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9 Oct 2015 | Pression normative
 

Le Figaro PleinLe Figaro de ce 9 octobre revient sur les amendements « tabac » que les députés socialistes Michèle Delaunay et Gérard Bapt font co-signer actuellement (voir Lmdt du 8 octobre).

Le quotidien évoque ce qui serait une certaine réserve du gouvernement mais aussi « la pression des élus socialistes ».

Extrait de l’article :
La lutte contre le tabac est l’autre combat de la rapporteure de la branche Assurance-maladie (Michèle Delaunay / ndlr).
Relever d’un euro le prix des paquets de cigarettes, aligner la taxation du tabac à rouler sur celle des paquets … le gouvernement n’est pas franchement enthousiaste à l’idée de ces modifications ».
Mais,
« avec la pression des députés socialistes sur le sujet, ces amendements peuvent être votés » estime Gérard Bapt, rapporteur général PS du budget de la Sécu.

8 Oct 2015 | Pression normative
 

Michèle DelaunayGérard BaptOn savait que la députée socialiste Michèle Delaunay (Gironde) allait déposer des amendements au titre de rapporteure du projet de loi de financement de la sécurité sociale (voir Lmdt des 7 octobre et 29 septembre).

C’est en train de se faire.

Elle a mis – avec Gérard Bapt, autre rapporteur du texte – à la signature de ses collègues les quatre amendements suivants :

•• L’amendement n°1 vise « à exercer une forte pression fiscale sur les prix des cigarettes pour parvenir à une augmentation des prix d’environ 1 euro ».

•• L’amendement n°2 vise « à rapprocher la fiscalité du tabac à rouler avec celle en vigueur pour les cigarettes industrielles. Le tabac à rouler, mode d’entrée habituelle des jeunes dans le tabagisme, coûte, en effet, 30% moins cher ».

•• Les amendement n°3 et 4 visent « à harmoniser la fiscalité des cigarettes en Corse avec la fiscalité en vigueur actuellement en France continentale, car les prix y sont de 25% inférieurs ».

Reste à savoir ce qu’en pensent le Gouvernement et le groupe PS à l’Assemblée …

2 Oct 2015 | Pression normative
 

L'OpinionDans un petit exercice bien tourné de décryptage de la présentation du budget, L’Opinion de ce vendredi 2 octobre explique comment un certain nombre de mesures budgétaires, plutôt « chaudes », n’apparaissent pas au projet de loi de finances (voir Lmdt du 1er octobre), ni au projet de loi de financement de la sécurité sociale, mais plus tard …
au projet de loi de finances rectificatives (PLFR).

Extraits :

Le gros des mesures fiscales sera en réalité inscrit dans le projet de loi de finances rectificatives, présenté début novembre en conseil des ministres.

Au menu : une hausse de la fiscalité verte qui sera débattue durant la COP21 (…)

La fiscalité sur le tabac reviendra aussi sur le tapis, alors que la consommation repart à la hausse.

« On n’échappera pas à un débat au Parlement », commente un député de la majorité, « même si les buralistes sont importants pour le Président », ajoute un autre.

Ce qui vient en écho aux déclarations du secrétaire d’État chargé du Budget, Christian Eckert, sur les discussions au sein du Gouvernement concernant les prix du tabac (voir Lmdt des 25 et 28 septembre). Et aux réactions empressées de Michèle Delaunay (voir Lmdt des 28 et 29 septembre).

1 Oct 2015 | Pression normative
 

Loi Finances 2016Dans le touffu Projet de loi de Finances pour 2016 présenté au Conseil des ministres, ce mercredi 30 septembre, rien ne concerne le tabac.

À l’exception de l’article 35 qui a pour objet de généraliser le Document administratif électronique (DAE) pour la circulation des produits soumis à accises (dont les tabacs) en suspension de droits en France.

