Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Juil 2023 | Profession
 

D’après les chiffres de la Confédération des buralistes, 429 bureaux de tabac ont été van­dalisés au cours des six dernières nuits d’émeutes à travers l’Hexagone (voir 3, 2 et 1er juillet) selon BFM / TV (dont nous reprenons la communication).

L’Île-de-France concentre presque 200 des établissements touchés.

•• Selon les tout derniers chiffres de l’entité, pas moins de 429 bureaux de tabac ont été veau natio­nal au cours des six derniers jours, marqués par de nombreuses émeutes après la mort du jeune Nahel à Nanterre (Hauts-de-Seine). Sur ces quelque 400 établissements, environ la moitié se situent en Île-de-France, région qui a jusqu’ici concentrée le plus grand nombre d’épisodes de violences urbaines.

Dès vendredi dernier, la Confédération des buralistes s’était indignée dans un communiqué « des pillages et saccages de commerces » et avait regretté « plusieurs milliers de produits volés dans ces commerces », « principalement du tabac ».

•• Alors qu’émergait la problématique de la prise en charge des différents dégâts et préjudices en marge du week-end, le président de la Confédération des buralistes Philippe Coy avait plaidé en faveur de certaines mesures de soutien en faveur des commerçants affectés qui n’ont pas accès au chômage partiel.

« Il faut que les délais de déclaration soient allongés, mais les assureurs doivent aussi adapter les reconnaissances de sinistres », avait-il déclaré auprès de l’AFP. « Je ne pense pas que les experts seront assez nombreux dans des délais courts, il faudrait que chaque sociétaire puisse photographier les dégâts pour pouvoir réparer sans attendre une expertise. »

•• Philippe Coy était présent sur le plateau de BFMTV ce lundi 3 juillet en fin d’après-midi. Il en a profité pour insister sur le travail de réparation. « Le réseau de buralistes a la chance d’avoir sa propre mutuelle – la Mudetaf – qui garantit 50 % de notre réseau », a-t-il souligné en indiquant que des exper­tises et diagnostics étaient d’ores et déjà menés.

Il a cependant rappelé  : « Il faudra être très attentif aux polices d’assurance car nous sommes dans le cas d’émeutes et de mouvements de foule ».