Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
3 Juil 2023 | Profession
 

Après ces cinq soirées d’affrontements, d’émeutes et de dégradations – et en se félicitant de la baisse de tension de ces dernières heures – de premiers constants peuvent être établis par rapport aux derniers événements (voir 30 juin, 1er et 2 juillet).

•• Les buralistes ont été particulièrement ciblés par les émeutiers.

Les chiffres avancés par Bercy, ce 1er juillet, portent sur 250 débits de tabac attaqués. Soit le même nombre que les agences bancaires. Soit plus que les points de vente relevant de la grande distribution (200) et autres types de commerces. Soit un lourd tribut pour les buralistes. Lire la suite »

3 Juil 2023 | Profession
 

Ce dimanche après-midi, les buralistes ont reçu sur leurs boites mails un message de la Confédération (#20 – le lien) rappelant en quoi leur organisation professionnelle est pleinement mobilisée, avec ses élus, et accompagne le réseau en cette période particulière avec les initiatives les plus appropriées.

•• Avec, notamment, l’annonce que Philippe Coy a demandé au ministère de l’Économie et des Finances un report des charges fiscales et sociales pour les buralistes sinistrés (voir 2 juillet)
•• Avec un rappel de l’assistance téléphonique de la Mudetaf
•• Avec les mesures spécifiques prises par Logista.

2 Juil 2023 | Profession
 

Une dizaine de centres commerciaux saccagés, 200 magasins de la grande distribution attaqués et pillés dont une quinzaine incendiés, 250 débits de tabac dévalisés, autant dagences bancaires vandalisées et de nombreux commerces de proximité, magasins de sport et fast-food vidés et mis à sac.

Nous reprenons un extrait du Parisien / Aujourd’hui en France de ce dimanche.

Le bilan de quatre nuits d’émeutes dressé ce samedi après-midi par le ministre de l’Économie est lourd. « Ce sont des actes inexcusables, inqualifiables et intolérables », a ajouté Bruno Le Maire au sortir d’une réunion avec les représentants de l’ensemble des organisations professionnelles du commerce et de la distribution, dont il a noté « l’émotion, le désarroi et linquiétude ». Lire la suite »

2 Juil 2023 | Profession
 

« Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a demandé, ce samedi 1er juillet, aux assureurs de prolonger les délais de déclaration, de réduire les franchises et d’indemniser rapidement les professionnels victimes des émeutes. »

C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons.

« Nous avons demandé aux assureurs de faire preuve de la plus grande simplicité dans le traitement des procédures », de « réduire au maximum les franchises » et « les indemnisations doivent arriver le plus vite possible », a déclaré M. Le Maire devant des journalistes.

Il a également demandé aux banques « la plus grande compréhension en termes de traitement des échéances » des commerçants et entrepreneurs concernés par des dégradations et pillages commis lors des violences qui ont éclaté dans de nombreuses villes de France après la mort du jeune Nahel, tué par un policier lors d’un contrôle routier. Lire la suite »

2 Juil 2023 | Profession
 

Heure après heure, la Confédération suit l’évolution de la situation des buralistes, ceux qui sont victimes comme les autres à protéger.

Avec la volonté d’apporter « le meilleur soutien aux collègues touchés mais aussi des solutions efficaces » (voir 1er juillet).

•• Les échanges sont permanents avec le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, ainsi qu’avec la Direction générale des Douanes.

Philippe Coy a participé, ce samedi 1er juillet, au point sur la situation avec les représentants du commerce et de la restauration organisé par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée du Commerce et des PME (voir ci-dessus).

•• Dans la soirée, Philippe Coy s’est rendu à Dax – avec le maire (Julien Dubois) – chez des collègues (Mr et Mme Groult) – victimes d’actes de vandalisme. Il n’y a pas que les grandes métropoles qui soient touchées.

Par ailleurs, la Mudetaf rappelle que « l’ensemble de ses équipes est mobilisé en soutien à ses sociétaires » (voir 30 juin).

2 Juil 2023 | Profession
 

Philippe Coy est intervenu en direct sur BFM-TV, ce samedi 1er juillet, à propos de la situation pour ses collègues buralistes. Extraits :

« Nous sommes ciblés depuis le début de ces émeutes comme l’ensemble des commerces. Mais nous sommes particulièrement concernés parce que le tabac est un produit qui peut facilement être revendu sur la voie publique.

« C’est un désarroi pour mes collègues buralistes qui sont victimes dans toute la France. Et nous avons des collègues qui ont peur … Ces scènes de pillage sont la cause de chocs psychologiques supérieurs aux dommages économiques.  Lire la suite »

2 Juil 2023 | Profession
 

Sur CNews, ce 1er juillet, Philippe Alauze (président de la fédération des chambres syndicales de buralistes Ile-de-France et administrateur de la Confédération) est venu apporter son témoignage. Extraits.

« Dans cette conjoncture de guérilla, nous dénombrons, en Île-de-France, 180 buralistes attaqués et pillés. Au même titre que l’on attaque des mairies et des médiathèques, on attaque nos commerces parce que nous vendons des produits d’État et que nous sommes des acteurs du quotidien en train de nous transformer.

