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11 Sep 2025 | L'Info
 

Faire du covoiturage pour aller acheter des cigarettes à l’étranger ? C’est le scandaleux pari de l’application Carklop qui sort ce jeudi 11 septembre.
Nous reprenons l’information délivrée par RMC qui explique le concept de ce nouveau service.

Le lancement officiel est prévu pour ce jeudi 11 septembre. Carklop, c’est le nom du service d’un nouveau genre qui risque de faire du bruit.

Il s’agit de la première plateforme « de covoiturage transfrontalier qui facilite l’achat de tout ce qui est moins cher chez nos voisins », est-il affirmé en tête du site internet.

Comme son nom l’indique, ce service vise d’abord l’achat de cigarettes à l’étranger. Mais aussi l’alcool et les courses alimentaires. Un service unique donc, qui est né de deux constats.

« Des cigarettes trois fois moins cher »

D’abord, « des milliers de Français traversent déjà les frontières pour leurs achats mais de manière désorganisée », avance Carklop. Les trajets sont souvent individuels, donc coûteux et polluants, et il n’existe que des arrangements informels sur des forums et des groupes sans nécessairement de garantie.

Surtout, « dans un contexte où l’inflation frappe durement le pouvoir d’achat des Français, une réalité s’impose : les disparités de prix entre la France et ses voisins européens n’ont jamais été aussi flagrantes », d’après la plateforme.

« Vivant près de la frontière allemande, j’ai découvert que je payais mes cigarettes presque trois fois plus cher que mes voisins d’outre-Rhin.
J’ai donc créé Carklop par frustration personnelle. L’objectif est de redonner du pouvoir d’achat en permettant aux consommateurs d’accéder à des produits qu’ils utilisent déjà, à un coût plus abordable », explique sur le site Philippe Poulard, fondateur du service.

Vers 6 destinations

Mais alors concrètement, comment ça marche ? Il faut vous inscrire sur la plateforme (les personnes mineures sont exclues). Après vérification de son identité et/ou de son permis de conduire, on peut proposer un trajet ou rejoindre un trajet existant aller-retour.

Carklop permet de partir au départ de la France ou de la Belgique vers six pays : l’Allemagne, l’Espagne, la Suisse, Andorre, l’Italie et le Luxembourg. Comme c’est du covoiturage, on partage les frais de déplacement (essence et péage). C’est le propriétaire de la voiture qui décide du temps passé sur place, le groupe doit ensuite repartir au complet.

Selon un exemple détaillé par Carklop, un aller-retour vers l’Allemagne avec trois passagers permet à chacun de faire 379,5 euros d’économies sur 33 paquets de tabac à rouler achetés par personne. Pour un coût du covoiturage de 11,5 euros par personne (essence, péage, commission de 15 % prise par l’application).

« Nous assumons notre positionnement, mais Carklop ne fait la promotion d’aucun produit. Nous donnons simplement aux consommateurs les moyens de ne plus se faire matraquer financièrement et de faciliter une consommation plus juste, déjà ancrée dans la réalité », se défend la plateforme.

Pour rester dans la légalité, elle se couvre toutefois en insistant sur son site sur la réglementation en la matière.

Côté alcool, c’est 10 litres d’alcool et spiritueux (whisky, gin, vodka…), 20 litres de produits intermédiaires (porto, madère, vermouth…), 90 litres de vin, dont 60 litres de mousseux, et 110 litres de bière.

L’application se dédouane de toute responsabilité en cas de non-respect de ces règles : « chaque utilisateur est personnellement responsable des produits qu’il transporte. Carklop n’assume aucune responsabilité en cas d’infraction aux limitations légales », précise-t-elle dans ses conditions d’utilisation.

10 Sep 2025 | International
 

L’Union européenne réfléchit à aligner les prix des paquets de cigarettes et du tabac en fonction du pouvoir d’achat des pays. Les prix au Luxembourg pourraient nettement augmenter et les conséquences pour les frontaliers sont nombreuses (voir le 8 juillet).
C’est du moins ce qu’annonce un sujet, de cet été, de Moselle TV dont nous reprenons l’essentiel.


Et si le Luxembourg ne devenait plus la destination fétiche des fumeurs ?
Seuls 12 % du marché des cigarettes au Luxembourg sont consommés par des Luxembourgeois.
Le reste ? Par des frontaliers : Allemands, Belges, Français, et majoritairement des Mosellans.
La raison ? C’est tout simplement moins cher. Comptez environ 5 euros le paquet dans le Grand-Duché, contre environ 12,50 euros en France.

