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18 Oct 2025 | Vapotage
 

Dans son projet budgétaire, le Gouvernement a proposé d’instaurer une taxe qui irait de 30 à 50 centimes par flacon de 10 millilitres selon le taux de nicotine contenu (voir le 16 octobre).
Une mesure qui agite les consommateurs et divise les professionnels de santé.
C’est ainsi que débute un article du Figaro, du 16 octobre, signé Paul de Bréteuil, que nous reprenons.


« Ras-le-bol de la taxe », s’exclame sans ambages un vendeur de cigarettes électroniques. Il raccroche abruptement…
« Parce qu’elle est efficace et facilement accessible, la vape est devenue l’outil d’aide le plus populaire pour arrêter de fumer et se sevrer de la nicotine ». Ces quelques mots figurent en page principale du site de la Filière française de la Vape (Fivape), un syndicat qui rassemble des centaines de commerçants indépendants et de PME de la cigarette électronique.

Ces mots reflètent aussi l’état d’esprit de Kaïs, 25 ans. Longtemps, il s’est défini comme un « gros fumeur ».

Grâce au passage à la cigarette électronique, il dit avoir remplacé presque exclusivement sa consommation de tabac. Ce projet de taxe l’irrite au plus haut point : « C’est une grosse connerie, dans le panel de choses qu’il est possible de taxer dans ce pays, pourquoi taxer le seul substitut sérieux à la cigarette ? Dans un pays où c’est une cause forte de mortalité ? »


« Mesures farfelues »

Au vu de sa consommation personnelle — trois recharges de 10 ml par mois — la taxe ne lui coûtera pas plus d’un euro cinquante. Il s’agace davantage du symbole, et pointe « Lecornu, comme Bayrou avec les jours fériés », qui « essaie de sortir du chapeau toutes les mesures farfelues pour faire croire qu’il pondra un bon budget ».
Si cette taxe voyait le jour, Kaïs envisage des alternatives interlopes : « j’irai acheter mes cigarettes électroniques aux puces de Clignancourt ! »

Côté vendeur, le son de cloche varie. Romain Raby est le gérant du Clopa Cabana, un petit établissement qui vend des cigarettes électroniques à Nice.
« Parmi toutes les idées qu’on a vues passer depuis quelques années, (cette taxe) est la plus sensée. Il avait quand même été question d’interdire la vente de toutes les saveurs du vapotage ». Il est principalement inquiet de la désinformation qui entoure cette taxe : « on a peur du quiproquo, que des gens n’aillent plus en magasin parce qu’ils se disent que la cigarette électronique est plus chère que le tabac ».


La cigarette électronique, un recours au tabac ?

Si la comparaison entre le tabac et la cigarette électronique revient sans cesse, c’est que la seconde se veut le moindre mal de l’autre. Et d’aucuns, jusqu’au sein du personnel soignant, craignent qu’une taxation de la cigarette électronique donne un mauvais signal aux fumeurs qui se reconvertiraient vapoteurs.

Interrogé par 20 Minutes, Christophe Cutarella est addictologue, psychiatre et tabacologue. Selon lui, ce nouveau prélèvement va à « l’encontre de la lutte contre le tabac » et l’appliquer serait se « tromper de cible ». Au jeu des comparaisons toxicologiques, les résultats ne lui donnent pas tort.

Publiée en 2024 dans la revue Food and Chemical Toxicology, une synthèse rappelle que les cigarettes électroniques sont nettement moins nocives que les cigarettes traditionnelles, réduisant significativement l’exposition aux toxines cancérigènes et les impacts sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, grâce à l’absence de combustion. Cependant, des risques subsistent, notamment des irritations respiratoires et un potentiel d’initiation à la nicotine chez les jeunes non-fumeurs.


Prudence de mise

Est-ce à dire pour autant que taxer les produits du vapotage irait à l’encontre de la lutte contre le tabac ? Il faudrait déjà montrer que l’usage de la cigarette électronique est un facteur associé à l’arrêt du tabac. Ce qui n’est pas si clair. Selon une étude parue sur le site de Santé publique France en mai 2025, « l’efficacité de la cigarette électronique comme aide à l’arrêt du tabac est toujours débattue à ce jour ».

