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27 Oct 2016 | Profession
 

Christian Eckert

Les débats de la séance plénière de ce jeudi 27 octobre à l’Assemblée nationale sur l’adoption de la nouvelle fiscalité du tabac (voir Lmdt de ce jour 1 et 2, des 25 et 24 octobre).

•• Article 16 : « contribution à la charge du fournisseur agréé »

Jean-Louis Costes (LR, Lot-et-Garonne) : « Vous mettez en place une taxe sur les fournisseurs de tabac. Vous dites que quatre grands groupes internationaux sont concernés. Vous notez que 2 % de la production est assurée en France. C’est d’eux dont je veux parler. Vous allez les pénaliser avec cette taxe. Les grands groupes étrangers ne vont pas payer cette taxe, les Français oui ».

Jean-Pierre Door (LR, Loiret) : « Cet article créé une nouvelle taxe. Il est logique et son objectif est louable. Mais cette taxe est-elle compatible avec le droit européen. Une taxe sur le chiffre d’affaires, est-ce constitutionnel ? Une taxe sur la marge serait peut-être préférable ».

Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne), rapporteur du volet financement du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 : « Cet amendement de suppression a été rejeté par la commission. Il y a un objectif de prévention et de financement des mesures annoncées par la ministre concernant l’accès aux dispositifs de prévention. Concernant la constitutionnalité, le Conseil d’État l’a examinée. Concernant les producteurs français, j’ai proposé un abattement d’assiette. Donc je suis défavorable aux amendements de suppression ».

Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget : « Le Gouvernement s’est posé la question de l’euro-comptabilité ! Evacuons tout de suite la taxation du chiffre d’affaires, elle existe, c’est la C3S Quant à la destination des fonds, les dépenses de prévention font partie des dépenses générales et la nouvelle taxe y contribue. La mise en œuvre de cette taxe est un pas de plus contre l’optimisation fiscale. On ne peut pas taxer la marge, c’est matériellement impossible, mais on peut taxer la chiffre d’affaires en France. La question des petits fabricants, ou plutôt des petits distributeurs c’est une bonne question. Je ne suis pas sûr qu’on puisse la régler maintenant. La solution d’un rapporteur pose un problème de légalité. Nous pouvons continuer pendant la navette. Lire la suite »

27 Oct 2016 | Profession
 

AFP LogoL’Assemblée a voté, ce jeudi 27 octobre, la hausse des taxes sur le tabac à rouler et la création d’une taxe sur le chiffre d’affaires des fournisseurs de tabac prévue dans le projet de budget de la Sécu, mais a rejeté l’alignement proposé de la fiscalité du tabac en Corse, résume une dépêche AFP.

•• Comme chaque année, le sujet du tabac a donné lieu à des débats passionnés dans l’hémicycle. Des députés LR ont ainsi tenté en vain de supprimer l’alignement de la fiscalité du tabac à rouler sur celle des cigarettes, arguant notamment que la mise en place du paquet neutre était déjà complexe pour les buralistes, ou des risques de favoriser la contrebande (voir Lmdt des 26, 25, 24 octobre ainsi que du 30 septembre). Des amendements visant à lisser cette hausse sur plusieurs années ont aussi été rejetés.

Le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert a mis en avant « un objectif de santé publique », la rapporteure pour l’Assurance maladie Michèle Delaunay (PS), soulignant que le tabac à rouler est une porte d’entrée dans le tabagisme pour les jeunes avec « un prix d’appel ». Tout en exprimant « une communauté de vue dans la lutte contre le tabagisme », Bernard Accoyer (LR) a lui jugé que la « stigmatisation du tabac » freinait la lutte contre le cannabis. Lire la suite »

27 Oct 2016 | Profession
 

assemblée nationalePar 26 voix contre (6 voix pour) en scrutin public, l’amendement de la députée PS de Gironde visant à aligner la fiscalité du tabac en Corse sur celle du continent (voir Lmdt des 26 et 19 octobre) a été rejeté dans le cadre de l’examen du PFLSS 2017 (voir Lmdt des 24 et 25 octobre).

Ses amendements sur la suppression du système actuel de revente du tabac ont également été retoqués.

27 Oct 2016 | Profession
 

assemblée nationaleL’article 16 sur la « contribution à la charge sur le fournisseur agréé » – taxe sur Logista et les petits fournisseurs répercutable sur les fabricants (voir Lmdt des 25 et 24 octobre et de ce jour) – a été adopté en séance publique à l’Assemblée nationale, en ce début d’après-midi.

