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29 Oct 2024 | Pression normative
 

Le ministre du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, confirme l’ouverture d’une consultation sur une prochaine légalisation des casinos en ligne (voir 28, 27 et 22 octobre).

Nous reprenons le communiqué du ministère.

Laurent Saint-Martin, ministre du Budget et des Comptes publics, a annoncé le retrait de l’amendement initialement porté par le gouvernement dans le Projet de loi de Finances pour 2025, visant à la légalisation des casinos en ligne.

Dans la continuité de cette annonce, le ministre lance une concertation qui doit pouvoir se tenir dès la semaine prochaine et devra aboutir sur un schéma permettant de répondre aux préoccupations du secteur la semaine dernière, tout en proposant des solutions tenant compte des objectifs du Gouvernement visant à un renforcement de la fiscalité des jeux de hasard.

•• Cette concertation devra notamment répondre à différents enjeux :

. préserver la santé mentale des Françaises et des Français : maîtriser les comportements de jeu pathologique en les canalisant ;
. renforcer l’équité du champ concurrentiel : corriger un déséquilibre concurrentiel en défaveur des casinos physiques, aujourd’hui confrontés à la concurrence d’acteurs qui échappent à toute régulation ;
. défendre lordre public : assécher l’offre illégale, les trafics et le blanchiment ;
. assurer la sécurité du consommateur : les jeux illégaux en ligne sont associés à des risques d’usurpation d’identité et de fraudes bien documentés ;
. préserver lemploi et l’économie locale.

•• « Jai entendu les craintes du secteur et, dès la semaine prochaine, je les recevrai personnellement pour construire avec eux les meilleures solutions concernant les casinos en ligne, une activité aujourdhui fortement répandue mais non autorisée, non régulée et non dénuée de risques. Cette démarche de co-construction et d’étude dimpact claire est essentielle à mes yeux et je suis convaincu quensemble des solutions qui pourront être intégrées dans le débat budgétaire » a indiqué Laurent Saint-Martin.

29 Oct 2024 | Profession
 

FDJ a lancé, ce 28 octobre, la deuxième édition de loffre de jeux « Mission Nature », composée dun jeu de grattage à 3 euros et dun tirage Loto dédié, disponibles dans plus de 29 000 points de vente FDJ, sur www.fdj.fr et lapplication FDJ.

À l’instar de l’offre de jeux « Mission Patrimoine », l’offre de jeux « Mission Nature » voit le produit du prélèvement sur les mises, revenant normalement à l’État, affecté à lOffice français de la Biodiversité (OFB) pour le financement de projets de restauration de la biodiversité (0,43 euro par ticket acheté sera reversé par l’État à l’OFB pour le financement des projets sélectionnés).

La première édition a ainsi permis de collecter plus de 7 millions deuros en 2023. Pour cette deuxième édition, un nouvel appel à projets a été lancé en février dernier par l’OFB. 19 projets ont été sélectionnés pour bénéficier dun soutien financier.

•• Pour Stéphane Pallez, Présidente directrice générale du groupe FDJ : « lengagement en faveur de la biodiversité nous anime depuis de nombreuses années. FDJ a été lune des premières loteries dans le monde à s’être investie en faveur de la biodiversité et de la protection des écosystèmes forestiers. Grâce à la mobilisation des Français lors de l’édition 2023 de « Mission Nature », plus de 7 millions deuros ont été collectés en faveur de lOffice français de la biodiversité, qui ont permis de soutenir 21 projets de restauration de la biodiversité sur lensemble du territoire.

Fort de ce succès, nous proposons aux joueurs, pour la seconde édition, un nouveau jeu de grattage et un tirage Loto dédié.  La mobilisation du Groupe en faveur de cette thématique se fait aussi par le mécénat, avec le renouvellement de notre engagement en tant que « Grand mécène » de lOFB à hauteur de 700 000 euros. »

•• Pour Olivier Thibault, Directeur général de lOFB : « la protection de la biodiversité doit devenir une réelle priorité face aux défis écologiques actuels. La première édition de « Mission Nature » fut un réel succès et une opportunité unique pour sensibiliser les citoyens à limportance de la préservation des écosystèmes et des espèces, tout en finançant des projets concrets dans lHexagone et dans les Outre-mer.  Lire la suite »

28 Oct 2024 | Profession
 

Le ministre du Budget Laurent Saint-Martin a indiqué dimanche sur Radio J que le Gouvernement avait retiré l’amendement au projet de budget 2025 prévoyant d’ouvrir la voie à l’autorisation des casinos en ligne en France, qui avait fait beaucoup réagir le secteur ces derniers jours (voir 27 et 22 octobre).

