Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
1 Mar 2024 | Profession
 

Plusieurs références BAT voient leurs prix augmenter ce vendredi 1er mars (voir 17 janvier 2024).

Ainsi la Lucky Strike (paquet de 20 cigarettes) passe de 11,50 à 12 euros. La Rothmans passe de 11,50 à 12 euros. La Vogue passe de 11,40 à 11, 90 euros.

Il s’agit du 3ème changement de prix depuis le début de l’année. Le premier a eu lieu le 1er janvier suite à une augmentation de la fiscalité du tabac (voir 12 décembre 2023). Elle a débouché sur une évolution générale des prix, notamment le passage du paquet de Marlboro à 12,50 euros.

Une autre augmentation sur certaines marques a eu lieu au 1er février (voir 17 janvier) : sans changement de fiscalité. Tout comme cette augmentation du 1er mars, sans changement de fiscalité non plus. Ces évolutions sont dues uniquement à des repositionnements commerciaux. La prochaine homologation des prix par les Douanes est prévue pour le 1er juin.

29 Fév 2024 | Profession
 

Dans Le Losange de février (voir 7 février), un article établit une comparaison entre les fiscalités des produits du tabac et leurs prix finaux aux consommateurs. Nous le reprenons.

•• Les différents taux de fiscalité (TVA comprise) appliqués sur les cigarettes chez nos voisins de la Communauté européenne
• France : 85,1 %
• Belgique : 85,7 %
• Luxembourg : 70,8 %
• Allemagne : 69,3 %
• Italie : 78,3 %
• Espagne : 79,1 %

•• Les prix actuels (pour un paquet de cigarettes référent)
• France : 12,50 euros
• Belgique : 10 euros
• Luxembourg : 5,50 euros
• Allemagne : 7,20 euros
• Italie : 6 euros
• Espagne : 5,50 euros

On remarquera que les seules différences de fiscalité ne sauraient tout expliquer.

Il convient aussi d’intégrer les politiques marketing des fabricants et leur adaptation aux réalités des marchés locaux (pouvoir d’achat local, stratégie de parts de marché, etc.).

21 Fév 2024 | Associations
 

À l’occasion des augmentations actuelles de prix du tabac (voir 17 janvier et 9 février 2024), le Comité national contre le Tabac (CNCT) a réagi par un communiqué que nous reprenons.

Les fabricants de tabac augmentent le prix du tabac, s’alignant avec la politique tarifaire de Philip Morris France.

Ces hausses sont la résultante de l’absence de trajectoire fiscale dans le Plan national de lutte contre le tabagisme, dévoilé à la fin de l’année 2023, qui a donné toute latitude aux cigarettiers pour restaurer leurs marges bénéficiaires. Les prix auront donc augmenté, mais ce sera l’industrie du tabac qui en tirera les bénéfices. Lire la suite »

19 Fév 2024 | Profession
 

Catherine Quérard, présidente du GHR et Thierry Marx, président de l’UMH viennent d’écrire au ministre de l’Économie afin de lui demander d’organiser dans les meilleurs délais, une réunion au cours de laquelle leurs organisations professionnelles pourront, sous son égide, convenir avec les principaux fournisseurs et distributeurs d’énergie des modalités de renégociation des contrats ayant des tarifs « hors sol » mettant en péril la viabilité de leurs adhérents.

C’est ainsi que débute un communiqué commun des deux organisations dont nous reprenons l’essentiel.

Les deux présidents, eux-mêmes à la tête de plusieurs restaurants à Nantes et Paris, et sous le coup de contrats en électricité à des tarifs exorbitants, expliquent, chiffres à l’appui, la situation financière intenable à laquelle sont confrontés les professionnels de l’hôtellerie-restauration.

•• Selon une enquête menée par les 2 principales organisations du secteur, fin janvier 2024, plus de la moitié des professionnels (59 %) restent tenus par des contrats d’approvisionnement en énergie à des prix extrêmement élevés, c’est-à-dire supérieurs à 180 euros le MWh alors que le prix du MWh a diminué depuis la fin 2022 et qu’il se situe à moins de la moitié de ce prix. 10 à 15 % des professionnels seraient même liés par des contrats avec des tarifs dépassant les 350 euros le MWh.

