Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

La nouvelle loi espagnole « anti-tabac et nouveaux produits » suit toujours son long processus d’élaboration (voir 11 septembre 2025). Il s’agit notamment de rapprocher le cadre réglementaire pour les produits du vapotage de celui existant pour le tabac.

Mais un point nouveau vient d’être divulgué, par divers sites d’information, sur la responsabilité des parents de jeunes mineurs qui fument ou qui vapotent.

Le principe : faire retomber la responsabilité économique sur les parents ou les tuteurs de ces jeunes mineurs. Ils sont considérés comme « responsables subsidiaires ».

Ils seront donc appelés à régler les amendes de leurs progénitures surprises en train de fumer ou de vapoter. Celles-ci iraient de 100 à 600 euros, ce dernier montant en cas de multi-récidives.

C’est ce que dirait le projet de loi.
À suivre.

13 Jan 2026 | International, Vapotage
 

4 colored puffs

Après plusieurs autres cantons romands, Neuchâtel veut à son tour interdire la vente des cigarettes électroniques jetables (puffs). Les députés ont adopté une motion en ce sens.
Le texte a été approuvé par 70 oui, 27 non et 3 abstentions.

Des députés s’y sont opposés, en expliquant que la législation neuchâteloise ferait doublon, vu que la question est en cours de règlement au niveau fédéral où une interdiction de la cigarette électronique jetable a aussi été adoptée (voir 6 juin 2025).

« Sur le plan environnemental, les puffs sont un véritable fléau », peut-on lire dans le texte. Elles contiennent des batteries au lithium, difficiles à recycler, ainsi que d’importantes quantités de plastique.

Le Valais a déjà interdit la vente des puffs. Cette mesure y est entrée en vigueur le 1er novembre.

À Genève, l’interdiction de la vente des puffs, votée par le Grand Conseil en août dernier, va être appliquée et contrôlée par les autorités. La justice a rejeté l’effet suspensif qui avait été demandé par des recourants.

Jura et Berne sont aussi favorables à une interdiction.

10 Jan 2026 | International, Vapotage
 

C’est même un peu plus de 22 % des boutiques de vapotage qui vendent aux mineurs de moins de 18 ans selon une enquête du Health Service Executive (HSE) réalisée par le Health Service Executive (HSE).

Soit 51 vape shops surpris en infraction sur 224 visites au total.
En 2024, 40 points de vente avaient été recensés pour non-respect de la réglementation.

Les sanctions qui pourraient tomber sont sévères : jusqu’à 4 000 euros d’amendes et 6 mois de prison.
Elles n’auraient pas été encore prononcées.

Ce que l’on sait c’est que plusieurs dizaines d’autres commerces (des épiceries) ont été déjà obligés de fermer par les autorités.

9 Jan 2026 | Trafic, Vapotage
 

Nous avons déjà alerté nos lecteurs sur le déferlement des cigarettes électroniques jetables / puffs – officiellement interdites depuis pratiquement un an (voir 14 février 2025) – et d’autres produits non conformes sur le territoire et dans un tas de points de vente de La Réunion (voir 13 décembre et 1er septembre 2025).

Les professionnels ont, dès lors, multiplié les alertes tant auprès des autorités que de la population.
Et les médias locaux ont commencé à mettre le sujet en exergue. France-Info a notamment réalisé un reportage hallucinant sur le sujet : « dans la rue ou sur les réseaux sociaux, il ne faut pas attendre longtemps pour en retrouver… »

Rien d’étonnant que la sénatrice LR de La Réunion, Viviane Malet, se mobilise en déposant une question écrite sur le sujet à la ministre de la Santé pour que celle-ci agisse conformément à la loi.

Elle évoque – dans les motifs de sa question – des produits avec des avertissements sanitaires absents ou alors avec des mentions douteuses (« TPD compilant « ) et sans notices sur les conditions d’utilisation.

Effectivement, on peut se demander qui est derrière ce genre de produits…

31 Déc 2025 | L'Info
 

Marché parallèle du tabac : Vaines querelles devant des chiffres qui vont de mal en pis

49,4 % de marché parallèle du tabac en 2024 (part de la consommation de tabac qui ne vient pas de chez les buralistes) d’après le rapport KPMG, commandité par Philip Morris International ;
38 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude EY Parthenon, commanditée par plusieurs fabricants de tabac ;
19,2 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude financée sur fonds publics (Mildeca et Douanes / rapport Tafe)…

Peu importe les différences et les polémiques sur les chiffres, la vérité est que le phénomène s’avère de plus en plus important. De plus en plus visible. Il s’aggrave. Et les synergies avec le narcotrafic crèvent les yeux.
Désormais, de grands et petits réseaux mafieux – structurant les trafics et blanchissant leurs mégaprofites dans des commerces de proximité – s’organisent autour de cette activité.
Sans que les politiques, à quelques exceptions près, ne s’en émeuvent.
Le sujet est devenu d’une banalité affligeante, consternante.


