Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
30 Mar 2026 | Trafic
 

Le gérant du « salon de thé « Médine » à Limoges a été reconnu coupable d’avoir laissé un trafic de médicaments et de stupéfiants se développer devant son établissement, perquisitionné en janvier dernier. Lui et trois dealers en situation irrégulière restent en détention après leur comparution ce 26 mars.

Le salon de thé avait fait l’objet d’une perquisition spectaculaire fin janvier (voir le 3 février).
Du liquide et des centaines de boîtes de prégabaline, un médicament antiépileptique parfois détourné à des fins euphorisantes.

Parmi les quatre prévenus, deux dealers sont condamnés à 18 mois pour trafic de médicaments et de stupéfiants.
Un troisième, davantage impliqué dans ces trafics, en plus d’un autre de tabac, est condamné à deux ans.
Tous les trois font l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Lire la suite »

20 Mar 2026 | Trafic
 

Ce 16 mars, deux Cauchois ont été renvoyés devant le tribunal du Havre fin avril pour le transport et la revente de tabac de contrebande provenant du Luxembourg.
Nous reprenons l’information de Charles Turcant dans le Courrier Cauchois.

Ce 16 mars, un père (58 ans) et son fils (35 ans) étaient présentés au tribunal du Havre en comparution immédiate, côte à côte dans le box, sous escorte policière. Ils auraient collaboré dans le cadre d’un trafic de tabac de contrebande, entre la Seine-Maritime et le Luxembourg ; avec des virements financiers chiffrés en milliers d’euros depuis et/ou vers ce pays frontalier. Les deux prévenus, habitant chacun un village différent du secteur de Saint-Romain-de-Colbosc, ont demandé un délai pour préparer leur défense. Ils seront jugés le 20 avril. Le fils serait impliqué dans ce trafic depuis l’automne 2024 ; son père, depuis décembre 2025.

De fait, le fond du dossier n’a pas été évoqué lundi. On sait toutefois que c’est un renseignement anonyme qui a informé les forces de l’ordre du fait que le trentenaire pouvait revendre du tabac manufacturé.

Au cours de l’enquête, une surveillance est mise en place, permettant d’établir que plusieurs véhicules ont pu opérer des transports entre la région havraise et le Luxembourg ; avec une voiture « ouvreuse » (vérifiant qu’il n’y a rien de spécial sur la route) et une voiture « porteuse » (transportant la marchandise). Des téléphones spécifiques pouvaient également être utilisés pour ces trajets. Lorsque les policiers interpellent l’un des deux individus dans une voiture « extrêmement chargée » de tabac et d’alcool, l’autre est retrouvé à proximité.

Des milliers d’euros qui circulent

La procureure avance qu’au moment de l’interpellation, la marchandise était estimée à « 30 000 euros, au bas mot ». La perquisition aux domiciles des deux mis en cause a permis de retrouver du tabac de contrebande en grande quantité, mais aussi beaucoup d’alcool et plusieurs milliers d’euros en liquide (dont 7 000 euros dans un coffre). « On est sur quelque chose de très bien organisé », pointe la procureure Soizic Guillaume, avec toutefois plusieurs points à éclaircir. Au cours de l’enquête, le père, chauffeur routier de métier, a pu dire qu’il accompagnait simplement son fils « pour ne pas qu’il s’endorme ; dans une autre voiture », s’étonne la procureure. Le train de vie des prévenus (notamment du fils, lui aussi titulaire du permis poids lourd mais qui a perdu son emploi après un accident du travail) interroge également. Lire la suite »

19 Mar 2026 | Trafic
 

Ce 17 mars, la Fédération des Buralistes de la Gironde était présente au tribunal correctionnel de Bordeaux où elle s’était portée partie civile dans une affaire mêlant trafic de tabac et de stups. C’est ainsi que débute un message sur Linkedin d’Antoine Bairras, président de la fédération des buralistes de Gironde.

Un dossier révélateur d’un point de vente structuré, actif quotidiennement, mêlant cigarettes et cocaïne au cœur d’un quartier résidentiel.

La réponse judiciaire est nette, à la fois pénale et financière :

  • 3 ans d’emprisonnement ferme pour le principal mis en cause, avec maintien en détention ;
  • 19 mois d’emprisonnement au total pour un second prévenu (15 mois prononcés + révocation d’un sursis de 4 mois), également avec maintien en détention ;
  • 8 mois d’emprisonnement avec sursis pour une participation plus ponctuelle ;
  • Une relaxe prononcée pour un des prévenus.

