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20 Jan 2024 | Profession
 

Frédéric Rolland, le président des buralistes du Doubs et administrateur de la Confédération (mais aussi et avant tout patron dun bar-tabac-presse aux Fins, 8 kilomètres de la frontière Suisse) réagit face à laugmentation des prix du tabac en vigueur depuis ce 1er janvier, dans une longue interview à LEst Républicain. Extraits …

LEst Républicain : Le prix du tabac a augmenté en mai dernier et vous faites face à une nouvelle augmentation en ce début d’année. Quel est votre ressenti ?

Frédéric Roland : … Les buralistes, à force davoir des hausses comme ça, ne vendent plus de tabac. Tout ce quon a réussi à faire en faisant de grosses augmentations comme ça, cest faire empirer le marché parallèle. Jai, dans mon département du Doubs, des  collègues buralistes qui ne savent plus quoi faire. Ils ne vendent plus de tabac …  Lire la suite »

18 Jan 2024 | Profession
 

Le métier de buraliste a énormément changé en 20 ans face à la flambée des prix du tabac qui ont fait chuter les ventes. Les prix du tabac ont de nouveau augmenté à deux reprises ces 9 derniers mois, en mai puis ce 1er janvier (voir 31 décembre).

C’est ce que rappelle France Bleu Pays Basque qui revient sur ces buralistes « qui rebondissent ».

Beaucoup de commerçants ont fermé boutique et au Pays Basque, hors Soule, il n’y a plus que 88 bureaux de tabac contre le double il y a 20 ans.

Ceux qui résistent ont énormément diversifié leur activité pour devenir des « commerces d’utilité locale », comme aime à l’afficher Sylvie Larre, la patronne des « Cinq-Cantons » à Anglet. Entrée dans le métier, en tant que vendeuse, il y a 39 ans dans ce magasin qu’elle a repris et transformé depuis 20 ans, elle a vu le métier énormément évoluer.

L’activité tabac ne représente plus que 40 % de son chiffre d’affaires. Les 60% restants sont assurés par des produits variés allant des cigarettes électroniques, grinders et autres CBD aux jeux de la Française des Jeux, en passant par le relais colis, la presse, les livres, les bonbons ou encore les souvenirs.

Malgré tous ces changements, Sylvie garde le sourire et l’optimisme chevillé au corps. Sil fallait recommencer ? « Ah oui, je le referais ! »

17 Jan 2024 | Profession
 

L’arrêté du 8 janvier portant homologation des prix de vente au détail des produits du tabac – qui seront en vigueur le jeudi 1er février – est paru au Journal Officiel de ce mardi 16 janvier.

Cette nomenclature des prix homologués est en ligne sur le portail de la Direction générale des Douanes et Droits indirects. Lien : Liste prix 01-02-2024

Il apparait en première lecture que la plupart des références JTI et Seita voient leurs prix augmenter de 50 centimes le paquet. Chez BAT, certaines références Dunhill, Peter Stuyvesant et Vogue augmentent de 50 centimes.

Dans les cigares : augmentation des prix Coprova (ex : le Montecristo numéro 4 passe de 14,20 euros à 15,60 euros).

Cette nouvelle grille de prix au 1er février ne correspond pas à une nouvelle évolution de la fiscalité depuis le 1er janvier.

17 Jan 2024 | Profession
 

Depuis le 1er janvier, en moyenne, le paquet coûte 50 centimes de plus, dépassant les 12 euros (voir 31 décembre). Il a doublé en l’espace de dix ans annonce France Bleu Poitou.

« La hausse du prix du tabac ne fait pas forcément baisser la consommation » prévient Hervé Vindevogel, président de la fédération des buralistes de la Vienne, invité de la radio. La vente de cigarettes dans le réseau légal a baissé de 8% en un an, mais le marché de la contrebande se développe. « Une cigarette sur trois en France provient de ces marchés parallèles », précise-t-il. Lire la suite »

12 Jan 2024 | Profession
 

En 2023, il s’est écoulé moins de 1,5 milliard de paquets de cigarettes en France (via le réseau légal des buralistes). Un chiffre en baisse de plus de 8 % en volumes par rapport à 2022. Mais, le marché resterait plus ou moins stable en valeur, grâce à la hausse des prix du tabac. Décryptage des Échos (du 11 janvier).

Selon les chiffres publiés ce mercredi par les Douanes, les ventes de cigarettes ont continué de s’éroder sensiblement en 2023 (voir 11 janvier).

•• Ce tassement des ventes n’est pas nouveau. Il accélère cependant, après un ralentissement plus modéré autour de 2020-2021 (quand les confinements forçaient les fumeurs à faire leurs emplettes en bas de chez eux). Les ventes ont diminué de plus d’un quart en cinq ans : en 2018, il se vendait encore plus de 2 milliards de paquets.  Lire la suite »

10 Jan 2024 | Profession
 

Ce 9 janvier, Philippe Coy était l’invité de Patrick Roger lors de l’émission Le Grand Matin de Sud Radio. L’occasion de revenir sur les prix du tabac au 1er janvier (voir 31 décembre 2023 et 2 janvier 2024).