Le coût de l’énergie continue ainsi de représenter une part importante du chiffre d’affaires des professionnels de l’hôtellerie-restauration. La moyenne du pourcentage de chiffre d’affaires consacré à l’achat d’électricité est de 3,8 % dans le secteur.

•• Pour le GHR et l’UMIH, « ces contrats sont très dangereux car ils pèsent sur la rentabilité des entreprises à tel point que certaines sont désormais dans l’incapacité de faire face à leurs charges d’exploitation et au remboursement de leurs dettes » et de citer le « chiffre des défaillances d’entreprises dans le secteur a augmenté de 44,6 % entre 2022 et 2023 selon la Banque de France ».

« Face à cette augmentation vertigineuse des prix de l’énergie, mais aussi des matières premières et des frais de personnel, les professionnels ne sont pas restés inactifs » explique Thierry Marx. « Ils essaient d’ajuster leur prix. Mais, les augmentations ne peuvent être la seule réponse d’autant qu’elles se heurtent à un pouvoir d’achat des français qui se contracte depuis des mois ». D’ailleurs, la restauration enregistre une baisse d’activité de l’ordre de 3 % depuis novembre 2023 selon Food Service vision.

« Ils tentent aussi de renégocier leur contrat en approvisionnement. Mais peu y parviennent » poursuit Catherine Quérard. Les chiffres de l’enquête sont à ce titre édifiants. Seulement 53 % des professionnels ont pu renégocier les termes de leur contrat avant leur arrivée à échéance. Ils sont seulement 32 % d’entre eux à être satisfaits de l’issue de la négociation. Lire la suite »

17 Fév 2024 | Profession
 

Des buralistes gardois ont participé à une opération escargot, ce jeudi 15 février, entre Alès et Nîmes, pour protester contre les hausses à répétition des prix du tabac, le manque d’harmonisation avec d’autres pays frontaliers comme l’Espagne (voir 10 février).

Les manifestants ont aussi visé les épiceries nîmoises qui vendent du tabac de contrefaçon ou des pays étrangers. Compte-rendu du Midi Libre.

•• Ainsi, les buralistes ont tenu, lors de leur opération escargot du jour, à circuler et à klaxonner devant les commerces ciblés de la rue de Beaucaire, mais aussi sur Général Perrier, les boulevards Gambetta et Talabot. Le convoi s’est ensuite arrêté devant la préfecture.

En fin de matinée, une délégation de la fédération des buralistes du Gard a été reçue en préfecture : « Nos chiffres sont à la baisse. Il y a eu récemment des contrôles dans les épiceries de nuit d’Alès et de Nîmes mais nous, ce que l’on demande pour ces commerces, c’est une fermeture définitive » (voir 13 janvier).

•• Lors de la mobilisation du jour, il a été question aussi des augmentations de janvier et février, avec à la clé une différence de 7 euros entre un paquet de cigarettes d’Espagne et celui vendu en France. La délégation reçue en préfecture a demandé qu’il y ait un moratoire sur les prix pour arrêter ces hausses.

Les buralistes redoutent une baisse de fréquentation dans leurs commerces. Ils regrettent également que la mairie de Nîmes ne puisse pas intervenir sur l’ouverture des épiceries qui vendent du tabac de contrefaçon et s’interrogent sur l’identité des bailleurs qui laissent cette économie se développer.

Il y avait aussi devant la préfecture la présence du député Rassemblement national du Gard Yoann Gillet. Par ailleurs, une délégation de buralistes sera reçue ce vendredi 16 octobre par le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa.

10 Fév 2024 | Profession
 

La Chambre syndicale des buralistes du Gard se mobilisera ce jeudi 15 février, lors d’une opération escargot d’Alès à Nîmes, notamment pour dénoncer les différences de prix sur les paquets de cigarettes entre la France et les pays limitrophes, annonce Le Midi Libre.

Membre du bureau de la Chambre syndicale des buralistes du Gard, le Nîmois Vincent Garcia partage le sentiment de beaucoup de ses confrères : « Nous sommes impuissants et soumis au bon vouloir de l’État. Nos commerces ont diversifié leurs activités avec les cigarettes électroniques, les colis, le PMU, les jouets, divers produits. Nous ne sommes pas là pour faire l’apologie du tabac mais pour dénoncer les différences au niveau des taxes ». Ainsi, en Espagne, le paquet de cigarettes coûte 5,50 euros, soit sept euros de moins que celui vendu en France.