C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons.

« Il était question que le Gouvernement dépose un amendement. Ce n’est plus le cas. Je crois qu’il nous faut d’abord travailler entre nous », a indiqué le ministre.

•• L’amendement déposé samedi dernier par le Gouvernement prévoyait d’autoriser par ordonnance les casinos en ligne en France, seul pays de l’Union européenne avec Chypre où ce moyen de jouer est interdit, tout en fixant son niveau de taxation.  Lire la suite »

27 Oct 2024 | Profession
 

Le fondateur de Betclic, l’un des principaux sites de paris sportifs en ligne, s’est dit « favorable » à l’autorisation des casinos en ligne envisagée par le Gouvernement dans le projet de budget 2025, jugeant que cela réduirait la cybercriminalité (voir 22 octobre).

C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons.

« Cest un enjeu majeur dintérêt général. La situation actuelle est catastrophique », déclare Nicolas Beraud qui est également président de lAssociation française des Jeux en Ligne, (voir 15 février) dans un entretien à La Tribune Dimanche.

•• « Une étude de lAutorité nationale des Jeux montre que quatre  millions de Français fréquentent des sites illégaux, contre un  million en 2019. Ces joueurs ne sont pas protégés: personne ne contrôle leur âge ni leur identité, aucune limite nest fixée, ni aucune interdiction. Largent part dans des paradis fiscaux, cela encourage la cybercriminalité », dit-il.

Il estime que la légalisation des casinos en ligne fera disparaitre les plateformes illégales, comme cela a été le cas, dit-il, « au Portugal, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas … ». Les résultats en Allemagne sont moins probants car « la réglementation y reste trop restrictive », avec « des temps dattente longs » et « une offre limitée ».

•• Interrogé sur le risque de créer des addictions aux jeux en ligne, Nicolas Beraud rétorque que « personne ne se préoccupe de ces quatre millions de joueurs qui fréquentent les sites illégaux de casinos en ligne ».

« En les ramenant dans un marché régulé, on les protégera par la loi », assure-t-il. « Des mesures supplémentaires de protection sont peut-être envisageables mais il faut bien avoir un cadre légal pour pouvoir agir ».

Quant aux craintes des casinos « physiques » de voir leurs clients les délaisser au profit des casinos en ligne, le fondateur de Betclic pense que « limpact ne sera pas significatif puisque le marché existe déjà, sous une forme illégale ». Et « les clients qui vont dans les casinos réels ne sont pas les mêmes que ceux qui sont devant leur écran. Cest une population plus âgée. Lexpérience est très différente », ajoute-t-il. Lire la suite »

27 Oct 2024 | Observatoire
 

Une vaste étude, menée par The Lancet (éditeur du célèbre hebdomadaire britannique) et publiée le 24 octobre, souligne limpact particulièrement négatif des jeux dargent sur la santé publique. Les experts recommandent aux pouvoirs publics dagir face à cette menace grandissante comparée à celle du tabac ou de lalcool.

Selon les conclusions de l’étude, près de 450 millions de personnes (dans le monde) présentent au moins un symptôme comportemental ou ont subi une conséquence personnelle, sociale ou sanitaire néfaste liée aux jeux d’argent. Parmi elles, au moins 80 millions souffrent d’un trouble du jeu, un trouble de la santé mentale caractérisé par des habitudes de paris répétés et continus, malgré les conséquences négatives sur la vie d’une personne.

D’après l’enquête, les troubles du jeu touchent 15,8 % des adultes et 26,4 % des adolescents qui jouent à des produits de casino ou à des machines à sous en ligne. En ce qui concerne les paris sportifs mondiaux, ces troublent affectent 8,9 % des adultes et 16,3 % des adolescents.

•• « La plupart des gens pensent aux casinos traditionnels de Las Vegas ou à lachat dun billet de loterie lorsquils pensent aux jeux dargent. Ils ne pensent pas aux grandes entreprises technologiques qui déploient diverses techniques pour inciter davantage de personnes à jouer plus fréquemment à un produit qui peut présenter des risques substantiels pour la santé, mais cest la réalité des jeux dargent aujourdhui », a détaillé la professeure Heather Wardle, coprésidente de la commission Lancet.

