Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
10 Avr 2026 | Trafic
 

Cette semaine à Montpellier, une épicerie de nuit – malgré l’obligation de fermeture de trois mois imposée – a reçu la visite des services de police.

Cette opération de contrôle a permis la saisie de 971 paquets de cigarettes, 291 paquets de tabac à rouler, 221 paquets de tabac à chiquer représentant 65 kilos de tabac proposé à la vente.

Les policiers ont également découvert 393 bouteilles de protoxyde d’azote et du cannabis.

À l’issue de cette perquisition, deux individus ont été interpellés.

(Voir aussi les 29 janvier 2026 et 16 août 2025)

9 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Une enquête ramasse-paquets, c’est simple. Une société spécialisée recueille des paquets de cigarettes vides (jetés dans des poubelles ou abandonnés dans l’espace public) puis on examine les paquets un à un : de quoi identifier ceux qui ont manifestement été achetés en France chez un buraliste (un paquet neutre avec les mentions réglementaires) et ceux qui viennent d’ailleurs, de l’étranger, d’une épicerie, d’un duty-free, d’un trafic quelconque.
Rien de plus simple, rien de plus vrai.

Une méthode de bon sens donc, éprouvée dans le temps… pour des résultats affolants.
C’est du moins ce qui ressort des résultats de la dernière vague Empty Pack Survey (EPS) que nous avons publiée hier (voir 8 avril 2026) : 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du réseau des buralistes.
Une étude reposant sur plus de 11 000 paquets vides.

Nous publions les résultats les plus saillants, par régions, pour un certain nombre de grandes villes.

Île-de-France

Montreuil : 60,4 %
Boulogne-Billancourt : 56,4 %
Saint-Denis : 56,0 %
Versailles : 56,0 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Avignon : 63,9 %
Toulon : 63,6 %
Aix-en-Provence : 62,9 %
Nice : 59,6 %

Grand Est

Thionville : 67,6 %
Metz : 61,5 %
Troyes : 61,2 %
Reims : 60,8 %
Nancy : 55,6 % Lire la suite »

9 Avr 2026 | Trafic
 

Ce 8 avril 2026 le parquet de Marseille a dévoilé les détails d’une opération douanière d’envergure.
Nous reprenons l’information du site Maritima.
Dans un simple box de parking à Sainte-Maxime (Var), les enquêteurs ont mis la main sur 7 tonnes de cigarettes de contrebande. Un individu, déjà sous surveillance pour trafic international, a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Tout s’est accéléré le 2 avril.

L’antenne de la DNRED de Marseille (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) surveillait de près un individu soupçonné de piloter un réseau de contrebande. L’opération de contrôle, menée avec l’appui de la brigade de surveillance de Fréjus, ayant ciblé un box de parking situé à Sainte-Maxime.
La découverte est de taille : 7 tonnes de tabac illicite y étaient entreposées. Cette saisie massive a immédiatement déclenché l’ouverture d’une enquête par le parquet de Draguignan, avant que la JIRS de Marseille (Juridiction Interrégionale Spécialisée) ne reprenne le dossier dès le lendemain, compte tenu de la dimension internationale et organisée du trafic.

Les investigations ne se sont pas arrêtées au box de stockage.

Des visites domiciliaires ont été menées dans les communes voisines de Cogolin et Ramatuelle. Sur place, les douaniers et les enquêteurs ont saisi des éléments prouvant la structure professionnelle d’un réseau :

  • des ordinateurs et des livres de comptes détaillant le trafic,
  • du tabac à rouler en vrac,
  • de nombreux paquets de cigarettes identiques à ceux saisis à Sainte-Maxime.

L’homme au centre de ce réseau était loin d’être un inconnu pour la justice marseillaise.

Il était déjà visé par une enquête de la JIRS pour trafic international de cigarettes.
Déféré à l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen le 4 avril pour plusieurs chefs d’accusation graves : importation et détention frauduleuse de tabac en bande organisée, mise en vente de marchandise sous une marque contrefaisante, importation et détention frauduleuse de tabac en bande organisée, mise en vente de marchandise sous une marque contrefaisante, blanchiment douanier, association de malfaiteurs.

Le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire. L’enquête est désormais confiée à l’Office national anti-Fraude (ONAF) pour identifier d’éventuels complices dans cette filière très lucrative.

8 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Paquets videsLes résultats de la deuxième vague de l’Empty Pack Survey (EPS) – France 2025 (voir 24 octobre 2025) sur la consommation de cigarettes non-domestiques en France viennent d’être publiés.
Elle confirme que plus de la moitié des cigarettes consommées en France ne sont pas issues du marché domestique (environ 80 % contrebande-achats transfrontaliers et 20 % contrefaçon).
Ce phénomène implique un manque à gagner pour l’État estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Cette étude réalisée pour Japan Tobacco International (JTI) par le cabinet indépendant WSPM Group, est la deuxième édition pour 2025 et repose sur la collecte et l’analyse de plus de 11 000 paquets vides de cigarettes dans plus de 120 villes françaises. Nous reprenons leur communiqué.

