Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
24 Oct 2025 | Profession
 

Suite à la publication de l’étude TAFE (Douane – Mildeca / voir les 23 et 22 octobre), nous avons recueilli la réaction de Xavier Puech, Président de Philip Morris France.

« Les chiffres de cette étude ne reflètent pas la réalité vécue par l’ensemble des buralistes français ni celle des fumeurs adultes de notre pays dans leurs achats de cigarettes. »

« Toutes les autres études (KPMG, EY) et analyses fondées sur les données officielles (Santé publique France, baisse des ventes légales et des recettes fiscales) démontrent que le marché parallèle représente 50 % de la consommation française de cigarettes. »

« Arrêtons de minimiser l’ampleur des nicotrafics et d’agiter le leurre de l’harmonisation fiscale européenne. »

« Il est urgent de sortir du dogmatisme pour devenir pragmatique en proposant aux fumeurs français adultes un meilleur accès aux alternatives moins nocives que la cigarette. »

23 Oct 2025 | Trafic
 

Japan Tobacco International (JTI) a pris connaissance des résultats de l’étude TAFE, qui évalue à 17,7 % la part de cigarettes échappant à la fiscalité nationale (voir les 22 et 23 octobre).

C’est ainsi que débute un communiqué de JTI que nous reprenons.

JTI salue la démarche des Douanes et de la MILDECA, attendue depuis très longtemps, d’une évaluation par les pouvoirs publics de l’ampleur du marché parallèle en France.

Cependant, cette estimation est très éloignée des données issues de l’Empty Pack Survey – étude réalisée pour JTI plusieurs fois par an depuis plus de dix ans – par le cabinet indépendant WSPM Group, selon laquelle plus d’une cigarette sur deux (53,9 %) consommée en France est achetée en dehors du réseau des buralistes – dont 20 % de contrefaçon et 33,9 % de contrebande.

Cette étude est conforme aux constats établis par l’ensemble des autres acteurs du secteur, qui confirment l’ampleur du phénomène par d’autres études (EY : 38 % en 2023 ; KPMG : 49 % en 2024), avec des pertes fiscales estimées entre 4 et 8 milliards d’euros par an.

Benoît Bas, Directeur des Affaires publiques de JTI France, déclare : « Bien que sous-évaluant la réalité du marché parallèle qui se situe plutôt entre 38 % et 50 %, l’étude TAFE confirme un point essentiel, celui de pertes fiscales considérables, s’élevant à plus de 4 milliards d’euros. Nous appelons donc les pouvoirs publics à renforcer la lutte contre ce fléau national. »

JTI appelle donc de ses vœux une approche coordonnée entre tous les acteurs : pouvoirs publics, buralistes, associations, fondée sur un diagnostic commun, des données transparentes et comparables, pour lutter efficacement contre ce phénomène aux lourdes conséquences économiques, sanitaires et sécuritaires, dont la cause principale est le niveau très élevé de fiscalité des produits du tabac en France par rapport aux pays frontaliers.

15 Oct 2025 | Trafic
 

En cinq ans, la vente illégale de tabac a littéralement explosé. En Gironde, une mère et son fils, originaire de Libourne, vont comparaître devant la justice pour avoir alimenté un vaste trafic de cigarettes de contrefaçon dans la région via les réseaux sociaux. Initialement prévu ce 14 octobre, le procès est reporté.
C’est ainsi que débute une information de France 3 Nouvelle-Aquitaine que nous reprenons.

Le fils achetait des cartouches sur Telegram pour les revendre via son compte Snapchat, un business lucratif mené avec sa mère.
Plusieurs centaines de cartouches de contrefaçon et des dizaines de milliers d’euros en liquide ont été saisies à leur domicile.

« Le fils achetait 1 200 euros le carton de 50 cartouches, ce qui fait la cartouche à 25 euros. Puis, il la revendait à 40 euros, ce qui fait 15 euros de bénéfices par cartouche », précise Daniel Bruquel, expert et chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France, partie civile.

Telegram, Snapchat, Instagram, Facebook sont désormais des canaux alimentant le trafic de cigarettes de contrebande en France. Faciles à commander sur les réseaux sociaux, les paquets de cigarettes contrefaites coûtent seulement entre 3 et 5 euros, contre 12,50 euros dans les bureaux de tabac. La profession est dépassée par le phénomène qui ne cesse de croître depuis le confinement.

