
Les recettes fiscales tabac de la Principauté d’Andorre sont en chute libre ce premier semestre : – 37,9 % entre janvier et juillet (voir le 17 août).
Une baisse correspondant, fort probablement, au fait que les supermarchés du tabac et de l’alcool – faisant la scandaleuse réputation des lieux (pour les buralistes français s’entend) – sont nettement moins fréquentés. Les touristes fiscaux se comptent moins nombreux.
Incontestablement, on y verra une conséquence du travail incessant des Douanes et de la Gendarmerie françaises qui déploient quotidiennement leurs moyens sur les routes d’accès à la Principauté. Leur effet dissuasif est incontestable (voir 1er mai).
On y ajoutera l’action des autorités andorranes, elles-mêmes soucieuses de redorer une image qu’ils voudraient plus séduisante pour des activités économiques plus nobles (voir 18 avril).
Mais une autre raison est à rechercher du côté du fonctionnement du marché parallèle du tabac en France : il est tellement facile de trouver du tabac illégal dans l’Hexagone que le voyage en Andorre a perdu de son intérêt.
- Tellement facile de trouver du tabac dans une épicerie…
- Tellement facile d’entrer dans la boucle d’une combine avec un trafiquant de tabac connu du quartier ou du village…
- Tellement facile de trouver du tabac en ligne…
- Tellement facile de trouver du tabac dans les rues de certains quartiers ou de certaines gares…
La longue montée sur la route en boucles vers le Pas de la Case en devient fastidieuse et vaut moins le coup.