Les auteurs de l’étude justifient cette incertitude par un nombre d’évaluations encore « limité ». Ils citent néanmoins de récents résultats positifs, observés dans la dernière revue de Cochrane, une ONG britannique qui analyse l’efficacité des interventions en santé. Celle-ci conclut que les cigarettes électroniques nicotinées peuvent aider les fumeurs à arrêter le tabac, et « probablement » plus efficacement que ne le feraient les cigarettes électroniques sans nicotine.

Néanmoins, la prudence reste de mise. Alice Denoize a travaillé dans l’industrie du tabac. Elle s’est depuis reconvertie dans la tabacologie et a fondé le site « Le Déclic Anti Clope » pour aider les fumeurs à décrocher. « Je ne recommande jamais la vape seule, toujours en complément de patchs », confie-t-elle. « Et je la recommande de plus en plus rarement. Uniquement quand les personnes ont beaucoup d’obstacles qui les empêchent d’avancer vers l’arrêt. »


« Des vapes très chargées en sels de nicotine »

L’évolution de la cigarette électronique l’inquiète. « Depuis quelques années, l’arrivée de l’industrie du tabac sur le marché a tout chamboulé. Sous couvert d’être un bon soldat en intégrant le comité de pilotage de la norme AFNOR (Association française de normalisation – NDLR), qui doit garantir la propreté des e-liquides, elle a sorti des puffs et des vapes très chargées en sels de nicotine qui ont effrayé les autorités de santé. » Une inquiétude « justifiée », qui mérite un « encadrement ». Elle indique toutefois ne pas être certaine que la taxation soit la solution : « elle va pénaliser les vapoteurs les plus précaires et surtout les petits industriels qui font du bon boulot. »

Parmi les médecins, certains se montrent bien plus catégoriques. C’est le cas d’Yves Martinet, pneumologue et professeur émérite de pneumologie à la faculté de médecine de Nancy (et président du CNCT / NDLR). « Je suis pour la taxation des produits du vapotage contenant de la nicotine », assume-t-il sans détour.

Il pointe les dangers de la nicotine, « une drogue dure, plus addictive que l’héroïne ».

Certes, la cigarette électronique peut aider « les fumeurs qui veulent arrêter », mais ceux-ci représentent un bien modeste échantillon comparé à tous les jeunes pour qui la vapote est « une porte d’entrée vers le tabac ». Et de conclure, analogiquement : « Ce n’est pas parce qu’il faut prendre de l’insuline quand on a le diabète que tout le monde doit en consommer. »

17 Oct 2025 | Associations
 

Sans aucune concertation, ni avec les consommateurs, ni avec les professionnels, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit, d’une part, la création d’une taxe qui pèsera sur les TPE/PME françaises du secteur et sur quatre millions de consommateurs et, d’autre part, l’interdiction de la vente en ligne (voir le 16 octobre).
France Vapotage, fédération des professionnels du secteur (fabricants, grossistes et distributeurs en ligne), demande aux parlementaires de procéder au retrait de ces dispositions aux conséquences délétères.

C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage (voir le 26 septembre) que nous reprenons.


Une faute sanitaire

Le vapotage est reconnu par les études indépendantes comme l’outil le plus efficace et le plus utilisé par les fumeurs pour sortir du tabagisme.
Le fragiliser, c’est fragiliser la lutte contre le tabagisme. Classer les produits du vapotage, sans combustion de tabac, parmi les « produits à fumer », c’est entretenir une terrible confusion entre un fléau avéré — le tabagisme et ses 75 000 morts annuels en France — et une solution éprouvée proposée aux fumeurs.


Une faute économique

La filière française est composée majoritairement de commerces de proximité et de TPE/PME innovantes qui produisent plus de 70 % des e-liquides consommés dans notre pays.
Elle représente plus de 20 000 emplois directs et indirects au cœur des territoires.
Les mesures envisagées la fragiliseraient considérablement et nourriraient le développement du marché parallèle illégal, y compris de contrefaçons potentiellement dangereuses pour la santé des consommateurs, déjà observé par les autorités françaises comme par la Commission européenne.
L’absence d’évaluation des recettes attendues laisse craindre une nouvelle taxe à faible rendement, susceptible de générer des pertes fiscales et sociales supérieures aux gains attendus, une erreur pointée par la Cour des comptes.


