Lors d’une récente conférence tenue à Washington (le 25 avril / World Economy Summit), Jacek Olczak, le CEO de Philip Morris International, a repris son discours de bon sens (voir le 10 octobre 2024) à destination des responsables politiques et de santé publique du monde entier.
En substance.
Le CEO d’Imperial Brands, Stefan Bomhard (58 ans), a fait annoncer qu’il allait quitter ses fonctions.
Cette annonce était inattendue. L’action a reculé de plus de 7 % dès l’annonce de ce départ le 14 mai.
Il va être remplacé par Lukas Paravicini qui sera officiellement en place le 1er octobre.
Ce dernier est actuellement CFO (Chief Financial Officer). Il est responsable depuis 4 ans de la transformation du groupe, notamment en ce qui concerne ses capacités technologiques.
D’après les premiers commentaires d’analystes financiers, c’est Stefan Bomhard qui a rétabli les parts de marché d’Imperial Brands (Imperial Brands Seita en France) concernant l’activité traditionnelle tabac avec le ciblage prioritaire de certains pays.
Tout en engageant, de façon plus résolue, son groupe dans les nouvelles activités (vapotage, tabac chauffé, sachets de nicotine) qui connaissent désormais des croissances significatives (voir le 19 novembre 2024).
Stefan Bomhard était issu des groupes Unilever et Bacardi.
« C’est un feuilleton qui dure depuis près de 30 ans et auquel la décision d’hier ne mettra pas fin. »
Tel est le commentaire de L’Amateur de Cigare / Connect Cigars à propos de la dernière décision d’un juge fédéral de Virginie rejetant l’appel de General Cigar (STG/Scandinavian Tobacco aux États-Unis) contre un jugement lui interdisant l’utilisation du nom Cohiba.
Ce qu’ils font depuis les années 1970 pour l’un de leurs cigares produits aux États-Unis.
Et ce que lui contestent vivement les Cubains.
Lesquels viennent de gagner le dernier épisode de ce feuilleton à travers cette décision d’un juge fédéral de Virginie, le 7 mai, rejetant un nouvel appel de STG (voir le 7 mars 2023).
Habanos SA constate que la justice américaine confirme ses droits sur Cohiba.
STG examine les possibilités d’un nouvel appel… et qu’il continuera à vendre des cigares sous la marque Cohiba en attendant de futurs jugements.

L’Iqos de Philip Morris International (tabac à chauffer) s’implante, ville par ville, aux États-Unis.
Après Austin, au Texas (voir le 3 mai), c’est Fort Lauderdale — ville côtière au nord de Miami de 165 000 personnes, « la Venise de l’Amérique » — qui a été retenue.
À cette occasion, PMI a annoncé que son objectif consiste à voir l’Iqos prendre 10 % du marché total du tabac en volume (tabac traditionnel et à chauffer), aux États-Unis, pour 2030.
Il s’agit toujours de la première version de l’Iqos qui fait l’objet de ces lancements. PMI attend l’agrément de sa nouvelle version — l’Iluma — par la FDA (Food and Drug Administration) avant un grand lancement national.
Les associations anti-tabac font actuellement campagne contre cet agrément.
Les États-Unis sont considérés comme représentant, potentiellement, le premier marché mondial des alternatives moins nocives à la cigarette. Le vapotage et les sachets de nicotine y sont déjà bien implantés.
Le dernier sondage Gallup sur le pourcentage des Américains « ayant fumé une ou plusieurs cigarettes (traditionnelles) depuis une semaine » donne 11 % (voir 20 août 2024).
Plus de deux fois moins qu’en France.
Ce 7 mai, le groupe JT (Japan Tobacco a publié son chiffre d’affaires mondial sur le premier trimestre : l’équivalent de 5,8 milliards de dollars.
Soit une croissance de +11,7 % par rapport à la même période de l’année dernière (voir 17 février 2025 et 13 mai 2024). On apprend à cette occasion que Japan Tobacco est sur le point de céder ses activités pharmaceutiques au Japon.
Les ventes de Ploom (e produit de tabac à chauffer de Japan Tobacc ) ont connu une croissance globale, en volume, de +19 % sur la période.
Mais Japan Tobacco entend accélérer et annonce un objectif global de 15 % de part commerciale sur l’ensemble des marchés-clés du tabac chauffer dans le monde. D’ici 2028. Pour cela, Japan Tobacco annonce le lancement, le 27 mai au Japon, d’un nouveau device Ploom avec un stick ecosystem.
