michèle Delaunay, dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale qui commence à être examiné par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée aujourd’hui (voir Lmdt de ce jour).

Ces amendements s’appliquent aux nouvelles hausses fiscales sur le tabac, prévues par le Gouvernement (voir Lmdt du 30 septembre), mais trois abordent d’autres sujets sur lesquels la députée de Gironde a été, jusqu’à maintenant, retoquée : Lire la suite »

18 Oct 2016 | Profession
 

assemblée nationaleC’est aujourd’hui et demain que le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale est examiné en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale (voir Lmdt du 6 octobre), dont Michèle Delaunay est co-rapporteure.

Avec les nouvelles taxes sur le tabac proposées par le Gouvernement (voir Lmdt du 30 septembre).

• Des amendements contre ces taxes ont été déposés (voir Lmdt du 14 octobre) par Dominique Tian (LR, Bouches-du-Rhône), Dino Cinieri (LR, Loire), Gérard Cherpion (LR, Vosges), Arnaud Robinet (LR, Marne), Joël Giraud (Radical de Gauche).

Certains de ces amendements sont co-signés par 22 autres députés au total.

• Par ailleurs, Michèle Delaunay (PS) a déposé deux amendements sur le thème de la vente du tabac.

14 Oct 2016 | Profession
 

Dino Cinieri deputeÀ la veille de l’examen des nouvelles taxes sur le tabac (voir Lmdt des 6 octobre 1 et 2) par la Commission des Affaires sociales dans le cadre du PLFSS (Projet de Loi de Finances de la Sécurité sociale), deux amendements « contre » ont été déposés ce jeudi 13 octobre par Dino Cinieri, député LR de la Loire.

Il y a deux ans, Dino Cinieri était déjà monté au front contre les tentatives parlementaires de Michèle Delaunay pour des hausses de la fiscalité du tabac (voir Lmdt des 28 et 27 novembre 2014).

Le député de la Loire demande la suppression des articles 16 (« contribution sociale à la charge des fournisseurs agréés de produits du tabac ») et 17 (augmentation de 15 % de la fiscalité du tabac à rouler).

Dans l’exposé des motifs, il invoque les risques de développement de la contrebande -ainsi que des achats frontaliers – et de fragilisation accentuée du réseau des buralistes, « déjà confronté à l’arrivée du paquet neutre ».

12 Oct 2016 | Pression normative
 

Marisol TouraineMichele DelaunayLeurs relations n’ont pas toujours été au beau fixe (voir Lmdt du 20 août 2016 et 16 décembre 2015). Mais, hier, lors de l’audition de Marisol Touraine et Christian Eckert à la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale pour la présentation du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (voir Lmdt du 6 octobre), nous avons eu droit à un échange d’amabilités entre la Ministre et la députée. Évidemment, il s’agissait de discuter de la destination de la « contribution sociale à la charge des fournisseurs agréés de produits du tabac ».

• Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) : (…) « L’article 16 instaure une contribution nouvelle assise sur le CA des fournisseurs de tabacs. Le produit de cette taxe est destiné à financer un fonds de prévention et de lutte contre le tabagisme. Ce que, avec Mme Delaunay, nous accompagnons. Pouvez-vous faire le point sur l’avancement de cette création ? ».

• Michèle Delaunay (PS, Gironde) : « J’ajoute l’abondement du fonds par les produits issus des droits de consommation sur le tabac formalise un tournant majeur (…) Par ailleurs, vous connaissez mon engagement dans la lutte contre le tabac. Je souhaiterais étendre la prise en charge du forfait tabagique aux personnes de moins de 50 ans ayant eu un AVC ou un infarctus précoce. Êtes-vous favorable à cette initiative ? D’autre part, le tabac est un marqueur social : est-ce que les bénéficiaires du RSA bénéficient bien du forfait de prise en charge tabagisme à 150 euros ? ».

• Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé : « Toute personne au RSA peut bénéficier du forfait renforcé en matière de sevrage tabagique (…) J’ai décidé d’étendre le dispositif. Tout le monde pourra désormais bénéficier du forfait renforcé. Il n’y a pas besoin de prendre une mesure législative. Je salue votre engagement ».

