Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
7 Juil 2023 | Profession
 

Ils avaient signé, vendredi 30 juin, lacquisition du « Balto », un bar-tabac-presse dans le centre de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) … Quelques heures plus tard, l’établissement était pris dassaut et vidé. Les buralistes ont maintenant hâte de découvrir leur clientèle. Témoignage dans Ouest France.

L’incontournable « Balto » porte toujours les marques des émeutes de la soirée du vendredi 30 juin. Les vitres étoilées, les panneaux bouchant les issues explosées sont visibles de l’extérieur.

•• À l’intérieur, deux sièges en partie brûlés sont les témoins de la furie qui a déferlé vers 22 heures. Et puis il y a ces étagères vides des centaines de paquets de cigarettes, tabacs et cartouches. « Ils ont tout pris », résume le buraliste. Lire la suite »

7 Juil 2023 | Profession
 

Remplacement du matériel dégradé, avances de trésorerie, hausse du taux de commissions sur les paris …

Emmanuelle Malecaze-Doublet, directrice générale du Pari mutuel urbain (PMU / voir 16 mars), annonce une série de mesures pour aider les 240 PMU dégradés pendant les émeutes à se relancer rapidement.

Le PMU a perdu plus de 1 000 équipements au cours des évènements et déjà plus de 10 millions d’euros de recettes sur les paris hippiques.

•• Emmanuelle Malecaze-Doublet, accompagnée de trois cadres dirigeants du PMU, s’est rendu au chevet d’un bar-tabac de la place Falguière à Paris. Lire la suite »

7 Juil 2023 | Profession
 

Invitée sur le plateau de BFM Business ce 3 juillet, la PDG de la Française des Jeux, Stéphane Pallez, a assuré que l’entreprise était parvenue à relancer 153 points de vente sur les 400 dégradés au cours des récentes émeutes.

« Depuis ce week-end, nous travaillons avec eux, à leurs côtés et je veux leur dire ma solidarité et leffort de mes équipes pour les remettre en activité le plus vite possible », a insisté Stéphane Pallez. La patronne de la FDJ a également souligné l’absence de « conséquences physiques » sur les commerçants partenaires concernés qui sont en revanche davantage touchés sur le plan psychologique. Lire la suite »

7 Juil 2023 | Profession
 

Ce 5 juillet devant le tribunal de Montargis, cinq jeunes âgés de 18 à 23 ans – quatre garçons, une fille – ont été jugés pour avoir caillassé une voiture de policiers et pour avoir saccagé, pillé le bar-tabac de  Villemandeur (Loiret).

De lourdes peines, de six mois à un an et demi de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience ont été requises par le procureur mais le tribunal s’est montré plus clément.

•• Interrogés tour à tour par le tribunal, les cinq présumés émeutiers, presque tous sans emploi ou mal insérés, disent n’avoir rien à voir avec ces violences, selon le compte rendu de France Bleu Orléans.

La jeune fille a filmé son petit frère, avec un brise-glace à la main, s’attaquer au bar-tabac et elle a publié la vidéo sur les réseaux sociaux mais « j’étais là pour le protéger » dit-elle. Un autre est présent sur les lieux par « curiosité malsaine », un autre encore a juste « ramassé des paquets de cigarettes par terre ».

À la barre, le buraliste a estimé à 20 000 euros son préjudice.

•• À aucun moment durant l’audience, le prénom de l’adolescent, tué à Nanterre d’une balle par un policier, n’a été prononcé selon France Bleu Orléans.

Les peines prononcées par le tribunal sont moins sévères que celles demandées par le procureur. Des travaux d’intérêt général (140 heures) ont été infligés à la jeune fille, des peines de prison ferme de six mois à trois prévenus mais aménageables avec bracelet électronique, et un seul mandat de dépôt a été retenu avec 18 mois de prison ferme pour le cinquième prévenu qui était en récidive légale. Ils ont été également condamnés à indemniser le gérant du bar-tabac.

