Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
5 Nov 2025 | Pression normative
 

Suite à l’annonce de la proposition de loi de l’écologiste Nicolas Thierry sur un « generation ban » à la française (voir le 4 novembre), Cyrille Geiger (formateur et ancien buraliste toujours innovant) a publié une réaction que nous reprenons.

Nicolas Thierry, député écologiste de Gironde, veut interdire le tabac aux générations nées après 2014.
Une « génération sans clopes » … voilà qui sonne bien dans les médias.

Le même député signe pourtant une tribune pour expérimenter la légalisation du cannabis.
Donc, fini les Marlboro … mais place aux joints bio-locaux, cultivés sous serre, en circuit court, par des petits paysans vertueux.

L’image est belle.
Et c’est là que l’ironie devient délicieuse.

Le tabac, symbole du capitalisme mondial qu’on combat.
Le cannabis, symbole du progrès écolo-bobo qu’on chérit.
Même problème d’addiction, mêmes risques pour la santé … mais pas le même storytelling.

Ce n’est plus de santé publique qu’il s’agit, mais d’opportunisme politique.
Le bon vieux réflexe : taper sur une industrie honnie pour exister médiatiquement, tout en ouvrant un nouveau champ à verdir.

Le paradoxe du greenwashing par un écologiste …
L’écologie politique, un art subtil du tri sélectif.

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L’idée d’un « generational ban » – soit l’interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date – adoptée récemment aux Maldives (interdiction définitive à toute personne née après le 1er janvier 2007 ; voir le 3 novembre) fait des petits en France…

En effet, le député Nicolas Thierry (écologiste / Gironde) a déposé, ce 4 novembre, un texte « transpartisan » pour interdire la vente de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2014. Son leitmotiv : « L’objectif est très clair : stopper l’entrée des jeunes dans le tabagisme en cessant de leur offrir l’accès au produit. »

À noter que son exposé des motifs évoque une « stabilité de la prévalence tabagique », en contradiction totale avec les dernières statistiques officielles (voir le 16 octobre).

Mais il s’agit d’interdire la possibilité d’acheter « aux clients de l’industrie du tabac », comme l’énonce une journaliste de France Info… qui n’a jamais entendu parler du marché parallèle.

Rappelons qu’un projet de « generational ban » est toujours en cours d’adoption au Royaume-Uni.
Le texte est actuellement au niveau de la Chambre des Lords (voir le 31 Mars 2025).

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1 Nov 2025 | Pression normative
 

Logo mois sans tabac

1er novembre : c’est aujourd’hui que démarre le Mois sans Tabac. Nous avons déjà évoqué, ici même, quelques initiatives de terrain prises sous son égide, car c’est bien là – sur le terrain – que cela se passe : les échanges personnels, les encouragements pratiques (voir les 28 et 30 octobre).

Cette grande opération nationale de prévention et d’aide personnelle à l’abandon du tabac – à l’initiative du ministère de la Santé par le biais de Santé publique France – n’est contestée par personne. Elle bénéficie d’un important soutien financier public, notamment en moyens médiatiques. Mais ces dernières années, elle n’a pas été à la hauteur de ses légitimes ambitions.

Si l’on considère, par exemple, l’indicateur du nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies dans leur souhait d’arrêter et « pour mettre toutes les chances de leur côté » (suite à la campagne de communication et de sensibilisation du ministère de la Santé / voir 2 octobre).

En 2024, le nombre d’inscrits aura été de … 133 837. Ce qui n’avait pas été brillant si l’on compare avec les 157 576 de 2023.

Et avec les années précédentes :
162 012 en 2022 ;
112 953 en 2021 ;
125 783 en 2020 (Covid) ;
203 175 en 2019 ;
241 000 en 2018, première année du Mois sans Tabac.

Hier, le site du Mois sans Tabac annonçait déjà 93 187 inscrits pour cette édition 2025.
Au 31 octobre 2024, ce même indicateur affichait 102 819 inscrits.

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30 Oct 2025 | Pression normative
 

Logo mois sans tabac

L’île participera activement au Mois sans tabac avec de nombreuses animations dans tout le territoire. Les voici selon Stampa Paese :

  • 6 et 7 novembre : stand Santé publique France au centre commercial Carrefour Finosello (Ajaccio) dans la journée ;
  • 12 novembre : opération « Une rue sans tabac » sur le parvis de l’église Saint-Roch à Bastia ;
    • 19 novembre : rue Fesch à Ajaccio ;
  • tout au long du mois : randonnées sport et santé, ateliers, jeux interactifs et entretiens motivationnels organisés par les partenaires de santé en addictologie.

