Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Sep 2025 | Profession
 
La fermeture d'un tabac à Nîmes

Photo Radio France

Un tabac historique du quartier Montcalm-République de Nîmes met la clé sous la porte. Patrick Vigneron, patron de « La Pipe », est contraint de fermer face à la concurrence déloyale du tabac de contrebande et des cigarettes achetées en Espagne. Nous reprenons l’information de Ici Gard-Lozère.

La porte du bar-tabac « La Pipe », rue de la République à Nîmes, est grande ouverte sur une salle déserte. Un seul client fidèle est accoudé au comptoir, en face de Patrick Vigneron, qui gère le bar-tabac depuis 22 ans : « J’avais un tabac qui faisait, à son apogée, 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires, il y a 12 ou 13 ans. Aujourd’hui on est tombés à des chiffres ridicules, je peux même pas vous en parler, j’ai honte », souffle-t-il.

La faute, selon Patrick, à une forme de concurrence déloyale : « J’ai neuf clients sur dix qui viennent encore boire un petit café qui achètent leurs cigarettes ailleurs, parce qu’elles sont moins chères, avec toutes ces épiceries qui ne vendent que du tabac ou de l’alcool frelaté… Derrière, il n’y a pas de suivi de fermeture officielle de la mairie, de décision disant : interdisons ces commerces-là. Et nous, on ne peut plus travailler ! » explique-t-il.

Pourtant, le bar de Patrick est resté ouvert 7j/7 pendant plus de 20 ans, Noël et jour de l’An compris.
À 62 ans, il attend désormais la retraite et s’apprête à brader son affaire, au grand dam des clients fidèles et d’Isabelle, la factrice : « Ça fait mal au cœur, on ne se verra plus ! » Tous les jours, lors de sa tournée, elle pose la même question à Patrick Vigneron : « Quand est-ce que tu fermes ? » La réponse est toujours la même : il ne sait pas. « Mais faudra quand même que tu me dises, si par exemple demain tu ne viens pas ! » Il répond en riant : « Je pense qu’un matin, je ferai mon caca nerveux et je dirai : stop, j’arrête. »

Et avec la fermeture du bar-tabac, c’est encore un commerce de proximité qui disparaît. Une situation qui se répète, selon le comité de quartier Montcalm-République, qui alerte une fois de plus la mairie. Valentine Wolber, adjointe au maire déléguée au commerce, dit prendre en compte la situation : « Il est évident qu’il y a une paupérisation de certains de nos quartiers périphériques », pose-t-elle.

« On n’a pas vraiment de pouvoir pour les empêcher, les faire fermer… Quand il y a des fermetures administratives, c’est la préfecture qui en a la charge et qui le fait selon des critères bien précis », explique l’élue.
« Il faut savoir que nous avons un droit de préemption. Quand il y a une cession, la mairie peut se porter acquéreur du local ou du bail commercial et c’est le cas actuellement : on est en train d’acheter un commerce pour éviter une nouvelle installation qui ne serait pas favorable à la commercialité de cette rue. Requalifier un quartier, une rue, c’est de longue haleine, c’est un investissement qui est fort et il faut le faire avec une vision globale. »

(Voir aussi les 30 août et 6 juin)

26 Sep 2025 | Profession
 

Les buralistes du Var organisaient, ce jeudi 25 septembre, leur assemblée générale à Toulon. Un événement centré sur le développement ainsi que la relance économique et territoriale de la profession.
À cette occasion, Philippe Coy, président de la Confédération nationale des buralistes, a été l’invité de ICI Provence qui est revenu sur l’événement.

Malgré la situation économique du pays, les buralistes veulent faire bouger les lignes et répondre aux défis territoriaux. Ils souhaitent renforcer un peu plus leurs actions en faveur de la proximité. Réunis en assemblée générale dans le Var, à Toulon, ils alertent également sur leur situation et l’augmentation du marché parallèle.

La situation est « inquiétante », pour Philippe Coy, président de la Confédération nationale des buralistes, qui ajoute : « Il y a une nécessité de s’adapter, faire évoluer notre offre. »

De plus en plus de buralistes ont diversifié leurs activités : relais colis, encaissement de la fiscalité locale, offre de produits régionaux, circuits courts, dépôt de pain. Le tout, en continuant de proposer les produits « traditionnels » : tabac, jeux ou presse.