6 Oct 2016 | Profession
 

Manifestation Nord TaxesLes nouvelles taxes sur le tabac (voir notre information de ce jour) vont être examinées – dans le cadre du budget de la Sécu (PLFSS / Projet de Loi de Finances de la Sécurité sociale) – par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale (dont Michèle Delaunay est rapporteure), les mardi 18 et mercredi 19 octobre.

•• Au préalable, Marisol Touraine et Christian Eckert seront auditionnés par la commission, ce mardi 11 octobre. L’examen, en séance publique à l’Assemblée nationale, se déroulera entre les mardi 25 et vendredi 28 octobre (vote solennel prévu le 2 novembre).

•• Le texte sera ensuite examiné au Sénat, en novembre. L’audition des ministres par la commission des Affaires sociales du Sénat étant déjà programmée pour le mercredi 19 octobre.

•• Rappelons qu’une campagne de sensibilisation des parlementaires par les chambres syndicales de buralistes a été annoncée (voir Lmdt des 28 et 26 septembre).

Les présidents de la commission « Marché parallèle et Ventes transfrontalières » de la Confédération se réunissent à Paris le mardi 11 octobre.

Sachant qu’un cycle de réunions « d’évaluation et d’échanges techniques » sur le Contrat d’avenir se déroule actuellement entre la Confédération et la Douane.

6 Oct 2016 | Profession
 

TaxeC’est le dernier projet de budget de la Sécu du quinquennat. Il a été adopté en Conseil des ministres, ce mercredi 5 octobre. Et il comprend les nouvelles taxes sur le tabac annoncées tout récemment (voir Lmdt des 23 et 24 septembre).

Les motifs nous renvoyant à une vieille réalité : même en période officielle et électorale de répit fiscal, il y a toujours prétexte à taxer le tabac.

•• L’article 17 correspond à une augmentation de 15 % de la fiscalité du tabac à rouler, soit une augmentation « d’un peu plus d’un euro », comme il a été indiqué lors de l’annonce.

Le motif : « … En raison de prix plus attractifs (-26 % en moyenne) que ceux des cigarettes, la consommation de tabac à rouler, dont la nocivité est pourtant supérieure, se développe à un rythme rapide, notamment chez les jeunes et les personnes dépendantes. Cet écart de prix est en partie lié à une fiscalité moins élevée sur les tabacs à rouler. Par conséquent, il est proposé d’aligner le poids de la fiscalité sur les produits de tabac à rouler sur celui constaté sur les cigarettes ».

>> On remettra quand même le sujet dans son contexte en rappelant que le tabac à rouler n’est, par définition, pas comparable à un « produit fini » et que c’est – aussi et surtout – le tabac des plus modestes, alors que le différentiel des prix avec des pays frontaliers comme la Belgique et le Luxembourg s’annonce vertigineux (voir Lmdt des 2 octobre et 30 septembre).

•• L’article 16 se présente comme une « contribution sociale à la charge des fournisseurs agréés de produits du tabac » (essentiellement Logista). Elle devrait rapporter 130 millions d’euros par an.

Le motif : « En dépit des marges très significatives dégagées globalement par le secteur du tabac du fait du niveau élevé de consommation en France et de coûts de revient faibles, les bénéfices déclarés en France par les acteurs de ce secteur sont paradoxalement relativement limités. Son organisation en France a conduit en effet à ce qu’aujourd’hui les quatre plus grands fabricants de tabac internationaux s’appuient sur une entreprise unique, filiale de l’un deux, pour la distribution des cigarettes, qu’ils fabriquent hors de France et qui représentent la quasi-totalité des cigarettes consommées en France. D’autres fournisseurs agréés spécialisés dans la distribution de produits plus spécifiques sont également présents, représentant seulement 2 % du marché français (…)

« Cette contribution sera, selon les choix des fournisseurs, soit répercutée sur les prix soit, plus probablement compte tenu de l’organisation du marché, prise en compte dans les relations entre les fournisseurs et les fabricants et répercutée sur ces derniers. Elle permettra simultanément de révéler les réelles capacités contributives des redevables de la taxe en limitant les possibilités d’optimisation fiscale au sein de ce marché oligopolistique et d’appliquer une juste taxation au regard de ces éléments.

