Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Mai 2021 | Profession
 

Selon les derniers chiffres de prévalence tabagique publiés aujourd’hui par Santé Publique France, l’année 2020 est marquée par une stagnation du nombre de fumeurs (voir 26 mai).

Philip Morris France, acteur historique du tabac, partage de nouveau, à cette occasion, sa vision et son ambition d’arrêter la commercialisation de la cigarette à un horizon de 10 à 15 ans dans certains pays lorsque cela est possible, à l’instar de ce que l’on peut observer aujourd’hui au Japon.

C’est ainsi que débute un communiqué publié par Philip Morris France que nous reproduisons. Lire la suite »

30 Mai 2021 | Profession
 

Après plusieurs années de baisse, le nombre de fumeurs s’est stabilisé en 2020. Et il y a aujourd’hui deux fois plus de fumeurs quotidiens parmi les personnes les plus défavorisées, selon les chiffres publiés par Santé publique France (voir 26 mai). 

« Il faut qu’on ait le courage d’analyser froidement cette stabilisation qui n’est pas bonne et probablement axer une politique sur les personnes vulnérables et sur les personnes nouvellement touchées par la consommation, comme les femmes et les jeunes » a réagi sur Franceinfo Amine Benyamina (psychiatre, addictologue et président de la Fédération française d’addictologie / voir 27 janvier 2020, 15 octobre 2018). Lire la suite »

29 Mai 2021 | Institutions
 

La dernière étude de Santé publique France relève une augmentation de la consommation de tabac, entre 2019 et 2020, chez les Français les plus précaires (voir 26 mai).

Dans un entretien au Monde, Fabienne El-Khoury – chercheuse en épidémiologie sociale à l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Inserm) et à Sorbonne-Université – juge que ce résultat n’est « pas étonnant ». Extraits.

•• « (…) ce n’est pas un schéma qu’on n’observe qu’en France. Les comportements addictifs, et le tabac particulièrement, sont assez liés à la santé mentale, à l’anxiété, à la dépression. Or, santé mentale et conditions financières sont elles-mêmes étroitement liées. On observe une inégalité sociale dans la santé mentale, avant et après le Covid-19.  Lire la suite »

 

À l’occasion de la Journée mondiale sans Tabac du 31 mai 2021, le ministère des Solidarités et de la Santé a publié un communiqué pour saluer l’ensemble des actions engagées actuellement pour renforcer la lutte contre le tabagisme en France.

Nous en reprenons l’essentiel.

Dans le contexte de levée progressive des restrictions et de réouverture des lieux publics, le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle qu’il est plus que jamais nécessaire de favoriser la convivialité dans des espaces publics et environnements sans tabac, favorables à un cadre de vie plus sain.

•• Santé publique France lance une nouvelle campagne qui vise à accélérer le mouvement de dénormalisation du tabac en cherchant à rendre désirable une vie sans tabac et incite le grand public à rejoindre ainsi les 50 millions de Français qui ne fument pas.

Après une baisse du tabagisme en France métropolitaine de 1,9 million de fumeurs quotidiens en moins entre 2014 et 2019, la prévalence se stabilise en 2020, avec 25,5% de fumeurs quotidiens selon les dernières données publiées par Santé publique France (voir 26 mai).

Dans un contexte de crise sanitaire, psychologique, économique et sociale inédite, un des enjeux est de réinstaller une tendance à la baisse, et de renforcer encore la lutte auprès des populations les plus vulnérables face au tabagisme. En effet, les inégalités sociales restant très marquées.

Chaque année, Santé publique France estime la prévalence du tabagisme et son évolution par rapport à l’année précédente. Cette mesure joue un rôle majeur dans le pilotage des politiques publiques mises en œuvre dans la lutte contre le tabagisme.

D’après les résultats du Baromètre de Santé publique France, publiés dans le BEH, plus de trois adultes de 18- 75 ans sur dix déclaraient fumer (31,8 %) et un sur quatre déclarait fumer quotidiennement (25,5 %) en 2020, sans variation significative par rapport à 2019.

La prévalence du tabagisme quotidien a augmenté significativement parmi le tiers de la population dont les revenus sont les moins élevés (de 30 % en 2019 à 33 % en 2020). Cette augmentation est essentiellement due à une hausse entre 2019 et début 2020, avant le premier confinement, une stabilisation étant notée en post-confinement.