Une faute sociale

Le vapotage en France, c’est quatre millions de consommateurs qui pourraient se tourner vers le tabac.
L’écart de prix entre les produits du vapotage et ceux du tabac est en effet un facteur déterminant dans le choix d’une alternative moins risquée pour la santé. Une surtaxe pénaliserait donc le pouvoir d’achat des consommateurs, et en particulier celui des catégories sociales les plus modestes, où la prévalence tabagique est plus forte.
Par ailleurs, l’interdiction de la vente en ligne introduirait une rupture majeure d’égalité d’accès aux produits du vapotage, alors que 75 % des habitants des zones rurales ont recours à l’achat en ligne pour alléger leurs contraintes et être moins isolés.


Une erreur de méthode

Un tel projet pour 2026, et à l’échelle strictement franco-française, surprend, car ces questions doivent être traitées à l’échelle européenne. La révision des directives sur la taxation du tabac et sur le régime général d’accise est maintenant engagée. Son aboutissement est prévu à partir de janvier 2028, un délai minimum justifié compte tenu des conséquences potentielles.
La Commission européenne a elle-même souligné que l’introduction d’une fiscalité harmonisée sur les produits du vapotage entraînerait des coûts administratifs élevés et une consolidation du marché au profit des multinationales, et au détriment des PME.

Le retrait de ces dispositions et l’engagement d’une réflexion en concertation avec les acteurs concernés est donc indispensable pour préserver la cohérence de notre politique de santé publique, protéger une filière française créatrice de valeur et d’emplois, et donner enfin à la filière française du vapotage un cadre réglementaire spécifique, décorrélé du tabac, de ses produits dérivés et des autres produits nicotinés.

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17 Oct 2025 | Institutions
 

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur (voir le 16 octobre).
C’est ainsi que débute un article de Newsweed que nous reprenons.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Une « harmonisation fiscale » selon Bercy

Le Gouvernement présente cette réforme comme une simple harmonisation fiscale. L’article en question modifie le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) afin d’y inclure les produits « susceptibles d’être fumés, même sans tabac ni nicotine ».

Concrètement, cela signifie que les fleurs et dérivés de CBD à fumer (pré-rolls, mix, extraits combustibles) seraient désormais soumis à une taxe spécifique, comparable à celle appliquée aux cigarettes ou au tabac à rouler.

Selon les documents budgétaires, cette mesure vise à « garantir la neutralité fiscale entre les différents produits à fumer » et à « assurer une meilleure traçabilité douanière ». Le ministère de l’Économie et des Finances, via la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI), serait chargé de contrôler cette nouvelle catégorie de produits.

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Un taux de taxation encore flou

Le texte fixe le montant de la future accise sur le CBD fumable à 25,7 %, en plus d’une assiette fixe de 18 euros par kilo. Cette perspective inquiète fortement les acteurs du secteur, qui craignent de voir disparaître la compétitivité du CBD face au marché noir ou aux commerçants étrangers.

Au-delà de la fiscalité, cette mesure entraînerait un changement de statut administratif du CBD fumable. En intégrant ces produits au régime des accises, le Gouvernement les assimilerait de fait à des produits du tabac, avec toutes les obligations qui en découlent :

  • entreposage sous douane ;
  • banderoles fiscales ;
  • autorisations de distribution ;
  • et contrôle des circuits de vente.

Vente en ligne et vente au détail : un marché sous contrôle des buralistes

C’est sans doute la conséquence la plus lourde de cette réforme : la vente de CBD à fumer serait désormais réservée aux buralistes et à d’éventuels commerçants agréés par les Douanes. Les boutiques spécialisées dans le CBD, qui constituent aujourd’hui l’essentiel du réseau de distribution, ne pourraient plus vendre de fleurs ou dérivés destinés à la combustion.

Autrement dit, seuls les débits de tabac conserveraient le droit de commercialiser ces produits, sous réserve de conformité aux normes douanières. Les magasins indépendants devraient se limiter aux huiles, infusions, gélules ou cosmétiques, non concernés par cette fiscalité.