Prix du tabac : un niveau toujours anormalement haut

Il n’y a pas de nouvelle « trajectoire fiscale » dans ce qu’il reste du budget de l’État mais les prix du tabac continuent d’augmenter d’une année sur l’autre.

Comment croire que la mécanique infernale conduisant à l’extension du marché parallèle puisse s’arrêter prochainement ?

À l’exception de la Belgique, l’offre tabac des pays voisins de la France se situe toujours à des prix justifiant les achats frontaliers. Et l’actualité, rapportée quotidiennement ici-même sur Le Monde du Tabac, montre bien comment les réseaux de vente illégale (en ligne, dans la rue, dans les épiceries) prolifèrent.


Interdiction des puffs et explosion d’un nouveau marché parallèle

Madame Vautrin a décroché sa « mesure anti-tabac bien à elle » avec l’interdiction des puffs en février.

Ces cigarettes électroniques jetables, pratiques pour aider les fumeurs à décrocher du tabagisme, mais dont le marketing a été dévoyé par certains metteurs sur le marché peu scrupuleux.

Lesquels écoulent maintenant les puffs, en pagaille, dans des épiceries ou en ligne.


Interdiction brouillonne des sachets de nicotine

Alors que la plupart des pays européens cherchent à encadrer et réglementer ce nouveau mode de consommation de la nicotine, cela aura été la dernière mesure de feu le gouvernement Bayrou, début septembre : une prohibition sans appel.

Depuis, le Conseil d’État a suspendu la décision. À suivre.


Extension des zones non-fumeurs

Les plages et d’autres lieux publics passent en zones non-fumeurs par le biais d’un décret pris en catastrophe juste avant les vacances.

Les terrasses échappent à la mesure qui, par ailleurs, ne concerne pas le vapotage.


Prévalence tabagique qui bouge

On apprend en octobre que la prévalence tabagique a baissé en France : de 31,3 % de « fumeurs quotidiens et occasionnels » en 2023… à 25 % en 2024.

Les interdictions mentionnées plus haut n’y étant pour strictement rien.

Le ministère de la Santé se félicite discrètement de ce résultat mais ne s’aventure pas à donner l’une de ses principales explications : le recours au vapotage chez de nombreux fumeurs voulant arrêter.


Buralistes à la peine

Ventes tabac et presse en baisse constante ; ventes additionnelles en réduction ; conjoncture morose : les buralistes serrent les dents.

Et beaucoup de travail pour la nouvelle équipe à la tête de la Confédération depuis octobre dernier. L’année qui arrive sera décisive.

28 Déc 2025 | Pression normative
 

Depuis le 1er juillet 2025, l’interdiction de fumer s’est élargie à de nouveaux lieux publics, dont les domaines skiables. En pleine période de vacances de Noël, cette nouvelle règle est plutôt bien acceptée par les skieurs, fumeurs ou non, comme à Chamrousse, en Isère (voir les 3 décembre et 27 novembre).
Et ce changement semble plutôt bien accueilli par les skieurs rencontrés par RMC, ce 26 décembre. Direction Chamrousse, station iséroise à quelques kilomètres de Grenoble, perchée à 1 700 mètres d’altitude.

En ce mardi de décembre, un grand soleil fait le bonheur des skieurs. Fumeurs ou non, ils voient souvent d’un bon œil cette nouvelle interdiction.

« C’est quelque chose de plutôt bien, notamment sur les télésièges ou pendant une descente en ski, je ne vois pas vraiment l’utilité de fumer sa cigarette », réagit Nicolas, étudiant.
« Pour les pistes, pour l’écologie, et au moins on garde les pistes propres. Donc je trouve ça vraiment important et je trouve que c’est une bonne décision d’avoir fait ça », poursuit Léa, étudiante. Lire la suite »

26 Déc 2025 | Pression normative
 

Le Conseil d’État a déclaré illégal l’article 76 de la loi tabac votée le 29 août à Tahiti. Un texte qui venait interdire purement et simplement l’importation puis la vente de produits du vapotage entre 2026 et 2027 (voir 13 septembre 2025).
La loi peut tout de même être promulguée en ce qui concerne l’interdiction des puffs et de la vente aux mineurs.
Nous reprenons l’information des Nouvelles Calédoniennes du 24 décembre.