2 millions d’euros d’amende douanière pour le trafic de tabac (solidairement, avec des parts individuelles pouvant atteindre 916 000 euros),
53 000 euros d’amende pour les infractions liées aux stupéfiants.

En se constituant partie civile, la Fédération des buralistes a obtenu la reconnaissance du préjudice subi par les buralistes :

  • 2 000 euros au titre du préjudice moral,
  • 28 872 euros pour la période du 29 avril au 4 novembre 2025 (solidairement),
  • 76 992 euros pour la période du 1er janvier 2024 au 28 avril 2025 (à la charge de deux prévenus),
  • 125 112 euros pour la période du 4 novembre 2021 au 31 décembre 2023 (à la charge du principal prévenu),
  • 1 000 euros au titre des frais de justice.

« Cette présence et cette action en justice de la fédération traduisent un engagement clair : faire reconnaître les préjudices subis par la profession et défendre les intérêts des buralistes face à des trafics structurés » conclut Antoine Bairras.

18 Mar 2026 | Trafic
 

Du guetteur au chef de réseau, douze personnes dont deux femmes ont comparu du 9 au 13 mars devant le tribunal judiciaire de Carcassonne pour trafic de stupéfiants, de tabac à rouler et cigarettes. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place.
Nous reprenons le sujet de France Info Occitanie.

Un procès sous très haute surveillance s’est ouvert le 9 mars devant le tribunal judiciaire de Carcassonne dans l’Aude. 77 CRS ont été mobilisés pour assurer la sécurité de l’audience. Dans la salle d’audience, 12 prévenus, en lien avec le trafic de stupéfiants. Ils devaient répondre devant la justice de vente de drogue, blanchiment d’argent ou détention d’armes de guerre.

Les avocats ont dénoncé un dossier vide. « La présentation de ce dossier déjà est complètement boursouflée. J’en veux pour preuve ce service de sécurité qui est complètement disproportionné, eu égard au trafic que l’on va juger, eu égard à la personnalité de ceux que l’on va juger, voilà, c’est un dossier de trafic de stups de quartier », a soutenu Alexandre Martin, avocat de la défense. Lire la suite »

17 Mar 2026 | Trafic
 

« Des élucubrations dénuées de sens » : c’est ainsi que le parquet résume les allégations du prévenu, un Cherbourgeois de 43 ans.
Il comparaissait, ce 10 mars, à la barre du tribunal de Cherbourg pour détention et usage de cocaïne, et revente de cartouches de cigarettes provenant du braquage d’un débit de tabac (voir le 7 janvier).
Un braquage dont les auteurs ont été condamnés par ailleurs (voir le 27 février).
En fait, le receleur fait déjà l’objet de… 18 condamnations (entre trafic de stups et violences).

Un témoin a expliqué avoir acheté chez lui une cartouche de cigarettes à 70 euros et un pot de tabac à 10 euros. On pouvait aussi se procurer des stupéfiants.

Il s’en sort avec 10 mois de bracelet…

13 Mar 2026 | Observatoire
 

Un ex-militaire ukrainien de 26 ans, résidant en Belgique, a été contrôlé par les Douanes, en Seine-et-Marne, alors qu’il s’apprêtait à livrer des cigarettes à Paris. Jugé ce 9 mars par le tribunal de Meaux, il a écopé d’une lourde amende. Nous reprenons l’article du Parisien.

Mykhailo roulait tranquillement sur la N 2, en direction de Paris, le 5 mars, au volant d’une Ford S-Max. Soudain, des motards et une voiture des Douanes ont surgi et entouré son véhicule, avant de le sommer de s’arrêter sur le côté, à hauteur de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).

Il s’agissait d’un contrôle aléatoire et c’est peu de dire que les fonctionnaires ont eu du flair. Le conducteur, qui arrivait de Belgique, s’apprêtait à déposer 15 cartons quelque part dans la capitale française. À l’intérieur se trouvaient pas moins de 7 500 paquets de cigarettes de marque Marlboro, soit l’équivalent de 97 500 euros à la revente. Un chargement qui a mené ce jeune homme – après quelques heures de retenue douanière – dans les locaux de garde à vue de la gendarmerie. Et pour cause : l’automobiliste, âgé de 26 ans, n’a pas été en mesure de fournir la moindre facture ou tout autre papier officiel. Lire la suite »

11 Mar 2026 | Trafic
 

Le 23 janvier dernier, un homme avait été surpris – assoupi au volant de sa camionnette, stationnée sur une aire d’autoroute – avec une marchandise intéressant vivement les policiers : 1470 pots de tabac et 114 cartouches de cigarettes (voir le 28 janvier 2026).