Pour la vente en ligne, la situation serait encore plus stricte. Comme pour le tabac, la vente à distance de produits soumis à accise est interdite en France. Si les fleurs CBD intègrent ce régime, toute vente sur Internet – y compris via des sites français agréés – deviendrait illégale.
Les plateformes e-commerce, aujourd’hui au cœur du marché, seraient donc exclues du segment du CBD à fumer.

Ces restrictions représenteraient un coup d’arrêt brutal pour de nombreux entrepreneurs qui ont investi dans la distribution numérique ou physique depuis 2020.

Certains syndicats professionnels, comme l’Union des professionnels du CBD (UPCBD), demandent d’ailleurs un régime transitoire ou un statut spécifique, afin d’éviter une « captation du marché » par le seul réseau des buralistes.

Une mesure contestée dans la filière

Du côté des professionnels, la réaction est unanime : le texte favorise le monopole du tabac au détriment d’un secteur émergent qui a su créer de l’emploi et structurer une offre légale. Les producteurs français, qui ont investi dans des variétés à faible teneur en THC et dans la traçabilité, redoutent d’être privés de leurs débouchés directs et de devoir passer par des intermédiaires agréés.

Plusieurs juristes soulignent aussi une contradiction avec le droit européen : le CBD, reconnu comme non stupéfiant par la Cour de justice de l’Union européenne, ne devrait pas être assimilé à un produit du tabac, surtout en l’absence de nicotine. Une telle classification pourrait donc être contestée juridiquement, voire jugée disproportionnée au regard des objectifs de santé publique.

En attendant les décrets d’application, la mesure crée une incertitude majeure pour la filière du chanvre bien-être. Si elle était adoptée en l’état, le marché du CBD fumable serait quasiment nationalisé, concentré entre les mains des buralistes, tandis que les acteurs historiques du secteur devraient se réinventer ou se tourner vers l’export.

Ce projet de taxation du CBD comme le tabac pose donc une question plus large : la France veut-elle encadrer le CBD ou l’étouffer ?

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8 Oct 2025 | International, Vapotage
 

Au Royaume-Uni, tous les e-liquides mis sur le marché vont devoir porter un timbre fiscal à partir du 1er octobre 2026 (voir le 7 mars 2024).

La fiscalité en question correspond à 2,20 livres pour 10 millilitres : soit 2,53 euros.

Tous les professionnels (fabricants, négociants, importateurs) appelés à commercialiser des e-liquides sur le marché devront obtenir auparavant une homologation des services douaniers (HM Revenue and Customs / HMRC).

Ils pourront demander cette homologation et entrer dans la procédure pour obtenir les timbres à partir du 1er avril 2026.

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3 Oct 2025 | International
 

Les Pays-Bas ont adopté une politique d’escalade fiscale sur le tabac inspirée de la France, sans se soucier des prix pratiqués dans les pays voisins.
Alors que les tarifs des paquets de cigarettes les plus demandés sur place oscillent entre 10,40 et 11 euros.

Mais il est si facile de se rendre en Belgique, en Allemagne ou au Luxembourg… de n’importe quel point de la Hollande, que les voyages de « tourisme fiscal » se sont multipliés (voir le 12 novembre 2024).

Conséquence : c’est l’Institut national pour la santé publique et l’environnement qui évalue officiellement le marché parallèle des cigarettes à 60 % de la consommation.

Au moins, les pouvoirs publics locaux ne cherchent pas à occulter l’extrême gravité de leur marché parallèle du tabac…
Alors que les fabricants ont calculé, de leur côté, que les trafics frontaliers sont la cause de 2,6 milliards d’euros de pertes fiscales. Dur pour un pays qui se veut rigoureux sur le plan budgétaire.

Reste que le taux de prévalence tabagique aux Pays-Bas se situe aux alentours de 18 %. Mieux qu’en France.

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3 Oct 2025 | International
 

Le Néerlandais Wopke Hoekstra – le commissaire européen au Climat, à la Neutralité carbone et à la Croissance propre – vient de dénoncer « l’affirmation de l’industrie du tabac selon laquelle la vape serait moins nocive que les cigarettes », d’après ce que rapporte le site Euractiv.

