Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
9 Oct 2026 | Trafic
 

Cinq hommes seront jugés du 16 au 18 novembre à Paris pour leur rôle présumé dans l’une des premières usines clandestines de cigarettes découvertes en France, à Poincy fin 2021. Tous contestent les accusations. D’après l’AFP du 8 octobre.

Le phénomène, en expansion, interpelle : cinq hommes, soupçonnés d’avoir participé au montage de l’une des toutes premières usines clandestines de cigarettes sur le sol français, doivent être jugés en novembre à Paris.
Nichée à Poincy (Seine-et-Marne) dans un entrepôt gris et anonyme, policiers et douaniers avaient découvert fin 2021 une véritable fabrique de fausses cigarettes Marlboro, a précisé jeudi une source proche du dossier à l’AFP (voir les 14, 15, 17 décembre 2021).

À l’époque, cette découverte, dans une zone d’activités de la banlieue de Meaux, est « une première » en France, souligne auprès de l’AFP une source au sein de l’industrie du tabac.

Et un signe que les organisations criminelles, qui écouleraient quelque 480 millions de paquets de contrebande chaque année en France, cherchent à rapprocher la production de contrefaçon du fumeur français, analyse-t-elle.

Derrière un premier espace dédié aux livraisons, était cachée une série « de pièces de vie devant permettre à des ouvriers de vivre en autarcie sans contacts extérieurs pendant plusieurs jours à plusieurs semaines » avec douches et matelas, selon des éléments des investigations dont l’AFP a eu connaissance.
Une troisième salle, cachée derrière cloisons et faux-plafond, contenait un compresseur, une machine-outil « semblant servir à couper du tabac et à confectionner des cigarettes »…

« Une chaîne complète de production », prête à fabriquer pas moins de 750 000 cigarettes par jour, a jaugé un spécialiste du groupe Philip Morris devant les enquêteurs.

Équipes « 24/24 »

Une information judiciaire, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, qui lutte contre la criminalité organisée, s’est conclue par le renvoi, en août, de cinq hommes devant le tribunal correctionnel. Ils contestent les accusations. Lire la suite »

7 Oct 2026 | Trafic
 

Et de deux. Nous avons relaté – ici-même – le procès plein d’enseignements d’un super-trafic mafieux de cigarettes de contrefaçon qui s’est tenu récemment à Lyon.
De quoi comprendre tous les mécanismes d’un réseau très organisé, bien implanté et branché directement avec des usines clandestines polonaises (voir les 14 et 18 septembre).

Rebelote. Avec le procès qui se déroule, du 5 au 14 octobre 2026, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire, toujours à Lyon.

Soit la comparution d’un autre « réseau criminel structuré de trafic de cigarettes de contrefaçon », « démantelé en 2022 (voir 11 mars 2022 / Lyon).
Avec un approvisionnement en Pologne mais aussi dans d’autres usines de contrefaçon aux Pays-Bas et en Allemagne.
Les livraisons se faisant en semi-remorques pour un stockage au sein de 5 entrepôts dans le Rhône.
Avec une organisation logistique ailleurs en France (Paris, Marseille, Saint-Étienne, Beaune).
Le tabac redescendant ainsi au niveau de revendeurs locaux via des comptes Snapchat.

Des connexions avec d’autres groupes européens, spécialisés dans la fabrication de cigarettes de contrefaçon, ont été établies.
Au total, 7 individus sont impliqués.
Les saisies lors de l’enquête ? 32 tonnes de cigarettes de contrefaçon.
Mais aussi 132 000 euros en liquide, des armes et des véhicules en pagaille…

6 Oct 2026 | Profession
 

107 190 euros. Ce chiffre correspond à la somme qui va être virée sur le compte en banque de la fédération départementale des buralistes du Puy-de-Dôme. Et l’annonce en a été faite par Vincent Charbonnel – président de la fédération et administrateur de la Confédération – lors de son Assemblée générale du 4 octobre. Nous reprenons son message (LinkedIn le 5 octobre).

En octobre 2025, la Gendarmerie saisit 14 400 cartouches de cigarettes de contrebande. Elle saisit également une somme d’argent liquide importante (voir les 30 septembre 2025 et 27 septembre 2025).

La Fédération des buralistes du Puy-de-Dôme s’était alors constituée partie civile, pour défendre les intérêts de ses adhérents.
Représentée par Maître Sandrine Legay, nous obtenons 150 000 euros de dommages et intérêts. Maître Legay n’en reste pas là. Elle fait les démarches nécessaires pour que l’argent liquide saisi serve à nous indemniser.

Et nous avons gagné !
La fédération des buralistes du Puy-de-Dôme va effectivement toucher la somme de 107 190 euros dans les prochains jours.
C’est une vraie victoire !
C’est concret !