« On va avoir les canaux de distribution qui sont Marketplace, Snapchat, Insta, où il y a des codes qui vous amènent tout de suite à des cartouches de cigarettes, ou des paquets de cigarettes, avec de la livraison de façon immédiate. Ils sont parfaitement organisés pour ces canaux », décrit Antoine Bairras, buraliste du centre-ville de Bordeaux et président de la fédération des buralistes de la Gironde. Rassemblant 520 professionnels, elle s’est également portée partie civile dans l’affaire de trafic de Libourne.

Comment endiguer ce trafic sur les réseaux sociaux ? Les buralistes demandent des garde-fous, comme l’instauration de filtres sur les plateformes en ligne afin de repérer et surtout « empêcher la communication » entre consommateurs et trafiquants, ce qui pourrait freiner le marché parallèle. Celui-ci coûte cher à l’État et aux buralistes : le manque à gagner serait de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros.

Une solution partagée par le chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France.
« La loi interdit la vente de cigarettes sur les réseaux sociaux. Donc, Facebook ou Snapchat devraient être en capacité de dépister proactivement les contenus qui sont illégaux, comme ils le font déjà pour les propos injurieux. Il doit y avoir la même chose aujourd’hui sur les trafics de cigarettes ».

15 Oct 2025 | Trafic
 

Deux hommes ont été interpellés et sont poursuivis en justice dans le cadre d’un trafic de cigarettes entre Charente et Charente-Maritime. C’est ainsi que débute un article de l’hebdomadaire Haute-Saintonge que nous reprenons.

Ce 3 octobre, un dossier de trafic de cigarettes et de cocaïne était examiné lors d’une audience de comparution immédiate du tribunal de Saintes : avec deux prévenus de 38 ans ayant participé à ce trafic en Charente-Maritime et Charente, depuis le mois d’octobre 2024. Sachant qu’ils étaient incarcérés provisoirement après la saisie de 1 800 cartouches de cigarettes de contrebande.

L’un d’eux, inséré professionnellement mais addict à la cocaïne depuis trois ans, assure avoir été sous l’influence de mauvaises fréquentations. Il aurait été sollicité par l’autre « pour vendre des clopes dans un but lucratif ». Il pensait se faire un peu d’argent pour gâter ses enfants. « Je savais que ce n’était pas une bonne idée mais je n’arrivais pas à dire non », a assuré le trentenaire. À ses côtés, son comparse a déjà eu affaire à la justice. Son casier affiche quatre mentions. Il travaillait jusqu’à son interpellation.

Les douanes demandent 1,3 million d’euros d’amendes douanières et deux fois 10 000 euros d’amendes fiscales. Philip Morris France a fondé son argumentation sur trois préjudices pour demander près de 100 000 euros.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et décidé de maintenir les deux prévenus en détention. Une prochaine audience étant fixée au 21 novembre.

7 Oct 2025 | Profession
 

Une enquête multi-marchés menée auprès de 450 experts en politiques publiques montre qu’ils continuent de considérer la nicotine comme la principale cause des maladies liées au tabagisme, malgré les preuves de plus en plus nombreuses qui démontrent le contraire.
Menée en 2024 et 2025 sur 15 marchés différents, cette étude met également en évidence les disparités régionales dans la perception des risques liés à la nicotine en raison des barrières réglementaires et du manque de conseils médicaux.
Ces données sont publiées avant le début du Forum mondial sur le tabac et la nicotine (GTNF) de cette année à Bruxelles, où Kingsley Wheaton, directeur général de BAT (British American Tobacco), doit prendre la parole.

Nous reprenons l’essentiel du communiqué de BAT.


BAT annonce qu’une nouvelle enquête multi-marchés menée auprès d’experts politiques dans 15 territoires différents révèle que les perceptions erronées des risques sanitaires liés à la nicotine persistent, malgré le consensus scientifique croissant selon lequel la nicotine n’est pas une cause principale des maladies liées au tabagisme et la disponibilité accrue de substituts sans fumée aux cigarettes conventionnelles.


Cette enquête, commandée par British American Tobacco (BAT) et publiée avant le début du GTNF de cette année à Bruxelles cette semaine, révèle que sept experts politiques sur dix continuent de croire à tort que la nicotine est la principale cause des maladies liées au tabagisme.