Le tour de Corse des stands d’information s’étendra du 3 au 27 novembre, passant notamment par Bastia, Luri, Île Rousse, Calvi, Corte, Borgo, Prunelli di Fiumorbu, Folelli et Saint-Florent.

28 Oct 2025 | Pression normative
 

Logo mois sans tabac

À l’approche du Mois sans tabac, la CPAM et plusieurs associations partenaires ont installé, le 17 octobre, un stand d’information au centre commercial Le Méridien d’Ibos (Hautes-Pyrénées). Une journée pour sensibiliser, informer et surtout accompagner celles et ceux qui souhaitent en finir avec la cigarette.
Nous reprenons un article de La Dépêche.

Parmi les bénévoles présentes, Chantal, tabacologue retraitée mais toujours engagée, a pris le temps d’échanger longuement avec les visiteurs.
« J’ai voulu faire ce métier car chez moi, tout le monde fumait. Mes parents sont morts à cause du tabac, mes proches aussi », confie-t-elle avec émotion.

Pour Chantal, la clé du succès réside dans un vrai accompagnement et une réelle motivation : « Elle peut être financière, ou liée à l’envie de retrouver le goût et la forme physique. »

La professionnelle met toutefois en garde contre les méthodes non reconnues médicalement, comme l’hypnose ou le stop-laser. « Ce ne sont pas des remèdes miracles, mais elles peuvent aider psychologiquement. Signer un chèque pour arrêter de fumer, cela n’existe pas. Il faut surtout être bien substitué. »

Quant à la peur de grossir, « seules 20 % des personnes qui arrêtent de fumer prennent plus de cinq kilos. Cela ne devrait pas être un frein », rassure la tabacologue. À la sortie, plusieurs participants ont franchi le pas en s’inscrivant officiellement à Mois sans tabac.

Chaque année, la cigarette cause près de 75 000 décès en France, soit plus de 200 morts par jour.
Derrière ces chiffres, des vies brisées, mais aussi un espoir pour les bénévoles : celui de voir, grâce à leurs actions de terrain, de plus en plus de fumeurs décider de reprendre leur souffle.

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22 Oct 2025 | Pression normative
 

Du 1er au 30 novembre 2025, Mois sans tabac revient pour sa 10e édition.
Ce grand défi collectif d’arrêt du tabac, porté par le ministère de la Santé et de l’Accès aux soins et Santé publique France en partenariat avec l’Assurance Maladie, encourage les fumeurs à arrêter de fumer pendant 30 jours. Ces derniers peuvent s’inscrire sur le site Mois sans tabac dès maintenant pour bénéficier d’un accompagnement gratuit et personnalisé.
C’est ainsi que débute un communiqué de Santé publique France qui nous en dit plus sur l’édition de cette année (voir 2 octobre 2025). Nous le reprenons.

En espérant aussi que les résultats de l’opération seront plus probants que les dernières éditions (voir 2 décembre 2024).


Un rendez-vous incontournable de prévention

En novembre 2025, Mois sans tabac célèbre sa 10eme édition.
Événement emblématique de la lutte contre le tabagisme, Mois sans tabac fait partie intégrante de la stratégie de lutte contre les addictions mise en œuvre par Santé publique France, au côté de l’estimation des niveaux d’usage à partir des grandes enquêtes en population générale et des dispositifs d’aide à distance (39 89, l’application et le site Tabac Info Service). L’opération a maintes fois prouvé son efficacité.
Depuis son lancement en 2016, plus de 1,4 million d’inscriptions en ligne ont été enregistrées sur le site et on estime à deux fois plus le nombre de personnes qui ont fait une tentative d’arrêt liée à Mois sans tabac. Ce rendez-vous est désormais marqué à l’agenda des fumeurs : près de 134 000 d’entre eux se sont inscrits à l’opération en 2024.


Un concept fédérateur pour cette 10e édition

Pour la dixième édition, Mois sans tabac 2025 mise sur une toute nouvelle campagne et un message unitaire et solidaire : « Participer à Mois sans tabac augmente vos chances de devenir ex-fumeur ». La nouvelle campagne valorise le chemin parcouru vers le sevrage. Ponctué de difficultés, il est aussi source de fierté pour l’ex-fumeur. C’est avec cette tonalité que la campagne invite les fumeurs, quels que soient leurs profils, à relever le défi collectif Mois sans tabac, rappelant aussi qu’après 30 jours sans tabac les chances d’arrêt sont multipliées par 5.