Tout indiquant son appartenance à un groupe de trafiquants chevronnés.

Il vient d’être condamné, ce 10 mars par le tribunal judiciaire de Chalons-en-Champagne, à 14 mois de prison ferme et 304 626 euros d’amende.

9 Mar 2026 | Trafic
 

Un habitant de Tournus (Saône-et-Loire) vient d’être condamné à 12 mois de prison pour détention et vente de cigarettes de contrefaçon au tribunal de Dijon. Nous reprenons cette information de France 3 Régions.

En avril 2025, à Digoin (Saône-et-Loire), 171 cartouches de cigarettes en provenance du Luxembourg étaient retrouvées dans sa voiture. Presqu’un an après, ce 4 mars, il était jugé au tribunal de Mâcon pour détention.

L’homme, qui espérait revendre sa marchandise à des épiceries, a été condamné à 12 mois de prison. Son avocat n’a pas souhaité s’exprimer.

« Nous sommes dans un trafic qui est national, qui est structurant, donc c’est important pour nous de pouvoir se déplacer et de répéter devant les juridictions répressives que la réponse pénale doit être à la hauteur de ce trafic », souligne, par ailleurs, Dahlia Brazi, avocate d’un fabricant-partie civile, présente au tribunal de Mâcon.

9 Mar 2026 | International
 

Quand les hauts responsables du monopole du tabac chinois tombent comme des mouches : pour condamnations, suite à de lourdes affaires de corruption et autres pots-de-vin (voir 1er décembre 2024, 26 janvier 2025 et 12 juillet 2025).

Cette fois-ci, c’est le cas de Zhang Tianfeng – directeur délégué de l’administration du monopole chinois – qui vient d’être condamné à 12 ans de prison et à l’équivalent de 300 000 dollars d’amendes. Il est aussi expulsé du parti communiste.

Entre 2004 et 2023, il avait reçu l’équivalent de 5 millions de dessous-de-table selon les motifs d’accusation.

28 Fév 2026 | Trafic
 

Quatre hommes ont été condamnés, ce 25 février, au terme de deux jours de procès devant le tribunal correctionnel de Grenoble, pour avoir pris une part plus ou moins active à un trafic de drogue et de cigarettes de contrefaçon dans le quartier Bayart, à Pontcharra (voir le 24 février).
Nous reprenons l’article qu’y a consacré Le Dauphiné. Édifiant.

Le 20 décembre 2023, une Citroën s’était immobilisée dans le quartier Bayard, à Pontcharra. Quelques secondes plus tard, la voiture d’Ayoub-Wassim Segheiri s’était arrêtée à proximité de cette Citroën.
Une scène captée par des gendarmes enquêtant sur d’éventuelles importations de produits stupéfiants depuis l’Espagne et à destination de l’Isère. Les militaires de la brigade de recherches de Meylan s’étaient donc intéressés plus sérieusement à une possible ramification de ce trafic dans le quartier Bayard et, plus précisément, à Ayoub-Wassim Segheiri, alors âgé de 26 ans, surnommé « Philo » et condamné un an et demi auparavant pour avoir pris part à une violente agression.
L’enquête avait permis d’identifier une cave où des emballages servant à conditionner des produits stupéfiants dans le but de les revendre au détail étaient entreposés. Une cave devant laquelle la Renault Clio d’Ayoub-Wassim Segheiri s’était arrêtée 54 fois en deux mois et demi au printemps 2024. Pour des arrêts qui n’avaient, à chaque fois, duré que quelques minutes.
Les enquêteurs avaient également relevé que cette même voiture s’arrêtait ensuite souvent devant un immeuble du quartier où les militaires avaient par ailleurs appris qu’un appartement pouvait servir de lieu de stockage de produits stupéfiants et de cigarettes contrefaites.
Les investigations avaient permis de confirmer l’existence d’un trafic basé, notamment, sur des messageries cryptées accessibles grâce à un numéro de téléphone tagué sur les murs du quartier Bayard.
Et, en septembre 2024, une douzaine de personnes suspectées de participer à ce trafic avaient été interpellées. Lire la suite »