En Europe, le Grand-Duché est l’un des pays les moins chers, tout l’inverse de son voisin français. L’Union européenne souhaite donc adapter la fiscalité du tabac en fonction du pouvoir d’achat (voir le 18 juillet). Conséquence : un paquet pourrait presque doubler au Luxembourg.

Un objectif de santé publique, mais pas seulement : « Il y a une explosion des ventes transfrontalières, une explosion du trafic, une explosion de la contrebande, une explosion d’usines qu’on a démantelées… C’est devenu un fléau », fustige Antoine Palumbo, président des buralistes en Moselle. « Le marché parallèle a explosé, puisque aujourd’hui, 40 % du tabac n’est pas vendu dans le réseau légal français. »

5 Sep 2025 | Institutions
 

Assemblée nationale

Le 24 septembre prochain, les principaux représentants des industriels du tabac seront auditionnés par l’ensemble des députés de la Commission des affaires sociales, à l’initiative de son président Frédéric Valletoux. Les cigarettiers auront à répondre à de nombreuses accusations, notamment pour leur rôle dans l’organisation du commerce parallèle de tabac (voir les 26 et 27 août).
C’est ainsi que débute un article du magazine Consommation et Société que nous reprenons.

Les quatre majors du tabac auront, fin septembre, à rendre des comptes devant l’Assemblée nationale. Une journée à laquelle participeront aussi les représentants des buralistes et les principales associations engagées dans la lutte contre le tabagisme. À la manœuvre de cette journée, le député Frédéric Valletoux, ancien ministre de la Santé, qui fait preuve d’un grand activisme législatif dans ce domaine. « Les questions posées pourraient être très diverses », révèle un des membres de la commission à Politico, entretenant ainsi un flou artistique sur cette journée, qui verra en parallèle (et en principe… / ndlr) la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en Conseil des ministres. Mais quelques grands sujets pourraient émerger.

Le serpent de mer des achats frontaliers

Frédéric Valletoux avait, fin 2023, déposé une proposition de loi visant à instaurer, à l’échelle européenne, des quotas de livraison par pays, alignant ainsi l’Union européenne sur le protocole de l’OMS « pour lutter contre le commerce illicite de tabac », ratifié par la France et l’Union européenne, mais encore très partiellement appliqué sur le continent. « Je souhaite qu’on mette en œuvre ce protocole de l’OMS, ratifié et applaudi par vingt pays en 2016. Son principe est simple : une cigarette doit être achetée là où elle est fumée. Autrement dit, il faut livrer dans chaque pays autant de cigarettes dont a besoin la population locale », résumait Frédéric Valletoux dans un récent interview, visant implicitement le Luxembourg ou encore Andorre, qui reçoivent largement plus de cigarettes qu’ils n’ont de fumeurs.

Thibault Bazin, rapporteur général de la Commission des affaires sociales, s’était lui aussi ému, dans une question au gouvernement, de la « concurrence déloyale » qu’imposait cette situation aux buralistes français. Ce commerce parallèle des marchés frontaliers de la France ferait perdre « 3 milliards d’euros en recettes fiscales », selon Frédéric Valletoux. Lire la suite »

4 Sep 2025 | Profession
 

Un couple est tombé dans un guet-apens à Aumetz, non loin de la frontière franco-luxembourgeoise. Il rentrait du Luxembourg et a été agressé pour du tabac qu’il venait d’acheter…
Nous reprenons l’info d’après Le Républicain Lorrain.

Ce qui devait être un simple retour de courses effectuées au Luxembourg s’est transformé en cauchemar. Dans la nuit du 18 au 19 août, un couple originaire de la région a été violemment agressé à Aumetz (au sud de Villerupt, non loin de la frontière franco-luxembourgeoise). Et cela alors qu’il rentrait donc du Grand-Duché avec une importante quantité de tabac.

Il est près de 2 heures du matin lorsque, cette nuit-là, le couple aperçoit un véhicule arrêté, feux de détresse allumés, au niveau d’un rond-point. Pensant à une urgence, le mari descend de voiture pour porter assistance. Mais il tombe dans un guet-apens : deux hommes surgissent et s’en prennent violemment à lui.

« J’ai pris un KO, je n’ai même pas eu le temps de réaliser », raconte la victime. « Il m’a braquée avec une arme, il a dit ‘je vais te tuer’. J’ai crié à ma femme de partir ».

Le tabac, tout juste acheté au Luxembourg, est volé. Pas la voiture, l’épouse ayant le réflexe de prendre les clés sur la voiture, avant de s’écarter.