Les buralistes gardois veulent en fait une harmonisation européenne au niveau des taxes, une pose dans la hausse des prix et pointent du doigt certaines épiceries soupçonnées de vendre illégalement du tabac de contrebande (voir 7 février et 13 janvier).

Lors de l’opération escargot, les buralistes ont d’ailleurs prévu de passer et de klaxonner rues de Beaucaire et Vincent Faïta « là où il y a le plus de ces épiceries ». Les manifestants devraient s’arrêter à la préfecture. C’est là où une délégation sera reçue pour demander un moratoire fiscal.

9 Fév 2024 | Profession
 

Ce vendredi 9 février est parue au Journal Officiel la publication de l’arrêté du 7 février portant homologation des prix de vente au détail des tabacs manufacturés en France continentale qui seront en vigueur à partir du vendredi 1er mars.

Cette nomenclature des prix homologués est en ligne sur le portail de la Direction générale des Douanes et Droits indirects. Lien : prix 1er mars 2024

Il apparait en première lecture que ce sont des références BAT qui bougent à leur tour (voir 17 janvier 2024). La Lucky Strike (paquet de 20 cigarettes) passe de 11,50 à 12 euros. La Rothmans passe de 11,50 à 12 euros. La Vogue passe de 11,40 à 11, 90 euros.

Ces réajustements ne correspondent pas à une nouvelle évolution de la fiscalité par rapport à celle en vigueur depuis le 1er janvier.

7 Fév 2024 | International
 

Un paquet de cigarettes ne dépasse jamais les 6 euros au Grand-Duché, faisant du Luxembourg la destination privilégiée pour se ravitailler en cartouches depuis l’étranger. De France, en particulier.

L’année passée, les recettes d’accises liées au tabac ont dépassé le milliard d’euros, contre 870 millions en 2022 (+18 %), d’après les chiffres communiqués par le ministre des Finances. De quoi réveiller les remarques.

•• Sollicité par L’Essentiel, le ministère de la Santé continue de mettre en avant « la libre circulation des produits, pilier du marché intérieur ».  Lire la suite »

6 Fév 2024 | Profession
 

Via une question écrite déposée le 16 janvier, le député Thibault Bazin (Meurthe-et-Moselle, Les Républicains) a sollicité la nouvelle ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, sur les effets secondaires des nouvelles augmentations du prix du tabac prévues dans le PNLT.

Il souligne que tant que perdurera l’absence d’harmonisation du prix du tabac à l’échelle européenne, les régions frontalières continueront de souffrir d’une concurrence déloyale.

À titre d’exemple, de nombreux Lorrains vont s’approvisionner au Luxembourg, soit en voiture soit en train. « Certains bénéficiaires des minima sociaux profitent même des tarifs réduits prévus par la région ou des bons de réduction SNCF, distribués par les services sociaux afin d’aller acheter du tabac et de développer ensuite un marché parallèle » ajoute-t-il.

Il s’inquiète de ce que le Gouvernement compte faire pour prendre en compte la situation des régions frontalières et pour éviter le développement du marché parallèle.

5 Fév 2024 | Profession
 

Philippe Coy était en déplacement ce vendredi 2 février dans le Haut-Rhin, accompagné du député Frédéric Valletoux (Horizons, Seine-et-Marne) initiateur d’une proposition de loi visant à instituer des quotas de livraison en fonction de la consommation réelle (voir 14 novembre 2023).

Un rendez-vous hautement symbolique au lendemain d’une nouvelle hausse des prix du tabac et sur un territoire frappé par les achats frontaliers … Il s’en est expliqué dans L’Alsace.

•• Quel est le but de cette visite dans un bureau de tabac-presse à Ottmarsheim ?

Philippe Coy : Prendre le pouls de la profession et plaider pour un moratoire fiscal, la France étant le deuxième pays de l’Union européenne où le tabac est le plus cher après l’Irlande. La détresse est là. En quinze ans, 10 000 établissements ont fermé tandis que la dépendance tabacologique a peu baissé.  Lire la suite »