Menée au second semestre 2025, elle couvre environ 22 % de la population et offre ainsi un panorama représentatif de la consommation réelle en France.
Cette étude constitue un outil de référence utilisé régulièrement à l’échelle européenne pour mesurer la part des cigarettes provenant de l’étranger ou issues de la contrefaçon, par opposition aux ventes légales sur le marché domestique.

Ses principaux enseignements

En moyenne, 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du marché domestique, contre 53,9 % lors de la précédente vague et 44,7 % un an plus tôt.

L’étude WSPM, publiée chaque année depuis plus de dix ans, présente un phénomène en croissance quasi constante depuis 2013. Une ampleur et une tendance confirmées par d’autres études (EY : 38 % en 2023 ; KPMG : 49 % en 2024 / voir 12 juin 2025).

La contrefaçon atteint 18,8 %, soit près d’un paquet sur cinq.
Ce marché parallèle correspond à un manque à gagner pour l’Etat estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Les principales origines non-domestiques (hors contrefaçon) sont : Algérie (9,1 %), duty free (7,4 %) et Luxembourg (4,4 %).
Ces flux traduisent l’importance des achats transfrontaliers et le rôle croissant de certains pays tiers dans l’approvisionnement parallèle.

Les marques les plus présentes dans le non-domestique sont :

  • Marlboro (Philip Morris International) : 36,9 % des paquets collectés
  • Philip Morris (PMI) : 5,7 %
  • American Eagle (METCO) : 2,6 %
  • Winston (JTI) : 2,5 %.

Les villes les plus touchées en France sont La Roche-sur-Yon (71,7 %), La Rochelle (69,2 %) et Blois (68,9 %).
Dans ces territoires, plus de deux cigarettes sur trois consommées proviennent de circuits parallèles.

Réaction de Benoît Bas, Directeur des Affaires Publiques de JTI France

« Le constat est sans appel : le marché parallèle du tabac explose et atteint un niveau inédit en France. Chaque euro dépensé pour le marché parallèle, ce sont des milliards en moins pour l’Etat – entre 5 et 8 milliards – et autant qui alimentent directement le crime organisé. »

8 Avr 2026 | Trafic
 

C’est une sacrée prise signée de la brigade des Douanes de Laon : un fourgon rempli de 473 kilos de tabac et cigarettes a été saisi dans l’Aisne ce 2 avril. C’est ainsi que débute une information de ICI Picardie que nous reprenons.

L’affaire remonte au 30 mars. Au petit matin, les douaniers, en mission de contrôle entre les communes de Saint-Erme et la Malmaison, aperçoivent une camionnette en train de rouler à vive allure. Les agents de la Brigade de Surveillance intérieure décident de procéder au contrôle du véhicule et demandent à son chauffeur, gyrophares et sirène à l’appui, de s’arrêter.

Mais le conducteur décide de continuer sa route, accélère. Après plusieurs kilomètres de course-poursuite, les douaniers retrouvent le fourgon, abandonné et moteur éteint dans le village de Berrieux. L’homme qui était au volant a pris la fuite.
Mais avec l’aide des gendarmes de la Brigade de Corbeny, alertés par des voisins, l’individu qui s’était caché dans un petit cabanon est retrouvé, et se rend sans résister.

« Le conducteur déclare que le fourgon est rempli de tabac » et « qu’à la vue des gyrophares, il a eu peur et a pris la fuite », indique la Direction régionale des Douanes d’Amiens.
Le tabac et les cigarettes, en provenance du Luxembourg, sont saisis.
Le fuyard, placé en retenue douanière, est un trentenaire qui habite la Somme, sans casier judiciaire.
En comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, le tribunal de Laon le condamnera, le 31 mars, à dix mois de prison avec sursis, et à une amende douanière de 80 000 euros.

En 2025, les services douaniers de la Direction régionale des Douanes d’Amiens ont saisi 26,2 tonnes de tabac. À titre de comparaison, les saisies sur le territoire national s’élèvent à plus de 547 tonnes de tabac.

(Voir aussi 1er avril et 11 mars 2026)

8 Avr 2026 | Trafic
 

Une opération de contrôle de commerces a été menée dans le quartier de la Mosson dans la matinée du 1er avril, sur réquisition du Procureur de la République de Montpellier Thierry Lescouarc’h.
C’est ainsi que débute une information de la Gazette de Montpellier, signée Alix Drouillat, que nous reprenons.

