Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
5 Déc 2025 | Trafic
 

C’est au fil des passages répétés de la gendarmerie, dans le cadre de leurs patrouilles habituelles de proximité, que les forces de l’ordre remarquent une activité étrange au sein d’un immeuble du centre-ville de Charleval, dans la vallée de l’Andelle (près de Lyons-la-Forêt) dans l’Eure, selon l’Impartial dont nous reprenons l’information.

Les nombreuses allées et venues incitent les gendarmes à vérifier l’identité de l’occupant du logement. Ce dernier est déjà connu pour des faits de délinquance. La brigade de Fleury-sur-Andelle, soutenue par les enquêteurs de la brigade de recherches des Andelys et la cellule départementale d’observation et de surveillance d’Évreux, resserre la surveillance sur l’immeuble en question…

Avec l’appui de la cellule départementale d’observation et de surveillance d’Évreux et des enquêteurs de la brigade de recherches des Andelys, les gendarmes fleurysiens ont placé sous surveillance le bâtiment. Rapidement, ils constatent que l’appartement est un point de deal pour la revente de stupéfiants et de tabac de contrebande.

Le 17 novembre, la compagnie de gendarmerie des Andelys lance une vaste opération d’interpellations. Avec le renfort des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie des Andelys, de Louviers et de Bernay, ainsi que les équipes cynophiles du groupement d’Évreux, les forces de l’ordre procèdent à l’interpellation de cinq membres du réseau puis à l’audition d’une dizaine de clients.

Avec une saisie probante à la clé (voir photo).

3 Déc 2025 | Trafic
 

Un trafic de cigarettes et de cannabis vient d’être mis au jour en Lozère. C’est une enquête menée par la police judiciaire de Mende depuis plusieurs mois qui a permis d’arrêter quatre personnes, selon Radio Totem.

Les enquêteurs étaient sur la piste depuis le mois de juin.
Et ce 29 novembre, ils ont procédé à l’arrestation à Mende de trois hommes et une femme qui revenaient d’Espagne.

Et la prise est plutôt bonne puisque le coffre contenait 1 600 cigarettes et presque 3 kilos de tabac à rouler. Aucun produit stupéfiant n’a été trouvé dans le véhicule, mais la police a procédé à des perquisitions aux domiciles des mis en cause.
Et là, 200 grammes d’herbe de cannabis et 100 grammes de résine ont été découverts.

Les trois hommes sont âgés d’une vingtaine d’années et la femme est dans la cinquantaine. Ils ont été placés en garde à vue et ont reconnu aller en Espagne pour acheter puis revendre des cigarettes et du tabac. Seuls deux hommes ont aussi reconnu le trafic de stupéfiants.
Ils sont convoqués au tribunal de Mende en janvier prochain.

1 Déc 2025 | Trafic
 

On sait que la gare de Melun (Seine-et-Marne) est un centre particulièrement actif de vente à la sauvette de cigarettes. La police nationale y intervient régulièrement (voir les 27 novembre et 22 mars 2023).

Y a-t-il un rapport avec les prochaines élections municipales ? En tout cas, le maire, Kader Mebarek, a « décidé de frapper un grand coup » en engageant la police municipale dans cette lutte.

Du mardi 18 au jeudi 20 novembre, une dizaine de policiers municipaux ont systématiquement fouillé les buissons, les pots de fleurs et le mobilier urbain autour de la gare.

La récolte : 377 paquets de Marlboro et 449 sachets de Prégalbine (ce médicament à usage « festif »).

« On va intensifier ce type d’opérations à la gare dans les prochaines semaines », assure la police municipale de Melun.

27 Nov 2025 | Trafic
 

Ils ont comparu devant le tribunal du Mans, ce 21 novembre : trois détenus qui se connaissaient bien. Le deuxième est le beau-frère du premier, qui est le meilleur ami du troisième.

L’un est chauffeur-livreur en arrêt maladie. L’autre vend des voitures d’occasion. Le troisième est boucher en arrêt maladie…

Ce qui leur est reproché ? Pendant près de deux ans… ils ont amené, stocké et écoulé — sur tout le département de la Sarthe — des stupéfiants, des cigarettes ainsi que du tabac à rouler et des parfums de contrebande.
Une intervention musclée du PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) a mis fin à ce trafic tentaculaire, au long cours et à bas bruit.

