Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
3 Avr 2026 | Trafic
 

Un habitant d’Eure-et-Loir de 29 ans devait passer devant le tribunal judiciaire de Chartres ce 26 mars. Au dernier moment (en séance même), l’affaire a été reportée au 12 juin… Reste que l’histoire est exemplaire.
Le suspect est soupçonné d’avoir participé à un réseau de vente illégale de tabac en Eure-et-Loir, mais aussi en Île-de-France et en Mayenne. Philip Morris France se portant partie civile et réclamant 5 000 euros d’indemnités.
Nous reprenons des extraits de l’article qu’y consacre l’Écho Républicain le 27 mars.

Avec 10 millions de fumeurs contre 2 millions de consommateurs de cannabis, les réseaux criminels, qui proposent très souvent des stupéfiants et des cigarettes, se sont structurés car ces trafics sont très rentables, et génèrent des flux d’argent importants. De nombreuses filières se mettent en place.

On constate les mêmes conséquences sur ces trafics avec des conquêtes de territoire, des incendies criminels de commerces, des épiceries qui vendent illégalement du tabac… Et maintenant un point de bascule que l’on a dans la drogue : des règlements de comptes entre concurrents.

C’est dans ce paysage en pleine évolution que s’inscrit une affaire dans laquelle Philip Morris se porte partie civile, s’estimant victime d’un trafic de tabac qui aurait été orchestré par cet individu.

Daniel Bruquel, chef de service de lutte et de prévention du commerce illicite chez Philip Morris, donne son point de vue : « Nous demandons environ 5 000 euros d’indemnités, ce qui correspond au trafic établi par l’enquête. Le prévenu devrait également faire l’objet d’une amende douanière. Le problème, c’est que les sommes prononcées lors des jugements sont rarement payées car les gens sont souvent insolvables… On peut récupérer sur des sommes ou des véhicules saisis. »