Retour sur les commentaires occasionnés par le Programme national de réduction du tabagisme prévu dans le 3ème Plan Cancer (voir Lemondedutabac du 4 février). Avec un débat récurrent sur le prix comme levier d’action.
• Mariol Touraine, sur Radio Classique : « Les prix ont augmenté de 80 centimes depuis que je suis au ministère de la Santé. C’est vrai qu’il serait préférable d’avoir une hausse forte significative. La question du prix est souvent présentée comme un enjeu dans les débats … Mais elle ne doit pas être dissociée d’autres mesures.
« Il n’y a pas une mesure miracle, une mesure magique. Il y a le prix, le soutien au sevrage, sa prise en charge, les campagnes d’information. Ce qui est nouveau, c’est la création d’un fonds dédié : on ne pourra plus dire que les hausses servent à alimenter les caisses de l’Etat. Elles vont permettre de déployer d’autres politiques ».
Répondant à une question sur les limites du système français « prix fort / prévalence élevée » : « on doit frapper un grand coup, cette fois, avec un programme d’ensemble et qui doit faire l’objet d’une concertation ». Sans un mot sur le marché parallèle.
• Yves Bur (Alliance contre le Tabac) : « Un plan enfin ambitieux. Le président de la République se donne enfin les moyens de lutter contre le tabagisme de manière globale. Le président de la République a enfin avoué que les hausses précédentes n’avaient servi qu’à faire des recettes ; les prochaines seront destinées à lutter contre le cancer. J’espère que Bercy va suivre cet engagement qui est fort » (France Info).
« On agit sur le prix, on agit sur la prévention, on agit sur le soutien au sevrage, on agit sur le packaging vis-à-vis des jeunes. Il faut maintenant le traduire dans la loi de Santé annoncée » (RFI).
• Franck Chauvin (Ligue contre le Cancer) : « Il faut réfléchir à ce taux important de prévalence. Le prix est un levier très efficace, mais ce n’est pas le seul, comme l’a rappelé le président de la République. Il y a beaucoup l’accompagnement du fumeur, et pas seulement le « sortir gratuitement du tabac ». Rien n’a été dit sur la cigarette électronique. Il n’y a que des pistes. Tout est encore en expérimentation » (LCI).
• Bernard Accoyer (député UMP de Savoie, ancien président de l’Assemblée nationale, médecin) : « Sur le tabac, il faut avoir un rythme qui soit supportable pour le pays. Je pense qu’il y a beaucoup d’éducation et de formation à faire. Mais, il faut se garder de faire de la mousse avec un problème qui n’en est pas (à propos des anti-tabac). Augmenter indéfiniment les prix … on voit que les Français, de plus en plus, mettent plus d’argent dans le tabac que pour se nourrir. Cela pose un problème. » (i>TELE).




