Un homme soupçonné d’être à l’origine d’un vaste incendie dans l’arrière-pays de Saint-Tropez (Var), en 2021, qui avait fait deux morts et dévasté 7 000 hectares, a été interpellé et mis en examen, a-t-on appris ce vendredi 6 janvier auprès du procureur de la République de Draguignan. Selon une dépêche AFP que nous reproduisons.
Poursuivi pour « départ de feu par imprudence ayant causé la mort », ce Varois d’une quarantaine d’années, soupçonné d’avoir provoqué l’incendie après avoir jeté un mégot sur une aire d’autoroute, a été mis en examen le 22 novembre et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué Patrice Cambérou, confirmant une information du quotidien régional Var-Matin.
•• Présenté par le parquet comme un marginal ayant des problèmes avec les stupéfiants, selon le quotidien régional, l’homme a reconnu avoir allumé une cigarette mais assure avoir jeté le mégot dans en endroit prévu à cet effet.
Le suspect a été interpellé « au terme d’un travail d’enquête colossal et grâce à plusieurs recoupements » qui ont permis d’arriver « à la conclusion qu’il était seul sur l’aire de repos », a expliqué le procureur.
•• L’incendie, l’un des plus importants de ces dix dernières années dans le Var, était parti le 16 août 2021 d’une aire d’autoroute sur l’A57. Il avait coûté la vie à deux personnes et entraîné l’évacuation d’environ 10 000 personnes dans une région extrêmement fréquentée en période estivale. Les pompiers avaient mis plus d’une semaine à en venir à bout.
Il avait également dévasté quelque 7 000 hectares de forêt, de vignes et de garrigues et notamment une grande partie de la Réserve nationale naturelle de la plaine des Maures, un havre de biodiversité qui accueille la tortue d’Hermann, dernière espèce terrestre d’Europe.
•• Selon l’Office national des Forêts, 90 % des départs de feu sont causés par l’homme et parmi eux un tiers est volontaire, un autre tiers est causé par des accidents et le dernier tiers provient de négligences comme le jet de mégot. La foudre est l’unique cause naturelle de départ de feu et elle concerne en moyenne moins de 10% des départs. Voir 16 novembre 2021, 1er septembre 2022.





Depuis ce 1er janvier, les habitants de Miami (440 000 habitants plus les touristes) ne peuvent plus fumer de cigarettes avec filtres dans les parcs et sur les plages.
La police municipale de Paris a indiqué, ce 2 janvier, que 2 643 verbalisations, pour des jets de mégots de cigarettes, ont été dressées en 2022 dans la capitale, soit en moyenne 7 par jour. Uniquement pour le mois de novembre, la police municipale indique avoir dressé 170 PV pour ce motif, insiste BFM Paris.
La Ville du Grand-Quevilly (Seine-Maritime) a lancé, depuis six mois, un « plan mégots » visant à réduire l’impact de ce déchet sur l’environnement et la propreté. La Ville est conventionnée, à l’instar de Rouen (voir
Chaque année, plus de 3 000 mégots sont ramassés sur le domaine skiable des Gets (près de Morzine). Un bilan désastreux pour la station qui a décidé d’interdire de fumer sur tout le domaine skiable.
La municipalité de Toulouse vient de poser le premier de 63 avaloirs qui seront installés d’ici à la fin de l’année pour inciter les passants à ne plus jeter leurs déchets dans la rue, particulièrement les mégots. En 2021, 7 000 verbalisations (tous déchets) ont été dressées dans la ville pour cette infraction.
« Demandez votre cendrier de poche » …
50 000 petites boites circulaires en ferraille ont été livrées ce 29 novembre aux buralistes des 10e et 11e arrondissements de Paris. Ces cendriers de poches frappés du logo de la Ville de Paris sont distribués gratuitement aux clients.
La ville de Laon (Aisne) a choisi de signer un contrat avec l’éco-organisme Alcome dont la mission est de réduire la présence des mégots jetés de manière inappropriée dans l’espace public (voir
Six mois après la signature d’une convention d’engagement avec Alcome, la Ville de Grenoble recevait le 15 novembre des délégations provenant de quatre autres communes pilotes – Rouen (