Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
9 Juil 2026 | Profession
 

Suite à une attaque de missiles russes, dans la soirée du 7 juillet, Philip Morris Ukraine déplore la destruction totale de son entrepôt de Kiev.

Aucune victime n’est à déplorer.
Le personnel présent sur place a eu le temps de se mettre à l’abri conformément à des protocoles bien éprouvés… parce que souvent pratiqués.

Il s’agit de la quatrième attaque contre des installations de Philip Morris Ukraine depuis le début du conflit.
L’ancienne usine de Kharkiv, notamment, a été sérieusement touchée (voir 2 février 2026).

8 Juil 2026 | International
 

L’agence fédérale américaine – la Food and Drug Administration (FDA) – a délivré des autorisations de type Modified Risk Tobacco Product (MRTP) pour certains produits ZYN, permettant la communication d’allégations spécifiques de risque réduit par rapport aux cigarettes (voir 2 juillet 2026).

Pour Philip Morris France, cette décision illustre le rôle essentiel de la science dans l’évaluation des produits nicotiniques et dans l’élaboration de politiques publiques de santé efficaces.

Nous reprenons le communiqué de Philip Morris France.

Pour Philip Morris France, la France, qui a choisi l’interdiction de ces produits (voir le 6 septembre 2025) sans évaluation scientifique, devrait au contraire suivre le modèle américain et encourager les politiques publiques favorables aux alternatives nicotiniques et sans combustion à la cigarette.

Une approche fondée sur l’évaluation scientifique

La décision de la FDA est inédite.

En effet, il s’agit des premières autorisations « MRTP » jamais délivrées pour des sachets de nicotine, impliquant la possibilité pour PMI de communiquer, pour les produits concernés aux États-Unis, l’allégation suivante : « Utiliser ZYN à la place des cigarettes vous expose à un risque plus faible de cancer de la bouche, de maladie cardiovasculaire, de cancer du poumon, d’accident vasculaire cérébral, d’emphysème et de bronchite chronique. »

La FDA considère par ailleurs que ces produits contribuent positivement à la santé publique dans son ensemble en réduisant significativement les risques liés au tabagisme.

« Cette décision illustre l’importance d’une évaluation scientifique rigoureuse des produits sans combustion et de leurs risques relatifs par rapport à la cigarette. Elle démontre qu’un encadrement fondé sur la science permet aux autorités d’examiner objectivement les données disponibles et d’apporter aux consommateurs adultes une information fiable et transparente. À ce titre, Philip Morris France appelle de ses vœux un changement d’approche dans les politiques publiques liées au tabac en France », déclare Xavier Puech, Président de Philip Morris France.

Xavier Puech, Président de Philip Morris FranceUn contraste saisissant avec l’approche française

La décision de la FDA contraste avec la situation française où les sachets de nicotine ont été interdits le 1er avril 2026. Cette mesure, prise sous la pression des associations lobbystes anti-tabac, est intervenue sans qu’une évaluation scientifique comparable à celle conduite par la FDA n’ait été réalisée et sans que l’option d’un encadrement réglementaire spécifique — incluant notamment l’interdiction de vente aux mineurs et des règles strictes de commercialisation — n’ait été privilégiée (voir le 6 septembre 2025).

Pour Philip Morris France, la question demeure : comment répondre à l’urgence sanitaire que constitue la cigarette en offrant aux fumeurs adultes qui ne cessent pas de fumer un accès à des alternatives sans combustion dont les risques peuvent être évalués sur la base des données scientifiques disponibles ?

Aux États-Unis, les produits contenant de la nicotine font l’objet d’une évaluation scientifique approfondie. Cette approche fondée sur les preuves permet aux autorités de distinguer les produits selon leur niveau de risque relatif et d’informer les consommateurs adultes de manière transparente.