C’est de l’argent qui est repris aux trafiquants, qui est arraché à l’économie parallèle, pour être remis dans le circuit légal et rendu aux buralistes.

Enfin, cela montre bien que la justice reconnaît que les buralistes sont des victimes du marché parallèle et des trafics de tabac.

5 Oct 2026 | Trafic
 

Ils avaient été arrêtés le 6 octobre 2025 dans un quartier de Châteauroux.

Deux hommes originaires de Syrie et d’Algérie.
Dans leur véhicule : une importante somme en liquide et 5 cartouches de cigarettes correspondant, manifestement, à un trafic bien établi basé sur la vente de tabac à la sauvette.

De plus, le conducteur était sous l’emprise de stupéfiants.
Pour « oublier les horreurs de la guerre en Syrie », est-il expliqué à l’audience… le 30 septembre 2026.

Pour être condamnés à des amendes douanières. Lesquelles ne sont pas près d’être acquittées…

2 Oct 2026 | International, Trafic
 

L’information laisse rêveur alors que, dans notre pays, le Conseil constitutionnel vient de rejeter les articles de la loi Ripost sur la lutte contre les trafics de tabac (voir le 16 août 2026) et qu’il semble que le projet de loi relatif aux polices municipales (avec des dispositions anti-trafic de tabac) est en passe d’être abandonné (voir le 22 septembre 2026)…

Le parlement de Nouvelle-Zélande vient d’adopter une nouvelle échelle des peines pour trafic de tabac.

Celles-ci vont de 200 000 dollars néo-zélandais (100 000 euros) jusqu’à… 7 ans de prison ferme.

L’année dernière, 12 millions de cigarettes – et 1,7 tonne de tabac à rouler – ont été saisis en Nouvelle-Zélande.

(Voir les 22 juillet 2024 et 28 novembre 2023).

27 Sep 2026 | Trafic
 

« Je n’ai pas vendu, j’ai juste dépanné quelques collègues… », tente à la barre du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence un prévenu poursuivi pour détention et vente frauduleuses de tabac manufacturé. C’est ainsi que débute un article de Séverine Battesti-Pardini sur Mesinfos / Les Nouvelles Publications.

Des policiers avaient en effet repéré trois transactions dans un snack et salon de thé, du côté de Marignane.
Huit euros le paquet, avait déclaré un consommateur.
Au domicile du gérant, la police avait trouvé 17 cartouches de 10 paquets de cigarettes (ainsi que 29 grammes de résine de cannabis, mais « ça, c’était pour ma consommation », promet le prévenu).

S’agissant du « dépannage », justement, la juge Charlotte Joubert lui fait remarquer que « le dépannage, ça n’existe pas… c’est de la vente ». Et puis « c’est interdit, vous mettez en danger la santé publique, vous n’avez pas la formation pour faire de la prévention », ajoute le tribunal. Lire la suite »

26 Sep 2026 | Trafic
 

Il abusait de sa fonction pour mener à bien son business. Un surveillant pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne) a été condamné ce 22 septembre par le tribunal correctionnel d’Évry à cinq ans de prison, dont un avec sursis, pour un vaste trafic de cigarettes (voir 11 février 2026).

En poste au magasin central de la prison, cet agent de 50 ans avait reconnu lors de l’audience fin juin avoir volé des cartouches destinées aux détenus pour les revendre via un intermédiaire à l’extérieur de la prison.

Selon le tribunal, ce trafic a duré de janvier 2021 à novembre 2025, occasionnant pour l’administration pénitentiaire un préjudice estimé à plus de 300 000 euros. Son épouse a également été condamnée à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir profité en connaissance de cause du liquide de son mari. Lire la suite »

24 Sep 2026 | Trafic
 

C’est une véritable entreprise de commerce de tabac parallèle qui comparaissait ce 22 septembre devant le tribunal correctionnel de Cherbourg (Manche). Sept prévenus, de 21 à 62 ans, une femme et six hommes, dont un était absent, étaient poursuivis pour détention sans justificatif, d’importation, détention et vente frauduleuse de tabac manufacturé et, pour certains d’entre eux, blanchiment d’argent. La décision du tribunal a été mise en délibéré.
Nous reprenons l’information d’Anna Bonnemaison sur ICI Cherbourg.

Après plusieurs mois d’enquête de la Brigade de Recherche de Cherbourg, de la Gendarmerie des Pieux ainsi que de la Brigade de Recherche de Caen, des interpellations ont eu lieu le 2 décembre 2025, ainsi que des saisies : 168 440 euros en liquide, 942 cartouches de cigarettes, soit 472 kilos de tabac.
Mais ces chiffres ne sont que la partie émergée de l’iceberg découvert en décembre 2025 (voir les 30 avril 2026 et 6 décembre 2025).

