Son discours n’a pas toujours été audible. Et les échanges dans la phase de questions-réponses quelque peu confus. Dans le contexte agité de son passage au Congrès des buralistes (voir Lmdt du 6 novembre), Christian Eckert a tenu bon, à sa manière, et évoqué certains sujets sur lesquels nous revenons.
• Sur les sanctions des acheteurs de tabac sur Internet : « un texte sera élaboré pour la fin de l’année » (voir Lmdt de ce jour). L’idée principale étant de compléter l’interdiction de la « vente » de tabac sur Internet par l’interdiction « d’achat », avec sanctions dissuasives à la clé, « notamment pour les cas de fraude en bande organisée ». Ceci, à travers un processus de collaboration entre les Douanes et les expressistes ou autres opérateurs de transport. Curieusement, le ministre n’a pas cité La Poste.
• Sur l’amendement Delaunay de sur-fiscalisation du cigare : Christian Eckert a rappelé qu’il y était opposé (voir Lmdt du 23 octobre) mais s’est dit victime d’un « tsunami parlementaire », issu de tous les groupes politiques. Lors des prochaines étapes du processus législatif, il « espère être entendu par les parlementaires » et entend « faire valoir les spécificités de ce marché ». Non sans insister sur le fait que les buralistes avaient « un rôle à jouer » à cette occasion. Une invitation à faire pression sur sénateurs et députés, en somme.
• Sur les prix des autres produits du tabac et les évolutions à venir, il s’est gardé de toute déclaration précise. Mais en fin de son intervention (de 1h20), il a confié qu’il estimait le mécanisme de fixation des prix « incompréhensible » et être en train d’examiner comment arriver à « une méthode de définition des prix qui soit lisible ».