Les deux agresseurs ont été interpellés grâce à l’enquête des gendarmes et jugés par le tribunal correctionnel de Thionville. Le duo, apparemment sans emploi, portugais d’origine, a été condamné… à cinq et sept ans de prison ferme.

« Il n’y avait pas de préméditation », ont-ils clamé au tribunal. Alors que pourtant, ils avaient croisé les victimes à la station-essence au Luxembourg quelques minutes avant de tendre leur guet-apens.

Les deux hommes étaient aussi déjà connus des forces de police, leurs casiers judiciaires étaient déjà bien remplis. Les juges ont également prononcé des peines complémentaires à leur égard, dont l’interdiction définitive de séjourner sur le territoire français.

2 Sep 2025 | Institutions
 

Les parlementaires socialistes ont déjà présenté un contre-budget pour justifier leur vote « contre la confiance au Gouvernement Bayrou le 8 septembre ».

Le document, intitulé « Un budget pour bâtir l’avenir », présente notamment un plan de « 14 milliards d’euros d’économies sans mettre à contribution les travailleurs et les services publics. »

Et à la rubrique « Choc de prévention en santé », on peut y voir apparaître les mentions suivantes : « renforcement du contrôle de la vente aux mineurs de tabac et d’alcool » et « plafonnement des achats transfrontaliers ».

Plafonnement des achats transfrontaliers ? Est-ce à dire que le PS souhaite revenir à la limite des 2 cartouches de cigarettes pouvant être ramenées d’un autre pays de la Communauté européenne (contre 4 actuellement – voir 8 août) ?

En tout cas, le PS – à l’instar de certains de ses maires (voir 1er septembre) – ferait bien de s’occuper de cette fraude majuscule que représente l’ensemble des trafics du tabac : des ventes à la sauvette au… commerce illégal en ligne.

On parle aussi dans ce document d’une taxe sur la malbouffe qui devrait ramener 200 millions d’euros… À suivre.

27 Août 2025 | Institutions
 

D’après le site Politico, Frédéric Valletoux (ex-ministre de la Santé et député Horizons, président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale) devrait profiter de l’audition des principaux acteurs de la filière tabac – le 24 septembre (voir 26 août) – pour relancer sa proposition de quotas de livraisons de tabac par pays.

Ceci « pour inviter à la mise en place de quotas de livraison par pays et améliorer, avec un nouveau système préconisé par l’Organisation mondiale de la Santé, le contrôle de la chaîne logistique et de la traçabilité des paquets de cigarettes. » Le parlementaire se posant la question d’un sur-approvisionnement des marchés frontaliers de la France par les fabricants.

Il n’en reste pas moins que sur ces mêmes marchés frontaliers, la solution est contrastée.

Ainsi, Andorre voit ses ventes de tabac en net recul le premier semestre de cette année. Comme si des fumeurs du sud de la France se dispensaient de se déplacer dans la Principauté, tant il est simple de trouver du tabac chez eux, dans la rue ou chez l’épicier du coin (voir 18 août).

Les achats frontaliers de tabac en Belgique ont considérablement baissé, ce dernier pays ayant rapproché ses prix de ceux de la France. En revanche, du côté du Luxembourg, les achats frontaliers issus de France, de Belgique ou des Pays-Bas ne semblent pas avoir baissé ces derniers temps (voir 21 juin).

17 Août 2025 | International
 

Le miracle du tabac andorran semble appartenir au passé. L’année 2025 marque un tournant brutal pour les finances du pays, touché par une chute vertigineuse des revenus douaniers liés au tabac. C’est ainsi que débute un article de La Semaine du Roussillon (15 août), signé Sébastia Girard, que nous reprenons.


Selon les données publiées par le Département des Douanes andorrans, les recettes liées à l’importation de tabac ont baissé de 37,9 % entre janvier et juillet. Au premier semestre, les recettes atteignent 54,6 millions d’euros, contre 88 millions sur la même période en 2024. Le mois de juillet a même enregistré un recul record de – 58,2 %, avec 7 millions d’euros perçus, contre 17,4 millions l’an passé. Cette tendance n’est pas nouvelle, mais elle s’est accélérée en 2025.


Pour les autorités andorranes, cette baisse s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, un effet de stockage massif en fin d’année 2024. De nombreux grossistes ont anticipé une hausse des droits de douane au 1er janvier, ce qui a engendré une chute mécanique des importations en début d’année. Ensuite, les contrôles douaniers renforcés, notamment côté français, ont freiné le « tourisme de tabac », longtemps considéré comme un moteur économique des zones frontalières.