Le groupe de tabac de Corée du Sud KT&G (voir 31 janvier 2023) vient d’achever la construction d’une usine au Kazakhstan à Almaty (la capitale économique de ce pays de 20 millions d’habitants).
Cette usine s’annonce comme une base permettant d’irriguer tous les marchés voisins de la zone eurasienne. L’installation occupe une surface de 52 000 mètres carrés. Avec une capacité de production de 4,5 milliards de cigarettes.
Une autre usine est prévue aussi en Indonésie. D’après le CEO de KT&G, Bang Kyung-man, l’objectif est de réaliser la moitié des ventes du groupe hors de la Corée à partir de 2027.
À travers un processus intégré permettant de contrôler tout le process : de la production à la commercialisation.
On sait que l’Iqos – le produit de tabac à chauffer de Philip Morris International – entame seulement sa commercialisation aux États-Unis (voir 3 avril).
Ce lancement a commencé par la capitale du Texas : Austin (1 million d’habitants). Avec un dispositif à l’américaine : un grand magasin de démonstration dans le centre-ville, plusieurs pop-up stores (boutiques éphémères de démonstration) répartis dans l’agglomération et des sites de commande en ligne. Depuis octobre, 5 000 habitants d’Austin s’étaient pré-enregistrés dans le cadre d’une opération « be the first ».
Une déclaration de Stacey Kennedy, CEO de PMI États-Unis : « nous voyons déja l’impact que peut avoir une gamme diversifiée d’alternatives à la cigarette – comme l’Iqos et les sachets de nicotine Zyn – pour aider les adultes de plus de 21 ans à s’éloigner de la cigarette. Et nous nous employons à sensibiliser à la fois les consommateurs et les responsables de la santé publique sur les progrès qui se réalisent, en termes de moindre nocivité, avec nos produits sans fumée. » Lire la suite »
Nous revenons encore plus en détail sur les résultats de l’étude Toluna Harris Interactive – réalisée à la demande de BAT France – que nous avons présentés hier (voir 24 avril). Cette étude portant sur les perceptions qu’ont actuellement les Français des produits alternatifs au tabac, singulièrement des sachets de nicotine.
•• Un niveau de connaissance perfectible des sachets de nicotine et une image segmentée.
Parmi les différents produits contenant de la nicotine, la cigarette électronique et le tabac traditionnel gardent une image majoritairement positive auprès des consommateurs de nicotine. De la même façon les substituts à la nicotine vendus en pharmacie comme les gommes et les patchs font également plutôt l’objet d’une bonne image (55 %). Lire la suite »
Philip Morris International vient de publier ses résultats pour le premier trimestre 2025 (voir aussi 10 février).
« Notre activité sans fumée devient de plus en plus forte, avec une croissance de plus de + 20 % en chiffre d’affaires et de plus de 33 % en profit. Nous avons confiance dans notre capacité à générer des résultats supérieurs malgré un environnement économique incertain » a déclaré à cette occasion Jacek Olczak, CEO de Philip Morris International.
•• Iqos : sur l’ensemble des marchés où Iqos est présent, il s’agit de la seconde marque la plus répandue parmi les produits avec nicotine. Avec près de 77 % du marché mondial des produits de tabac à chauffer. Lire la suite »
Depuis plusieurs années, émergent des produits alternatifs au tabac comme les cigarettes électroniques ou les sachets de nicotine.
Afin de mieux comprendre les perceptions qui existent autour de ces produits, Toluna Harris Interactive a réalisé – à la demande de BAT France – une étude sur l’image qu’ont les produits alternatifs au tabac, et plus particulièrement les sachets de nicotine auprès d’un public adulte de consommateurs de nicotine âgé de 25 ans et plus.
C’est ainsi que débute une communication de l’institut Toluna Harris Interactive que nous reprenons ci-dessous.
En voici les principaux enseignements :
•• Dans un contexte où les différents produits à base de nicotine sont bien identifiés par les consommateurs, les sachets de nicotine souffrent d’une plus faible notoriété (39 % affirment ne pas connaître suffisamment ce produit pour se prononcer sur l’image qu’ils en ont), en particulier chez les plus âgés. Lire la suite »