« Avec la stratégie de la transformation du réseau, déjà effective chez 6 500 buralistes de France, la profession dispose d’une réponse ambitieuse. C’est par cette stratégie de mutation et la force de notre maillage, en zone urbaine, en ruralité ou aux frontières que le réseau des buralistes restera le lien de confiance qu’il a su tisser avec l’ensemble des Français, et qui font de lui un acteur indispensable à la vie des quartiers et des villages » assure la Confédération nationale des buralistes.

Dans le Var, 17 % des buralistes sont installés dans des communes de moins de 3 500 habitants. « Nous sommes les plus près des plus éloignés », aime à rappeler Philippe Coy.

25 Sep 2025 | International, Profession
 

Une étude EY-Parthenon met en lumière la contribution de Philip Morris International (PMI) à l’économie de l’Union européenne (UE).
Nous reprenons le communiqué édité à cette occasion.

Entre 2019 et 2023, PMI a soutenu 1 million d’emplois, investi 19,6 milliards d’euros auprès de PME fournisseurs et 2,3 milliards d’euros en R&D en Europe. PMI a généré 33 milliards d’euros d’exportations hors de l’UE et une empreinte économique globale de près de 290 milliards d’euros.

Confrontée à des défis majeurs, l’Europe doit améliorer sa compétitivité grâce à des investissements dans la technologie, la science et les talents. À l’heure où de nouvelles réglementations sont discutées, PMI appelle les institutions européennes à engager un dialogue bienveillant avec les entreprises qui investissent dans la recherche et le développement. Ces entreprises jouent un rôle clé dans la construction d’un avenir plus durable où personne n’est laissé pour compte.

L’étude dévoilée aujourd’hui par PMI, et réalisée par EY-Parthénon, analyse l’empreinte économique du Groupe au sein de l’UE entre 2019 et 2023. Elle met en évidence l’importante contribution de PMI à la compétitivité et à la solidité de l’industrie européenne.
Avec 43,4 milliards d’euros investis sur cinq ans en Europe, PMI accélère sa transformation vers un avenir sans fumée, en phase avec les objectifs de santé publique et de durabilité.

Voici les points clés de la contribution de PMI à l’emploi et à l’écosystème « Made in EU » entre 2019 et 2023 :

  • 1 million d’emplois soutenus au sein de l’UE, dont près de 21 500 emplois directs en 2023, le reste provenant des emplois indirects, induits et liés au commerce de détail.
  • 19,6 milliards d’euros investis auprès de plus de 45 000 PME fournisseurs, renforçant le « Made in EU », les écosystèmes industriels locaux ainsi que la résilience des chaînes d’approvisionnement.
  • 625 millions d’euros supplémentaires consacrés aux achats de feuilles de tabac, soutenant les agriculteurs et les communautés agricoles européennes.
  • Plus de 2,3 milliards d’euros investis en R&D en Europe pour stimuler l’innovation et le progrès scientifique.
  • Plus de 33 milliards d’euros d’exportations, dont 8,4 milliards € sur la seule année 2023.

Massimo Andolina, Président de la Région Europe de Philip Morris International, déclare :

« Entre 2019 et 2023, nous avons investi plus de 43 milliards d’euros au sein de l’Union européenne, contribuant à une empreinte économique globale de près de 290 milliards d’euros. Notre priorité reste claire : investir dans l’humain. Nous soutenons plus d’un million d’emplois au sein de l’UE, favorisons le développement personnel et dynamisons les économies locales. Avec près de 20 milliards d’euros injectés dans notre chaîne d’approvisionnement, nous renforçons l’écosystème industriel européen. Nous soutenons également une agriculture durable grâce à l’achat de tabac européen et à l’accompagnement des agriculteurs.

Depuis 2008, PMI a investi plus de 14 milliards de dollars dans le développement, l’évaluation scientifique, la production et la commercialisation de produits sans fumée innovants, avec un objectif ambitieux : mettre fin à l’ère de la cigarette. Cette transformation vers un avenir sans fumée, bien plus qu’une question de chiffres, incarne le progrès et entraîne un changement réel et positif, porté par l’Europe : aujourd’hui, plus de 40 % de notre chiffre d’affaires net mondial provient de nos produits sans combustion, fabriqués dans 15 de nos 19 usines européennes.

L’Union européenne doit prendre conscience de l’urgence de la situation, agir pour bâtir l’avenir et mettre en place un cadre réglementaire qui attire les investissements, stimule l’innovation et valorise le capital humain. Cette étude illustre notre engagement : le progrès est en marche et l’avenir sans fumée se construit chaque jour, ici même, en Europe. »

24 Sep 2025 | Profession
 

Scandinavian Tobacco Group (STG) a publié son chiffre d’affaires net, sur le premier semestre : en hausse de +0,5 %.

