Si la rentrée littéraire anime les étals des libraires, elle masque une ambiance plutôt morose pour la filière de l’édition. Depuis janvier, le marché français du livre connaît une baisse de 3 % des ventes en volume. Ce recul sur un an est en grande partie compensé par une hausse des prix des ouvrages, selon Le Figaro. (Voir aussi 23 août et 6 juin).
« Les périodes électorales ne sont pas propices à la lecture pour les Français », explique Renaud Lefebvre, directeur général du Syndicat national de l’Édition (SNE). De plus, « les éditeurs s’attendaient à ce que les Jeux olympiques de Paris n’encouragent pas la vente de livres, en particulier dans les librairies de la capitale ».
Tandis que le segment de la romance continue de tirer le marché (+ 20 % de ventes en volume en un an dans les librairies), la baisse continue de la littérature étrangère inquiète les éditeurs. De plus, « le marché a de plus en plus tendance à se concentrer sur les best-sellers », commente une éditrice. La BD et le manga, quant à eux, redescendent sur terre après des années de croissance à deux chiffres, encouragées notamment par le passe culture.
•• Les yeux de l’ensemble des professionnels du livre sont aussi rivés vers le passe culture. L’avenir de ce dispositif reste aujourd’hui incertain, alors que la ministre de la Culture, Rachida Dati, souhaite le réformer. Ce « chèque » de 300 euros offert à tous les jeunes âgés de 18 ans pour être dépensé à leur guise en achats culturels devrait voir son montant modulé en fonction de la situation sociale de ses bénéficiaires.
Et une partie de la somme devrait être fléchée vers le spectacle vivant, théâtre, opéra, alors que les jeunes avaient jusqu’ici tendance à dépenser leur pécule en livres et mangas.
•• Comme de nombreux secteurs, l’édition se voit par ailleurs bousculée par l’émergence de l’Intelligence artificielle (IA) générative.
« La multiplication des faux livres sur Amazon, créés intégralement par l’IA, et mis en avant grâce à des systèmes au caractère semi-industriel de faux commentaires et recommandations, finit par déprécier la valeur du livre en tant qu’objet culturel », avertit Renaud Lefebvre.





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La Française des jeux (FDJ) a publié, ce 17 octobre, un chiffre d’affaires en hausse au troisième trimestre, porté par les acquisitions et toutes les gammes de jeux, ce qui lui permet de relever ses objectifs de croissance pour 2024, selon un communiqué.
Voici les chiffres sur l’évolution du marché « officiel » du tabac, en volume et en valeur, depuis le début de l’année à fin septembre (source : livraisons Logista chez les buralistes, voir
L’Alliance contre le Tabac (ACT) a publié un rapport « alarmant » sur les gains des buralistes au cours des 20 dernières années (voir
À la tête des buralistes des Alpes-de-Haute-Provence, Laurent Spinosa (à droite) a évoqué – lors la dernière assemblée générale du 26 septembre – l’inquiétude des 87 professionnels du territoire en lien avec le développement du marché parallèle du tabac (voir
Imperial Brands (Imperial Brands-Seita en France) donne de premières indications sur les résultats de son année fiscale (qui va de début octobre à fin septembre). Avant la présentation officielle des comptes mi-novembre (voir
Les gains estimés des buralistes ont atteint plus de 2 milliards d’euros en 2023 pour la vente seule des produits du tabac, selon un rapport de l’Alliance contre le Tabac (ACT / voir
Le marché du snacking dépasse les 18 milliards d’euros en France et menace … les trois repas traditionnels à table. Sur le modèle américain, les Français dépensent aujourd’hui beaucoup plus d’argent dans les chips et autres biscuits salés que dans des produits tels que les pâtes ou même les œufs. Radiographie de cette bascule dans Les Échos, signée Marie-Josée Cougard.
Après un été contrasté pour les acteurs de la restauration, la rentrée reste incertaine. Décryptage dans Les Échos signé Clotilde Briard.