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7 Jan 2023 | Observatoire
 

Un homme soupçonné d’être à l’origine d’un vaste incendie dans l’arrière-pays de Saint-Tropez (Var), en 2021, qui avait fait deux morts et dévasté 7 000 hectares, a été interpellé et mis en examen, a-t-on appris ce vendredi 6 janvier auprès du procureur de la République de Draguignan. Selon une dépêche AFP que nous reproduisons.

Poursuivi pour « départ de feu par imprudence ayant causé la mort », ce Varois d’une quarantaine d’années, soupçonné d’avoir provoqué l’incendie après avoir jeté un mégot sur une aire d’autoroute, a été mis en examen le 22 novembre et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué Patrice Cambérou, confirmant une information du quotidien régional Var-Matin.

•• Présenté par le parquet comme un marginal ayant des problèmes avec les stupéfiants, selon le quotidien régional, l’homme a reconnu avoir allumé une cigarette mais assure avoir jeté le mégot dans en endroit prévu à cet effet.

Le suspect a été interpellé « au terme d’un travail d’enquête colossal et grâce à plusieurs recoupements » qui ont permis d’arriver « à la conclusion qu’il était seul sur l’aire de repos », a expliqué le procureur.

•• L’incendie, l’un des plus importants de ces dix dernières années dans le Var, était parti le 16 août 2021 d’une aire d’autoroute sur l’A57. Il avait coûté la vie à deux personnes et entraîné l’évacuation d’environ 10 000 personnes dans une région extrêmement fréquentée en période estivale. Les pompiers avaient mis plus d’une semaine à en venir à bout.

Il avait également dévasté quelque 7 000 hectares de forêt, de vignes et de garrigues et notamment une grande partie de la Réserve nationale naturelle de la plaine des Maures, un havre de biodiversité qui accueille la tortue d’Hermann, dernière espèce terrestre d’Europe.

•• Selon l’Office national des Forêts, 90 % des départs de feu sont causés par l’homme et parmi eux un tiers est volontaire, un autre tiers est causé par des accidents et le dernier tiers provient de négligences comme le jet de mégot. La foudre est l’unique cause naturelle de départ de feu et elle concerne en moyenne moins de 10% des départs. Voir 16 novembre 2021, 1er septembre 2022.

 

Depuis ce 1er janvier, les habitants de Miami (440 000 habitants plus les touristes) ne peuvent plus fumer de cigarettes avec filtres dans les parcs et sur les plages.

En effet, c’est avant tout pour lutter contre la présence de mégots avec filtres jonchant le sol que le gouverneur Ron Desantis a fait passer cette mesure (voir 25 mars 2022). De fait, il est toujours possible de consommer des cigarettes sans filtres, des cigares et des cigarettes électroniques dans les parcs et sur les plages de la célèbre station balnéaire.

Pour en revenir aux cigarettes avec filtres, les sanctions sont de 100 dollars la première fois (94 euros) pour passer à 200 dollars pour récidive en moins de 12 mois. Cela pouvant aller, en cas de récidive multiple, jusqu’à 500 dollars … et 60 jours de prison.

4 Jan 2023 | Pression normative
 

La police municipale de Paris a indiqué, ce 2 janvier, que 2 643 verbalisations, pour des jets de mégots de cigarettes, ont été dressées en 2022 dans la capitale, soit en moyenne 7 par jour. Uniquement pour le mois de novembre, la police municipale indique avoir dressé 170 PV pour ce motif, insiste BFM Paris

Ce qui laisse pantois par rapport aux statistiques précédentes de la même source :  24 238 en 2019 (voir 28 février 2020). 24 511 en 2017 (voir 12 août 2018).

•• Quoi qu’il en soit, ce chiffre pour 2022 doit rester malgré tout bien loin du nombre de mégots de cigarettes jetés chaque jour dans la capitale. Chaque année, 350 tonnes de mégots de cigarettes seraient ramassées à Paris … L’amende à 135 euros ne doit pas être dans toutes les têtes à tout moment dans la grande cité des incivilités. Lire la suite »

20 Déc 2022 | Pression normative
 

La Ville du Grand-Quevilly (Seine-Maritime) a lancé, depuis six mois, un « plan mégots » visant à réduire l’impact de ce déchet sur l’environnement et la propreté. La Ville est conventionnée, à l’instar de Rouen (voir 14 juin) avec l’éco-organisme Alcome. Une collecte a été organisée ce 9 décembre. De quoi faire le point, selon 76 Actu.

« Normalement, la collecte a lieu tous les trois mois » indique Carine Daffrin, en charge de la propreté à la Ville. « La première devait se dérouler aujourd’hui, mais il s’agit en fait de la deuxième. On a dû anticiper face au succès du ramassage. » 2,77 kilos ont en effet déjà été collectés en octobre. La pesée de décembre s’élève à 3 kilos. Ce qui correspond à plusieurs milliers de mégots.

