Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
29 Sep 2017 | Profession
 

Tout faire passer d’un coup.

Le document n’a pas encore été présenté à tous les députés mais nous connaissons la teneur de l’article 12 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2018 / voir Lmdt du 28 septembre) qui vise à faire passer d’un bloc toutes les mesures fiscales sur le tabac entre début 2018 et fin 2020.

•• Dans l’exposé des motifs il est précisé : « les prix des produits vendus aux consommateurs sont librement fixés par les fabricants. Leur niveau est cependant fortement corrélé à celui de la fiscalité des tabacs. La présente mesure a donc pour but d’augmenter les droits d’accise sur les produits du tabac dans l’objectif d’atteindre au 1er novembre 2020, le prix de 10 euros pour un paquet de cigarettes. »

Autre phrase très significative : « Afin de diminuer les risques de substitution par d’autres produits, une hausse de la fiscalité relativement plus élevée que celle appliquée aux cigarettes est proposée pour l’ensemble des autres produits du tabac. »

Par ailleurs, le même article précise les modalités d’une hausse, en fonction du même calendrier, de la fiscalité des produits du tabac en Corse. En précisant que la convergence avec les prix sur le continent devra être achevée « à partir de 2021 ».

•• En conséquence, cet article 12 propose d’un bloc 5 modifications successives de l’article 575 A du Code général des Impôts : au 1er mars 2018, 1er avril 2019, 1er novembre 2019, 1er avril 2020, 1er novembre 2020.

•• À chacune de ces dates, la fiscalité tabac va s’alourdir, par étapes, aux niveaux des taux proportionnels (en pourcentage) et des parts spécifiques (en euros au mille).

Entre mars 2018 et novembre 2020 :
• pour les cigarettes, le taux proportionnel passe à 50,8 en mars prochain ; il sera à 54,6 dans 3 ans. Tandis que la part spécifique passe, en parallèle, à 59,9 avant d’aller jusqu’à 62,7 ;
• pour le tabac à rouler, les évolutions sont les suivantes : taux proportionnel, de 44,5 à 48,7 ; part spécifique, de 68,5 à 82,1.
• pour les cigares/cigarillos : taux proportionnel, de 30,5 à 35,9 ; part spécifique : de 31,4 à 63,3.

26 Sep 2017 | Profession
 

Elle ne parle plus d’augmentation « progressive » mais « massive ».

« Cette augmentation massive a pour but de faire réaliser au Français que (le tabac) ça suffit. Il faut arrêter. »  

En comparution face à Jean-Jacques Bourdin, sur RMC/ BFM ce matin, la ministre de la Santé n’a eu droit qu’à une question sur le tabac. Sur la traçabilité du tabac, plus précisément. Thème cher à l’animateur radiophonique (voir Lmdt du 18 septembre).

Elle lui a répondu, en substance, qu’elle y travaillait d’arrache-pied avec les partenaires européens (tout comme sur l’harmonisation des fiscalités). Mais en laissant entendre qu’elle souhaitait aller plus loin.

20 Sep 2017 | Profession
 

Le prix du paquet de cigarettes en France augmentera de plus de trois euros sur trois ans, avec une première hausse de 35 centimes d’ici la fin de l’année, a annoncé, ce mercredi 20 septembre, la ministre de la Santé, selon une dépêche de Reuters.

•• La hausse s’étalera de 2017 à 2020, avec notamment un relèvement d’un euro en mars 2018, a dit Agnès Buzyn sur Europe 1.

•• « Les arbitrages ont été rendus. Nous allons dès la fin de l’année harmoniser le prix des paquets de tabac, notamment les plus faibles, en augmentant en moyenne de 35 centimes d’euro (…) pour aboutir à des paquets à 7,10 euros à la fin de l’année », a-t-elle expliqué.

