Interdire de fumer dans des lieux fréquentés par les enfants est un acte de saine gestion. La prévention fait pleinement partie des prérogatives de l’État, rappelle le chroniqueur Nicolas Bouzou, essayiste et économiste, dans L’Express.
Le Gouvernement a décidé d’interdire la consommation de cigarettes sur les plages, dans les parcs, dans les abribus et près des écoles à partir du 1er juillet. La logique édictée par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, est la suivante : « Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître » (voir les 30 et 31 mai).
Bravo ! Certains dénoncent cette mesure comme liberticide, notamment chez mes amis libéraux. En quoi, disent-ils, l’État serait-il légitime à nous interdire de nous faire du mal ? N’est-ce pas déresponsabiliser les parents que de laisser la puissance publique protéger par la contrainte la santé de leurs enfants ?
Cet argument purement moral occulte la dimension financière et économique du problème.











La ministre de la Santé Catherine Vautrin a annoncé, ce 30 mai, que les plages, les jardins publics, les abords des écoles, les abris de bus, les équipements sportifs seront tous considérés comme des espaces sans tabac à partir de ce 1er juillet (voir
Le président de l’Alliance contre le Tabac, Loïc Josseran, a salué l’interdiction de la cigarette à compter du 1er juillet dans les parcs, plages ou abords des écoles (voir 