Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
29 Avr 2026 | International
 

Le ministère du budget allemand prépare une sensible hausse de la fiscalité tabac qui devrait s’appliquer en deux temps : septembre 2026 et janvier 2027.

D’après les propres calculs de l’administration fiscale, le prix moyen du paquet de cigarettes passerait de 7,75 euros à 8,90 euros en septembre.
Et à 9,50 euros en janvier prochain.
Les autorités espèrent donc un basculement du prix du paquet au-delà de 10 euros, dès l’année prochaine.
Sachant que certaines références sont déjà à 9,50 euros sur le marché allemand.

Le tabac à rouler est aussi concerné : avec un prix moyen passant de 6,50 euros à 7,30 euros pour le paquet de 30 grammes en septembre.
Et à 7,70 euros en janvier prochain.

Les sticks de tabac à chauffer devraient connaître une augmentation dans les mêmes proportions.

On rappellera que le prix moyen du paquet en Pologne – principal fournisseur du marché parallèle allemand – reste situé autour de 4,80 euros.

15 Avr 2026 | International
 

En 2026, la France conserve sa place de 2ème pays de l’Union européenne (UE) qui taxe le plus les cigarettes derrière l’Irlande. Avec 8,09 euros de taxes, en moyenne, pour un paquet de cigarettes, notre pays est encore loin de l’Irlande (10,71 euros), mais n’est pas prêt de se faire rattraper par les Pays-Bas (7,77 euros), la Finlande (7,60 euros) ou la Belgique (7,30 euros), ses suivants immédiats. Nous reprenons un article de la revue Contrepoints (voir 20 septembre 2025).

En queue de ce classement établi par Tax Foundation Europe, on trouve la Bulgarie (2,03 euros), Chypre (2,64 euros) et la Croatie (2,73 euros).
Nos voisins immédiats ont tous la main moins lourde que nous : 3,91 euros de taxes en moyenne par paquet de 20 cigarettes en Allemagne, 3,26 euros en Italie, 3,13 euros en Espagne. On comprend aisément pourquoi les achats transfrontaliers prennent de plus en plus d’importance.

Mais la taxation élevée du tabac en France ne fait pas qu’enrichir les boutiques de Vintimille ou de La Jonquera, elle alimente surtout la contrebande et la contrefaçon qui représentent presque un quart du marché maintenant. Lire la suite »

11 Mar 2026 | Profession
 

Hors Irlande du fait de son insularité, la France est – effectivement – le pays le plus taxé d’Europe continentale en cigarettes et tabacs à rouler-tuber. Ceci selon une information de Logista, reprise par La Revue des Tabacs.

Les niveaux de taxes spécifiques au tabac de 2025 fournis à l’Union européenne par les 27 pays membres sont calculés à partir de 1 000 unités (cigarettes ou grammes), puis la comparaison peut être établie équitablement.
Ces données officielles permettent de confirmer que la France occupe toujours la tête du classement européen de la surfiscalité tabac, comme depuis 2003.
Depuis plus de vingt ans, l’Hexagone a donc les prix du tabac parmi les plus élevés du continent.

Ainsi, pour 1 000 cigarettes, la fiscalité française à 404,68 euros est à comparer à celle des pays voisins comme le Luxembourg à 159,05 euros, ou l’Espagne à 156,53 euros.
Entre le haut du classement des cigarettes et le bas, l’écart va de 1 à 5.

Par ailleurs pour 1 000 grammes de tabac à rouler-tuber, la taxation hexagonale à 568,79 euros est à comparer à celles des nations voisines, comme la Belgique à 372,10 euros, l’Allemagne à 195,99 euros, l’Espagne à 206,02 euros ou enfin le Luxembourg à 138,20 euros.

Entre le haut de la classification des tabacs à rouler-tuber à 568,79 euros pour la France et le bas à 25,24 euros pour Malte, on parle d’un écart de plus de 1 à 22.

5 Fév 2026 | International
 

Le projet de la Commission européenne de financer une partie du prochain budget pluriannuel (2028-2034) de l’Union de 2 000 milliards d’euros grâce à de nouvelles taxes européennes suscite de fortes réserves parmi les États membres. Derrière la proposition d’introduire de nouvelles ressources fiscales communes se joue en réalité un délicat rapport de force politique.
C’est ainsi que débute sur le site Euractiv une information (de Jacob Wulf Wold) dont nous reprenons l’essentiel.