Les inégalités sociales restent ainsi très marquées en 2020, avec 15 points d’écart entre les plus bas et les plus hauts revenus.

•• Mobilisation autour des « Espaces publics sans tabac »

La multiplication des environnements sans tabac constitue une des priorités du Programme National de Lutte contre le Tabac (PNLT) 2018-2022.

À ce titre, le ministère des Solidarités et de la Santé salue le déploiement, sur l’ensemble du territoire, des espaces publics sans tabac, grâce à l’engagement et l’action combinés de l’État, des collectivités territoriales et des associations et avec le soutien du Fonds de Lutte Contre les Addictions (FLCA).

Actrices essentielles de ce mouvement, un nombre croissant de collectivités territoriales, et notamment de communes, choisissent de transformer certains lieux publics ouverts de leurs territoires (plages, parcs, jardins…) en des espaces plus sains, débarrassés du tabac. Ces espaces sont sélectionnés pour devenir non-fumeurs: ils concernent les sites où les enfants et les adolescents sont concentrés.

Ainsi, depuis 2019, avec la mobilisation de près de 500 municipalités, ce sont plus de 3 700 nouveaux espaces sans tabac qui ont été mis en place: plus de 100 plages et autant d’espaces sportifs, 500 abords des écoles, mais aussi des parcs, des stades, etc.

Avec la démarche « Ma terrasse sans tabac »,  c’est aussi l’engagement de restaurateurs, soucieux de privilégier des terrasses ouvertes où il fait bon partager un moment de convivialité sans être dérangé par la fumée de tabac, qui est rendu visible et valorisé.

La réouverture des lieux de convivialité nous donne ainsi l’opportunité d’améliorer notre cadre de vie. C’est notamment l’objectif de la nouvelle campagne de communication conduite par Santé publique France pour valoriser la « vie sans tabac » et promouvoir, auprès des fumeurs désireux d’arrêter de fumer, les services d’aide à distance apportés par Tabac Info Service, dont le site internet vient d’être complètement rénové.

•• Une campagne célébrant la vie sans tabac

La dénormalisation du tabac est engagée comme l’atteste la baisse de la consommation en France ces dernières années. C’est pour cette raison que du 31 mai au 30 juin, Santé publique France, notamment grâce au soutien du Fonds de lutte contre les addictions, accompagne et amplifie le mouvement de dénormalisation du tabac, déjà en cours dans notre société, à travers une nouvelle campagne.

Dans un spot télévisuel de 30 secondes, la vie sans tabac est présentée comme une norme désirable. Il s’adresse au plus grand nombre et célèbre les victoires de chacun sur le tabagisme et souhaite la Bienvenue dans une vie sans tabac. Ce spot est décliné en 3 vidéos de 10 secondes et diffusé à la télévision et « en vol »  (vidéo sur ordinateur, mobile ou tablette). Le dispositif sera complété par une campagne d’affichage print et dynamique sur tout le territoire.

Enfin, une campagne digitale avec des bannières web et sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter) et une opération spéciale en presse écrite et digitale sont également prévues, pour mettre à l’honneur la vie sans tabac par des témoignages d’ex-fumeurs.

« À travers cette campagne, Santé publique France réaffirme sa volonté d’inscrire la lutte contre le tabagisme comme une priorité. Sans culpabiliser les fumeurs, elle montre qu’une vie sans tabac est non seulement possible, mais que l’arrêt du tabagisme est une décision positive associée à de nombreux bénéfices. »

 

La Ligue contre le Cancer dénonce à nouveau la valorisation du tabagisme dans les films français en publiant mercredi une enquête sur plus de 150 films, en amont de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai, selon l’AFP.

« Le tabac demeure quasi omniprésent dans les films français: entre 2015 et 2019, 90,7 % comprennent au moins un événement, un objet ou un discours en rapport avec le tabac : personnes en train de fumer, présence de cendriers, cigarettes, personnage qui parle de tabac … », note la Ligue d’après la 3ème édition de son enquête menée depuis seize ans avec l’institut Ipsos, assortie cette fois d’un sondage auprès de jeunes adultes. Lire la suite »

26 Mai 2021 | Profession
 

Le nombre de fumeurs a arrêté de baisser l’an dernier en France, rebondissant même chez les personnes aux revenus les moins élevés, « dans un contexte de crise sociale », selon des chiffres publiés ce mercredi 26 mai par Santé publique France.