Derrière ces données brutes, les professionnels du secteur constatent le changement. Les clients, notamment français, montent moins souvent. La baisse de la consommation joue aussi un rôle. En Europe, le tabac est en déclin, concurrencé par le vapotage et freiné par les campagnes de prévention. L’Andorre, malgré sa fiscalité plus clémente, n’échappe pas à cette tendance. Pour le gouvernement, la situation est préoccupante. Les revenus du tabac ont longtemps représenté une part significative des recettes fiscales. Avec une telle chute, la question d’une diversification économique devient plus pressante que jamais. Le ministre des Finances, César Marquina, l’a reconnu lors d’une récente intervention devant le Consell General : « Nous ne pouvons pas continuer à dépendre d’un modèle basé sur le tabac. Il est urgent de créer de nouvelles sources de revenus. ». Le virage paraît effectivement inévitable (voir les 18 et 16 avril).

À suivre.

8 Août 2025 | Profession, Récents
 

Au moment où nos autorités douanières communiquent sur le nombre de cartouches de cigarettes pouvant être désormais ramené d’un autre pays de la Communauté européenne (4 contre 1 auparavant / voir le 7 août 2025), on peut commencer à avoir une idée de l’impact qu’a eu sur les consommateurs français ce changement de limites survenu le 30 mars 2024 (voir le 29 mars 2024).

Notamment avec les chiffres du rapport KPMG dont la dernière publication a révélé, par ailleurs, que le marché parallèle (tout ce qui n’a pas été acheté dans le réseau officiel des buralistes) a représenté, en 2024, pas moins de 49,6 % de la consommation totale (voir 11 juin 2025).
Chiffre hallucinant, soit dit en passant. Avec une montée en puissance de la contrefaçon, désormais au cœur de ces trafics de tabac installés partout dans notre pays.

Ce même rapport KPMG fait ressortir, aussi, que la part du « non domestique légal » (ce qui a été acheté légalement sur un marché étranger, aux frontières ou dans un aéroport par exemple) est évaluée à 5 milliards 910 millions de cigarettes en 2024 (dont 3 milliards 360 millions venant d’Espagne).
À comparer avec les 5 milliards de cigarettes de cette même catégorie « non domestique légal » mesurée en 2023.

Soit une augmentation de +17 % alors que les ventes officielles par le réseau des buralistes ont connu une baisse de -12 % en volume.

Cela fait cher la décision du Conseil d’État.

7 Août 2025 | International
 

C’est le groupe Ouest-France / Presse Océan qui rappelle fort opportunément, dans ses différentes éditions, les quantités de tabac pouvant être ramenées d’un déplacement – de vacances par exemple – à l’étranger.

Toute personne de plus de 18 ans peut ramener – à titre individuel – depuis un pays de l’Union européenne jusqu’à 4 cartouches de cigarettes ou 400 cigarillos ou 200 cigares ou 1 kilo de tabac à fumer (quantités non cumulables), à condition de pouvoir prouver que cela reste dans le cadre de son usage personnel.

Toute personne de plus de 18 ans peut ramener – à titre individuel – en provenance d’un pays hors Union européenne jusqu’à 1 cartouche de cigarettes ou 50 cigares ou 100 cigarillos ou 250 grammes de tabac à fumer.
Ces limites sont applicables au tabac venant d’Andorre.

C’est sur injonction du Conseil d’État que les limites s’appliquant au tabac venant d’un autre pays de l’Union européenne ont dû passer de 1 à 4 cartouches (voir 29 mars 2024).

La limite à une seule cartouche pour les cigarettes européennes (notamment frontalières) avait été une grande victoire de la Confédération des buralistes remportée juste après la période Covid (voir 9 juillet 2020).

8 Juil 2025 | International
 

Une directive de l’Union européenne prévoirait d’adapter la fiscalité du tabac au pouvoir d’achat du pays (voir 16 juin 2025). Au Grand-Duché de Luxembourg, un paquet pourrait augmenter de… 3,5 euros.

L’écart de prix avec ses voisins, comme la France, pourrait donc se réduire — mais pas disparaître d’un coup de baguette magique. C’est ce que traite, au conditionnel, FranceInfo Grand Est dans une information que nous reprenons.

Des contrôles souvent synonymes de jolies prises : l’actualité regorge régulièrement de faits de contrebande autour du tabac en lien avec le Luxembourg. Avec des prix en moyenne 2,5 fois plus bas qu’en France, le Grand-Duché reste très attractif pour les consommateurs frontaliers — mais aussi les trafiquants en tout genre, qui ne sont plus uniquement issus de la région Grand Est voisine. Lire la suite »