Une avocate de la défense a invoqué, devant le tribunal, « un petit trafic familial de garage » pour « du dépannage ».

Les trois suspects sont sortis de cette audition sous contrôle judiciaire (la Procureure de la République avait demandé le maintien en détention). Le procès est annoncé pour le 14 janvier prochain.

24 Nov 2025 | Récents, Trafic
 

« Narco-trafic et trafic de tabac, même combat » avons-nous publié hier (voir le 23 novembre)… et s’il fallait quelques preuves, en voici.
Elles sont au nombre de 7.
Elles sont particulièrement significatives.

/ Ce 21 novembre, deux hommes passent au tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime).
Pendant deux ans, ils ont approvisionné Saintes et ses environs en stups et tabac de contrebande par l’intermédiaire de Snapchat.
Lors d’une perquisition dans un box leur servant de réserve, les policiers ont retrouvé un stock de cannabis, de cocaïne et 1 700 cartouches de cigarettes de contrefaçon.

/ Ce 7 novembre, interpellation de cinq personnes à Angers (Maine-et-Loire).
Ils trafiquaient à partir de la plateforme Telegram.
Résultat de la perquisition : 24 kilos de cannabis, 1,3 kilo de drogues de synthèse, 231 cartouches de cigarettes et 11,5 kilos de tabac à rouler.

/ Ce 5 novembre, interpellation de quatre individus dans l’Aube, des « petits dealers » avec un stock de 87 grammes de cannabis, 4 grammes de résine de cannabis. Mais aussi l’habitude de 4 voyages par mois pour s’approvisionner en tabac au Luxembourg : 64 pots de tabac retrouvés lors de la perquisition.

/ Ce 4 novembre, interpellation de neuf suspects à Barcarès (Pyrénées-Orientales) : ils disposaient de stupéfiants, de tabac de contrebande et d’armes cachés dans une épicerie placée sous leur contrôle.

/ On apprend le 13 août que la police venait de démanteler un vaste trafic stups-armes-motos-tabac de contrebande sur la zone Trouville-Deauville de la côte normande. Le principal suspect a écopé de 4 ans de prison (voir le 13 août).

/ Le 31 mars, les gendarmes du Finistère démantèlent un réseau (voir 6 avril). Avec la saisie de 660 grammes de cocaïne, 1,6 kilo de cannabis, 162 paquets de cigarettes. Voir photo.

/ Le 11 mars, démantèlement effectif d’un « point de deal » de stups du centre de Clermont-Ferrand. Avec saisie de 5 kilos de cannabis, 11 kilos de résine de cannabis, 1,8 kilo de cocaïne… et 70 cartouches de cigarettes de contrebande (voir 16 mars).

 

23 Nov 2025 | Trafic
 

Ces derniers jours, le phénomène criminel du narco-trafic s’est hissé à la une des médias et se trouve au cœur des conversations quotidiennes : 6 200 manifestants à Marseille.
Les politiques y trouvent l’opportunité d’une « union nationale » salutaire mais artificielle et frappée apparemment d’impuissance.

On regrettera simplement que peu de liens soient établis, dans les médias, avec un autre phénomène que nous évoquons ici-même : le trafic de tabac.

Il s’agit pourtant d’une vérité établie, documentée, comme nous le montrons régulièrement ici-même (voir ci-dessous, 17 novembre et 10 novembre).

Les narco-trafiquants se sont diversifiés dernièrement dans le tabac.
Les mêmes réseaux, les mêmes méthodes, la même prégnance dans la vie des quartiers.

23 Nov 2025 | Trafic
 

Deux hommes ont été jugés ce 21 novembre au tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime) pour trafic de stupéfiants et contrefaçons de cigarettes. Ils vendaient leur marchandise dans la région, en passant par les réseaux sociaux.

Deux hommes ont été jugés en comparution immédiate ce 21 novembre au tribunal correctionnel de Saintes, soupçonnés d’être à l’origine d’un vaste trafic de stupéfiants et de contrefaçons de cigarettes. Les investigations ont permis de retrouver 1 700 cartouches de cigarettes contrefaites, de la cocaïne et du cannabis dans un box de Chaniers, commune proche de Saintes.