« En Seine-Saint-Denis, certains collègues ont déjà été visités par les pilleurs deux ou trois fois. J’ai retrouvé dans leurs établissements des collègues en pleurs, effrayés, littéralement fracassés. Les buralistes sont des entrepreneurs indépendants qui bien souvent ont investi leurs économies dans leur débit de tabac.  Lire la suite »

1 Juil 2023 | Profession
 

La France a connu une quatrième nuit de violence avant les obsèques de Nahel, le jeune homme dont la mort par un tir de policier a provoqué une vague d’émeutes et de destructions urbaines à travers le pays, reprenait, ce samedi 1er juillet, une dépêche de Reuters (extraits).

Le gouvernement avait déployé 45 000 policiers et gendarmes et plusieurs blindés légers pour tenter d’endiguer la pire crise à laquelle le président de la République Emmanuel Macron soit confronté depuis le mouvement des « Gilets jaunes » fin 2018.

Le ministère de l’Intérieur a également fait état, dans un autre bilan provisoire posté sur Twitter, de près de 80 policiers et gendarmes blessés durant la nuit passée, de 2 560 incendies sur la voie publique, de 234 autres incendies et dégradations et de près de 60 attaques de commissariats, postes de police municipale et casernes de gendarmerie.

La mairie de Persan-Beaumont (Val d’Oise) a été incendiée cette nuit et plusieurs magasins et bureaux de tabac dégradés ou pillés, notamment en région parisienne et à Marseille, où les forces de l’ordre ont procédé à 95 interpellations.

Par ailleurs, l’AFP indique que la préfecture des Deux-Sèvres, Niort, condamne l’incendie de baraques de chantier et sept véhicules, ainsi que la dégradation d’une maison de quartier, d’un magasin de grande distribution, d’un bureau de poste, d’une boulangerie, d’un bureau de tabac, d’un lieu de restauration rapide et de plusieurs commerces de proximité.

1 Juil 2023 | Profession
 

Pillé, puis incendié

Yvelines. « À 1heure 30, ce 30 juin,  jai vu sur les caméras que des gens étaient rentrés dans mon bar-tabac. Ils ont volé la caisse, les cigarettes, les jeux à gratter. Plus tard, un deuxième groupe est venu pour prendre ce qu’il restait. Et puis ils ont mis le feu. Je pense que cest pour effacer les traces de leur passage. Un voisin ma dit avoir vu que certains étaient blessés » témoigne un buraliste de Saint-Cyr-l’École pour Actu 78.

Le saccage de son commerce est un coup de massue : « Tout sarrête. là. Maintenant. Je ne sais même pas si la structure est encore bonne. Cest vraiment injuste. Je travaille dur ici depuis 3 ans. »

Impuissant face aux flammes

Seine-Maritime. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un bar-tabac à Bihorel a été ravagé par un incendie qui s’est déclaré aux alentours de 2 heures du matin. Le buraliste est arrivé dans la nuit pour constater les dégâts, impuissant face aux flammes. Avec l’incendie, il a perdu son emploi, du jour au lendemain. « Tout s’écroule ! », lance-t-il. Il avait repris l’établissement il y a 12 ans et y travaillait seul précise Paris Normandie.

Surtout que dans cette commune limitrophe de Rouen, le quartier est calme et sans histoire. « Dans le bar, on côtoie des personnes âgées mais aussi des jeunes dans une ambiance formidable. C’est un vrai lieu de vie, très calme » explique le buraliste. « Je pense que l’on avait, sans nous jeter des fleurs, une bonne réputation. C’est désolant parce que des bars dans le coin, ça ne court pas les rues », précise-t-il calmement.

« Je ne peux pas rentrer « 

Somme. Devant les murs noircis de son établissement lors de la seconde nuit de violence du 29 au 30 juin, un buraliste à Amiens ne cache pas son découragement au Courrier Picard : « je ne peux pas rentrer, le rideau est cassé, il y a encore des flammèches. Pourtant, j’ai encore demandé à Mme le Maire et son adjoint plus de sécurité. » La veille, c’est la mairie d’Amiens-Nord qui s’est faite vandalisée par les casseurs.

« On ne sert à rien, on est des pigeons ! On bosse plus de 100 heures par semaines, et le résultat, c’est ça ! On est seul au monde avec nos commerces, on ne nous a jamais aidé, c’est catastrophique » déclare-t-il sous la colère.

Victime collatérale

• Nord. Dans un secteur pourtant épargné par les émeutes de la nuit, un bar-tabac à Lys-lez-Lannoy (près de Roubaix) a fait figure de victime collatérale, rapporte La Voix du Nord. Il était près de 4 heures du matin, ce jeudi 28 juin, lorsqu’une dizaine de jeunes est entrée par effraction et a jeté son dévolu sur des cartouches de cigarettes, des jeux d’argent et des friandises.

Les faits ont duré à peine cinq minutes. Les images de vidéosurveillance ont permis d’identifier certains des individus. Les nombreux messages de soutien et l’aide proposée par le maire de la ville rassurent le couple de buralistes, qui a passé sa journée à faire place nette pour accueillir les clients au plus tôt.