Des effectifs de la Police aux Frontières (PAF), des Douanes, du commissariat de la Mosson, du service local de Police judiciaire (SLPJ) et de la Police municipale ont été mobilisés.

65 kilos de tabac ont été découverts dans des caves de commerces, soit l’équivalent de 971 paquets de cigarettes, 291 paquets de tabac à rouler et 221 paquets de tabac à chiquer.

Près de 400 bouteilles de protoxyde d’azote ont également été saisies par les policiers, de même que 158 grammes de résine de cannabis, 132 grammes d’herbe de cannabis et du matériel de conditionnement. Lire la suite »

8 Avr 2026 | Trafic
 

Quelque 920 000 cigarettes contrefaites ont été découvertes après le contrôle d’un véhicule à Anderlecht (commune de Bruxelles-Capitale), a indiqué, ce 1er avril, la police de la zone Bruxelles-Ouest. Nous reprenons l’information de l’agence Belga.

Les faits se sont déroulés samedi 28 mars aux alentours de 22 heures. Une patrouille a été intriguée par le comportement de deux occupants d’un véhicule à l’arrêt, dont les feux étaient allumés.

Les agents ont alors procédé au contrôle du véhicule et de ses occupants. La découverte d’une importante somme d’argent, dans le véhicule comme sur les occupants, a éveillé des soupçons de blanchiment. Des investigations complémentaires ont ensuite orienté les enquêteurs vers un trafic de cigarettes contrefaites, ce qui a conduit à plusieurs perquisitions.

Lors de celles-ci, ainsi que de l’examen de plusieurs véhicules, les policiers ont mis la main sur 92 cartons de cigarettes contrefaites, soit environ 920 000 cigarettes, sur 28 500 euros et 350 livres sterling, mais aussi sur plusieurs clés de voiture, des trousseaux de clés, une télécommande de garage, des téléphones et des passeports…

Les suspects ont été entendus puis mis, ce 30 mars, à la disposition du parquet de Bruxelles.

(Voir les 20 mars 2026 et 4 décembre 2025)

7 Avr 2026 | Trafic
 

Selon une enquête menée par des clients mystères dans des épiceries de nuit du Nord, plus de la moitié vendraient illégalement des cigarettes, un quart proposeraient des puffs. C’est ainsi que débute un article de Lille Actu (de Nicolas Demollien) le 5 avril. Nous le reprenons.

À Lille, Roubaix ou encore Tourcoing, une enquête a été menée dans les épiceries de nuit. Des clients mystères se sont rendus dans de nombreux établissements avec des résultats plutôt accablants concernant la vente de cigarettes de contrefaçon ou encore de puffs.

Ce sont les Fédérations départementale des buralistes, de la Confédération des Commerçants De France (CDF) et de la Fédération des Épiciers de France qui en ont publié les résultats. Les trois entités soulignent la difficulté à lutter contre la persistance « du marché parallèle de cigarettes, de puffs (cigarettes électroniques jetables interdites) et d’autres produits illicites ». Lire la suite »

3 Avr 2026 | Trafic
 

Un habitant d’Eure-et-Loir de 29 ans devait passer devant le tribunal judiciaire de Chartres ce 26 mars. Au dernier moment (en séance même), l’affaire a été reportée au 12 juin… Reste que l’histoire est exemplaire.
Le suspect est soupçonné d’avoir participé à un réseau de vente illégale de tabac en Eure-et-Loir, mais aussi en Île-de-France et en Mayenne. Philip Morris France se portant partie civile et réclamant 5 000 euros d’indemnités.
Nous reprenons des extraits de l’article qu’y consacre l’Écho Républicain le 27 mars.

Avec 10 millions de fumeurs contre 2 millions de consommateurs de cannabis, les réseaux criminels, qui proposent très souvent des stupéfiants et des cigarettes, se sont structurés car ces trafics sont très rentables, et génèrent des flux d’argent importants. De nombreuses filières se mettent en place.

On constate les mêmes conséquences sur ces trafics avec des conquêtes de territoire, des incendies criminels de commerces, des épiceries qui vendent illégalement du tabac… Et maintenant un point de bascule que l’on a dans la drogue : des règlements de comptes entre concurrents.

C’est dans ce paysage en pleine évolution que s’inscrit une affaire dans laquelle Philip Morris se porte partie civile, s’estimant victime d’un trafic de tabac qui aurait été orchestré par cet individu.

Daniel Bruquel, chef de service de lutte et de prévention du commerce illicite chez Philip Morris, donne son point de vue : « Nous demandons environ 5 000 euros d’indemnités, ce qui correspond au trafic établi par l’enquête. Le prévenu devrait également faire l’objet d’une amende douanière. Le problème, c’est que les sommes prononcées lors des jugements sont rarement payées car les gens sont souvent insolvables… On peut récupérer sur des sommes ou des véhicules saisis. »