C’était un des coups de théâtre

d’une session extraordinaire marathon qui avait eu lieu, fin août. Alors que le gouvernement défendait, dans sa « loi Tabac 2 », un resserrement du cadre réglementaire des produits du vapotage, entre autres pour limiter leur succès auprès des jeunes, la sénatrice Lana Tetuanui avait proposé une interdiction pure et simple de l’importation et la vente au fenua de ces e-cigarettes, des liquides et autres produits qui y sont associés.

À suivre

23 Déc 2025 | Pression normative, Récents
 

Ce lundi 22 décembre, le Conseil d’État a annoncé la suspension d’un décret gouvernemental qui devait aboutir à l’interdiction de vente et de fabrication de sachets de nicotine à partir d’avril 2026 (voir le 6 septembre).
« L’exécution du décret (…) est suspendue en tant qu’il interdit la fabrication, la production et l’exportation des produits à usage oral contenant de la nicotine », écrit le Conseil.
Nous reprenons l’essentiel de la communication de l’AFP.

Ce décret, pris par le gouvernement début septembre dernier, avait pour objectif de bannir les sachets, billes et gommes de nicotine, aussi appelées « pouches ».

Son entrée en vigueur était prévue pour le 1er avril 2026.

Mais une entreprise avait saisi le Conseil d’État pour annuler ce décret,

qui interdit non seulement la vente des sachets de nicotine, mais aussi leur fabrication en France et leur exportation. Le groupe, qui fabrique des produits à base de nicotine, attaquait à la fois le décret sur le fond, estimant qu’il enfreint les règles de libre-échange en vigueur dans l’Union européenne, et sur son calendrier (…).

Le Conseil d’État, qui ne se prononce pas pour l’heure sur le fond, lui donne raison sur le second plan,

estimant qu’il aurait fallu donner jusqu’à fin juin à l’entreprise pour délocaliser sa production. La décision, prise en référé, suspend donc l’application du décret dans son ensemble ; le Conseil d’État assure qu’il se prononcera sur le fond du dossier d’ici à juin 2026.

Interrogé par l’AFP, le ministère de la Santé a indiqué qu’il « prend acte de la suspension partielle et attend l’avis du CE au fond ».

« Quoi qu’il arrive, cette décision ne remet pour l’instant pas en cause l’interdiction de commercialisation/détention pour le moment », ajoute la déclaration écrite du ministère.

De son côté, Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, a estimé que « c’est une bonne chose que le Conseil d’État prenne le temps d’étudier le sachet de nicotine avec méthode et sous un angle scientifique à l’inverse du gouvernement, qui a fait le choix d’une décision irréfléchie et précipitée ».

13 Déc 2025 | Vapotage
 

Nous avons déjà alerté, ici-même, de l’arrivée massive de cigarettes électroniques non conformes sur l’île de la Réunion.

Les professionnels de la vente de produits du tabac et du vapotage tentent de mobiliser les autorités sur ce phénomène depuis 6 mois (voir 25 juin et 1er septembre).

Il s’agit de puffs (interdites) ou d’autres produits ne respectant pas la réglementation et dont le marketing est clairement conçu pour les jeunes… particulièrement les mineurs.

Dernier exemple : le marketing genre « fête de fin d’année » et strictement non réglementaire qui accompagne la commercialisation de produits, tels celui de notre illustration.

Comme s’il s’agissait de décrédibiliser la démarche responsable de tout un secteur professionnel… à la Réunion ou ailleurs.

12 Déc 2025 | International, Vapotage
 

Nous l’avions annoncé ici-même, en exclusivité (voir le 29 novembre)…

Le Parlement mexicain a adopté, ce 10 décembre, une loi criminalisant la vente de cigarettes électroniques et de produits assimilés, avec des peines pouvant aller jusqu’à 8 ans de prison.

Le parti Morena de la présidente Claudia Sheinbaum a dit vouloir protéger la santé des jeunes et combler des lacunes juridiques qui ont permis de promouvoir ces produits comme étant sans danger pour la santé.

Nous reprenons des extraits du communiqué AFP sur le sujet.

Avec cette réforme, « les cigarettes électroniques et autres systèmes ou dispositifs analogues » sont interdits, a déclaré la présidente du Sénat, Laura Itzel Castillo. Le nombre d’utilisateurs de ces appareils a été estimé par une enquête officielle réalisée en 2023 à 2,1 millions de personnes sur quelque 132 millions d’habitants.

Plusieurs pays, notamment en Amérique latine, ont interdit la vente de cigarettes électroniques, mais rares sont ceux qui, comme le Mexique, ont instauré des peines de prison. Des élus de l’opposition ont jugé la loi « ambiguë » et dit craindre des abus de la part des autorités.

Adoptée par les deux chambres du Parlement, la loi sera applicable après promulgation formelle par Mme Sheinbaum.