C’est ainsi que débute une dépêche AFP, signée par Amélie Baubeau. Nous la reprenons intégralement.

En 2020, plus de trois adultes de 18-75 ans sur dix déclaraient fumer au moins occasionnellement (31,8 %) et un quart quotidiennement (25,5 %), indique l’agence sanitaire avant la Journée mondiale sans tabac, lundi 31 mai. Cela marque un coup d’arrêt après plusieurs années qui ont vu la proportion de fumeurs reculer de 34,5 % à 30,4 % entre 2016 et 2019, et les fumeurs quotidiens passer de 29,4 % à 24 %.

•• Santé publique France (SpF) qualifie de stabilisation les chiffres de 2020, car « les variations de la prévalence du tabagisme et du tabagisme quotidien par rapport à 2019 ne sont globalement pas significatives ».

En revanche, l’organisme public note bien « une augmentation » du tabagisme « parmi le tiers de la population dont les revenus étaient les moins élevés », à 33,3 % de fumeurs quotidiens contre 29,8 % en 2019. Par contraste, dans le tiers de la population aux revenus les plus élevés, seuls 18 % se déclarent fumeurs quotidiens.

Autre signal inquiétant : « en 2020, 29,9 % des fumeurs quotidiens avaient fait une tentative d’arrêt d’au moins d’une semaine au cours des 12 derniers mois », une proportion « en baisse significative par rapport à 2019 (33,4 %) ».

•• Ces données sont issues du baromètre réalisé chaque année par SPF, une grande enquête sur les questions de santé menée par téléphone auprès de 14 837 personnes entre janvier et mars 2020 puis entre juin et juillet de la même année (voir 29 octobre 2020).Ceci, quel que soit le mode et le lieu d’approvisionnement en tabac (ndlr).

La crise sanitaire liée au Covid-19 et ses restrictions économiques et sociales « ne semblent pas avoir eu d’impact défavorable », puisque c’est en début d’année 2020, entre janvier et mars, que la « hausse » est observée, suivie d’une « stabilisation » après le premier confinement, selon SPF. Parmi les personnes interrogées de janvier à mi-mars 2020, 32,7 % se disaient ainsi fumeuses, mais cette proportion a diminué à 30,5 % chez celles sondées en juin et juillet 2020, retrouvant le niveau de 2019 (30,4 %).

Cette stabilisation peut avoir un lien avec la crise sanitaire, estime Loïc Josseran, président de l’Alliance contre le tabac et professeur de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin, car « à chaque phénomène dur pour la population, on observe une recrudescence des comportements addictifs » (voir 19 mars et 10 avril 2021).

Avec les « baisses successives » de ces dernières années, « on avait fait la partie facile », désormais « ça va être compliqué de continuer » à diminuer car il va falloir toucher « les plus fragiles », moins sensibles aux messages de prévention, a-t-il expliqué à l’AFP.

•• SPF ne tranche pas sur les raisons de cette évolution, mais observe qu’elle « s’inscrit dans un contexte de crise sociale en France qui a démarré fin 2018, avec le mouvement des Gilets jaunes », qui « a fortement concerné les populations de plus faible niveau socio-économique ».

« Or parmi les populations les moins favorisées, la cigarette pourrait être utilisée pour gérer le stress ou pour surmonter les difficultés du quotidien, malgré le coût de plus en plus important de ce produit », avance l’agence, citant une étude française de 2009 qui analysait pourquoi les fumeurs modestes sont paradoxalement moins sensibles aux politiques de hausse des prix du tabac.

Depuis 2017 le Gouvernement a relevé nettement les taxes sur le tabac pour faire passer le prix du paquet à 8 euros en mars 2018, puis environ 10 euros début 2020, dans le but affiché de réduire la consommation.

Le niveau du tabagisme « reste élevé en France par rapport aux pays anglo-saxons » comme le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie, qui ne comptaient que 14 % de fumeurs en 2019, avec toutefois là aussi de fortes disparités en fonction du niveau de revenu et de diplôme, observe Santé publique France.

75 000 morts par an en France métropolitaine sont attribuables au tabac, selon une étude publiée en 2019, soit plus d’un décès sur huit.

Pour atteindre l’objectif des autorités sanitaires d’une « première génération sans tabac à l’horizon 2030 », Santé publique France invite à « réinstaller une tendance à la baisse » et à « renforcer encore la lutte auprès des populations les plus vulnérables face au tabagisme », pour tenir compte d’inégalités sociales « très marquées ».