Alors que la France compte encore près de 12 millions de fumeurs, les décisions de santé publique gagneraient à s’appuyer sur cette même démarche d’évaluation scientifique afin d’évaluer le rôle potentiel des différentes alternatives sans combustion pour les adultes qui continuent de fumer.

7 Juil 2026 | Profession
 

Nous reprenons un appel de Julia Neumaier (directrice générale d’Imperial Brands Seita) concernant la proposition de loi visant à imposer le paquet neutre pour les produits du vapotage (voir 14 avril 2026 et 13 mai 2026).

Une proposition de loi veut imposer le paquet neutre aux produits du vapotage

La tentation, dans notre industrie, est de monter au front contre ce texte. Je veux proposer une autre voie : reconnaître ce qui ne va pas, dire ce que nous devons changer, et appeler chaque acteur de la filière à se réveiller, avant que le législateur ne le fasse à notre place, au risque de le faire mal.

Les chiffres parlent, et ils ne plaident pas pour nous

L’expérimentation du vapotage chez les lycéens est passée de 35,1 % en 2015 à 46,0 % en 2024, selon l’OFDT ; l’usage quotidien a plus que doublé sur la même période, de 2,8 % à 6,8 % (voir 30 avril 2026).
Ces données ne sont pas anecdotiques : elles traduisent un échec collectif de notre filière à tenir une promesse pourtant claire. Le vapotage est conçu pour accompagner les fumeurs adultes hors du tabac, non pour servir d’initiation à la nicotine chez des adolescents.
Je le dis sans détour : ces évolutions sont inacceptables. Aucun argument économique, aucun raisonnement sur le marché parallèle, aucune comparaison internationale ne saurait les relativiser. C’est d’abord notre responsabilité. Pas seulement celle des pouvoirs publics. Pas seulement celle des familles. Lire la suite »

3 Juil 2026 | Profession
 

Philip Morris France met en garde contre une mesure avant tout symbolique, dont l’efficacité reste à démontrer. Pour l’entreprise, la priorité doit être de protéger strictement les mineurs tout en accompagnant les 12 millions de fumeurs adultes vers la sortie de la cigarette, grâce à une politique fondée sur les preuves, la lutte contre les circuits illicites et l’accès à des alternatives crédibles.
C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons (voir 2 juillet).

Pour Philip Morris France, l’instauration d’un « ban générationnel » soulève une question centrale :

Comment une interdiction progressive, dont les effets ne pourront être mesurés que dans plusieurs années, peut-elle répondre à l’urgence sanitaire actuelle d’un pays qui compte encore près de 12 millions de fumeurs adultes ?
Interdire demain la vente de cigarettes à toute une génération peut sembler, sur le papier, une mesure forte. Mais une politique de santé publique ne se juge pas à son intensité symbolique.
Elle se juge à sa capacité à produire des résultats concrets : empêcher l’entrée des mineurs dans le tabagisme, réduire la place de la cigarette dans la société et accompagner les fumeurs adultes vers la sortie du tabac combustible. Lire la suite »

1 Juil 2026 | Profession
 

Le propriétaire de Lucky Strike, Dunhill ou encore des cigarettes Vogue va réduire la voilure. Le cigarettier British American Tobacco (BAT) a annoncé, ce 29 juin, qu’il allait supprimer environ 5 500 emplois dans le monde d’ici à la fin de l’année. Le géant du tabac va également transférer quelque 3 500 postes vers des « partenaires stratégiques » (voir le 30 juin).
C’est ainsi que Les Échos revient sur les dernières annonces du groupe British American Tobacco.

Plus de 9 000 salariés sont ainsi concernés par cette annonce, soit près d’un cinquième des effectifs de British American Tobacco. Le groupe emploie plus de 47 000 personnes à travers le monde. Contacté par « Les Échos », le géant du tabac a indiqué qu’il ne fournissait pas de « ventilation pays par pays », mais a précisé que les États-Unis, le plus grand marché de BAT, ne seraient pas concernés. Lire la suite »

30 Juin 2026 | Profession
 

British American Tobacco (BAT) a annoncé, ce 29 juin, un « programme de transformation » qui doit permettre d’économiser 600 millions de livres (696 millions d’euros) d’ici 2028.