27 Oct 2016 | Profession
 

Assemblée nationaleEn fin de matinée, l’Assemblée nationale a commencé l’examen de l’article 16 du PFLSS sur la « contribution à la charge sur le fournisseur agréé », taxe sur Logista et les petits fournisseurs répercutable sur les fabricants (voir Lmdt des 25 et 24 octobre).

Les amendements de suppression ont été rejetés. Ceux concernant la mise en place d’un seuil d’abattement pour les petits distributeurs ont été retirés ou supprimés après un long débat avec le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, proposant que la mesure soit analysée et retravaillée dans le cadre des navettes entre l’Assemblée nationale et le Sénat.

Les débats reprennent à partir de 15 heures.

26 Oct 2016 | Profession
 

Michele DelaunayC’est le « cri du cœur » de la députée PS Michèle Delaunay au quotidien Corse Matin lui posant des questions sur ses amendements dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (voir Lmdt des 25, 24, 19 et 18 octobre), notamment à propos de l’alignement de la fiscalité corse du tabac sur celle du Continent qui cause des remous dans l’Ile.

« Je voudrais insister sur le fait que ces amendements, contrairement à ce qui peut être dit ou écrit, n’ont pas été proposés en catimini ! », assure-t-elle au quotidien qui rappelle le retoquage du même texte, par le Gouvernement, en 2015 (voir Lmdt des 4 décembre et 22 octobre 2015).

Avec des réactions ce matin sur France Bleu Frequenza Mora. Lire la suite »

26 Oct 2016 | Profession
 

achats-frontaliers-belgiqueNouvelle revue de presse (voir Lmdt des 24 et 25 octobre) sur la colère des buralistes frontaliers face aux nouvelles taxes sur le tabac, inscrites dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale et en cours d’examen à l’Assemblée nationale (voir Lmdt de ce jour et du 24 octobre)

•• « Ces 15% d’augmentation, ça va presque être 15% de baisse de vente. Et directement un impact sur la viabilité des commerces et sur l’emploi », Christophe Biani, président de la chambre syndicale des buralistes des Ardennes (France 3 Lorraine). « Les commerces ferment à tour de rôle, il va encore y avoir de la casse sociale », dans ce département où, dans certains points la Belgique est à 7 kilomètres à vol d’oiseau. (L’Ardennais). Lire la suite »

26 Oct 2016 | Profession
 

plfss-2017Dans son intervention, au tout début de l’examen par l’Assemblée nationale du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) hier, Christian Eckert (secrétaire d’État chargé du Budget et des Comptes publics) est revenu sur les articles tabac (voir Lmdt du 24 octobre) : « Nous adopterons la fiscalité du tabac à la fois pour redresser les comptes publics et pour agir plus efficacement contre un fléau pour la santé ».

On relèvera le « à la fois » qui permet de remettre au premier plan les strictes exigences budgétaires. Soit une approche plus réaliste que le discours que l’on nous a seriné ces derniers mois où la fiscalité tabac n’avait de finalités, d’objectifs, de sens … qu’à l’aune de la santé publique. Lire la suite »

26 Oct 2016 | Profession
 

Buralistes paquet neutre taxes

Le Figaro.fr revient sur les 14 conférences de presse des buralistes frontaliers (voir Lmdt des 24 1, 2, 3 et 25 octobre) pour rappeler les positions sur les nouvelles taxes sur le tabac du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale dont les articles 16 et 17 devraient être examinés à l’Assemblée nationale à partir d’aujourd’hui (voir Lmdt du 24 octobre). Extraits :

•• Gérard Vidal (président des buralistes de Midi-Pyrénées et de la commission « Marché parallèle et ventes transfrontalières » de la Confédération) : « Par exemple, c’est désormais l’Andorre qui alimente au tabac toute l’Europe du Sud. Un gigantesque marché parallèle se développe et nuit à notre métier. Je le dis au Gouvernement : à quoi sert de mener une telle politique de santé sachant qu’à la frontière, le tabac est vendu plus de trois fois moins cher ? C’est contradictoire ».

•• Pour justifier la hausse de la fiscalité tabac, le Gouvernement souligne que « le tabac à rouler constitue un produit encore plus nocif que la cigarette ». Lire la suite »