« Ils trompent les décideurs politiques sur les risques de ces nouveaux produits, tout comme ils l’ont fait avec les cigarettes légères dans le passé », a déclaré le commissaire néerlandais dans un message sur LinkedIn.

Wopke Hoekstra estime que si les dangers du tabac sont bien connus, la nicotine contenue dans les nouveaux produits s’avère dangereuse. « Elle endommage les vaisseaux sanguins, altère la fonction vasculaire et stimule la croissance des tumeurs », a-t-il abondé.

Le mois dernier, Euractiv révélait que la Commission européenne envisage d’évaluer, pour la première fois, les effets sur la santé des nouveaux produits à base de tabac et de nicotine, en accordant une attention particulière à la prévention de la consommation chez les jeunes (voir 24 septembre).

D’ailleurs, le commissaire Hoekstra n’a pas ménagé ses efforts au sein de la Commission pour proposer d’augmenter les taxes sur les cigarettes et les produits du tabac alternatifs tels que les e-cigarettes, les produits du tabac chauffés et les sachets de nicotine.

L’exécutif européen a proposé une ressource propre pour les droits d’accises sur le tabac (Tedor / voir 21 juillet) qui, selon ses estimations, pourrait rapporter environ 11,2 milliards d’euros par an au budget à long terme de l’UE pour la période 2028-2034, en prélevant 15 % des recettes fiscales nationales sur le tabac.

Toutefois, la proposition devrait se heurter à des résistances au sein du Conseil : 14 États membres de l’UE, dont l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Suède, le Portugal et la Roumanie, ont déjà exprimé leur opposition au Tedor.

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28 Sep 2025 | Vapotage
 

« Contre toute attente, nos entreprises ont récemment découvert avec stupeur le projet du précédent gouvernement d’instaurer une surfiscalité sur les produits du vapotage. Une idée à l’opposé de la position défendue jusqu’ici par l’État, y compris devant la représentation nationale. »

Communiqué de France Vapotage s’adressant au Premier ministre à l’occasion de la constitution prochaine d’un nouveau gouvernement (voir le 26 septembre).

26 Sep 2025 | Récents, Vapotage
 

« Il va falloir des ruptures et pas que sur la forme ou dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond. »
France Vapotage espère vivement que la consigne du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’appliquera au traitement du vapotage…
(Nous reprenons intégralement son communiqué.)

Il est temps de tourner le dos aux décisions partielles, prises par à-coups, sans concertation avec les acteurs économiques concernés et qui se sont révélées inadaptées voire contreproductives.
Il est urgent de privilégier une démarche globale, efficace et pérenne.
France Vapotage réaffirme, en cette rentrée, sa volonté de promouvoir une approche positive et constructive, ouverte au dialogue avec tous.
Un consensus est possible : ensemble, nous pouvons faire de notre pays le fer de lance, en Europe, d’une approche responsable de la vape, dans le respect d’une filière engagée dans la sortie du tabagisme.

1 // Avant tout, instaurer le dialogue et la confiance

Contre toute attente, nos entreprises ont récemment découvert avec stupeur le projet du précédent gouvernement d’instaurer une surfiscalité sur les produits de vapotage. Une idée à l’opposé de la position défendue jusqu’ici par l’État, y compris devant la représentation nationale.

France Vapotage demande donc en premier lieu au nouveau gouvernement :

  • de rassurer toute la filière en annonçant l’abandon de ce projet de surtaxe, dont les conséquences économiques et sanitaires pourraient être dramatiques. En particulier, le risque d’un report de consommateurs vers le tabac a été relevé par des travaux parlementaires comme par des études d’opinion ;
  • de réunir et de consulter l’ensemble des parties prenantes du vapotage (acteurs industriels et commerciaux de la filière, médecins et chercheurs, associations de consommateurs) pour parvenir à un constat et des solutions partagés. Un échange transparent et une réflexion collective sont nécessaires, au-delà des fake news et des propos inutilement alarmistes.

