Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
31 Jan 2020 | Profession
 

L’assemblée générale de la CEDT (Confédération européenne des Détaillants de Tabac) – présidée par l’autrichien Peter Schweinschwaller (voir 22 septembre 2019) – qui s’est tenue ce jeudi 30 janvier à Paris a vu Patrick Falewee, le président de l’atelier « Europe et marché parallèle » de la Confédération nationale des buralistes, prendre position au nom de ses collègues français :

« Les difficultés que rencontrent mes collègues correspondent à un fléau qui s’étend à tous les pays européens. Il y aura toujours du tabac moins cher à l’Est et au Sud du Continent …

« Plus que jamais, nous devons nous battre pour que le tabac ne puisse plus être en libre circulation en Europe ». Lire la suite »

19 Déc 2019 | International
 

Ils n’aiment pas trop dévoiler les quantités de cigarettes et de tabac à rouler qu’ils passent chaque jour au-dessus de leur comptoir …

Pourtant, d’après les témoignages recueillis auprès des employés de stations-services frontalières avec la France, ces quantités « ne cessent d’augmenter ». Le Quotidien, édité au Luxembourga mené l’enquête.

•• Il est révolu le temps où la vente de carburant couvrait les frais de personnel, c’était une règle pour quasiment toutes les stations-services du Grand Duché. Même l’alcool, c’est fini : les grands groupes alimentaires français ont réussi à s’aligner sur les prix luxembourgeois et même à vendre moins cher.

Alors il reste … le tabac et les Français qui viennent en nombre se ravitailler : « on survit grâce à eux » confie une employée.

•• Et même très bien … Ainsi, comme le révèle le média luxembourgeois, certaines rentreraient pour 100 000 euros de cigarettes chaque semaine dans leurs rayonnages, pour écouler en un jour ce que d’autres, dans le pays voisin, vendent en un mois. Face au succès du tabac à rouler qui se vend par seaux, certaines marques fournissent gratuitement les tubes à remplir. Pour 500 grammes achetés, 1 000 tubes offerts.

•• Au total, la vente des produits de tabac devrait générer des recettes à hauteur de 775 millions d’euros (dont 170 millions d’euros de TVA) dans les caisses de l’État luxembourgeois pour 2019.

11 Déc 2019 | Trafic
 

Une habitante de Lons-le-Saulnier circulait sur la N57, ce samedi 7 décembre, avec plusieurs personnes à bord de sa voiture, lorsqu’elle a embouti le véhicule qui circulait devant au niveau de Hyet (à 20 kilomètres au sud de Vesoul).

Les gendarmes chargés des constats d’usage ont découvert dans le coffre de la Jurassienne une dizaine de kilos de tabac à rouler en provenance du Luxembourg.

Six agents de la Douane de Besançon se sont déplacés. L’intégralité de la marchandise a été saisie. L’automobiliste devrait également faire l’objet d’une amende, dont le montant reste à déterminer.

7 Déc 2019 | International
 

Les ventes de cigarettes en Espagne ont connu, depuis le début de cette année, une hausse de + 1,27 % en volume selon les données du Comisionado del Mercado de Tabacos (CMT), organisme assurant la tutelle du secteur. 

•• Réaction immédiate de la ministre de la Santé en fonction, María Luisa Carcedo, qui a estimé que la prévalence tabagique repartait à la hausse, au même niveau qu’en 2005 avant la précédente loi anti-tabac.

Son ministère a déjà lancé une campagne d’information contre le tabagisme – incluant la cigarette électronique et la chicha – avant de faire rembourser des substituts nicotiniques. Sachant que l’on est toujours en attente de la constitution d’un nouveau gouvernement de coalition en Espagne. Lire la suite »

3 Déc 2019 | International
 

Surprenant. Mais malgré les achats de clients venant des pays frontaliers, les ventes globales de cigarettes au Luxembourg ont suivi une tendance à la baisse de 2000 à 2017 :  de l’ordre de 50 % en volume, tout de même.

Ce net repli reflétait notamment la baisse de la consommation observée au niveau européen, mais également un report vers le tabac à rouler (+ 20 % environ, en volume, depuis 2004).

•• Mais, depuis le début 2018, les volumes de cigarettes écoulés repartent à la hausse, selon le site Les Frontaliers citant des données chiffrées de l’Administration des Douanes et Assises luxembourgeoises (Statec). Lire la suite »

23 Nov 2019 | Profession
 

Marcello Orengo est en passe de devenir une « vedette » de la vente transfrontalière, ayant déjà apparu dans un reportage de France 3, à la veille de la hausse du 1er novembre (voir 31 octobre).

Le buraliste italien (tabaccai) du petit village de Latte, juste après Menton, a droit à un grand portrait de Nice Matin, sous le titre : « Vive la France !… Comment Marcello, vendeur de cigarettes à la frontière italienne, a fait fortune grâce aux fumeurs de la Côte d’Azur »

•• « Le propriétaire du magasin « Conad », 76 ans, bénit la France tous les matins. Malicieux, il esquive la question sur la colossale fortune qu’il s’est bâtie sur les augmentations successives du tabac en France. Car Marcello le sait, il doit tout à la politique hexagonale anti-tabac ». Lire la suite »

6 Nov 2019 | Profession
 

Affluence en ce jour de marché à Millau (Aveyron), le vendredi 1er novembre … Affluence aussi chez les buralistes interviewés par Le Midi Libre, sur la hausse de 50 centimes du paquet (voir 31 octobre). Et là, avis contrastés. 

