Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
3 Oct 2017 | Trafic
 

Selon Liberation.fr de ce jour, la manifestation des buralistes de demain (voir Lmdt du 2 octobre) ne contesterait pas « directement la hausse prévue du prix des cigarettes mais l’absence de lutte effective contre le marché parallèle ».

Histoire pour le signataire de l’article, Renaud Lecadre, de revenir sur la traçabilité du tabac définie dans le Protocole d’Accord de l’OMS (voir Lmdt du 27 septembre).

Selon lui, les buralistes en voudraient particulièrement au gouvernement français pointant un double discours au sommet de l’État macronien. « Qui faut-il croire ? Emmanuel Macron, Édouard Philippe ou Gérald Darmanin ? » relève Bernard Gasq, président de la Fédération Ile-de-France/Oise/Seine-Maritime (et organisateur de l’opération « escargots » en prélude à la manifestation / voir Lmdt du 25 septembre). Lire la suite »

27 Sep 2017 | Profession
 

Rapide et polie, la réponse du ministre de l’Action et des Comptes publics à la question du sénateur LR Daniel Laurent sur la situation des buralistes en prévision du paquet à 10 euros (voir Lmdt du 28 août).

Après un rappel comptable des actions de la Douane (« 13 706 constatations et saisie de 440 tonnes de tabac » en 2016), Gérald Darmanin assure que « cette performance est le résultat d’une stratégie globale sur la qualité des dispositifs de renseignement, un fort investissement opérationnel qui se traduit par une augmentation des quantités appréhendées et une coopération internationale accrue. »

•• « Nous serons aidés en cela par une meilleure traçabilité sur les produits avec une norme européenne. Nous allons également mobiliser nos partenaires européens afin de les convaincre de la nécessité de faire converger nos fiscalités » (ndlr : le problème « majeur » d’Angela Merkel aux lendemains des élections est cependant à prendre en considération, malgré le ton volontariste du discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne sur l’Europe de ce 26 septembre).

•• « La nouvelle politique gouvernementale visant à augmenter la fiscalité du tabac, pour porter le paquet de cigarettes à 10 euros, doit permettre une réduction de la consommation tout en maintenant les recettes fiscales qui sont essentielles à nos politiques de santé publique » (sic).

•• Quant à la situation des buralistes, Gérald Darmanin renvoie au protocole d’Accord, signé le 18 novembre 2016, « qui couvre la période 2017-2021 et a pour objectif de contribuer au soutien et à l’évolution de l’activité des buralistes » (voir Lmdt du 15 novembre 2016).

26 Sep 2017 | Profession
 

Elle ne parle plus d’augmentation « progressive » mais « massive ».

« Cette augmentation massive a pour but de faire réaliser au Français que (le tabac) ça suffit. Il faut arrêter. »  

En comparution face à Jean-Jacques Bourdin, sur RMC/ BFM ce matin, la ministre de la Santé n’a eu droit qu’à une question sur le tabac. Sur la traçabilité du tabac, plus précisément. Thème cher à l’animateur radiophonique (voir Lmdt du 18 septembre).

Elle lui a répondu, en substance, qu’elle y travaillait d’arrache-pied avec les partenaires européens (tout comme sur l’harmonisation des fiscalités). Mais en laissant entendre qu’elle souhaitait aller plus loin.

24 Sep 2017 | Trafic
 

Où l’on reparle de traçabilité … Dans son édition du 21 septembre (en ligne mais non distribuée dans les points de vente pour cause de grève), Libération estime, sous la plume de Renaud Lecadre, que « rien ne bouge sur le pistage des cigarettes ».

L’essentiel d’un article qui devrait être suivi de quelques autres. Avec, forcément, une présentation simplifiée d’un sujet complexe. Mais l’on remarque aussi que l’hypothèse d’un fort développement du marché parallèle, avec le paquet à 10 euros, commence à être prise au sérieux par des médias s’intéressant peu au sujet jusqu’à maintenant.