« Le produit de la taxe sera affecté au fonds créé récemment pour lutter contre la prévalence tabagique ».

>> On relèvera toute l’ambiguïté subtile du texte qui évoque soit une répercussion sur les prix, soit une répercussion sur les fabricants … L’État qui homologue pourtant les prix feignant se laver les mains de toute augmentation des prix.

D’après nos premiers calculs, la répercussion sur un paquet de 20 cigarettes à 6,50 euros correspondrait à une augmentation de 15 centimes d’euros.

Et de 15 centimes d’euros pour une blague de tabac à rouler de 30 grammes à 7,40 euros (en plus de l’augmentation induite par l’article 17).

Ou de 35 centimes d’euros pour un paquet de 20 cigarillos à 7 euros.

27 Juil 2016 | Profession
 

confe_buralistes logoDans un communiqué de jour, la Confédération des buralistes rebondit sur le projet d’amendement de hausse des prix du tabac lors du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (voir Lmdt du 27 juillet 1 et 2).

« La dernière initiative médiatique de la députée PS de Gironde et Présidente de l’Alliance contre le tabac, Michèle Delaunay, demandant une nouvelle augmentation des prix du tabac, relève du « marronnier de l’été ». Pour les buralistes, si telle était la volonté de la majorité gouvernementale, il faudrait que le Gouvernement l’assume. Ils appellent à l’ouverture immédiate des négociations du prochain Contrat d’avenir de toute urgence. Lire la suite »

14 Avr 2016 | Pression normative
 

Gilles-PargneauxOn apprend à la fin de la lecture de l’article du Parisien / Aujourd’hui en France de ce 14 avril, sur la proposition de loi visant à instaurer des quotas d’approvisionnement par pays (voir Lmdt de ce jour), une information surprenante de la part de l’eurodéputé socialiste Gilles Pargneaux (voir Lmdt des 24 mai et 14 octobre 2015).

Après avoir déclaré – concernant les achats transfrontaliers de tabac – que « la seule mesure efficace est d’harmoniser le prix des cigarettes en Europe », Gilles Pargneaux croit savoir que dans le Budget 2017 la France pourrait porter le prix du paquet le plus vendu de 7 euros … à 9 euros.

4 Déc 2015 | Pression normative
 

M. DelaunayCe sont les surprises de la vie parlementaire.
Surtout un vendredi où il n’y a pratiquement personne dans l’hémicycle …

Le gouvernement a demandé une seconde délibération suite au vote de l’amendement de Michèle Delaunay demandant l’alignement, dès maintenant, de la fiscalité tabac Corse sur celle du continent (voir Lmdt de ce jour).

Cet amendement a donc été rejeté, à l’occasion de cette seconde délibération. Une poignée de parlementaires ayant été mobilisée à temps.

4 Déc 2015 | Pression normative
 

CorseL’Assemblée a voté, ce vendredi 4 décembre, contre l’avis du gouvernement, l’alignement de la fiscalité du tabac en Corse sur celle en vigueur en France continentale dans le cadre du projet de budget rectificatif 2015, annonce l’AFP

Le tabac en Corse est 25% moins cher, ce qui place la France sous la menace d’une condamnation de la Cour européenne de justice.

Cet amendement de la socialiste Michèle Delaunay avait été rejeté il y a quelques semaines dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale 2016 sous l’effet de la mobilisation des députés corses, qui avaient défendu cette dérogation insulaire mais qui n’étaient pas présents vendredi dans un hémicycle déserté par les députés (voir Lmdt des 22, 19, 12 et 8 octobre) .

« On en reparlera en seconde lecture », a néanmoins promis François Pupponi, député-maire de Sarcelles (Val d’Oise), mais membre du « lobby corse » de l’Assemblée.