« Toute personne possédant un téléphone portable a désormais accès à ce qui est en quelque sorte un casino dans sa poche, 24 heures sur 24. Un marketing et une technologie très sophistiqués facilitent le fait de commencer à jouer et rendent plus difficile larrêt du jeu. De nombreux produits utilisent désormais des mécanismes de conception pour encourager un engagement répété et plus long », a précisé cette dernière.

•• L’écosystème des jeux d’argent, qui pèse plusieurs milliards d’euros, a un système bien rodé pour attirer à lui de nouveaux joueurs. Cela comprend des approches de marketing numérique innovantes fondées sur une « surveillance approfondie » pour cibler les consommateurs en ligne, ainsi qu’un parrainage généralisé des sports et des médias audiovisuels.

« La trajectoire de croissance mondiale de cette industrie est phénoménale ; nous devons collectivement nous réveiller et agir. Si nous tardons, le jeu et les méfaits du jeu deviendront un phénomène encore plus répandu à l’échelle mondiale et beaucoup plus difficile à combattre », a résumé Heather Wardle.  Lire la suite »

26 Oct 2024 | Profession
 

Dans l’île, le chiffre daffaires du PMU par habitant est quasiment le double de la moyenne nationale. En 2023, 78 millions deuros ont été mis en jeu par les parieurs insulaires. Reportage du Point.

Les instances du PMU n’hésitent jamais à chouchouter la Corse, car elles savent combien les insulaires aiment miser sur les chevaux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « on parle de 70 points de vente et de près de 1 million d’euros de chiffre d’affaires par point de vente », expliquent les services du PMU.

« Cela représente environ le double de ce que l’on observe sur le continent. »

•• En 2023, pas moins de 78 millions d’euros ont été mis en jeu par les parieurs insulaires. Selon la fédération corse des courses hippiques, l’île se place même en tête des régions de France en termes de chiffre d’affaires par habitant : 143 euros en Corse, contre 79 euros pour la moyenne nationale.

« Le panier moyen par joueur est plus élevé, observent les communicants du PMU. Il est de 12 euros sur le continent, lorsqu’en Corse il se situe plutôt autour des 16 euros. » L’an dernier, plus de 56 millions d’euros de gains ont été versés aux parieurs corses. Tout récemment encore, le 13 septembre, un joueur du village de Coggia (Corse-du-Sud) a remporté le jackpot : 190 400 euros au Quinté+.

•• Cet attrait des Corses pour les paris hippiques ne doit rien au hasard. Il puise ses racines dans une « passion très ancienne pour les courses et les chevaux » estime Béatrix Andreani, présidente de la fédération corse des courses hippiques, « les Corses ont toujours aimé jouer. Il y a quelque chose qui relève de la tradition. »

Dans une étude ethnologique parue en 1887, Maximilien Bigot en faisait déjà le constat : « Les Corses sont des joueurs invétérés et aiment les jeux d’argent. » Pendant les parties de cartes, ajoutait ce juge de paix, « chaque joueur [gardait] une arme à portée de main, pistolet ou poignard, bien en vue afin d’inciter chacun à respecter scrupuleusement les règles. »

Un siècle et demi plus tard, les habitants de l’île sont toujours aussi férus de jeux. Dans son analyse annuelle du marché des jeux d’argent et de hasard en France, l’Autorité nationale des Jeux souligne que l’île fait partie, en 2023, des trois régions où l’on retrouve la plus forte densité de joueurs en paris hippiques, en paris sportifs et en poker. Lire la suite »

25 Oct 2024 | Profession
 

Le projet de mettre une taxe supplémentaire sur les paris hippiques scandalise et inquiète vivement les professionnels de la filière (voir 4 octobre et 22 octobre). C’est la sauvegarde de la filière équine Française qui est en jeu, régit dans un interview à France Bleu Normandie, le secrétaire général de la Fédération Nationale des Courses Hippiques.

• France Bleu Normandie : Le gouvernement cherche de l’argent pour financer son Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale en 2025. Cette taxe supplémentaire sur les paris hippiques vous dites c’est une très mauvaise idée, pourquoi ?