•• « Chose promise, chose due : le prix du paquet de cigarettes va donc passer de 7 à 10 euros d’ici à 2020 (…)

« L’intention est louable, impeccable du point de vue sanitaire. Comme le souligne le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), interrogé par Libération, une hausse de 10 % des prix du tabac entraîne une baisse de 4 % de la consommation dans les pays à hauts revenus, de 5 % dans les pays à faible ou moyens revenus.

•• « L’équation est un peu moins simple au plan budgétaire. On le sait, le tabac rapporte annuellement 15 milliards d’euros à l’État ; mais le marché parallèle, alimenté par les pays frontaliers à faible fiscalité sur le tabac (Belgique, Andorre …) induit un manque à gagner de 3 milliards par an. Lire la suite »

18 Sep 2017 | Trafic
 

Dialogue frisant le surréalisme, ce matin sur BFM/RMC, entre Jean-Jacques Bourdin et son invité Gérald Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics) quand le sujet tabac est abordé … sans que la moindre mention ne soit faite au projet gouvernemental de paquet à 10 euros (voir Lmdt du 14 septembre).

Ce qui est pourtant le sujet à l’ordre du jour pour l’opinion publique.

• Jean-Jacques Bourdin : … moi, j’ai 3 milliards d’euros de recettes pour vous. Cela vous intéresse ? Surtout que c’est une promesse d’Emmanuel Macron. Je veux parler du commerce parallèle du tabac. 3 milliards d’euros de perte fiscale. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de traçabilité. Or, Emmanuel Macron avait promis une traçabilité (voir Lmdt du 8 mai).

• Gérald Darmanin : Vous savez que je suis le ministre des Douanes, en tant que ministre du Budget. Et autant, avec Agnès Buzyn, nous allons lutter sans concession contre le tabagisme car c’est, évidemment, beaucoup de cancers et à la fin beaucoup de drames familiaux … Autant, nous devons être aux côtés des buralistes. Pour savoir qu’effectivement, il y a des gens qui trafiquent, il y a des gens qui contrebandent … Lire la suite »

8 Juil 2017 | Trafic
 

Dans son édition de ce vendredi 7 juillet, Le Parisien/Aujourd’hui en France revient dans un article de Daniel Rosenweg sur le sujet, autant technique que polémique, de la traçabilité du tabac (voir Lmdt des 17, 10 et 6 mars).

Synthèse du problème vu par l’auteur de l’article, plutôt à charge contre les fabricants : « un système de traçabilité des cigarettes est à l’étude en France. Les industriels, soupçonnés d’alimenter les pays frontaliers où le tabac est moins cher, freinent des quatre fers ».

Extraits :

•• L’État table sur la mise en place d’un système de traçabilité des paquets de cigarettes qui doit permettre de connaitre non seulement le lieu de fabrication mais aussi de stockage et de livraison … « Cela va permettre de démontrer que les cigarettiers nourrissent la fraude en suralimentant les pays frontaliers » annonce Philippe Juvin, député européen LR (photo ci-dessus / voir Lmdt du 20 mars).

•• Prévu par le protocole de l’OMS sur la lutte contre le tabac, signé par la France en 2015, et l’Europe en 2016, ce futur dispositif est en phase de définition. En France, la Direction générale de la Santé travaille à la rédaction d’un appel d’offres pour que des sociétés indépendantes installent et gèrent cette traçabilité. Lire la suite »

6 Juil 2017 | Profession
 

Le sujet du paquet à 10 euros a encore largement occupé l’espace médiatique ces dernières heures. Avec son lot de commentaires, répliques et rebonds …

Ainsi, l’AFP vient de reprendre deux nouvelles réactions :

•• Par rapport à l’intervention d’Agnès Buzyn de ce matin (voir Lmdt de ce jour), Éric Sensi-Minautier, directeur des affaires publiques, juridiques et de la communication de British American Tobacco (BAT) France a déclaré : « l’augmentation du prix des cigarettes d’un euro chaque année pendant trois ans représente un manque à gagner fiscal pour l’État de 725 millions d’euros dès la première année et de 2,7 milliards à l’horizon 2020 ».

