Dérivé synthétique du cannabis, le HHC, substance aux effets quasi similaires à ceux du THC, vient d’être interdit ce lundi 12 juin par l’Agence nationale de Sécurité du Médicament.
Ce produit bénéficiait d’un flou juridique depuis son arrivée il y a quelques mois sur le marché français. De quoi lui permettre de rejoindre en tête de gondole les tisanes, bonbons zen et autres inventions chanvrées vendues dans les boutiques spécialisées de CBD et chez les buralistes (voir 15 et 9 mai), selon Libération.fr.
•• Dans son communiqué, l’ANSM précise que la production, la vente et l’usage de HHC sont interdits en France à partir de ce mardi 13 juin, soulignant que « cette décision fait suite aux travaux réalisés à notre demande par les centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance. »
Le 15 mai, le ministre de la Santé François Braun appelait à l’interdiction du HHC. Ce lundi 12 mai il s’est réjoui dans un tweet de la décision prise par l’ANSM : « dès demain, la consommation et la vente du HHC seront interdites. Mon ministère est mobilisé pour protéger la santé des Français et lutter contre les addictions ».
Selon l’agence, les études ont montré que le HHC présente un risque d’abus et de dépendance équivalent à celui du cannabis. Son communiqué rappelle également que d’autres pays ont récemment interdit la vente de HHC tels que l’Autriche, la Belgique, le Danemark et le Royaume-Uni.
•• Vendu notamment sur Internet et dans des boutiques de CBD, le HHC se présente sous forme d’huile, résine, herbe à fumer, spray, « gummies » (confiseries), e-liquide ou encore gelée. « La concentration de HHC de ces produits est variable et peut atteindre jusqu’à 99 %, selon les formes et les marques », précise le communiqué de l’ANSM qui mentionne également que la surveillance réalisée par le réseau national d’addictovigilance affirme que « la consommation de HHC augmente actuellement en France, parfois à l’insu des usagers qui pensent consommer un autre produit, tels que du CBD ».
Enfin, l’ANSM liste les dangers que représente la consommation de HHC : « tremblements, vomissements, anxiété, « bad trip », confusion mentale, malaise, tachycardie, douleur thoracique, poussée tensionnelle ». Des complications dont l’intensité peut varier selon la teneur de HHC dans le produit consommé. Et selon l’ANSM, ce taux n’est pas toujours précisé ou exact.





D’ici « quelques semaines », le ministre de la Santé veut proscrire ce « joint légal » devenu très populaire en France (voir
Une information qui nous change de l’ambiance glauque du Teknival de l’Indre (et de l’incroyable débordement des autorités … combien de mineurs sur place ?).
Il est 17 heures ce lundi 15 mai, quand, dans le cadre d’un contrôle de police dans les parties communes d’un immeuble du quartier Bellevue à Brest, un chien renifleur spécialisé dans la recherche de stupéfiants marque l’arrêt devant une porte.
Les produits à base d’hexahydrocannabinol (HHC) – une molécule dérivée du cannabis mais actuellement en vente libre ( voir
Ce 9 mai, une vaste opération de gendarmerie a stoppé net l’activité d’un malfaiteur impliqué dans un important trafic de stupéfiants et … de tabac.
Suite à l’article du Parisien/ Aujourd’hui en France sur le HHC que nous avons repris mardi dernier (voir
On l’attendait depuis un certain temps … Le gouvernement vient de donner les grandes lignes du modèle luxembourgeois du dispositif expérimental de l’accès légal au cannabis récréatif (voir
Un renseignement parvenu sur le bureau des services d’enquête de la gendarmerie nationale au soir de ce 26 avril. Une interpellation au petit matin du 27, qui a permis de mettre au jour un trafic installé depuis plusieurs semaines à Savigné-sur-Lathan (à l’ouest de Tours).