La marque Philip Morris s’est portée partie civile dans le dossier.

Le montant de la marchandise retrouvée dans le box est estimé à 150 000 euros pour les cigarettes, et 85 000 euros pour la drogue.

« Ils auraient vendu 10 000 cartouches à Saintes et alentours, en deux ans via les réseaux sociaux » estime Daniel Bruquel, expert et chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France.

« Il est urgent que l’État prenne la mesure de ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux en termes de trafic ».

Lui pointe particulièrement le réseau social Snapchat : « ça fait à peu près deux ans que ça s’est largement développé, avec un impact beaucoup plus étendu qu’un point de deal physique ».

Deux et trois ans de prison, notamment, ont été requis par le Procureur contre les trafiquants. On ne connaît pas encore la décision du tribunal.

 

17 Nov 2025 | Trafic
 

Ce 10 novembre, quatre personnes ont été poursuivies en comparution immédiate à Angers dans le Maine-et-Loire. Ils étaient soupçonnés de trafic de stupéfiants… et, bien sûr, de tabac.

Nous transcrivons le sujet de Céline Dupeyrat sur France 3 Pays de Loire.

Courant juillet 2025, les gendarmes ont ouvert une enquête après avoir recueilli des éléments impliquant deux jeunes hommes de la région angevine. L’un d’eux avait occasionné un accident de la circulation alors qu’il conduisait sans permis de conduire et sous l’emprise de stupéfiants.

« Les investigations se sont accélérées le 7 novembre dernier avec l’interpellation, au total, de cinq personnes et des saisies de plus de 24 kilos de cannabis, d’1,3 kilo de drogues de synthèse (cristal meth et ecstasy), de 331 cartouches de cigarettes et de 11,5 kilos de tabac de contrebande », indique Éric Bouillard, le procureur de la République d’Angers.

Les produits stupéfiants saisis représentent à la revente une somme d’environ 300 000 euros tandis que les cigarettes pouvaient rapporter un bénéfice à la revente de près de 50 000 euros.

Les enquêteurs ont en outre saisi plus de 28 000 euros en espèces, trois véhicules et de nombreux matériels informatiques utilisés pour opérer un trafic à partir de la plateforme Telegram.

L’un des individus en cause, âgé de 20 ans, a été jugé en Reconnaissance en Comparution sur Reconnaissance préalable de Culpabilité sur déferrement pour la contrebande de cigarettes et de tabac et a accepté une peine de 10 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire et une amende de 3 000 euros.

Tous ont reconnu leur participation à ce trafic qui permettait de diffuser largement sur le département.

À l’audience de ce jour, le dossier a été renvoyé et sera examiné le 9 janvier 2026 par le tribunal correctionnel d’Angers. « Dans cette attente, les prévenus ont été placés en détention provisoire », précise Éric Bouillard.

10 Nov 2025 | Trafic
 

Saisie Aube stups et tabac du Luxembourg

Le 5 novembre, une opération judiciaire de la gendarmerie a conduit à l’interpellation de quatre suspects dans une importante affaire de stupéfiants.

Une affaire qui remonte à mars dernier, alors qu’une enquête menée par le Groupe de lutte contre les stupéfiants (GLS 10) et la Cellule départementale d’observation et de surveillance (CDOS 10) avait permis de mettre au jour un trafic dans le secteur de Romilly-sur-Seine, selon L’Est Éclair.
Et ce 5 novembre, les perquisitions effectuées ont amené à la découverte d’un stock de produits illicites : 87 grammes d’herbe de cannabis et 4 grammes de résine de cannabis, ainsi que 690 euros en argent liquide.

Cette opération a également révélé que l’une des personnes se livrait à la contrebande de tabac, avec chaque mois trois ou quatre voyages pour s’approvisionner au Luxembourg ; le tabac était ensuite revendu localement.

À son domicile, les gendarmes ont saisi 64 pots de 100 grammes de tabac Winston, une machine Powermatic pour tuber le tabac, 164 cigarettes artisanales et 906 briquets.

Les quatre individus seront prochainement convoqués devant le tribunal de Troyes.

(Voir aussi les 14 novembre et 22 mai 2024.)