En 2025, animée par cette volonté de dialoguer avec tous, France Vapotage a d’ailleurs rejoint la CPME pour porter toujours plus haut la voix de ses entreprises membres, défendre une filière française unique en Europe, promouvoir un secteur industriel ancré dans les territoires, créateur d’emplois, gage d’un savoir-faire de qualité.

2 // Un constat : plus de vapoteurs, moins de fumeurs

Entre 2017 et 2023, chez les Français adultes, la prévalence de tabagisme quotidien a diminué de 26,9 % à 23,1 %, quand celle de vapotage quotidien est passée de 2,7 % à 6,1 %.

D’une part, ces chiffres reflètent bien le rôle du vapotage dans la sortie du tabagisme : la cigarette électronique est l’outil le plus utilisé, mais surtout le plus efficace, pour arrêter de fumer. Le seul « effet passerelle » incontestable à grande échelle est le passage du tabagisme au vapotage !

D’autre part, ils soulignent combien le problème de santé publique à affronter en priorité demeure le tabac, responsable de 75 000 décès par an en France, et non le vapotage, pratique bien moins répandue et surtout incontestablement moins risquée car sans combustion de tabac.

3 // Un préalable : protéger le marché légal pour protéger les consommateurs

Les initiateurs de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables (« Puffs ») peuvent le constater par eux-mêmes : une approche fondée seulement sur l’interdiction crée un espace pour le trafic illégal, organisé par des filières qui ciblent sans scrupule les plus jeunes et ne partagent en aucune façon l’engagement des entreprises opérant légalement pour des produits sûrs et de qualité.

Les conséquences du développement de ce marché noir du vapotage seraient dramatiques, à la fois :

  • Économiques : pertes de recettes fiscales et sociales ; déclin des acteurs économiques (industriels et commerciaux), pour l’essentiel des TPE/PME implantées au cœur des territoires et représentant plus de 20 000 emplois directs et indirects.
  • Sanitaires : avec des risques majeurs d’intoxication liés à la circulation de dispositifs et de e-liquides non soumis aux mêmes contrôles de qualité que les produits mis légalement en vente.

 

4 // Un principe : préserver l’attractivité des produits du vapotage par rapport à ceux du tabac

Puisque le vapotage est une chance pour des millions de fumeurs adultes en quête de solution, les produits du vapotage doivent :

  • demeurer nettement moins chers que ceux du tabac et donc ne pas être soumis à la surfiscalisation qui s’applique aux produits les plus nocifs (droits d’accises) ;
  • pouvoir proposer une large diversité d’arômes, hors ceux dont la toxicité a été scientifiquement prouvée. Plusieurs études montrent que les liquides proposant d’autres arômes que le tabac (saveur que les fumeurs peuvent justement avoir envie de délaisser !) peuvent améliorer les chances d’arrêt du tabac, en rendant la transition moins difficile ;
  • ne pas être soumis au paquet neutre, pour éviter la confusion entre un produit dangereux et son alternative moins risquée ;
  • continuer à bénéficier de circuits de distribution plus nombreux que le tabac, mais contrôlés (buralistes, vape-shops, sites Internet avec dispositifs de vérification d’âge).

 

5 // Un devoir : mieux protéger les mineurs

Alternative efficace au tabac, le vapotage s’adresse uniquement aux fumeurs adultes en recherche de solutions. La vente des produits du vapotage est d’ailleurs strictement interdite aux mineurs.

France Vapotage est à la disposition des pouvoirs publics et des autres acteurs de la filière pour dépasser les effets d’annonce et trouver les bonnes solutions pour :

  • faire respecter l’interdiction de vente aux mineurs, avec un contrôle renforcé dans les points de vente et en ligne ;
  • préciser et renforcer l’encadrement de la communication en ligne autour des produits du vapotage (afin de réserver leur promotion aux fumeurs adultes) ;
  • déployer une approche globale permettant d’empêcher les démarches visant les plus jeunes, en agissant non sur les arômes en tant que tels mais sur les appellations des produits et les choix graphiques présents sur le packaging.