•• Pierre Préaud : Parce qu’elle correspondrait à environ 80 millions d’euros d’augmentation de la fiscalité sur les paris hippiques et que, aujourd’hui, la filière des courses hippiques ne serait pas en mesure d’absorber cette surcharge de fiscalité, ni en la reportant sur le consommateur qui est le client, c’est à dire en baissant le taux de retour joueur, ce qui pour nous serait une très mauvaise dynamique.  Lire la suite »

22 Oct 2024 | Profession
 

Alors que des discussions budgétaires confuses viennent de s’entamer (3 500 amendements sur la seule partie recettes du Projet de Loi de Finances pour 2025), les initiatives surprenantes (ou pas) se multiplient. Cela part même dans tous les sens.

Le Gouvernement s’en tenant à son double objectif : 40 milliards d’euros d’économies et 20 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires. Quelques exemples :

•• Jeux : « Le Gouvernement tenté par la manne des casinos en ligne » titre Les Échos de ce matin. « Les machines à sous et autres Blackjack pourraient être légalement accessibles via smartphones et ordinateurs » … « Le Gouvernement espère 1 milliard d’euros de recettes fiscales … » Lire la suite »

20 Oct 2024 | International
 

« J’ai tout perdu, j’ai vendu ma télé, ma machine à laver, tout ce que j’avais chez moi » : Fernanda, femme de ménage de 34 ans, misait « tout son salaire » sur un site de paris. Cette habitante de Rio de Janeiro, dont le prénom a été modifié pour préserver son anonymat, est loin d’être un cas isolé au Brésil : le ministre des Finances Fernando Haddad évoque une « pandémie ».

C’est ainsi que débute une dépêche AFP, signée Louis Genot, que nous reprenons.

Dans l’urgence, les pouvoirs publics cherchent à encadrer une activité qui opère pratiquement sans garde-fous depuis 2018. Les paris en ligne « vont vider les frigos de Brésiliens », a alerté Joao Pedro Nascimento, président de la CVM, l’autorité boursière de la première économie d’Amérique latine.

Les « bets » (paris, en anglais), comme sont connus au Brésil les sites qui proposent de miser sur des rencontres sportives, mais aussi sur des jeux comme Fortune Tiger ou Aviator, auquel jouait Fernanda, comptent environ 24 millions d’adeptes dans ce pays de 212 millions d’habitants, selon la Banque centrale.

Ils y sponsorisent la plupart des grands clubs de football et inondent télé et réseaux sociaux de publicités avec des stars comme le footballeur Vinicius. La presse fait ses gros titres sur des scandales de blanchiment d’argent présumé impliquant des sites illégaux.

•• « Harcèlement télévisé »

Une étude récente de la banque centrale a fait l’effet d’une bombe. Elle a révélé que cinq millions de bénéficiaires de la Bolsa Familia, l’allocation versée aux familles les plus pauvres, ont effectué des virements d’un montant total de trois milliards de réais (environ 500 millions d’euros) sur des sites de paris en août. Cela représente un quart des bénéficiaires, et près d’un cinquième des versements du programme social phare du gouvernement ce mois-ci. 

« De nombreuses personnes pauvres s’endettent en tentant de gagner de l’argent avec des paris. Il va falloir réguler, sinon nous aurons bientôt un casino dans la cuisine de chaque foyer », a déclaré fin septembre le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Casinos et autres jeux d’argent sont interdits au Brésil depuis 1941. Mais en 2018 une loi a autorisé le fonctionnement de sites de paris en ligne, à condition que l’activité soit réglementée – et soumise à fiscalité – par la suite. Mais cette réglementation, qui comprend par exemple l’interdiction de jouer pour les mineurs, n’entrera en vigueur que le 1er janvier.  Lire la suite »

18 Oct 2024 | Profession
 

La Française des jeux (FDJ) a publié, ce 17 octobre, un chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre, porté par les acquisitions et toutes les gammes de jeux, ce qui lui permet de relever ses objectifs de croissance pour 2024, selon un communiqué.

C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons.

•• De janvier à septembre, le chiffre d’affaires du groupe atteint 2,09 milliards d’euros, en hausse de 11,9%. À périmètre comparable, la hausse est de 5,8 % (voir 4 août). Pour l’ensemble de l’exercice 2024, la FDJ s’attend désormais à une progression de son chiffre daffaires proche de 9 % (contre +8 % prévus auparavant) et supérieure à +5 % pour ses activités de jeux en France.  Lire la suite »