« Nous prévoyons que ces changements conduisent à une réduction d’environ 5 500 postes à l’échelle mondiale », indique un communiqué, précisant qu’environ 3 500 postes ont par ailleurs été transférés vers des partenaires stratégiques.

Baptisé Fit2Win, ce plan, lancé en 2025, vise à rendre l’entreprise « plus agile, disciplinée en matière de coûts et innovante », toujours selon le communiqué.

Avec ce programme, BAT entend nouer « des partenariats plus étroits avec des entreprises de premier plan dans les domaines des technologies et des services aux entreprises, tout en rationalisant ses activités », est-il ajouté.

Reconnaissant que ces changements « touchent de nombreux collègues », le CEO de BAT, Tadeu Marroco, explique dans le communiqué vouloir « les accompagner dans cette transition avec attention et respect », insistant sur son ambition de créer une entreprise « plus simple et plus rapide ».

Les marchés français et belge sont concernés par ce plan (voir le 27 janvier 2026).

24 Juin 2026 | Profession
 

Trois prévenus devaient comparaître ce 15 juin devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Ils étaient accusés d’avoir organisé un important trafic de cigarettes de contrefaçon dans les Bouches-du-Rhône et le Var entre 2021 et 2025.
L’affaire a été renvoyée (voir 16 juin).
Mais nous revenons sur le sujet complet qu’y a consacré France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ce procès était prévu ce 15 juin au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence pour juger trois prévenus accusés d’avoir orchestré un trafic de cigarettes de contrefaçon dans les Bouches-du-Rhône et le Var. C’est à la suite d’une première affaire de contrefaçon de tickets-restaurant que les services de police ont enquêté et découvert que certains des protagonistes étaient également impliqués dans ce trafic illégal.

Au total, 1 200 cartouches contrefaites avaient été retrouvées dans un box à Gardanne lors des perquisitions, ainsi que près de 85 000 euros en numéraire et sur des comptes bancaires. Les faits se sont déroulés entre 2021 et 2025. Lire la suite »

18 Juin 2026 | Profession
 

L’autorité de la concurrence italienne vient de condamner Philip Morris Italie à 7 millions d’euros d’amende à propos de sa communication sur ses produits à risques réduits (tabac chauffé ; vapotage…).

Elle estime que certains termes de cette communication peuvent induire en erreur les consommateurs.

Philip Morris Italie a fait appel de cette décision.

En avançant que les informations délivrées sont conformes aux normes européennes en la matière et se limitent à décrire précisément des produits qui n’impliquent pas de combustion.

7 Juin 2026 | Profession
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

En 2025, 53,6 % des cigarettes consommées en France ne provenaient pas d’un buraliste français, selon le rapport KPMG 2025 (voir 3 juin 2026).
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Xavier Puech (président de Philip Morris France / voir 23 février 2026). Nous le reprenons.

Ce chiffre effarant cache une réalité plus sombre encore : l’explosion de la contrefaçon. Près de 20 % des cigarettes fumées en France seraient contrefaites.

Le rapport KPMG est le seul à maintenir la même méthodologie depuis 20 ans, et les tendances qu’il met en lumière sont donc réelles et fiables. Notre pays est le champion des trafics, concentrant à lui seul près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport.

Cette situation prouve l’échec de notre politique de lutte contre la cigarette. Elle nourrit un marché noir hors de contrôle, générant 10,4 milliards d’euros de pertes fiscales.

J’en appelle à un sursaut des pouvoirs publics. Lire la suite »

3 Juin 2026 | Trafic
 

Trafic de tabac à Barbes, prise de loin

C’est un basculement inédit. En 2025, pour la première fois, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas du réseau légal des buralistes. Selon le nouveau rapport KPMG, 53,6 % des cigarettes consommées en France, soit 26,54 milliards de cigarettes, ont été achetées en dehors du réseau national des buralistes français (voir ci-dessous).

