Alors que tous les regards se tournent vers le Sénat qui va commencer à examiner, en séance publique, le projet de loi Santé de Marisol Touraine – à partir de 16 h, cet après-midi – , reste à connaître l’état de la mobilisation des buralistes. Une semaine après leur journée nationale d’actions de la semaine dernière (voir Lmdt des 8 et 9 septembre).
Il suffit de prendre l’exemple de l’assemblée générale des buralistes de l’Ain qui s’est tenue ce dimanche 13 septembre (à Ambérieux-en-Dombes) et où le président de la chambre syndicale, Christian Muret, avait convié Pascal Montredon. Entre interrogations, stupéfaction et hyper-motivation.
• Interrogations : comme ces questions, dans toutes les conversations, sur la suite du mouvement, en fonction de ce qui se passera après le Sénat. Ou sur les dernières initiatives de Michèle Delaunay (voir Lmdt des 11 et 8 septembre) ainsi que de Frédéric Barbier (voir Lmdt du 7 septembre).
• Stupéfaction muette : au détour de l’intervention lue attentivement par la représentante des Douanes, celle ci a évoqué le paquet neutre, « cette mesure emblématique de la loi Santé ». Alors que la disposition n’est encore pas votée. Et encore moins entrée dans les textes réglementaires.
• Hyper-motivation : comme celle de l’équipe syndicale, illustrée par l’engagement de Jean-Pierre Jandet. Buraliste retraité, il s’occupe activement de la communication de la chambre syndicale où il a longuement occupé des responsabilités. Et il avait concocté pour cette assemblée générale un convaincant montage vidéo des dernières manifestations dans lesquelles se sont impliqués les buralistes de l’Ain.
Mais ce dimanche, Jean-Pierre avait la jambe dans le plâtre. Douloureux souvenir d’un accident survenu lors d’une opération radar, mardi dernier. Ce qui va lui coûter son … voyage de noces. « Et je ne pourrais pas pleinement participer à la prochaine manif, ni même à Losangexpo ! » reprend-t-il malicieusement.
Dans l’Ain, comme ailleurs, ils ont la pêche. Comme le dit Pascal Montredon : « on ne va rien lâcher ! ».
À propos de radars : dans la région de Limoges, des radars de contrôle automatique portaient encore (six jours après) leur délicate décoration « made in buralistes », ce dimanche soir.