En conséquence, « la démonstration d’une efficacité d’un choc des prix sur la baisse de la consommation réelle des Français n’a toujours pas été faite » et « le précédent choc de prix de 2003-2004 n’a pas permis de réduire la prévalence tabagique en France ». Lire la suite »

6 Juil 2017 | Profession
 

Réagissant, en quelque sorte, aux propos d’Agnès Buzyn (voir Lmdt de ce jour), le porte-parole du Gouvernement, Christophe Castaner (voir Lmdt du 26 juin), s’est exprimé ce matin sur LCI.

D’après l’AFP, le délai de trois ans avancé par la ministre de la Santé est nécessaire pour « mettre en place la traçabilité de la production au niveau des usines de tabac qui ne seront plus en France, et faire en sorte d’éviter que les buralistes se retrouvent totalement en déficit parce qu’ il y aurait de la concurrence sauvage ».

Il ne s’agit pas de « faire une augmentation sans en mesurer les conséquences » a-t-il indiqué, tout en n’excluant pas que cette transition prenne moins de trois ans : « ça peut être plus rapide ».

26 Juin 2017 | Pression normative
 

Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, ce dimanche 25 juin, le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, Christophe Castaner (voir Lmdt des 20 mars 2017 et 2 août 2016) a commenté les récents propos d’Agnès Buzyn sur les prix du tabac (voir Lmdt des 23 et 16 juin 2017).

• Relance du journaliste : « … il y a eu aussi des annonces de la ministre de la Santé pour souhaiter une augmentation du prix du tabac, du paquet de cigarettes …

• Christophe Castaner : « Cela fait des années que l’on est effectivement sur cette idée que la meilleure façon de lutter contre l’entrée dans le tabagisme par les plus jeunes est d’avoir un prix suffisamment élevé pour arrêter cela.

« Il y a eu un arbitrage qui a été pris ces dernières années sur le type du paquet, le paquet neutre, sans augmentation du tabac.

« Moi, ce qui m’inquiète, dans la seule logique d’augmentation du tabac, c’est le commerce parallèle qui est organisé. Lire la suite »

2 Juin 2017 | Trafic
 

De nombreux articles de presse sur le sujet de la traçabilité du tabac renvoient à une entreprise suisse au champ d’action international : Sicpa. Avec un traitement se prêtant souvent à la polémique (voir Lmdt des 6 mars 2017 ainsi que des 18 octobre 2016 ou du 13 novembre 2015).

Un nouvel article a été publié, ce 29 mai, par le site spécialisé Contrefaçon – Riposte (voir Lmdt du 10 mars 2017). Nous le reproduisons, en partie.

« Rendre compte de l’activité et de la stratégie du numéro un mondial des encres et technologies de sécurité et de son offre en matière de traçabilité sécurisée n’est pas simple tant l’entreprise a le culte du secret. Comme l’exprime Philippe Amon, président et CEO du Groupe Sicpa, « nous voyons des opportunités là ou beaucoup ne voient que des menaces ; ce que nous fabriquons n’est pas toujours visible, ce que nous faisons n’est pas toujours perceptible et la manière dont nous le faisons ne peut être révélée. » Ceci est même vrai pour ses clients qui n’ont pas accès aux secrets les plus intimes de la technologie.

•• De plus, l’entreprise suisse, qui fête cette année ses 90 ans, est toujours détenue par la famille Amon qui ne publie aucune donnée financière. Ce qui induit les plus folles spéculations. Seule l’évolution de ses effectifs aujourd’hui d’environ 3 000 personnes de plus de 50 nationalités — contre 2 200 personnes en 2010 — et l’expansion internationale de ces dernières années témoignent d’une certaine santé économique.

L’activité de Sicpa repose sur trois grands marchés : les encres et technologies de sécurité, notamment pour le billet de banque ou les procédures d’immigration, son activité historique ; les solutions intégrées de sécurité pour les gouvernements dont le premier contrat a été signé avec la Malaisie en 2004 ; enfin, depuis une dizaine d’années, la protection des produits et des marques pour l’industrie.

Selon nos estimations, les revenus de Sicpa proviennent principalement de ses clients institutionnels (dans les domaines des billets de banque, des documents d’identité et de la traçabilité sécurisée fiscale). Ces contrats passent pour être à la fois très importants et de longue durée. Lire la suite »