En outre, l’étude, qui a interrogé trois groupes – les consommateurs de nicotine, les experts politiques et les professionnels de santé – en 2024 et 2025, a également révélé que si la moitié des professionnels de santé discutaient chaque semaine avec leurs patients des alternatives sans fumée aux cigarettes, seuls 21 % d’entre eux se sentaient suffisamment informés pour les recommander.


Kingsley Wheaton, directeur général de BAT, déclare :

« Cette enquête montre que si le changement est possible, il n’est pas acquis. Nous constatons des signes encourageants de progrès, en particulier là où nous avons lancé de nouveaux produits innovants et investi dans une communication claire et fondée sur des données scientifiques. Mais les données nous indiquent également que nous devons aller plus loin et plus vite, et fournir aux décideurs les dernières données scientifiques sur les produits sans fumée. Nous restons déterminés à travailler avec les autorités de santé publique, les régulateurs et les scientifiques afin de garantir que les consommateurs reçoivent des informations exactes. »


Réalisée par un tiers (Kantar) pour le compte de BAT, cette étude a montré que la perception des produits sans fumée, en particulier des produits à vapoter, s’était améliorée chez les consommateurs de nicotine.

Il en ressort que la perception erronée de la nicotine est la plus élevée chez les experts politiques, 70 % d’entre eux attribuant encore à tort les maladies liées au tabagisme principalement à la nicotine.

3 Oct 2025 | Profession
 

Reemtsma (filiale d’Imperial Brands en Allemagne) annonce la fermeture prochaine de son usine de Langenhagen (banlieue de Hanovre).

Les négociations avec les organisations syndicales ont déjà débuté. 640 salariés sont concernés. L’usine était entrée en production en 1971. Elle produisait des cigarettes et du tabac à rouler, ainsi que des sticks pour le tabac à chauffer.

Cette décision s’explique par un décalage entre les capacités de production du site et les perspectives à la baisse des marchés européens des cigarettes.

Cet été, Philip Morris avait fait savoir la fermeture de sa dernière usine en Allemagne (voir 28 juillet).

30 Sep 2025 | International, Profession
 

Philip Morris International (PMI) et British American Tobacco (BAT) viennent de confirmer qu’ils préparent des projets de « joint ventures » (accords stratégiques) pour optimiser leur production sur les marchés en décroissance de la cigarette en Europe (selon Tobacco Journal International).

C’est ainsi que les usines BAT de Pologne et de Croatie (voir photo) vont fabriquer certains produits de PMI.
Alors que les usines de PMI de Pologne et du Portugal vont fabriquer d’autres produits de BAT.

Rappelons que Philip Morris vient de fermer sa dernière usine en Allemagne (voir 28 juillet).

25 Sep 2025 | International, Profession
 

Une étude EY-Parthenon met en lumière la contribution de Philip Morris International (PMI) à l’économie de l’Union européenne (UE).
Nous reprenons le communiqué édité à cette occasion.

Entre 2019 et 2023, PMI a soutenu 1 million d’emplois, investi 19,6 milliards d’euros auprès de PME fournisseurs et 2,3 milliards d’euros en R&D en Europe. PMI a généré 33 milliards d’euros d’exportations hors de l’UE et une empreinte économique globale de près de 290 milliards d’euros.

Confrontée à des défis majeurs, l’Europe doit améliorer sa compétitivité grâce à des investissements dans la technologie, la science et les talents. À l’heure où de nouvelles réglementations sont discutées, PMI appelle les institutions européennes à engager un dialogue bienveillant avec les entreprises qui investissent dans la recherche et le développement. Ces entreprises jouent un rôle clé dans la construction d’un avenir plus durable où personne n’est laissé pour compte.

L’étude dévoilée aujourd’hui par PMI, et réalisée par EY-Parthénon, analyse l’empreinte économique du Groupe au sein de l’UE entre 2019 et 2023. Elle met en évidence l’importante contribution de PMI à la compétitivité et à la solidité de l’industrie européenne.
Avec 43,4 milliards d’euros investis sur cinq ans en Europe, PMI accélère sa transformation vers un avenir sans fumée, en phase avec les objectifs de santé publique et de durabilité.

