Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Août 2026 | Trafic
 

Dans le box, les deux prévenus restent silencieux lors de l’audience de ce 10 août au tribunal correctionnel du Havre. Leur dossier contient notamment des faits de trafic de tabac. Une perquisition, effectuée au domicile de la prévenue au Havre, a permis de découvrir 150 cartouches. C’est ainsi que débute un article du Courrier Cauchois (signé Valentin Carpentier), publié le 11 août.

Le procureur réclame le maintien en détention des deux prévenus. Pour lui, déjà condamné en 2024, il pointe un risque de réitération. « Il faut le protéger de lui-même », estime-t-il.
Pour elle, sans casier, il invoque le risque de concertation : « Il faut que la parole soit libre le jour des débats. »
La défense du prévenu s’insurge. « On associe tabac, drogue, argent, l’équation va faire de lui un délinquant », plaide l’avocat, qui réclame un simple contrôle judiciaire…

Pour la jeune femme, son avocat souligne qu’elle « a collaboré dès le début ». Elle reconnaît détenir du tabac et effectuer des livraisons, mais nie tout lien avec le trafic de stupéfiants. « Elle ne cache pas la vérité », insiste la défense. La présidente ordonne le renvoi de l’affaire au 11 septembre.
L’homme reste en détention. La femme est placée sous contrôle judiciaire.

4 Août 2026 | Profession
 

Au tribunal judiciaire de Bobigny, ce 29 juillet, il aura fait l’étonné jusqu’au bout… Il assure qu’il ne pensait pas se livrer à une activité « gravement délictueuse ».

Ce Moldave d’une trentaine d’années – porteur aussi d’un passeport roumain et ancien de la Légion étrangère – a été surpris en train de vendre des cigarettes de contrebande (on ignore s’il s’agit de contrefaçon).

Son « marché » : les communes d’Aulnay-sous-Bois et du Blanc-Mesnil entre février et juin de cette année.
Reste que ce trafiquant est loin d’être un « petit bras » : pas moins de 6 300 cartouches de cigarettes ont été saisies dans un box qu’il louait et dans son véhicule.

Il a été condamné à 18 mois de prison. Avec sursis.

3 Août 2026 | Trafic
 

Pas de surprise dans les condamnations des auteurs d’un trafic de cigarettes sur Vierzon. Le tribunal de Bourges a suivi en grande partie les réquisitions du procureur. Les cinq mis en cause écopent de 1 à 4 ans de prison ferme et de lourdes amendes (voir 29 et 30 juillet).
Nous reprenons le sujet de Michel Benoit sur ICI Cher.

Les cinq condamnés devront verser au total plus de 212 000 euros d’amendes ou d’indemnisations. Certains devront payer plus que les autres.

Il faut dire qu’on a retrouvé 13 700 paquets de fausses cigarettes Marlboro dans un garage de Vierzon pour un trafic qui aurait duré plus d’un an.

Le syndicat des buralistes du Cher estime le préjudice pour l’État à plus de 3 millions d’euros de taxes non perçues, au regard du nombre de paquets saisis. Les cinq condamnés devront d’ailleurs lui verser 22 000 euros de dédommagement.

Mais ce qui fait le plus mal, c’est l’amende douanière basée uniquement sur les estimations des ventes réelles, bien qu’elles soient très difficiles à définir : 185 000 euros à verser au Trésor public et uniquement par deux condamnés ; ceux que l’on soupçonne d’avoir joué un rôle majeur dans ce trafic. Autant dire qu’ils n’ont pas fini de payer…

À cela s’ajoutent 5 000 euros de préjudice moral à régler au cigarettier Philip Morris. Comme le souhaitait la défense, le tribunal n’a pas retenu la notion de bande organisée pour le trafic de cigarettes, mais la peine n’est pas réduite pour autant.

Les trois auteurs en préventive restent en prison pour une période de 3 à 4 ans. Le quatrième est uniquement condamné pour trafic de cannabis et restera un an sous bracelet électronique. Le dernier, le plus jeune, qui jouait le rôle de coursier, écope d’un an ferme en raison de son casier judiciaire. Il est le seul à pouvoir rester sur Vierzon où sa compagne doit accoucher au mois d’août.