La campagne mentionne les aides disponibles pour accompagner le sevrage, parmi lesquelles Tabac info service, le kit d’arrêt du tabac et le recours aux professionnels de santé, à travers des messages diffusés sur différents canaux (TV, radio, digital, affichage…).

La campagne met toujours l’accent sur :

  • L’entraide et la communauté : via des défis partagés sur les réseaux sociaux (#MoisSansTabac), des groupes de soutien locaux et des témoignages d’anciens fumeurs.
  • L’accessibilité : en adaptant les messages aux différents publics (jeunes, seniors, publics précaires) et en renforçant les outils digitaux pour un accompagnement sur mesure.
  • La proximité : avec de nombreux événements locaux et nationaux pendant toute la durée de l’opération.

Le dispositif média, puissant et diversifié, comprend:

  • Spots TV et vidéos en ligne (15 et 30 secondes) diffusés du 1er octobre au 4 novembre, ciblant les 25-49 ans ;
  • Spots radio et audio digital (podcasts, webradios, streaming) diffusés du 29 octobre au 30 novembre, pour toucher les 25-59 ans ;
  • Affichage en centres commerciaux, commerces de proximité, gares, stations-service, pharmacies et lieux de santé ;
  • Publications sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat).

Une opération spéciale avec le groupe M6

Pour la 3e année consécutive, Mois sans tabac poursuit son partenariat avec le groupe M6 et son programme phare, « La France a un incroyable talent ». À travers plusieurs spots, l’animateur Éric Antoine incitera les fumeurs à participer au Mois sans tabac, à découvrir les outils d’aide à l’arrêt et à recourir à un professionnel de santé pour surmonter les difficultés pendant le sevrage. Lire la suite »

 

Selon le quotidien économique Les Échos, un projet de budget hérité du gouvernement Bayrou envisage la création d’une nouvelle taxe sur le vapotage (voir le 17 septembre). La FIVAPE dénonce fermement cette mesure injuste pour 4 millions d’usagers et contre-productive pour 15 millions de fumeurs.
C’est ainsi que débute une réaction de la FIVAPE (voir 16 septembre) dont nous reprenons l’essentiel.

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu n’a pas encore formé son gouvernement. Par conséquent, celui-ci va devoir travailler en urgence sur les projets de lois de finances 2026 (PLF et PLFSS), date limite : le 13 octobre.

La révélation en exclusivité par Les Échos d’un nouveau projet de taxes sur le vapotage initié par le gouvernement Bayrou pour trouver de nouvelles sources de recettes nous inquiète fortement car la mesure pourrait être reprise in extenso pour gagner du temps, nous obligeant, comme l’an dernier, à livrer bataille contre une hérésie sanitaire.

– Efficacité, popularité, le vapotage est l’outil n° 1 d’aide à l’arrêt du tabac en France et dans le monde. La science a parlé : deux fois plus efficace que les substituts nicotiniques, voire trois fois plus chez les plus précaires, comme le montre une récente étude menée en Australie.

– La France compte plus de 30 % de fumeurs : Le tabagisme quotidien est à 17 % chez les plus aisés, un taux qui dépasse les 35 % chez les moins favorisés. La vape est déjà taxée à 20 % par la TVA.
Freiner l’essor et l’accès au vapotage avec des taxes supplémentaires est une mesure antisociale.
Avec la santé, la pression économique – source de fortes tensions actuellement dans la population – est la motivation principale des tentatives d’arrêt du tabac.

– 4 millions de personnes, ex-fumeurs ou en cours de sevrage, sont visées par cette mesure, injuste pour elles comme pour l’intérêt général, vu ce que coûte le fléau du tabagisme à la santé publique.
Injustice dans l’injustice, le projet révélé par Les Échos voudrait instaurer un régime à double détente : 3 centimes le millilitre pour les taux de nicotine jusqu’à 15 mg/ml, puis 5 centimes au-delà.
Or ce sont les taux de nicotine les plus élevés qui sont les plus efficaces et aident le mieux, particulièrement en début de sevrage. Lire la suite »

 

Pub BacardiLa prohibition n’est pas une option sauf pour le ministère de la Santé et ses apparatchiks qui ont profité du flottement de la fin du gouvernement Bayrou pour imposer l’interdiction des sachets de nicotine, en France, alors même que la Communauté européenne prévoit de les autoriser en les fiscalisant (voir 21 juillet).

Conséquence : l’explosion annoncée d’un marché parallèle des sachets de nicotine – sans foi ni loi, avec l’attrait de l’interdit – comme cela se déroule avec les puffs que l’on retrouve en pagaille dans les bazars ou autres épiceries.