Avec plus de 3 millions de consommateurs, la France est aujourd’hui le 1er marché européen du vapotage.
Mais plus de 15 ans après l’apparition de la cigarette électronique en Europe, la filière ne dispose toujours pas d’un cadre réglementaire spécifique, décorrélé du tabac et de ses produits dérivés (dont le tabac à chauffer), comme des autres produits nicotinés (qui ne sont pas des produits du vapotage).

Pire, elle est la cible incessante d’attaques proférées notamment par des associations dont l’objet est paradoxalement de lutter contre le tabac et non ses alternatives !

Alors que la Commission européenne a présenté cet été une proposition de directive nourrissant la confusion entre tabac et vapotage, et incluant l’application des accises du tabac aux produits du vapotage, notre pays est en position de force pour proposer une autre approche : un encadrement pertinent du vapotage afin d’en faire pleinement un allié de la sortie du tabagisme.

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10 Sep 2025 | International
 

L’Union européenne réfléchit à aligner les prix des paquets de cigarettes et du tabac en fonction du pouvoir d’achat des pays. Les prix au Luxembourg pourraient nettement augmenter et les conséquences pour les frontaliers sont nombreuses (voir le 8 juillet).
C’est du moins ce qu’annonce un sujet, de cet été, de Moselle TV dont nous reprenons l’essentiel.


Et si le Luxembourg ne devenait plus la destination fétiche des fumeurs ?
Seuls 12 % du marché des cigarettes au Luxembourg sont consommés par des Luxembourgeois.
Le reste ? Par des frontaliers : Allemands, Belges, Français, et majoritairement des Mosellans.
La raison ? C’est tout simplement moins cher. Comptez environ 5 euros le paquet dans le Grand-Duché, contre environ 12,50 euros en France.

En Europe, le Grand-Duché est l’un des pays les moins chers, tout l’inverse de son voisin français. L’Union européenne souhaite donc adapter la fiscalité du tabac en fonction du pouvoir d’achat (voir le 18 juillet). Conséquence : un paquet pourrait presque doubler au Luxembourg.

Un objectif de santé publique, mais pas seulement : « Il y a une explosion des ventes transfrontalières, une explosion du trafic, une explosion de la contrebande, une explosion d’usines qu’on a démantelées… C’est devenu un fléau », fustige Antoine Palumbo, président des buralistes en Moselle. « Le marché parallèle a explosé, puisque aujourd’hui, 40 % du tabac n’est pas vendu dans le réseau légal français. »

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3 Sep 2025 | International
 

Photographie du parlement européen à Bruxelles

Le 1er septembre, une coalition de 83 experts internationaux en santé publique a rédigé une lettre aux membres de la Commission européenne, appelant l’UE à ne pas taxer la vape ni tout autre produit de réduction des risques (voir 21 juillet 2025 / Fiscalité Europe).
Nous reprenons cette information parue sur le site #JESUISVAPOTEUR.

L’UE bien décidée à taxer la vape

Après les gouvernements de Suède, de Grèce, de Roumanie, d’Italie ou encore du Portugal, qui ont tous officiellement pris position contre le projet de taxation de la Commission européenne, c’est au tour des scientifiques de tirer la sonnette d’alarme.

Dans une lettre ouverte datée du 1er septembre et destinée au Président de la Commission et à ses membres, ils dénoncent une mesure dangereuse et contre-productive, qui mettrait profondément à mal la lutte contre le tabagisme.

Les experts lancent un appel

Ils sont médecins, addictologues ou encore professeurs de santé publique mondialement respectés et viennent des quatre coins du globe (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Australie, Malaisie, Suède, Norvège, Inde…).

Tous alertent la Commission européenne sur l’impact que pourrait avoir son projet de taxation des produits de réduction des risques sur la santé et le sevrage des citoyens européens. Et la somment de revoir sans plus attendre sa copie, truffée de fausses informations et d’amalgames en tout genre.


La voici traduite en langue française :

« Monsieur le Président de la Commission et Mesdames et Messieurs les Commissaires Européens,

Nous, les soussignés, experts en santé publique, en dépendance à la nicotine et en contrôle du tabac, vous écrivons en raison de nos préoccupations concernant la révision prochaine de la Directive sur les Accises du Tabac, qui devrait imposer de nouvelles taxes sur des produits à la nicotine moins nocifs. Lire la suite »

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