Voici les points clés de la contribution de PMI à l’emploi et à l’écosystème « Made in EU » entre 2019 et 2023 :

  • 1 million d’emplois soutenus au sein de l’UE, dont près de 21 500 emplois directs en 2023, le reste provenant des emplois indirects, induits et liés au commerce de détail.
  • 19,6 milliards d’euros investis auprès de plus de 45 000 PME fournisseurs, renforçant le « Made in EU », les écosystèmes industriels locaux ainsi que la résilience des chaînes d’approvisionnement.
  • 625 millions d’euros supplémentaires consacrés aux achats de feuilles de tabac, soutenant les agriculteurs et les communautés agricoles européennes.
  • Plus de 2,3 milliards d’euros investis en R&D en Europe pour stimuler l’innovation et le progrès scientifique.
  • Plus de 33 milliards d’euros d’exportations, dont 8,4 milliards € sur la seule année 2023.

Massimo Andolina, Président de la Région Europe de Philip Morris International, déclare :

« Entre 2019 et 2023, nous avons investi plus de 43 milliards d’euros au sein de l’Union européenne, contribuant à une empreinte économique globale de près de 290 milliards d’euros. Notre priorité reste claire : investir dans l’humain. Nous soutenons plus d’un million d’emplois au sein de l’UE, favorisons le développement personnel et dynamisons les économies locales. Avec près de 20 milliards d’euros injectés dans notre chaîne d’approvisionnement, nous renforçons l’écosystème industriel européen. Nous soutenons également une agriculture durable grâce à l’achat de tabac européen et à l’accompagnement des agriculteurs.

Depuis 2008, PMI a investi plus de 14 milliards de dollars dans le développement, l’évaluation scientifique, la production et la commercialisation de produits sans fumée innovants, avec un objectif ambitieux : mettre fin à l’ère de la cigarette. Cette transformation vers un avenir sans fumée, bien plus qu’une question de chiffres, incarne le progrès et entraîne un changement réel et positif, porté par l’Europe : aujourd’hui, plus de 40 % de notre chiffre d’affaires net mondial provient de nos produits sans combustion, fabriqués dans 15 de nos 19 usines européennes.

L’Union européenne doit prendre conscience de l’urgence de la situation, agir pour bâtir l’avenir et mettre en place un cadre réglementaire qui attire les investissements, stimule l’innovation et valorise le capital humain. Cette étude illustre notre engagement : le progrès est en marche et l’avenir sans fumée se construit chaque jour, ici même, en Europe. »

25 Sep 2025 | Profession
 

À l’occasion de son audition, ce 24 septembre, devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale (voir 17 septembre), BAT France a alerté à nouveau les parlementaires sur les limites d’une approche idéologique fondée uniquement sur l’interdiction et la fiscalité, qui nourrit le marché illicite sans réduire durablement le tabagisme.

« Qui peut encore prétendre que l’augmentation des taxes est efficace pour faire reculer le nombre de fumeurs en France avec une prévalence tabagique qui stagne à plus de 30 % ? Cette politique fiscale excessive a surtout favorisé une contrebande délictuelle, structurée et industrielle », souligne Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires publiques et réglementaires de BAT France.

L’interdiction des sachets de nicotine sans tabac annoncée par le gouvernement ne fera qu’aggraver la situation. Les précédents sont connus : à chaque fois qu’un produit est interdit, un marché parallèle prospère, sans bénéfice pour la santé publique et ce, au détriment de la protection des mineurs.

À l’inverse, des pays comme la Suède et la Nouvelle-Zélande démontrent qu’une approche pragmatique avec une réglementation claire et un contrôle strict permettent de réduire fortement la prévalence tabagique.


La voie pragmatique : encadrer plutôt qu’interdire

BAT France propose une politique de compromis et de responsabilité :

  • Interdiction de la vente aux mineurs ;
  • Encadrement strict des produits à base de nicotine sans tabac (contrôle des points de vente, limitation de la teneur en nicotine et des arômes) ;
  • Sanctions conséquentes en cas d’infraction.

« L’État a le devoir moral d’adopter le principe de la réduction des méfaits liés au tabagisme pour permettre au fumeur adulte d’avoir accès à des alternatives au tabac, et ce légalement. Tout ce que nous demandons, c’est de regarder les données scientifiques et les réglementations qui ont permis à de nombreux pays d’atteindre leur objectif de santé publique. », exhorte Sébastien Charbonneau.