Une hausse de 5 points sur un an, privant désormais l’État français de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales. Ces chiffres recouvrent deux réalités distinctes. D’une part, les achats réalisés légalement à l’étranger dans la limite des seuils autorisés, notamment dans les pays frontaliers. D’autre part, et surtout, les cigarettes issues de circuits illicites : contrebande et contrefaçon.

C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France que nous reprenons.

La France, épicentre du marché illicite en Europe

Au sein de ce marché parallèle, l’illicite atteint un niveau particulièrement préoccupant. En 2025, près de 21 milliards de cigarettes illicites ont été consommées en France, en hausse accélérée de 9 %. C’est maintenant trois fois plus qu’au Royaume-Uni et dix fois plus qu’en Belgique.
La France occupe ainsi une place à part en Europe : à elle seule, elle concentre près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport. Ce n’est plus un phénomène marginal. C’est un marché structuré, massif, installé au cœur de la consommation nationale.
Dans le même temps, les ventes de cigarettes dans le réseau des buralistes poursuivent leur net recul. Selon le dernier rapport de l’OFDT, elles diminuent de près de 9 % par rapport à 2024. Cette évolution ne peut donc plus être interprétée uniquement comme une baisse de la consommation. Elle traduit aussi un déplacement durable des achats vers des circuits moins contrôlés, moins traçables et non taxés en France.

La contrefaçon, principal moteur de l’illicite

Autre enseignement majeur du rapport : la contrefaçon seule progresse fortement. En hausse de 24 % en volume, elle s’impose comme l’un des principaux moteurs du marché illicite. En France, une cigarette sur cinq consommée est désormais contrefaite, soit près de 10 milliards de cigarettes. C’est un niveau quatre fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne.|
Pour la première fois depuis le lancement du rapport il y a vingt ans, les volumes de cigarettes de contrefaçon et de contrebande atteignent des niveaux comparables. Ensemble, ils représentent 41,5 % de la consommation totale de cigarettes en France contre 11,9 % en 2006. En moins de vingt ans, la part de l’illicite a été multipliée par trois et demi.

Réseaux sociaux, épiceries de nuit, usines clandestines : un marché devenu accessible

Cette progression s’explique par plusieurs facteurs : notamment par les hausses successives des taxes tabac qui ont accentué l’écart de prix avec les produits issus des trafics ; la structuration de réseaux de distribution plus agiles ; et l’implantation de capacités de production clandestines directement sur le territoire français.
À cela s’ajoute une évolution préoccupante des canaux de vente. Les réseaux sociaux, en particulier, jouent un rôle d’accélérateur, en permettant un contact direct, rapide et non contrôlé, entre vendeurs et consommateurs. Associés à certains commerces de proximité ouverts tard le soir, ces circuits contribuent à normaliser l’accès aux cigarettes illicites, y compris auprès des publics les plus jeunes, dans un environnement où les dispositifs de vérification d’âge et de modération restent insuffisants.
« Les efforts déployés pour accompagner les fumeurs à sortir de la cigarette et parvenir à un monde sans fumée se heurtent à une réalité : la montée en puissance de circuits parallèles, structurés, agiles et difficiles à contrôler. Cette progression de l’illicite révèle aussi les limites des politiques de santé publique, encore insuffisantes pour aider efficacement les fumeurs à sortir de la cigarette, notamment en les orientant vers des alternatives sans combustion économiquement compétitives. Sans renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en ligne, et sans approche globale alliant réglementation, information et accompagnement, ces réseaux criminels continueront de prospérer dans l’impunité au détriment des 12 millions de fumeurs adultes français » pointe Xavier Puech, Président de Philip Morris France. Lire la suite »