•• Ainsi, des cendriers de poche ont été distribuées aux habitants. Des cendriers de rue ont également été installés pour améliorer le ramassage dans quelques « hot spots ». Des actions de sensibilisation, comme l’opération « clean tag » réalisée en juin par des jeunes, permet également de sensibiliser les fumeurs.

Les agents du service propreté sont également mis à contribution. Ils collectent les mégots séparément. Un agent officiant en triporteur se charge notamment de récupérer le contenu des cendriers.

•• Au bout de quelques mois, ces mégots sont récupérés par la société « Tout en vélo », pour finalement être valorisés par une entreprise spécialisée qui fabrique du mobilier urbain. « Le recyclage de mégots et des entourages de lunettes permet de créer un matériau dur … avec une odeur légère », détaille Carine Daffrin.

À l’avenir, la Ville pourrait faire l’acquisition d’un mobilier conçu à partir des mégots recyclés. De quoi « matérialiser la contribution des habitants ». Photo : 76 actu

15 Déc 2022 | Pression normative
 

Chaque année, plus de 3 000 mégots sont ramassés sur le domaine skiable des Gets (près de Morzine). Un bilan désastreux pour la station qui a décidé d’interdire de fumer sur tout le domaine skiable. 

« Concrètement, cela signifie qu’il sera interdit de fumer sur l’ensemble du domaine skiable communal, à la fois sur les remontées mécaniques mais aussi sur les pistes », précise la station dans un communiqué. L’arrêté municipal prendra effet à compter de ce 17 décembre , date d’ouverture officielle du domaine skiable et jusqu’à la fin de la saison.

Jusqu’ici, la station distribuait des cendriers de poche gratuits. Mais face à la présence de nombreux mégots mal jetés sur le sol,  la direction a décidé d’aller plus loin dans la démarche anti-tabac. « Nous souhaitons valoriser notre atout numéro un qui est l’air pur de la montagne, ce pourquoi des milliers de visiteurs nous rendent visite chaque année », explique, à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Benjamin Mugnier en charge du projet. Lire la suite »

11 Déc 2022 | Pression normative
 

La municipalité de Toulouse vient de poser le premier de 63 avaloirs qui seront installés d’ici à la fin de l’année pour inciter les passants à ne plus jeter leurs déchets dans la rue, particulièrement les mégots. En 2021, 7 000 verbalisations (tous déchets) ont été dressées dans la ville pour cette infraction.

Les panneaux et les poubelles de tri n’y font rien.

•• « Une équipe de six personnes intervient dès 5 heures du matin pour nettoyer la place Saint-Pierre. On a pu ramasser ici jusqu’à 400 kilos de déchets qui n’avaient pas été mis à la poubelle et, toujours, beaucoup de mégots de cigarette », explique, au Parisien, Émilion Esnault, adjoint au maire de Toulouse délégué à la coordination des politiques de bonne tenue de l’espace public.

« Les gens les jettent par terre en se disant qu’ils seront balayés mais avec le vent et la pluie, ils sont emportés dans les canalisations des eaux pluviales et finissent dans le fleuve » rappelle l’élu.

•• Pour sensibiliser habitants et visiteurs à cet enjeu de propreté et surtout de pollution, la municipalité a passé commande de 63 avaloirs en fonte représentant la silhouette de la ville et portant le message « Ici commence la Garonne ».  « Les avaloirs ne sont pas des filtres, ils ne remplacent pas la responsabilité individuelle de chacun de jeter ses déchets dans une poubelle » précise-t-il.

Pour l’élu toulousain, cette action de sensibilisation, gravée dans la fonte, doit s’inscrire durablement dans le paysage urbain.

•• Elle n’empêche pas un volet plus répressif incarné depuis 2018 par la Brigade de Lutte contre les Incivilités chargée de faire la chasse, entre autres, aux jeteurs de mégots. En 2021, elle a procédé à 7 000 verbalisations pour cette infraction qui peut coûter jusqu’à 450 euros. Les chiffres de cette année s’annoncent plus élevés encore puisqu’à mi-novembre les 7 300 contraventions étaient déjà atteintes.

3 Déc 2022 | Pression normative
 

« Demandez votre cendrier de poche » …
Le Parisien revient sur la distribution de 50 000 cendriers de poche aux buralistes dans deux arrondissements de la capitale (voir 1er décembre).

Avec une mission à la clé : proposer la petite boîte – frappée du logo de la Ville de Paris et du hashtag #MissionZeroMégot – à chaque acheteur d’un paquet de cigarettes. Il s’agit également d’expliquer les enjeux de l’initiative à leurs clients.

L’opération est lancée à titre expérimental dans les 10e et 11e arrondissements de Paris. Lire la suite »

1 Déc 2022 | Pression normative
 

50 000 petites boites circulaires en ferraille ont été livrées ce 29 novembre aux buralistes des 10e et 11e arrondissements de Paris. Ces cendriers de poches frappés du logo de la Ville de Paris sont distribués gratuitement aux clients. 

« Une expérimentation qui pourrait réduire le volume des mégots au sol », explique, dans Actu Paris, Colombe Brossel, adjointe en charge de la propreté de l’espace public à la Mairie.