Le projet de la Commission visant à lever 406 milliards d’euros grâce à de nouvelles taxes à l’échelle de l’UE afin de financer le prochain budget septennal de 2 000 milliards d’euros relève davantage du marchandage politique que d’un moyen d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen (…)

Aujourd’hui, près des deux tiers du budget de l’Union reposent sur des contributions nationales calculées en fonction du revenu national brut de chaque pays qui peuvent être augmentées si nécessaire.
La Commission souhaite réduire cette source de financement en développant des « ressources propres » – (dont le tabac / ndlr)- destinées à financer directement le budget commun tout en soutenant certaines priorités politiques, comme la transition écologique ou la régulation économique.
Elle prévoit de générer environ 58 milliards d’euros par an grâce à de nouvelles taxes sur les grandes entreprises, le tabac, les émissions de carbone et certains produits liés à la transition environnementale, ainsi qu’à des modifications du système douanier. Lire la suite »

22 Jan 2026 | Profession, Récents
 

La Confédération des buralistes exprime sa plus vive incompréhension face à la suppression de l’article 23 du Projet de loi de finances, en vue de l’adoption du texte par l’article 49.3 (voir le 21 janvier).
C’est ainsi que débute un communiqué de la Confédération des buralistes que nous reprenons.

Cette décision constitue une énième déception pour un réseau qui demande depuis des années un cadre sécurisant la distribution des produits sensibles que sont le CBD et les produits du vapotage.

Il s’agissait de permettre à des commerces professionnels de commercialiser ces produits, alors que la vente est à ce jour possible via des distributeurs automatiques, dans les fêtes foraines et dans les épiceries de nuit. En renonçant à cet encadrement, l’État prend le risque de laisser se développer des pratiques non maîtrisées, au détriment de la santé publique, des consommateurs et des réseaux de proximité responsables (voir le 16 octobre 2025).

Cette suppression de l’article 23 est d’autant plus incompréhensible qu’un consensus transpartisan avait été trouvé à l’Assemblée nationale, qui a refusé la suppression de l’article, adopté des amendements de compromis puis l’article.
Quel est donc la leçon de tout cela ? Le choix du Gouvernement vient une nouvelle fois confirmer que le travail minutieux et raisonnable pèse finalement peu face à l’hystérisation du débat et les fausses informations. Lire la suite »

5 Jan 2026 | International
 

…Avec des chiffres étonnants. C’est un message qui date du 5 décembre dernier. Il a été adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et à Wopke Hoekstra (commissaire à l’Action pour le climat et à la fiscalité comportementale).

Il s’agit d’un message exceptionnel car il regroupe pas moins de 88 signataires, dont les principaux fabricants de tabac (BAT, JTI, PMI, Imperial Brands), des associations de tabaculteurs, des associations de fabricants de snus, des associations de débitants de tabac (Italie, Espagne), ainsi que Logista.

Ce message vise à mettre en avant les arguments de la filière tabac européenne concernant les projets de directive « Fiscalité tabac », tels qu’adoptés par les commissaires européens le 16 juillet dernier : avec, à la clé, une augmentation de + 140 % de la fiscalité minimale sur les cigarettes et de + 260 % sur le tabac à rouler, ainsi qu’un choc fiscal sur les nouveaux produits à moindre nocivité. Ceci sans tenir compte, notamment, des différences de nocivité (voir les 18 et 21 juillet 2025).

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10 Déc 2025 | Profession
 

300 professionnels de la vape contre l’article 23 du budgetPrès de 300 professionnels de la vape se sont rassemblés ce mardi pour dénoncer l’article 23 du projet de budget 2026. Un texte jugé fatal pour leur filière et déjà combattu par plus de 220 000 signataires d’une pétition. C’est ainsi que débute un article du Figaro, de Paul Vaissernann dont nous reprenons des extraits.

Présenté il y a quelques semaines, l’article 23 du Projet de loi de Finances (voir 16 octobre) pour 2026 prévoit un dispositif en trois volets : l’augmentation de la taxe sur les liquides pour cigarette électronique de 0,03 à 0,05 €/ml selon le taux de nicotine, l’imposition d’un agrément administratif obligatoire pour exercer, importer ou vendre ainsi que l’interdiction totale de la vente en ligne. Un point loin d’être négligeable, alors qu’elle pèse un tiers du marché.
De nombreux professionnels dénoncent ces modifications qui leur semblent être une tentative de reclasser brutalement la vape comme un produit du tabac, avec des impacts directs sur les prix, l’accès aux produits et la survie des entreprises. Lire la suite »

9 Déc 2025 | Vapotage
 

Maintenant, tirons les leçons des débats parlementaires !
À l’Assemblée nationale comme au Sénat, les parlementaires ont rejeté la rédaction initiale de l’article 23 du Projet de loi de finances, tout en exprimant des préoccupations légitimes (voir 16 octobre, 20 novembre, 2 décembre).
Convaincue qu’un consensus est possible, France Vapotage (voir 27 novembre) propose d’engager sans attendre la construction d’un cadre réglementaire spécifique au vapotage : un cadre réaliste, équilibré et efficace.
C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage.

/ 1. Un point de convergence : l’encadrement du vapotage doit être précisé et renforcé

Des parlementaires de toutes tendances politiques ont souligné la nécessité :

  • de préserver le vapotage comme alternative au tabagisme, un outil dont l’efficacité a scientifiquement été prouvée pour des millions de fumeurs ;
  • de renforcer la protection des consommateurs, par un contrôle plus strict de la qualité et de la commercialisation de tous les produits, notamment en garantissant le respect de l’interdiction de vente aux mineurs. En d’autres termes, réglementer pour ne pas vendre « n’importe quoi, n’importe où, à n’importe qui » ;
  • de soutenir une filière française dynamique, composée de TPE/PME industrielles et de commerces de proximité, aujourd’hui menacés par le développement du marché noir et la concurrence d’acteurs essentiellement extra-européens, souvent peu regardants sur la qualité des produits et la protection des jeunes.