La prohibition n’est pas une option sauf pour le ministre belge de la Santé qui vient d’en remettre une couche en annonçant une interdiction totale de fumer et de vapoter sur les terrasses à partir de janvier 2027. Tout cela parce que « voir fumer incite à fumer » (voir 15 septembre).
Et les sottises des ministres, elles incitent à quoi ?

La prohibition n’est pas une option sauf pour les autorités locales de Tahiti qui viennent carrément d’interdire le vapotage pour le 1er juillet 2027 (voir 13 septembre). Tout cela parce que ces mêmes autorités n’arrivaient pas à fixer une fiscalité sur ces mêmes produits du vapotage…

La prohibition n’est jamais une option.
La prohibition ne génère que trafics et contrebande. C’est historique.
La prohibition ne révèle que l’impuissance à anticiper, à étudier, à réglementer et à faire respecter.
L’impuissance à gouverner.

– Jean-Paul Vaslin

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Dans la newsletter de rentrée de la Fivape (voir 3 juin), Jean Moiroud signe un éditorial accusateur que nous reprenons dans son intégralité.

Le Gouvernement a publié un décret le 5 septembre. La France décide la prohibition des sachets de nicotine. Prise d’effet dans 6 mois, le 1er mars 2026 (voir 6 septembre).

Les sachets nicotinés s’apparentent au snus, mais sans tabac. Le snus est un produit traditionnel et très répandu dans les pays scandinaves. En Suède, 15 % de la population consomme le tabac sous forme de snus, alors que les fumeurs sont réduits à 5 % de la population. Il y a –40 % de cancers du poumon par rapport à la moyenne européenne et les cancers oro-pharyngés sont en baisse continue.

Le décret d’interdiction des sachets nicotinés se fonde sur la présence de nicotine, décrite comme une substance vénéneuse, justifiant que la mesure soit prise en raison de sa dangerosité pour la santé humaine.
Pour autant, la nicotine reste largement utilisée et commercialisée dans des produits déjà régulés : tabac, vapotage et… produits de santé remboursés.
À l’inverse, pas d’interdiction pour le monoxyde de carbone, le goudron et les multiples cancérigènes contenus dans la fumée, avérés pourtant seuls responsables – et non la nicotine – de 75 000 morts évitables par an, et de 20 % de tous les cancers.

Les sachets de nicotine ont été dévoyés par l’industrie du tabac. Par son marketing et son lobbying, elle s’est servie d’un produit de réduction des risques pour alimenter la diabolisation de la nicotine et créer une nouvelle panique morale sur les jeunes. Et en se parant des vertus d’un discours de réduction des risques, elle sème à dessein la confusion pour le rendre inaudible auprès des pouvoirs publics, parce que tenu par le « diable ». Le résultat lui convient parfaitement : un concurrent sérieux à la cigarette se voit tout simplement interdit.

L’industrie du tabac empoisonne tout ce qu’elle touche. Comme toujours, sa stratégie est de détourner l’attention, pour protéger de la concurrence son business principal, son monopole : les cigarettes. 15 millions de Français sont fumeurs, +30 % de la population, 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires toutes taxes comprises.

Il est essentiel que tous les professionnels de la vape tracent une ligne rouge face à cette industrie criminelle du tabac. Les pouvoirs publics doivent absolument comprendre la différence entre ceux qui utilisent la nicotine pour tuer et ceux qui utilisent la nicotine pour aider et sevrer.

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L’information est passée quasi inaperçue. Mais le vapotage va être prochainement banni sur toute l’île de Tahiti (190 000 habitants).

Au préalable, il faut retenir que Tahiti dispose d’un statut très particulier au sein de la collectivité d’Outre-Mer de la Polynésie française (275 000 habitants), lui permettant de légiférer en propre sur son territoire.

Depuis quelque temps, les autorités locales – le gouvernement et l’Assemblée – travaillaient sur une fiscalité locale des produits du vapotage. Mais c’est la sénatrice Lana Tetuani (elle siège au Palais du Luxembourg) qui a poussé à une interdiction pure et simple du vapotage.
Laquelle vient d’être adoptée (51 voix pour, 5 contre ; 1 abstention).
C’est une première sur le territoire de la République.

Et s’exécutera de la façon suivante :
– interdiction d’importation des produits du vapotage au 1er juillet 2026 ;
– interdiction de vente au 1er juillet 2027.

Le site #Je suis vapoteur rappelle fort opportunément que Tahiti compte un taux de prévalence tabagique de 40 % (32 % de fumeurs quotidiens).

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