7 Juil 2023 | Profession
 

En quelques jours, Philippe Alauze, président de la chambre syndicale des buralistes d’Île-de-France (voir 2 juillet) a rendu visite à « 60, peut-être 70 professionnels ».

Dans un reportage du Parisien de ce 6 juillet, il rencontre un buraliste de Seine-Saint-Denis où il ne reste plus rien dans l’établissement situé dans un centre commercial. La veille, il était dans le Val-d’Oise, à la rencontre d’une autre commerçante traumatisée par l’incendie de son magasin.

•• « À ce jour, on compte 180 établissements touchés dans la région, où nous comptons 2 775 adhérents. Au niveau national, ce sont 429 bureaux de tabac qui ont été visés » indique Philippe Alauze. « Certains ont été simplement fracturés, victimes de vols… Dautres ont été pillés, saccagés, et puis certains ont été brûlés. » Lui aussi exhibe, sur l’écran de son téléphone, des photos de boutiques noircies.

•• « La particularité de notre profession, cest que le stock nappartient pas au commerçant, mais à l’État. Chacun va donc devoir rendre des comptes sur la marchandise quil na plus », souligne-t-il, convaincu que les paquets de blondes et de tabac dérobés ont immédiatement trouvé un débouché « sur le marché parallèle », des petits marchands à la sauvette hélant le passant à la sortie du métro dans diverses villes de l’Île-de-France.

La chambre syndicale oriente, conseille les sinistrés pour être indemnisés au plus vite. Une cellule psychologique a été mise sur pied. « 35 % dentre eux seulement ont pu redémarrer pour le moment », dit encore Philippe Alauze.

•• Ce mercredi 5 juillet, le conseil régional d’Île-de-France présidé par Valérie Pécresse a mis sur pied un fonds d’urgence de 20 millions d’euros dont 18 destinés à aider quelque 140 villes et intercommunalités ayant subi des dommages. 2 millions d’euros sont dédiés aux commerçants et artisans (de zéro à 50 salariés) ayant été victimes des pillages et actes de vandalisme.

Alors que le calme est revenu depuis quelques jours, une pointe d’anxiété gagne les commerçants de la région : que se passera-t-il à lapproche des festivités du 14 Juillet ? Même les restaurateurs, relativement épargnés par les violences de la semaine passée, s’en inquiètent … Photo illustration : Le Parisien

6 Juil 2023 | Profession
 

Déclaration d’Olivia Grégoire (ministre déléguée chargée des PME et du Commerce) lors de l’émission « Les Quatre Vérités » sur France 2, ce 5 juillet.

Sur le nombre d’entreprises touchés par les émeutes …

« Il y a eu 1 000 commerces touchés lors émeutes avec plus de 400 bars-tabac attaqués. Il faut avoir une pensée pour les buralistes qui sont absolument résistants. Alors que 160 ont déjà réouvert de suite après les violences. »

6 Juil 2023 | Profession
 

« Les jeunes, je les verrai d’un autre œil »

• Loire-Atlantique. « J’ai ouvert la porte, c’était un carnage, un capharnaüm avec tout ce tabac par terre » raconte à France Bleu Loire Océan le patron d’un tabac-presse-épicerie dans les quartiers nord de Nantes. Et c’est sans compter les paquets de cigarettes que les jeunes ont volés ainsi que les produits CBD, les jeux à gratter, les canettes de Red Bull, etc. Même la caisse enregistreuse, qui ne contenait qu’un fond de monnaie, a été arrachée.

Sur les images de vidéo surveillance, ils sont une vingtaine et arrivent à toute vitesse : « j’estimais être hyper bien sécurisé et ils sont rentrés en l’espace d’une minute. Ce qui m’est venu à l’esprit tout de suite, c’est le film « Les Oiseaux » d’Hitchcock ». Lire la suite »

6 Juil 2023 | Profession
 

La fédération des buralistes de la Seine-Maritime (Rouen) a lancé l’idée d’un fonds de solidarité pour les commerçants touchés par les violences de la semaine dernière.