5 Mai 2021 | Institutions
 

L’Institut national du Cancer vient de lancer, dans les médias, sa campagne de communication pour sensibiliser aux risques de cancers liés à la consommation de tabac (voir 3 mai).

Avec des pages apparaissant dans les journaux portant l’accroche suivante : « Qui foudroie 45 000 personnes par an ? Aujourd’hui encore, le tabac est la première cause des cancer ».

Ensuite, un court texte qui arrive à la conclusion suivante « … le tabac est à l’origine de 17 cancers différents. Alors, face à ce champion du risque de cancers, il n’y a pas d’arrangement possible, aucune concession à faire : il faut arrêter de fumer, c’est la seule façon de le vaincre.  Chaque jour, plus de 10 000 fumeurs décident d’arrêter de fumer. Et vous ? Savoir c’est pouvoir agir. »

•• Le message surprend par sa formulation laconique : « il faut arrêter de fumer, c’est la seule façon de le vaincre ». Lire la suite »

5 Mar 2021 | Institutions
 

Selon ses propositions pour un futur projet présidentiel, présentées ce jeudi 4 mars, le Parti Socialiste vise à parvenir en dix ans à « la première génération sans tabac », en continuant d’augmenter les prix des cigarettes et en interdisant de fumer dans les lieux publics extérieurs.

Toutes les propositions socialistes en matière de santé ont été présentées lors d’une visioconférence de presse par le député Boris Vallaud, porte-parole du parti, et le psychiatre Antoine Pelissolo, secrétaire national PS à la Santé rapportent l’AFP et La Provence. 

Les socialistes veulent ainsi « construire un plan de lutte contre le tabagisme avec l’objectif de parvenir en dix ans à la première génération sans tabac, en poursuivant la politique d’augmentation des prix, seule méthode éprouvée pour réduire les premières consommations des jeunes, et en étendant les interdictions de fumer aux lieux publics extérieurs ».

10 Fév 2021 | Institutions
 

À l’occasion de la présentation de la stratégie décennale de lutte contre le cancer (voir 4 et 8 février) Santé publique France, l’Assurance Maladie et le ministère des Solidarité et de la Santé lancent, du 5 février au 5 mars, une nouvelle campagne pour promouvoir « Tabac info service » et donner les clefs aux fumeurs pour réussir l’arrêt du tabac au temps de la Covid-19.

Façon de redonner des couleurs à « Tabac info Service » qui n’aura pas vraiment performé ces derniers temps (voir 3 décembre 2020). Lire la suite »

10 Fév 2021 | Associations
 

L’Alliance contre le Tabac devient l’ACT, modernise son logo et lance une nouvelle dynamique « pour une société plus durable affranchie de l’industrie du tabac ». 

Sous cette nouvelle bannière, l’association trentenaire a lancé un programme de dénormalisation dont la campagne#1 est consacrée au « vrai coût du tabac pour tous ».

Dès la présentation de la stratégie décennale contre le cancer (voir 4 et 8 fevrier),  l’ACT a salué les engagements annoncés par le Président Emmanuel Macron et a annoncé être particulièrement attentive et impliquée dans la transposition de ces annonces en mesures concrètes et en actions fortes.

•• Concernant les grands axes abordés par Emmanuel Macron, l’ACT a plusieurs recommandations :

augmentation de la taxation des produits du tabac, « l’arme la plus efficace contre le tabagisme » avec une hausse progressive du paquet à 15 euros d’ici à 2025 ;une hausse significative de la fiscalité du tabac à rouler, des cigares et cigarillos ; une vigilance sur la taxation des nouveaux produits du tabac (tabac chauffé) ; une harmonisation fiscale au niveau européen.

renforcement de la prévention pour une dénormalisation du tabac, à l’image de ses campagnes de sensibilisation autour de sujets méconnus des Français.

•• L’ACT pointe cependant l’absence de deux actions majeures dans le discours du Président :

renforcement des modalités de contrôle du tabac :
. au niveau national, en rendant systématique le contrôle de pièce d’identité de tout jeune qui se présente pour acheter du tabac ;
. au niveau européen, en assurant une indépendance totale des systèmes de traçabilité du tabac par rapport à l’industrie.

 Une meilleure sensibilisation des professionnels de santé.