•• Jean-Luc Servier, situé au cœur du marché, ne cache pas son scepticisme tout en scannant ses articles : « en tant que buraliste-fumeur, je peux vous garantir que ça ne fera pas arrêter les gens. Ils se sacrifieront sur autre chose : la nourriture, par exemple. Quand on voit l’alcool et ses conséquences sur la santé, la sécurité routière et même sur les violences conjugales, je me dis que c’est injuste de toujours taper sur les fumeurs. »

Le tabac représente 40 % de son chiffre d’affaires annuel … Pour autant, le Montpelliérain d’origine ne craint pas pour son business. Même s’il craint néanmoins que les consommateurs n’aillent en Espagne ou en Andorre : « nous ne sommes qu’à trois heures de la frontière. »

•• Alors que d’autres confrères, un père et son fils, installés place du Mandarous, disent ne pas s’inquiéter pour leur chiffre d’affaires : « à Millau, ça va encore. Pour aller en Espagne, il faut prendre la voiture, payer l’essence, le péage. Pas sûr que ce soit si rentable. Des paquets étrangers, on en voit, mais pas tellement ».

Un autre buraliste, boulevard de La Capelle, est plus inquiet : « bien sûr que les ventes et que mon chiffre d’affaires baisseront. Ça fera aussi augmenter le marché parallèle. Les gens ne vont pas arrêter de fumer. Ils iront acheter ailleurs. »

5 Nov 2019 | Profession
 

On fume plus dans les régions frontalières que dans le reste de l’Hexagone (voir 29 janvier) et – singulièrement dans les Hauts-de-France – un fumeur sur deux a effectué son dernier achat dans un pays limitrophe (voir 16 juillet). Alors, comment cela se passe un jour de hausse de prix du paquet de cigarettes de 50 centimes, côté français ?

Réponse, en trois temps, du 19/20 de France 3 Nord-Pas-de-Calais du 1er novembre.

•• À Quiévrain, en Belgique, dans un supermarché du tabac, où la clientèle est française à 80 %, c’est l’affluence comme un autre week-end. « On ne peut pas se rendre compte. Les linéaires sont pleins comme chaque début de mois. Ça va y aller fort pendant quinze jours. Comme d’habitude » estime une employée.

•• Ambiance plus calme, côté français, à Anzin (à 3 kilomètres de Valenciennes) où est installé Joël Delbove (président de la Délégation Valenciennes de la chambre syndicale des buralistes du Nord et administrateur de la Confédération). Dans la zone, trois buralistes ont fermé ces deux dernières années.

« Quand on a que la vente de tabac, on est appelé à disparaître » déclare-t-il. « Le mot d’ordre de notre Confédération est de se diversifier et de se transformer » : le multi-service et le service public de proximité comme voie de salut des buralistes.

•• Et l’harmonisation européenne des prix ? « Je pense que ce sera difficile parce qu’il n’y a pas de pays qui veulent mettre le prix du tabac au niveau français. Hormis les Anglais, nous sommes les plus chers » constate Joël Delbove.

4 Nov 2019 | Trafic
 

Les journalistes de L’Aisne et du Courrier Picard se sont posés à Macquenoise-Montmignies – point de frontière entre le département de l’Aisne et la Belgique, à 70 kilomètres de Saint-Quentin – au lendemain de la hausse de 50 centimes du prix des paquets de cigarettes (voir Lmdt du 31 octobre). Les clients français y sont nombreux, sans surprise. Extraits

« En général, la différence avec la France tourne autour de trois euros. Pour les cartouches, la différence varie entre 20 et 30 euros. Avec la nouvelle hausse, nous sommes encore plus proches des 30 euros moins chers, et l’écart sera encore plus large avec les nouvelles augmentations prévues en France » annonce le patron d’un bar-tabac belge.

•• « Avant nous allions acheter le tabac au Luxembourg, mais c’est vraiment trop loin. Macquenoise n’est qu’à une heure de route de Saint-Quentin, c’est plus pratique et plus rentable » confie un couple de Saint-Quentin.

« À chaque fois, j’achète un seau de tabac à 75 euros qu’on ne trouve pas en France » ajoute la femme. « Avec ça, je tiens plus d’un mois, et ça me revient moins cher que d’acheter les pots à 15 euros chez les buralistes français. Et les nouvelles hausses de prix ne vont pas nous changer nos habitudes. »

•• « Nous venons de Château-Thierry » précisent trois autres clients. « Depuis le sud de l’Aisne, il faut presque deux heures de route pour venir jusque Macquenoise, mais ça vaut clairement le coup. »

Ils font escale à la frontière une fois par mois en moyenne. « Sur ce que nous consommons comme tabac par mois, nous gagnons environ 150 euros en l’achetant en Belgique. C’est énorme ! Mais même pour seulement 50 euros d’économie, nous ferions le même trajet. Et beaucoup de connaissances font pareil que nous ».

3 Nov 2019 | Profession
 

Un reportage de France 3 Grand Est se penche sur les réactions des buralistes confrontés à la hausse du prix (voir Lmdt du 31 octobre) et au démarrage du « Mois sans Tabac » … avec une question plutôt provocatrice : « Novembre va-t-il enterrer la cigarette ou les buralistes alsaciens ? ». Extraits : 

Le Grand Est a beau être la région française où l’on fume le plus (avec 30,1 % d’adultes qui fument quotidiennement, contre 25,4 % au niveau national), les livraisons chez les buralistes sont par contre en chute. Inversement proportionnel aux livraisons chez leurs homologues allemands. Lire la suite »