21 bureaux de tabac ont dû fermer dans le département suite à des incendies ou des pillages, rapporte France Bleu Normandie.

Dans l’agglomération de Rouen, deux ont été entièrement incendiés, un autre a été attaqué par un engin de chantier volé. « Des dégâts inouïs », constate Emmanuel Magniez, le président de la Fédération des buralistes dans le secteur de Rouen.

Six bureaux de tabac ont été saccagés rien qu’au Havre, dont les trois du quartier de Caucriauville.

6 Juil 2023 | Profession
 

Dans son édition du 5 juillet, Le Monde raconte comment une éducatrice des quartiers populaires de Marseille a tenté de dialoguer avec des gamins d’un quartier populaire en train de piller un bar-tabac dans le quartier de Noailles (centre de la cité phocéenne).

« On leur a dit que le patron de la boutique était un travailleur comme leurs parents et qu’il allait tout perdre … Mais ils s’en foutent de ce qu’on leur raconte. Ils sont dans la révolte. »

L’anecdote est caractéristique. Elle aide à comprendre aussi combien il peut être difficile pour des commerçants de gérer des mineurs avec un tel état d’esprit. (Voir 4, 3 et 2 juillet).

6 Juil 2023 | Profession
 

On le découvre KO, hébété. Depuis quatre jours, Pierre ne dort pas. Le patron du Fontenoy, un bar-tabac de Saint-Cyr-l’École (Yvelines), rumine une colère sombre, impuissante, contre les émeutiers qui ont pillé et mis à sac son commerce en fin de semaine dernière. Et se désespère des formalités administratives qui contrarient toute éventualité de réouverture. « Pour linstant, je tourne en rond. Je ne sais même pas par où commencer », dit-il.

C’est ainsi que démarre un article du Parisien (mis en ligne le 4 juillet) que nous reprenons.

•• La tempête s’était déchaînée, deux heures durant, s’abattant sans pitié sur son bar, tambourinant aux portes, cassant, pillant, volant. Pierre n’en a vu que des ombres encagoulées, des cris, la sauvagerie brute. Et la tempête est passée, le calme est revenu. Il est alors descendu, prudemment, sur la pointe des pieds, pour constater les dégâts.

« On ma volé des milliers de paquets de cigarettes, des milliers de jeux à gratter. Ils étaient trente, quarante. Je nai rien pu faire. Ils voulaient mettre le feu mais des voisins leur ont crié de ne pas le faire. Heureusement car jhabite au-dessus avec ma femme et mes deux enfants et il y a des barreaux à toutes les fenêtres », soupire cet homme de 38 ans.

•• Par où commencer, donc ? En installant une nouvelle vitrine peut-être ? Impossible dans l’immédiat. Les professionnels sont débordés, confrontés à des milliers de cas similaires dans la région. Selon la Confédération des buralistes, 429 commerces comme le sien ont été victimes des violences urbaines faisant suite à la mort de Nahel, mardi dernier à Nanterre (Hauts-de-Seine). Donc près de la moitié en Île-de-France (voir 4 juillet).

Pierre doit aussi attendre le passage des assureurs pour estimer le montant des travaux et avancer les frais. Eux aussi sont « sous l’eau ». « Quand je les appelle, ils me disent quils passeront mais quil faut patienter », abonde le commerçant.

On lui rétorque qu’il pourrait ouvrir quand même en installant une protection de fortune. « Impossible, les Douanes et la Française des jeux réclament un minimum de sécurité. Et puis, je ne peux pas entrer dans mon commerce car la police na pas encore effectué les relevés dempreinte. La seule chose que jai pu faire, cest porter plainte », répond ce père de famille. Lire la suite »