En supprimant l’article 23 à l’Assemblée nationale, en le vidant de sa substance au Sénat, les parlementaires ont envoyé un message sans ambiguïté : la rédaction initiale de cet article ne répondait pas aux enjeux identifiés.

/ 2. Le véritable point de blocage : la confusion des produits et le recours à l’accise

L’absence de surfiscalisation en 2026 et la suppression de l’interdiction de la vente en ligne, votées à l’Assemblée nationale comme au Sénat, constituent un soulagement pour toute la filière. Elles doivent être confirmées d’ici l’adoption finale. Mais elles n’offrent qu’un répit temporaire.
Le cœur du problème réside dans l’introduction d’une accise, un contre-sens sanitaire et économique :

  • ce dispositif traduit une confusion entre un fléau – les produits du tabac – et une solution éprouvée – les produits du vapotage, sans tabac ni combustion ;
  • même à taux 0, le mécanisme des accises introduirait des contraintes administratives et fiscales lourdes, qui augmenteraient de façon disproportionnée les coûts de gestion et de conformité pour les TPE/PME françaises, qui n’ont ni les ressources humaines ni les capacités financières pour les absorber, contrairement aux multinationales.

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3 Déc 2025 | International, Vapotage
 

Au début de l’année, on parlait d’un projet d’interdiction de tous les produits du vapotage en Russie (voir 31 janvier)…

Le sujet a évolué puisqu’en définitive, le gouvernement a fait adopter – en première lecture – lors de ce mois de septembre, un texte créant un réseau sous licence de points de vente tabac et vapotage.
Lequel devrait être mis en place à partir de septembre 2026 pour entrée en vigueur totale un an après.

Et c’est lors du passage de cette loi en seconde lecture que certains parlementaires de la Douma sont revenus à la charge pour demander une interdiction totale de tous les produits du vapotage.

En mettant en avant l’attachement du président Poutine à la santé de la jeunesse… à en croire les sources locales.

2 Déc 2025 | Institutions, Profession
 


Il s’en est fallu de peu pour que l’article 23 tout entier, sur la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer, passe également à la trappe au Sénat, comme l’avaient fait les députés il y a moins de deux semaines. Les sénateurs n’en ont pas moins retiré les dispositions qu’ils jugeaient les plus problématiques (voir les 20 novembre et 16 octobre).
Nous reprenons l’info de Public Sénat.

L’hémicycle du Sénat s’est opposé ce 1er décembre à l’instauration d’un tarif d’accise sur les liquides utilisés pour les cigarettes électroniques, dans le projet de budget 2026. Le projet de loi de finances prévoyait une taxe de 30 centimes par flacon de 10 ml pour les produits contenant jusqu’à 15 mg de nicotine, ainsi qu’un tarif de 50 centimes par flacon de 10 ml pour les produits contenant plus de 15 mg de nicotine.

Des parlementaires de droite comme de gauche, mais également centristes, ont soutenu des amendements contre cette nouvelle fiscalité concernant un produit utilisé par 4 millions de Français. « Il y a un risque, celui d’envoyer un message très mauvais pour la santé publique, celui de freiner la tendance documentée, qui permet à de nombreux fumeurs de sortir de la dépendance au tabac avec les produits de vapotage », s’est opposé le sénateur LR David Margueritte.

En juillet 2025, la Commission européenne a déposé une proposition de directive obligeant les États membres à taxer les produits du vapotage à partir de 2028, avec des seuils minimums. Pour le sénateur LR de la Manche, anticiper cette disposition qui n’est même pas encore adoptée au niveau européen reviendrait à faire un exercice de surtransposition d’une législation européenne.

Les sénateurs ont également exclu du champ de la nouvelle accise les produits à base de CBD (cannabidiol) non nicotinés, craignant de déstabiliser les producteurs de chanvre. « On vient acter le quadruplement de la TVA que la filière demandait, mais ajouté à une accise, c’est une taxe sur la consommation multipliée par 9 en une seule année. C’est une mise à mort de la filière », a argumenté le sénateur écologiste Thomas Dossus.

Autre réécriture intervenue au Sénat dans la soirée : l’interdiction de la vente en ligne, pour les produits du vapotage et les produits bruts à fumer, a été retirée du texte. Pour le sénateur socialiste Sébastien Fagnen, le risque aurait été « la mise à bas » des boutiques physiques, mais aussi « le développement d’un marché noir ».

Pour la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, le principal enjeu derrière cette proposition d’interdiction est de « protéger nos enfants ». « Nous n’arrivons pas à savoir qui achète, qui derrière l’ordinateur », a-t-elle motivé.