Lors de l’audience, la cour a rapidement établi une estimation de la somme totale d’argent générée par ce trafic entre la Manche et le Luxembourg entre septembre 2024 et l’interpellation de décembre 2025.
Les 2 216 cartons transportés représentent, d’après la cour, l’équivalent d’un peu plus de quatre tonnes de tabac manufacturé. Les juges estimant qu’un carton valait 300 euros, les prévenus ont pu générer jusqu’à 200 000 euros de bénéfices nets.

Une PME familiale

Pour réaliser de tels profits, les prévenus s’étaient organisés en véritable entreprise.
Pour les premiers trajets vers le Luxembourg, le couple présent à la barre monte chacun dans un véhicule : elle au volant de la voiture familiale ouvre la voie avec les fonds pour le trafic, lui suit dans un camion loué.
Au retour, elle monte avec lui et la marchandise, son père ramène la voiture. Une organisation répétée à chaque trajet.
Dans la Manche, les cartons de tabac s’entassent dans les salons respectifs, les clients réguliers deviennent revendeurs et, progressivement, le trafic prend de l’ampleur.
Les prévenus vont louer un garage pour stocker les cartons de tabac, ouvrir un compte en banque pour réserver les camions avec lesquels ils passent la frontière, et une ligne téléphonique exclusivement réservée aux commandes, avec quelque 120 contacts.

Plus d’un million d’euros de fraude

La Douane française a estimé que ce trafic a engendré 1 325 284 euros de fraude, dont elle demande le remboursement intégral ainsi que le paiement d’une pénalité douanière de même montant. La fédération des buralistes de la Manche qui s’est constituée partie civile a réclamé plus de 140 000 euros au titre du préjudice moral.

Le Parquet a requis des peines allant de 6 à 30 mois d’emprisonnement, avec incarcération immédiate pour l’un des prévenus.
La décision du tribunal a été mise en délibéré et sera rendue le 10 novembre prochain.

21 Sep 2026 | Profession, Récents, Trafic
 

Ce vendredi 18 septembre, la Fédération des Buralistes de la Gironde était présente au Tribunal judiciaire de Bordeaux afin de défendre les intérêts de la profession à la suite d’une saisie de tabac significative, réalisée à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.

En effet, le 12 septembre, les Douanes avaient intercepté deux passagers en provenance d’Amsterdam. La fouille de quatre valises a permis la découverte de 280 cartouches de cigarettes. Deux personnes venues récupérer les voyageurs avaient également été interpellées (voir le 17 septembre).

L’affaire donc a été jugée et des condamnations ont été prononcées : 8 et 12 mois d’emprisonnement avec sursis simple, assortis d’une interdiction du territoire français pendant 3 ans, ainsi que 30 000 euros d’amende douanière.

La Fédération était présente, s’étant constituée partie civile pour faire reconnaître le préjudice subi par les buralistes.
5 600 euros ont été accordés au titre de l’ensemble des préjudices réclamés par la Fédération.

« Au-delà des chiffres, notre démarche porte un message clair : lorsque le commerce illicite de tabac porte atteinte à notre réseau, nous défendons nos collègues et faisons valoir leurs droits devant la justice », explique Antoine Bairras, président des buralistes de Gironde, sur Linkedin le 19 septembre.

« Je salue le travail des agents des Douanes, dont l’action sur le terrain est essentielle pour combattre ces trafics.
« La Fédération des Buralistes de la Gironde continuera à agir chaque fois que les intérêts de la profession seront menacés.
« Notre présence devant les tribunaux n’est pas symbolique. Elle traduit notre détermination à défendre concrètement notre réseau. »

14 Sep 2026 | Trafic
 

Ce 9 septembre, le préfet de Seine-Saint-Denis a répété lors d’un point presse que les actions de lutte contre la vente de cigarettes de contrebande resteraient une priorité, rapporte Actu.fr. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, en a fait de même en annonçant, quelques heures plus tard, l’opération « Gare nette » (voir le 11 septembre).

Cette dernière entend permettre au service public de réinvestir les gares et de faire fuir les vendeurs à la sauvette très présents dans ces espaces.

« C’est un phénomène que je ne minimise pas et je ne m’y résous pas. J’assume de maintenir la pression », a déclaré le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles.

En effet, la pression est déjà maximale sur les vendeurs à la sauvette. Et les résultats sont là : depuis janvier 2026, 17 324 cartouches et 30 935 paquets de cigarettes ont été confisqués par les forces de l’ordre.

Aussi, plus de 2 200 personnes ont été mises en cause dans des affaires de vente de cigarettes de contrebande.

Toujours depuis le début de l’année, les infractions de ce type ont baissé de 8,4 %. « De temps en temps, on arrive même à repérer des lieux de stockage », précise Julien Charles.

Avec son opération « Gare nette », Valérie Pécresse compte, quant à elle, déployer des brigades autour de certaines gares et stations de métro particulièrement touchées par la vente illégale de cigarettes.