•• En partenariat avec Alcome et la Confédération des buralistes, la Ville espère sensibiliser les Parisiens « à ne pas jeter leurs mégots par terre « . Comportement par ailleurs passible d’une amende de 135 euros.

Si l’expérimentation s’avère concluante dans les prochains mois – c’est-à-dire si le volume de mégots par terre venait à diminuer dans ces deux arrondissements – alors l’initiative pourrait être étendue aux 770 bureaux de tabac parisiens.

•• Dans le 10e arrondissement, un buraliste qui a déjà distribué 20 cendriers estime que les clients « sont contents ».

Deux fumeuses bien emmitouflées dans leurs manteaux ne disent pas le contraire. L’une d’elle craignait de jeter son mégot dans les poubelles de la Ville « de peur qu’elles prennent feu ». Colombe Brossel a souligné que peu de Parisiens savent qu’elles sont en réalité ignifugées. Voir aussi 9 juin et 22 novembrePhoto : Actu Paris

26 Nov 2022 | Pression normative
 

La ville de Laon (Aisne) a choisi de signer un contrat avec l’éco-organisme Alcome dont la mission est de réduire la présence des mégots jetés de manière inappropriée dans l’espace public (voir 19 avril). Tout premier bilan d’étape dans L’Union.

« Trois points d’apport volontaire ont été installés, place Saint-Julien, près du cinéma et devant les bureaux de la police municipale. Des cendriers sondage ont aussi été implantés à la gare, notamment » souligne Séverine Dupont, adjointe en charge du développement durable et de la transition écologique.

•• Sans surprise, c’est place Saint-Julien – qui concentre de nombreux bars – où la collecte a été la plus efficace avec 4 300 mégots. Les résultats sont moins probants près de la police municipale. « Ce point d’apport volontaire pourra être déplacé », estime Séverine Dupont.

Parallèlement, des cendriers de poche ont été distribués, lors des jeux d’été sur le parvis de la cathédrale, aux fêtes médiévales ou lors de la journée d’intégration des étudiants. L’adjointe aimerait également travailler avec les lycées laonnois, devant lesquels se concentrent souvent de nombreux fumeurs. « Il va y avoir une montée en puissance de cette action », promet l’élue.

•• La pédagogie, c’est l’une des missions des agents municipaux qui suivent la collecte des mégots. « On fait part des retours du terrain  », confie Cédric Grumelart, responsable de l’équipe propreté, qui juge que « certains cafés jouent bien le jeu ».

Aux yeux d’Igor Lefèvre (responsable Environnement de la ville), il faut en tout cas, dans cette action,  « cibler les fumeurs, sans les stigmatiser, ni les culpabiliser » et « bien communiquer », notamment au travers d’un travail « très étroit avec les cafetiers ».

Il rappelle d’ailleurs que, depuis 2011, existe un arrêté municipal qui oblige les établissements à « mettre un équipement pour les mégots à disposition des fumeurs ». Pour lui, le système de collecte doit être simple afin d’être efficace conclut L’Union. Photo : L’Union

22 Nov 2022 | Pression normative
 

Six mois après la signature d’une convention d’engagement avec Alcome, la Ville de Grenoble recevait le 15 novembre des délégations provenant de quatre autres communes pilotes – Rouen (9 juin), Châlons-en-Champagne, La Ferté-sous-Jouarre (voir 7 juillet) et Megève (voir 30 juillet) – pour la lutte contre les mégots dans l’espace public, en lien avec l’éco-organisme.

L’occasion de premiers échanges et de retours d’expérience, afin de constater ce qui marche… et ne marche pas au niveau des municipalités. Bilan par Place Gre’net.

•• Les différents participants ont visité les différents « hot-spot » identifiés par la Ville de Grenoble. Et où différentes expérimentations ont été mises en place depuis mai pour tenter d’en faire diminuer le nombre. Avec plus ou moins de succès, selon les situations.

Quai Perrière, là où des marches donnent sur l’Isère et s’avèrent un lieu de rassemblement festif prisé des jeunes, l’adjoint aux Espaces publics de Grenoble, Gilles Namur, ne peut que constater l’inefficacité du cendrier mis à disposition.

À quelques dizaines de mètres de là, d’autres expérimentations donnent pour leur part satisfaction. Notamment place de la Cymaise. « Un seul cendrier a changé la donne », constate Gilles Namur. Pour l’élu, la raison pourrait être simplement la différence de population, entre une clientèle de restaurants sur la place et des regroupements de jeunes souvent alcoolisés sur les quais.

•• Pour l’heure, les communes pilotes en lien avec Alcome mènent des actions de sensibilisation et de communication. Une campagne devrait d’ailleurs prochainement voir le jour à Grenoble.

L’un des premiers enseignements que tire Gilles Namur de la rencontre, c’est d’ailleurs qu’il vaut mieux laisser à chaque commune sa liberté d’approche et de ton, en lieu et place d’une communication nationale déclinée dans chaque ville. « On considère qu’on n’en est qu’au début », précise Gilles Namur. Lire la suite »