•• « Puis il y aura une hausse d’un euro en mars prochain, puis des hausses de 50 centimes d’euro en avril et en novembre 2019, de 50 centimes d’euros en avril 2020 et 40 centimes en novembre 2020 », a précisé la ministre.

« Ça permet aux gens de se préparer et de trouver les moyens d’arrêter de fumer. C’est un calendrier qui permet à chacun de se mettre dans la perspective de l’arrêt », a-t-elle estimé.

19 Sep 2017 | Profession
 

L’arbitrage au niveau du Gouvernement ne serait-t-il pas encore fait quant au rythme exact permettant d’obtenir les 10 euros le paquet, dans les trois ans.

La semaine dernière, cela avait l’air d’être assez clair (voir Lmdt du 15 septembre).

Mais hier, en présentant, à la presse, sa concertation sur les priorités de la stratégie nationale de santé (voir Lmdt du 18 septembre), Agnès Buzyn, s’est encore posée une question devant des journalistes.

Certes, le prix du paquet de cigarettes « va augmenter de trois euros, mais la question c’est … à quel rythme ? ».

18 Sep 2017 | Pression normative
 

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé, ce lundi 18 septembre, une grande concertation sur les priorités de la stratégie nationale de santé du gouvernement, mettant l’accent sur la prévention encore insuffisamment développée en France, annonce l’AFP.

Cette stratégie sera, après la phase de concertation, adoptée en décembre et mise en oeuvre dès 2018, selon son ministère.

•• Les travaux d’élaboration de cette stratégie s’organiseront autour de « quatre thèmes prioritaires » retenus par la ministre à partir d’un rapport que le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) lui a remis officiellement ce lundi. À savoir, la prévention et la promotion de la santé dès l’enfance, la lutte contre la montée des inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins, et l’innovation (télémédecine, objets connectés…). Lire la suite »

15 Sep 2017 | Profession
 

Hier soir, sur le plateau de LCI « L’Info en question / 24 heures Pujadas », Agnès Buzyn n’a voulu rien dire de nouveau sur les conditions de mise en œuvre du paquet à 10 euros, telles qu’elles avaient été annoncées par BFM (voir Lmdt des 13 et 14 septembre).

Fidèle à son style – main de fer dans un gant de velours, mais pas trop à l’aise sur les aspects techniques du sujet (voir Lmdt du 11 juillet) – la ministre a rappelé « son » cap.

« Mon souhait c’est que ça survienne assez rapidement mais pas d’un coup. Assez rapidement : j’ai dit trois ans. Pas d’un coup : parce que je veux que les personnes qui fument aujourd’hui aient le temps de se préparer à l’idée qu’il faut arrêter et puissent s’approprier … des mesures d’accompagnement du tabac.

« L’idée pour moi serait d’un euro de plus par an. Ça fixe un objectif : les gens savent qu’ils doivent arrêter parce que ça va leur coûter cher. C’est un objectif de santé publique, notre pays a des particularités – le plus grand nombre de femmes fumeuses quasiment dans le monde ; 33 % de fumeurs – alors que l’Angleterre a réussi à passer sous la barre des 20 %, principalement en augmentant le prix du tabac … ».

14 Sep 2017 | Profession
 

Que dit, exactement, BFM Business dans son sujet d’hier – signé Matthieu Pechberty – qui a beaucoup fait le buzz dans les médias et les réseaux sociaux (voir Lmdt du 13 septembre) ? Extraits.

•• « Selon plusieurs sources gouvernementales les ministères de la Santé et du Budget travaillent sur le scénario d’une hausse de la fiscalité poussant à une augmentation des prix de 1 euro en 2018 (…)

•• « Les deux ministres travaillent sur une programmation étendue sur trois ans qui sera intégrée au projet de loi de financement de la sécurité sociale présenté le 28 septembre. Les arbitrages seront rendus par le Premier ministre la semaine prochaine. Mais d’ores et déjà, les deux ministres planchent sur un compromis visant à amener le prix du tabac à 10 euros en 2020, mais en douceur … (sic). Lire la suite »

31 Août 2017 | Profession
 

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, est favorable à une augmentation du prix du paquet de cigarettes d’un euro par an pour arriver à un paquet à 10 euros d’ici trois ans, annonce l’AFP.