17 Oct 2025 | Institutions
 

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur (voir le 16 octobre).
C’est ainsi que débute un article de Newsweed que nous reprenons.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Une « harmonisation fiscale » selon Bercy

Le Gouvernement présente cette réforme comme une simple harmonisation fiscale. L’article en question modifie le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) afin d’y inclure les produits « susceptibles d’être fumés, même sans tabac ni nicotine ».

Concrètement, cela signifie que les fleurs et dérivés de CBD à fumer (pré-rolls, mix, extraits combustibles) seraient désormais soumis à une taxe spécifique, comparable à celle appliquée aux cigarettes ou au tabac à rouler.

Selon les documents budgétaires, cette mesure vise à « garantir la neutralité fiscale entre les différents produits à fumer » et à « assurer une meilleure traçabilité douanière ». Le ministère de l’Économie et des Finances, via la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI), serait chargé de contrôler cette nouvelle catégorie de produits.

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Un taux de taxation encore flou

Le texte fixe le montant de la future accise sur le CBD fumable à 25,7 %, en plus d’une assiette fixe de 18 euros par kilo. Cette perspective inquiète fortement les acteurs du secteur, qui craignent de voir disparaître la compétitivité du CBD face au marché noir ou aux commerçants étrangers.

Au-delà de la fiscalité, cette mesure entraînerait un changement de statut administratif du CBD fumable. En intégrant ces produits au régime des accises, le Gouvernement les assimilerait de fait à des produits du tabac, avec toutes les obligations qui en découlent :

  • entreposage sous douane ;
  • banderoles fiscales ;
  • autorisations de distribution ;
  • et contrôle des circuits de vente.

Vente en ligne et vente au détail : un marché sous contrôle des buralistes

C’est sans doute la conséquence la plus lourde de cette réforme : la vente de CBD à fumer serait désormais réservée aux buralistes et à d’éventuels commerçants agréés par les Douanes. Les boutiques spécialisées dans le CBD, qui constituent aujourd’hui l’essentiel du réseau de distribution, ne pourraient plus vendre de fleurs ou dérivés destinés à la combustion.

Autrement dit, seuls les débits de tabac conserveraient le droit de commercialiser ces produits, sous réserve de conformité aux normes douanières. Les magasins indépendants devraient se limiter aux huiles, infusions, gélules ou cosmétiques, non concernés par cette fiscalité.

Pour la vente en ligne, la situation serait encore plus stricte. Comme pour le tabac, la vente à distance de produits soumis à accise est interdite en France. Si les fleurs CBD intègrent ce régime, toute vente sur Internet – y compris via des sites français agréés – deviendrait illégale.
Les plateformes e-commerce, aujourd’hui au cœur du marché, seraient donc exclues du segment du CBD à fumer.

Ces restrictions représenteraient un coup d’arrêt brutal pour de nombreux entrepreneurs qui ont investi dans la distribution numérique ou physique depuis 2020.

Certains syndicats professionnels, comme l’Union des professionnels du CBD (UPCBD), demandent d’ailleurs un régime transitoire ou un statut spécifique, afin d’éviter une « captation du marché » par le seul réseau des buralistes.

Une mesure contestée dans la filière

Du côté des professionnels, la réaction est unanime : le texte favorise le monopole du tabac au détriment d’un secteur émergent qui a su créer de l’emploi et structurer une offre légale. Les producteurs français, qui ont investi dans des variétés à faible teneur en THC et dans la traçabilité, redoutent d’être privés de leurs débouchés directs et de devoir passer par des intermédiaires agréés.

Plusieurs juristes soulignent aussi une contradiction avec le droit européen : le CBD, reconnu comme non stupéfiant par la Cour de justice de l’Union européenne, ne devrait pas être assimilé à un produit du tabac, surtout en l’absence de nicotine. Une telle classification pourrait donc être contestée juridiquement, voire jugée disproportionnée au regard des objectifs de santé publique.

En attendant les décrets d’application, la mesure crée une incertitude majeure pour la filière du chanvre bien-être. Si elle était adoptée en l’état, le marché du CBD fumable serait quasiment nationalisé, concentré entre les mains des buralistes, tandis que les acteurs historiques du secteur devraient se réinventer ou se tourner vers l’export.

Ce projet de taxation du CBD comme le tabac pose donc une question plus large : la France veut-elle encadrer le CBD ou l’étouffer ?