Patrick Roger : l’ancien ministre de la Santé avait annoncé que les prix du paquet de cigarettes allaient augmenter pour atteindre 12 euros en 2025. Or depuis ce 1er janvier, ce prix est déjà atteint … Pourquoi ?

Philippe Coy : effectivement, on retrouve des prix à 12,50 euros alors que le ministre de la Santé à l’époque avait annoncé l’objectif de 12 euros en 2025. En fait, chaque fabricant décide de ses prix et les mouvements marketing constatés ce 1er janvier correspondent à des hausses entre 50 centimes et 1 euro …Pour nous, buralistes, c’est insupportable et nous demandons d’urgence un moratoire sur les prix.  Lire la suite »

8 Jan 2024 | Profession
 

Rémi Ferrec, président de la fédération des buralistes des Pyrénées-Orientales, réagit depuis le comptoir de son établissement, à Prades, à la dernière hausse des prix du tabac (voir 31 décembre).

«Ça me rend malade. Nous, on bosse comme des chiens. On subit un phénomène de taxation aberrant. On vend des paquets à 12 euros où 80% du prix sont des taxes qui reviennent à l’État. Et, en face, des mecs sortent du sac à dos des paquets à 5 ou 6 euros. Et qu’est-ce que tu veux faire ? Parce que, en face, ce sont des organisations criminelles organisées. Vraiment, je le dis tout net, j’en ai gros sur la patate » déclare-t-il à L’Indépendant.

•• Pour lui, l’augmentation du prix du tabac en France intensifierait ces trafics parallèles. « À chaque hausse ça a été pareil : j’ai perdu des clients. Mais ils n’ont jamais arrêté de fumer pour autant. Tu les croises en ville la clope au bec et, parfois, ils viennent en catastrophe t’acheter un paquet parce que leur réseau habituel a eu un problème.  Lire la suite »

8 Jan 2024 | Profession
 

En Corse, depuis le 1er janvier 2024, à laugmentation nationale du prix du tabac (voir 31 décembre), s’ajoute celle de 50 centimes, au titre du rattrapage progressif des prix continentaux. De quoi inquiéter le président des buralistes de Corse, José Oliva, interviewé par France 3 Corse Via Stella.

•• En tant que président des buralistes de Corse, vous dénoncez une triple peine …

José Oliva : Depuis le 1er janvier 2024, nous avons pris 1,50 euro par paquet. Aujourd’hui, c’est la triple peine : la hausse nationale, le rattrapage Corse et, en plus, notre baisse de commissions. C’est énorme. Surtout lorsquen Sardaigne, à 12 kilomètres de la Corse, le paquet est à 6 euros, quand il est à 11,30 euros ici.  Lire la suite »

7 Jan 2024 | Profession
 

« C’est la hausse de trop : nous atteignons aujourd’hui le sommet de l’irraisonnable. L’année dernière, il y avait eu une hausse fiscale calée sur l’inflation. C’est le même mécanisme qui nous amène à ce mouvement de prix qui sont fixés par les industriels. Et c’est ce que nous dénonçons. Nous demandons un moratoire des prix. »

Philippe Coy, dans les médias, à propos de la hausse des prix du tabac au 1er janvier (voir 2 janvier)

7 Jan 2024 | Profession
 

C’est l’une des hausses de cette année 2024, celle des produits du tabac (voir 31 décembre 2023) … De quoi faire râler les fumeurs et inquiéter les buralistes. Dans le Loiret ils déplorent une perte de leurs ventes tabac, l’an passé, de l’ordre de 8 à 10 %, en volume, selon les établissements. Reportage sur France Bleu.

« Lutter contre le tabac pour des raisons de santé, nous sommes d’accord. Mais on a des ministres de la Santé qui sont en dehors de ce qu’on peut vivre, nous, tous les jours … » tempête Sandra Diniz (présidente de la fédération du Loiret et buraliste à Fleury-les-Aubrais).

•• « Quand les gens vont ailleurs, qu’ils achètent sur internet ou ailleurs en Europe leurs cigarettes, ils n’apportent plus de fiscalité en France, ils ne font plus travailler les commerçants français … On n’est pas très serein, on a l’impression que tout le monde nous lâche ».

Elle a fait ses comptes suite aux différentes hausses du tabac imposées par le Gouvernement, elle estime avoir perdu 10 % de ses ventes tabac l’an dernier. L’une de ses deux salariées va partir et elle n’est pas sûre de pouvoir la remplacer : « je travaillerai moi-même peut-être plus sachant que le magasin est ouvert du lundi au samedi, ou alors je fermerais davantage pour éviter d’avoir à embaucher, ou encore je réduirais ma propre rémunération … je vais attendre de voir comment les choses vont évoluer en 2024 ».

•• Ce ras-le-bol est partagé par ceux qui travaillent avec les buralistes, comme Julien Robert commercial pipier : « il faudrait que nos buralistes retrouvent de la clientèle car je le vois dans le Loiret … souvent ils sont l’unique commerce de proximité dans les villages. Ils sont importants, ils sont un vrai lien avec la population dans certains quartiers aussi ».

Le Loiret comptait plus de 300 bureaux de tabac il y a sept ans : on en dénombre 252 aujourd’hui.