Mais comme pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) – dont Michèle Delaunay est rapporteure (voir Lmdt du 28 septembre) – il faudra attendre les amendements pour en savoir plus.

14 Déc 2014 | Profession
 

Dans la nuit de vendredi à samedi, quand le Sénat a validé la suppression de l’augmentation automatique de la fiscalité tabac, en début d’année (voir Lmdt du 13 décembre), d’autres amendements ont été présentés et battus.

Traditab  Tabac pipe• L’un déposé par le sénateur UMP Philippe Dominati (voir Lmdt des 11 et 12 décembre) et qui visait à exclure la catégorie des « autres produits du tabac » du champ d’application de « l’interdiction d’achat sur internet » : cet autre acquis de ce Projet de Loi de Finances rectificative (PLFR 2014), annoncé par Christian Eckert lors du Congrès des buralistes (voir Lmdt des 6 novembre et du 5 décembre).

Reconnaissons que l’intervention du sénateur, en séance, laisse circonspect sur les véritables motivations de l’amendement : « il s’agit principalement du tabac à pipe, peu ou pas commercialisé en France, hormis dans les zones frontalières … ». Ce qui lui a valu un avis défavorable du secrétaire d’État en charge du Budget : « le Gouvernement ne veut pas d’exception à l’interdiction d’achat de tabac sur internet ».

Taxes• Dans l’esprit de surenchère fiscale qui caractérise notre époque, un autre amendement déposé par les sénateurs Jacques Mézard, Yvon Collin et quatre autres collègues RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) visait à établir une taxe (dont le produit irait à la Caisse nationale d’Assurance maladie) correspondant à 5 % des « bénéfices ou revenus » des fabricants de tabac (voir Lmdt du 11 décembre).

Seulement, la formulation technique de cet amendement amenait à désigner Seita et Logista France parmi les contributeurs. C’est du moins ce qu’a souligné Christian Eckert. Alors que le rapporteur Albéric de Montgolfier déplorait que « cela risquerait de conduire à favoriser encore l’essor des marchés parallèles ». L’amendement a été battu.

13 Déc 2014 | Profession
 

C EckertVoici la retranscription des propos de Christian Eckert, secrétaire d’État en charge du Budget, la nuit dernière au Sénat, au moment du vote entérinant la suppression d’augmentation automatique de la fiscalité en début d’année (voir Lmdt de ce jour 1 / 2).

« Ce sujet est trop important pour que des décisions soient prises à la légère.

« Contrairement à l’idée reçue, le Gouvernement ne fixe pas le prix du tabac à la vente. Il se contente de publier la liste des prix qui résulte du prix pratiqué par les fabricants, additionné du montant de la fiscalité, pour éviter la concurrence entre buralistes. Qui fixe les prix des fournisseurs ? Les fabricants, qui nous communiquent leurs intentions de prix, chaque année à cette période, et les adaptent à la fiscalité, bien entendu.

« Qui fixe la fiscalité ? Vous, mesdames et messieurs les parlementaires. Le mécanisme actuellement en vigueur conduirait à augmenter automatiquement le prix du paquet de cigarettes de 20 à 30 centimes. Le Gouvernement veut plus de lisibilité. Il vous invite donc à fixer une fiscalité qui ne s’exprime plus en fonction des prix de l’année précédente. Le prix sera fixé en euros, pour mille cigarettes, au lieu du calcul actuel, auquel même un agrégé de mathématiques ne comprend pas grand-chose. Nous vous proposons de fixer strictement le même niveau de fiscalité en 2015 qu’en 2014.

« Il n’y a donc pas de cadeaux aux fabricants ! L’État perdrait de l’argent ? Cela dépendra de la consommation. Celle-ci évolue sous l’effet de plusieurs facteurs. Il est vrai que la France pratique la fiscalité la plus lourde, par rapport à ses voisins.

