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2 Jan 2024 | Profession
 

Dès la matinée de ce lundi 1er janvier, Philippe Coy est intervenu en direct dans les médias – RTL / Petit Matin, RMC / Appoline Matin « Parti Pris », Sud Radio – pour réagir sur les nouveaux prix du tabac de ce 1er janvier (voir 31 décembre et 1er janvier).

Extraits.

•• « C’est la hausse de trop ; nous atteignons aujourd’hui le sommet de l’irraisonnable. L’année dernière, il y avait eu une hausse fiscale calée sur l’inflation. C’est le même mécanisme qui nous amène à ce mouvement de prix qui sont fixés par les industriels. Et c’est ce que nous dénonçons. Nous demandons un moratoire des prix. 

•• « La France se retrouve encore avec le plus haut niveau de prix du tabac de l’Union européenne.

•• « Les objectifs de santé publique ne peuvent être atteints car nous sommes confrontés à la prédominance du marché parallèle. Je suis buraliste frontalier avec l’Espagne et nous connaissons depuis longtemps cet effet de balancier où nos consommateurs n’arrêtent pas de fumer mais vont chercher à la frontière des prix plus attractifs.

•• « Le marché parallèle du tabac, c’est entre 30 et 35 % de la consommation de tabac sur l’ensemble du territoire. Pour les buralistes, c’est un vrai préjudice. La preuve que cela existe : pendant la période Covid, nous avons vu nos ventes dans les zones frontalières progresser de 30 à 40 % parce que les consommateurs ne pouvaient plus passer la frontière. C’est pour cela que nous disons stop à la hausse des prix et réclamons en urgence un moratoire pour les années à venir.

•• « Le marché parallèle s’est, de plus, modifié avec la montée en puissance, ces dernières années, de la contrefaçon de cigarettes. La preuve ? Le démantèlement, ce mois de décembre par la police, d’une nouvelle mini-usine clandestine de fabrication de cigarettes dans la zone de Toulouse (voir 20 et 22 décembre 2023). D’ailleurs, il y a une mutation avec l’arrivée dans le trafic de tabac d’individus qui faisaient des stups auparavant.

•• « Dans le dernier Plan national de Lutte contre le Tabac, le ministre de la Santé avait annoncé de nouvelles hausses de prix du tabac. Nous disons, nous buralistes, que c’est inconcevable tant pour nous-mêmes que les consommateurs. Ce type de hausse ne génère que des trafics.

•• « Nous demandons une politique de santé publique responsable, fondamentalement basée sur la sensibilisation des jeunes et plus de pédagogie. Nous sommes pour une politique cohérente de santé publique, pas pour des mesures qui n’ont qu’un effet : développer les trafics. »