Dans quelques mois, un autre trafic de cigarettes doit être jugé à Bourges, mais d’une toute autre ampleur : près de huit tonnes de tabac avaient été retrouvées sur le secteur de Saint-Doulchard (voir les 2 mai et 9 mai 2026).

30 Juil 2026 | Trafic
 

Les cinq hommes impliqués dans le dossier du trafic de tabac de contrefaçon et de stupéfiants à Vierzon ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bourges, dans un délibéré rendu ce 29 juillet (voir le 29 juillet).
La circonstance aggravante de bande organisée a été abandonnée.
Les peines vont de quatre à un an de prison ferme.

Le principal prévenu, âgé de 26 ans, écope de quatre ans de prison ferme avec maintien en détention. Deux de ses cousins, âgés de 25 ans et de 20 ans, sont condamnés à trois ans de prison ferme.
Les deux autres prévenus évitent l’incarcération immédiate avec des peines aménageables.
L’un, âgé de 24 ans, écope de trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, et l’autre, âgé de 21 ans, est condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis.

Rappel : il s’est agi d’un trafic important par son volume, son implantation commerciale en zone semi-rurale et son caractère tabac-stupéfiants (voir les 2 mai 2026 et 9 mai 2026).

Mais, pour une fois, la justice a été rapide. Il y aura peut-être des recours en appel.

30 Juil 2026 | Profession
 

Le bar-tabac Le Gaulois, situé à Nice, a fait l’objet d’une fermeture administrative de la préfecture, à la suite du déclenchement d’une bagarre en face de l’établissement (voir le 8 juillet).

Ceci, dans un contexte où plusieurs buralistes sont fermés en raison de la présence de narco-trafic en face de chez eux (voir 23 juillet 2026).

Il se trouve que Le Gaulois a rouvert, mais seulement pour une activité : la vente de tabac.
En effet, la partie café-bar reste « fermée jusqu’à nouvel ordre ».

29 Juil 2026 | Trafic
 

Jusqu’à quatre ans de prison ferme ont été requis, ce 27 juillet, devant le tribunal de Bourges.
Cinq prévenus de 20 à 26 ans comparaissaient pour trafic de cigarettes contrefaites et, occasionnellement, de cannabis. Un commerce qui a duré plus d’un an sur Vierzon, entre février 2025 et fin mars 2026.
Nous reprenons l’information de Michel Benoit sur ICI Bourges.

Trois prévenus ont comparu dans le box des accusés puisqu’ils sont en détention provisoire, les deux autres étant libres, sous contrôle judiciaire.
Ils pratiquaient des tarifs défiant toute concurrence, mais pour un tabac de mauvaise qualité. Environ 50 euros la cartouche de dix paquets de fausses Marlboro, alors qu’un seul paquet vaut 13,50 euros.
Ils avaient même imprimé des flyers et faisaient de la publicité sur les réseaux sociaux. C’est ce qui les a perdus.

C’est à la suite d’un signalement des buralistes du Cher que le cigarettier Philip Morris a missionné un détective privé, qui s’est fait passer pour un client. Une enquête a alors été ouverte.

Un an d’écoutes, de filatures et la découverte de 1 371 cartouches de cigarettes dans un garage, ainsi que de 27 000 euros en liquide… Garage loué par un habitant de Vierzon que les enquêteurs désignent comme l’organisateur de ce trafic en bande organisée.

Il administrait plusieurs comptes Internet où l’on pouvait passer commande. 150 euros seulement pour trois cartouches. Selon les gendarmes, les livraisons se faisaient à domicile ou sur des parkings de supermarchés.

L’homme se défend : « J’aime bien faire des tours en voiture, c’est tout. » Il noie le poisson alors que la présidente l’asticote pendant deux heures. Il reconnaît à peine quatre ou cinq clients, alors qu’on relève des centaines de contacts sur les sites. Mais peu de preuves de transactions, finalement. Lire la suite »

29 Juil 2026 | Institutions
 

Âgé de 27 ans, l’homme s’était rendu à la gendarmerie pour avouer être à l’origine de l’incendie qui a ravagé 12 hectares de végétation près d’Issoire (Puy-de-Dôme). Nous reprenons l’information de RVA Radio.