« Au Luxembourg, le paquet d’une marque célèbre est à 5 euros, contre 7 euros en France. C’est un élu frontalier qui vous le dit : plus personne n’achète ses cigarettes chez le buraliste dans un rayon de cent kilomètres ! Des familles entières viennent même des Vosges au Luxembourg, pour remplir leur coffre de cartouches, comme j’ai pu le constater avec des douaniers. Nous perdons des recettes, à hauteur de 50 à 100 millions d’euros par an, en effet, à rapporter à une douzaine de milliards. Ce n’est donc pas un effondrement, mais, si nous augmentons encore la fiscalité, le phénomène s’amplifiera.

« Le Gouvernement mène une politique de santé publique, avec maintenant le paquet neutre, qui fait bondir les buralistes, qui me l’ont fait savoir devant mon domicile, comme ils l’ont manifesté devant la permanence de Marisol Touraine, mais aussi avec l’interdiction de la vente, et non plus seulement de l’achat sur internet. Nous disposons de moyens, avec les douanes, pour surveiller les acheminements postaux, ou via des sociétés de transports express.

« En parallèle, nous travaillons avec les buralistes pour tenter de maintenir des commerces en milieu rural. C’est compliqué, je ne vous le cache pas. Nous menons une politique équilibrée, qui conjugue la santé publique, la fiscalité et le maintien d’un réseau qui a aussi une dimension sociale.

« Pardon d’avoir été long, monsieur le président, mais j’ai trop lu d’attaques sur ce sujet, qu’on invoque le « lobby » du tabac ou des anti-tabac ».

13 Déc 2014 | Profession
 

L’un des temps forts de cette séance nocturne au Sénat où a été entérinée une certaine réforme de la fiscalité tabac (plus d’augmentation automatique de la fiscalité en début d’année / voir Lmdt des 5, 12 décembre et de ce jour) aura été l’intervention du Secrétaire d’État en charge du Budget, Christian Eckert.

Eckert SénatAu nom du Gouvernement, il a été clair et ferme sur deux points :
• le constat que le système fiscal tabac, en place jusqu’à maintenant, n’avait plus le rendement escompté, suite à l’évolution négative du marché.
• la reconnaissance de la gravité que représente le niveau actuel du marché parallèle du tabac. Le ministre a cité, à plusieurs reprises, les estimations couramment avancées par les buralistes : 25 % de la consommation.

C’est d’ailleurs la première fois, au Palais du Luxembourg, que les sénateurs dénombrent, au détour de leurs interventions, aussi précisément les différentes composantes de ce marché parallèle : achats frontaliers, Internet, contrebande.

On reviendra sur cette séance, avec les comptes rendus détaillés. A suivre.

13 Déc 2014 | Profession
 

SénatA 0 heure 10 minutes, ce samedi 13 décembre, et en présence d’une vingtaine de sénateurs, le Sénat a adopté l’article (issu du vote de la semaine dernière à l’Assemblée nationale) intégrant l’amendement qui supprime l’augmentation automatique de la fiscalité tabac en début d’année (voir Lmdt du 5 décembre et de ce jour). Il en ressort que la fiscalité tabac 2015 sera la même qu’ en 2014.

L’amendement qui visait à exclure le segment des « autres produits du tabac » du champ d’application de l’interdiction d’achat sur Internet a été rejeté.

12 Déc 2014 | Profession
 

SénatFinalement, le rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat, Albéric de Montgolfier, a décidé de retirer son amendement remettant en cause la suppression de l’augmentation automatique de la fiscalité tabac – votée début décembre par l’Assemblée nationale (voir Lmdt du 5 décembre)  – , avant même la discussion en séance publique du PLFR 2014 (voir Lmdt de ce jour et du 10 décembre).

Le suspens continue cependant. Restent les amendements déposés par les groupes « communiste », « écologiste », « RDSE » et celui de Philippe Dominati sur les autres produits à fumer. Et aussi du nombre de sénateurs dans l’hémicycle …