L’activité cigares faits main marquant un recul de -4,8 %.

« Malgré un contexte de marché difficile, marqué par les droits de douane et les troubles géopolitiques, nous restons concentrés sur la réalisation de nos priorités stratégiques. »

« L’intégration de Mac Baren (voir 29 juin 2024) est en bonne voie, nos positions sur le marché des cigares faits machine se sont stabilisées. »

« Nous sommes en train de mettre à jour notre stratégie jusqu’en 2030 » précise encore Niels Frederiksen (CEO de STG).

23 Sep 2025 | Profession
 

Encore et toujours les écarts de prix avec l’Espagne jugés comme une concurrence déloyale…
Thème central évoqué ce 21 septembre, à Anglet, lors de l’assemblée générale de la fédération des 85 buralistes du Pays basque. Pour lutter, les buralistes doivent se réinventer.
Nous reprenons un sujet de Ici/France Bleu Pays basque, signé par Paul Nicolaï.

Les 85 buralistes du Pays basque avaient rendez-vous à Anglet ce dimanche 21 septembre pour l’assemblée générale de la fédération départementale de leur profession. L’occasion de souligner, une fois encore, les difficultés liées à la grande différence de prix qui existe entre la France et l’Espagne. Pour un paquet de cigarettes, elle est en moyenne du simple au double.
« C’est depuis 20 ans le sujet majeur pour les buralistes du département des Pyrénées-Atlantiques » souligne le Béarnais Philippe Coy qui préside la Confédération nationale de la profession.

Pertes de rentrées fiscales

« Nous faisons notre maximum pour que l’Europe réajuste ses bases de fiscalité, les chantiers sont ouverts et cela ne va pas impacter le marché français puisque nous sommes au plafond, mais cela aura une incidence sur les pays limitrophes de l’Union européenne » détaille Philippe Coy (voir 21 juillet) dont le second mandat de quatre ans arrive à échéance le mois prochain.

À cela s’ajoute une récente directive de l’Europe qui « oblige la France à autoriser le consommateur à passer la frontière avec un maximum de quatre cartouches alors que notre gouvernement avait réduit cette possibilité à une seule cartouche » déplore le Biarrot François Dupin qui préside la fédération des buralistes du Pays basque.

Si l’on y ajoute la contrebande de cigarettes, c’est « une perte fiscale annuelle de 4,5 milliards pour la France » insiste Philippe Coy.
Si la chute vertigineuse du nombre de buralistes semble enrayée, avec un buraliste pour 2 500 habitants, les volumes de tabacs vendus sont en baisse. Moins 11,5 % selon la fédération pour la période de janvier à juillet 2025 par rapport à la même période de 2024. En valeur, cela représente une baisse de 8,2 %. « La forte augmentation du prix des paquets il y a deux ans y est pour beaucoup » rajoute François Dupin.

« Il faut sortir du triptyque presse/tabac/jeux »

Conscient que l’image du tabac est de moins en moins valorisée dans la société, pour ne pas dire plus, les buralistes misent désormais sur « un engagement de services essentiel aux 10 millions de clients journaliers » explique la fédération.

Une stratégie de transformation du réseau déjà débutée chez 5 500 buralistes de France.

« Il faut sortir du triptyque presse/tabac/jeux en développant d’autres services de proximité » insiste Philippe Coy.
Exemples : le paiement des autoroutes, les services bancaires, de la restauration, les colis… « La force du maillage du territoire est l’un de nos atouts », rajoute Philippe Coy qui va passer la main le 10 octobre prochain.

Il est remplacé à la tête de la Confédération par l’actuel président de la fédération des buralistes du département de l’Oise, Serdar Kaya (voir 9 septembre).

18 Sep 2025 | Profession, Récents
 

Logista et la Revue des Tabacs nous livrent – en volumes – les chiffres du marché officiel du tabac (ce qui est livré par Logista dans le réseau des buralistes) depuis le début de l’année (à fin août / voir 6 septembre) :

Soit – 8,5 % pour l’ensemble du marché.

Plus précisément : – 9 % pour les cigarettes ; – 10,1 % pour le tabac à rouler ; + 5,1 % pour le tabac à pipe ; – 0,4 % pour les cigares-cigarillos.