Ce 27 juillet, un homme âgé de 27 ans était entendu en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour l’incendie survenu à Gignat la semaine dernière.
Durant deux jours, les pompiers ont été mobilisés à Gignat, près d’Issoire, pour maîtriser un feu qui a ravagé 12 hectares de végétation. On en connaît désormais les circonstances.

Le 21 juillet, ce sans domicile fixe, originaire de la Dordogne, allume une cigarette en marchant sur un chemin. Le journal La Montagne rapporte que, « sur un coup de tête », il décide de brûler une touffe d’herbe. Pensant avoir éteint les flammes, il reprend sa route, mais il s’aperçoit que de la fumée est visible à l’endroit de « son coup de tête ». Malgré l’ampleur de l’incendie, il n’appelle pas les pompiers. Lire la suite »

28 Juil 2026 | Trafic
 

Cet été, la mobilisation ne faiblit pas. Le 21 juillet dernier, à 7 h 15, une ressortissante congolaise demeurant à Clichy était interceptée à l’aéroport Marseille-Provence avec 109 cartouches de cigarettes ainsi que 1 090 paquets de cigarettes ainsi que 480 tubes de crèmes éclaircissantes (toxiques et interdites en Europe, ces crèmes font néanmoins l’objet de trafics).
C’est ainsi que débute un message d’Aymeric Atamaniuk (chef du Pôle d’action économique de la Direction régionale des Douanes de Marseille).

Connue pour trafic de tabac, l’intéressée n’en était pas à son coup d’essai. Présentée en comparution immédiate devant le tribunal d’Aix-en-Provence, elle a été condamnée à :

  • 14 751 euros d’amende douanière ;
  • 9 mois d’emprisonnement ferme.

Cette décision rapide illustre l’efficacité de la chaîne entre le contrôle douanier, l’enquête et la réponse pénale face à ces « mules » qui alimentent le marché parallèle du tabac en France.

(Voir aussi les 17 mai 2026 et 18 mars 2026.)

27 Juil 2026 | Trafic
 

Trois personnes ont été jugées, ce 21 juillet, pour avoir transporté plus de 700 kilos de tabac de contrebande dans l’Oise. Pas moins.

Elles avaient été arrêtées le 13 juin dernier et contrôlées à Lévignen (Oise) par les agents des Douanes, sur la RN 2 qui relie Paris à la Belgique.
Leur mode opératoire étant celui du go-fast : une voiture ouvreuse, deux autres avec la marchandise.
Valeur estimée de la marchandise : plus de 500 000 euros.

Les trois personnes impliquées, âgées de 25, 26 et 60 ans, écopent de 10 à 16 mois de prison.
Elles doivent aussi payer une amende qui atteint près de 250 000 euros.

(Voir aussi les 21 février 2026 et 21 octobre 2025 / Oise)

18 Juil 2026 | Profession, Récents
 

Mercredi 15 juillet 2026, la Fédération des buralistes Hérault Montpellier était présente au tribunal judiciaire de Montpellier dans le cadre d’une comparution immédiate, à la suite des braquages dont ont été victimes deux buralistes de notre département en mars et avril 2026.
C’est ainsi que débute une communication de Jérémy Pézières, président de la Fédération des buralistes de l’Hérault-Montpellier et administrateur de la Confédération.

Aux côtés des victimes, la fédération des buralistes locale s’est constituée partie civile.

« Cette démarche est essentielle. Se porter partie civile, c’est défendre les intérêts des buralistes concernés, mais aussi ceux de l’ensemble de la profession. C’est rappeler que chaque agression contre un buraliste est une atteinte à tout notre réseau.

« Les buralistes sont des commerçants de proximité qui assurent une mission essentielle dans nos territoires. Ils ne doivent jamais être laissés seuls face à la violence.
La Fédération continuera à accompagner les victimes, à défendre leurs droits devant les juridictions et à porter la voix de tous les buralistes.

Parce que défendre un buraliste, c’est défendre tous les buralistes. »