Ce qui confirme nos dernières informations (voir Lmdt de ce jour et du 29 août).

•• « Mon souhait est (une augmentation) d’un euro par an », a déclaré Mme Buzyn, ce  jeudi 31 août, sur la chaîne CNews, reprend ainsi l’AFP.

•• « L’objectif est d’atteindre un paquet à dix euros » d’ici 2020, a-t-elle rappelé.

Mais, « nous n’allons pas le faire d’un coup car je veux que les Français aient le temps de se préparer à arrêter » de fumer, a ajouté la ministre. « Ce qui compte pour que les gens arrêtent de fumer, c’est que les hausses soient importantes », a-t-elle insisté.

•• Mme Buzyn a également souhaité « un plan global » pour « aider les buralistes et éviter la fraude ». « Si nous ne faisons pas un plan global », la hausse du paquet de cigarettes « ne servira à rien », a-t-elle mis en garde.

Elle a notamment plaidé pour « une harmonisation des prix » des cigarettes au niveau européen, conclut la dépêche.

9 Août 2017 | Observatoire
 

Intéressante, la grande interview que la ministre de la Santé vient d’accorder au Figaro Madame (Extraits).

•• Ses principaux chantiers ? « D’abord la prévention. Cela fait des années que la France est une mauvaise élève dans ce domaine. Les Français écoutent peu les messages de prévention. C’est l’une des grandes causes d’inégalités sociales dans le domaine de la santé. Les milieux les plus aisés sont plus sensibles aux messages de prévention que les milieux les plus défavorisés. Je vais donc avec mes équipes intensifier et renforcer l’accompagnement des plus démunis. C’est une des façons de rétablir l’égalité des chances face à la santé ».

La ministre ne dit rien sur le paquet à 10 euros. Pourtant, on sait qu’elle y tient (voir Lmdt des 27 et 26 juillet). Il est vrai que sur le plan du « message » aux plus démunis et du maintien des inégalités, le paquet à 10 euros représente plutôt un mauvais exemple …

Sinon, Agnès Buzyn développe ses autres priorités : les déserts médicaux, l’accompagnement de la petite enfance, la réforme des retraites.

•• Comment compte-t-elle affronter ses premières manifs ? « Je vais avant tout essayer de parler, d’expliquer le sens de nos réformes, de faire de la pédagogie. Et puis je vais essayer de m’inspirer de mon héros, Winston Churchill, que j’admire pour sa clairvoyance, sa lucidité, sa capacité à aller à l’encontre de l’air du temps : garder le cap malgré les tempêtes ».

On ne peut s’empêcher de penser à cette anecdote sur l’indomptable Winston qu’aimait rappeler le regretté journaliste gastronomique Christian Millau : « Churchill adorait commencer ses réunions en précisant aux participants qu’il espérait que son cigare n’allait empêcher personne de tousser ».

8 Août 2017 | Institutions
 

Des visuels sur Twitter, des professionnels de la santé mobilisés dès ce début août … L’opération « Moi(s) sans tabac » – initiée par Marisol Touraine en novembre dernier, avec un succès certain (voir Lmdt du 1er décembre 2016 ) – est sur les rails.

L’édition 2017 se veut plus ambitieuse et il est demandé aux professionnels de santé de prendre part à ce défi collectif, qui consiste à inciter et accompagner, via des actions de communication et de prévention de proximité, tous les fumeurs dans une démarche d’arrêt du tabac … dès la rentrée de septembre. Alors que le temps fort de l’opération est toujours concentré sur novembre.

•• Pour ce faire, trois challenges sont mis sur la table : Lire la suite »