Les mois les plus mauvais ?
Février pour les cigarettes : – 17,3 % (toujours en volume) ;
Mars pour le tabac à rouler : – 18,5 %
Juin pour le tabac à pipe : – 11,7 %
Février pour les cigares/cigarillos : – 9,8 %

6 Sep 2025 | Profession, Récents
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres de ventes officielles, en volume, des produits du tabac sur le mois d’août par rapport à août 2024 (voir le 9 août).

Avec une répartition entre toutes les catégories.

Sachant qu’il s’agit, plus précisément, des livraisons aux buralistes de la France continentale.

Le nombre des jours de livraison en août de cette année a été de 20 contre 21 en août 2024.

  • Cigarettes : -14,45 %
  • Tabac à rouler : -9,58 %
  • Autres tabacs à fumer : +3,37 %
  • Cigares / cigarillos : -7,13 %
  • Tabac à mâcher : -14,13 %
  • Tabac à priser : -13,93 %
  • Autres tabacs à chauffer : -28,57 %
4 Sep 2025 | Profession, Récents
 

Baisse marchéRevenons sur ces chiffres se prêtant toujours à nombre d’interprétations diverses et variées : baisse réelle de la consommation ? Hausse régulière du marché parallèle ? Ce n’est pas forcément contradictoire…

En 2024, le volume des cigarettes vendues chez les buralistes a été de 25,5 milliards de cigarettes (chiffre établi par rapport aux livraisons Logista).

En 2002 – année de référence avant les premières fortes hausses de taxes puis de prix (Plan Cancer du président Chirac) – ce volume était comptabilisé à 80,5 milliards de cigarettes.

Cette forte décroissance présentant des « marches » plus ou moins larges. Par exemple :

  • 2003 : 69,7 milliards de cigarettes ;
  • 2004 : 55 milliards de cigarettes ;
  • 2014 : 45 milliards de cigarettes ;
  • 2018 : 40,2 milliards de cigarettes ;
  • 2020 : 35,8 milliards de cigarettes ;
  • 2023 : 29,1 milliards de cigarettes.
3 Sep 2025 | Profession
 

Selon le dernier Observatoire de l’Emploi des Entrepreneurs (association GSC et Altares), 31 260 chefs d’entreprise ont perdu leur activité en France au 1er semestre 2025, soit plus de 170 par jour.

Parmi les secteurs les plus touchés, l’hébergement, restauration et débit de boisson enregistrent 4 164 pertes d’emploi au premier semestre, soit + 11,5 % en un an.

C’est ainsi que débute un communiqué de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) que nous reprenons.

Selon le dernier Observatoire de l’Emploi des Entrepreneurs, 31 260 chefs d’entreprise ont perdu leur activité en France au 1er semestre 2025, soit plus de 170 par jour. Une progression de + 4,3 % par rapport au 1er semestre 2024, le niveau est d’autant plus préoccupant dans un contexte de faible croissance et de trésoreries sous tension.

Le secteur de l’hôtellerie-restauration particulièrement touché

La restauration traditionnelle assise concentre à elle seule plus de 40 % des cessations d’activité de la branche, illustrant la fragilité persistante d’un secteur déjà lourdement affecté par la crise sanitaire, l’inflation et la baisse de fréquentation des consommateurs.
Pour l’UMIH, cette situation est un signal d’alarme : les restaurateurs et hôteliers, qui jouent un rôle essentiel dans l’économie et l’attractivité des territoires, continuent de subir de plein fouet la conjoncture dégradée.

Des disparités régionales

L’Île-de-France concentre près d’un quart des pertes (7 507 dirigeants), tandis que la Nouvelle-Aquitaine enregistre une progression inquiétante (+ 18 %).
À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté et la région PACA affichent un léger recul des cessations d’activité.

« Les restaurateurs et hôteliers sont des acteurs du quotidien, ils font vivre nos centres-villes, nos villages et notre tourisme. Derrière ces fermetures, ce sont des vies bouleversées et des territoires fragilisés », alerte l’UMIH, qui rappelle que chaque perte d’activité fragilise un peu plus le tissu économique et social local.

Une alerte pour le second semestre

Pour le président de l’association GSC, « les pertes d’emploi restent à des niveaux préoccupants, révélateurs d’un tissu entrepreneurial sous tension ».

Le second semestre 2025 s’annonce très incertain, la situation pourrait encore s’aggraver pour de nombreux entrepreneurs du secteur en fonction des arbitrages budgétaires et de la conjoncture.

(Voir 23 juillet 2025)