Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Oct 2026 | Trafic
 

La police d’Andorre a annoncé, ce 2 octobre, avoir saisi une cargaison de 3 750 paquets de cigarettes de contrebande, d’une valeur de 14 700 euros, dissimulée dans une bouche d’égout au Pas de la Casa, juste à la frontière avec la France. Nous reprenons une information de l’Indépendant.

L’Andorre est un petit paradis qui fleure bon les bonnes affaires (sic). La fiscalité très avantageuse permet notamment d’y acheter des cigarettes à très bon prix… Exemple, un paquet de la célèbre marque rouge coûte 4,60 euros, contre 6 euros en Espagne ou 13,50 euros en France.
Ce 2 octobre, la police d’Andorre dit avoir mis la main sur une importante cargaison de tabac de contrebande : 7 énormes sacs contenant pas moins de 3 750 paquets de cigarettes. Le tout dissimulé dans une bouche d’égout du Pas de la Casa.

« Dans le cadre d’une surveillance conjointe avec des agents des Douanes, au Pas de la Casa, sept ballots contenant 3 750 paquets de tabac de contrebande d’une valeur d’environ 14 700 euros ont été saisis.
Les contrebandiers les accumulaient et les cachaient dans un égout », confirme la police andorrane dans une publication sur Twitter.

(Voir aussi les 19 mai 2026 et 14 novembre 2025).

7 Oct 2026 | Trafic
 

Et de deux. Nous avons relaté – ici-même – le procès plein d’enseignements d’un super-trafic mafieux de cigarettes de contrefaçon qui s’est tenu récemment à Lyon.
De quoi comprendre tous les mécanismes d’un réseau très organisé, bien implanté et branché directement avec des usines clandestines polonaises (voir les 14 et 18 septembre).

Rebelote. Avec le procès qui se déroule, du 5 au 14 octobre 2026, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire, toujours à Lyon.

Soit la comparution d’un autre « réseau criminel structuré de trafic de cigarettes de contrefaçon », « démantelé en 2022 (voir 11 mars 2022 / Lyon).
Avec un approvisionnement en Pologne mais aussi dans d’autres usines de contrefaçon aux Pays-Bas et en Allemagne.
Les livraisons se faisant en semi-remorques pour un stockage au sein de 5 entrepôts dans le Rhône.
Avec une organisation logistique ailleurs en France (Paris, Marseille, Saint-Étienne, Beaune).
Le tabac redescendant ainsi au niveau de revendeurs locaux via des comptes Snapchat.

Des connexions avec d’autres groupes européens, spécialisés dans la fabrication de cigarettes de contrefaçon, ont été établies.
Au total, 7 individus sont impliqués.
Les saisies lors de l’enquête ? 32 tonnes de cigarettes de contrefaçon.
Mais aussi 132 000 euros en liquide, des armes et des véhicules en pagaille…

7 Oct 2026 | Trafic
 

La brigade des Douanes de Cierp-Gaud veille sur la frontière espagnole : nouvelle saisie marquante de cigarettes de contrebande pour près d’1 tonne !
C’est ainsi que débute une communication (sur LinkedIn le 6 octobre) de Jérôme Philibert, chef du Pôle économique de la Direction régionale des Douanes de Toulouse.

La vigilance des douaniers de la brigade de Cierp-Gaud ne faiblit pas sur les axes routiers en provenance d’Espagne, confirmant la vigilance constante exercée par les services douaniers sur les flux transfrontaliers.

Le 7 septembre 2026, ils contrôlent une camionnette en provenance du Val d’Aran. Le véhicule transporte de très nombreux cartons contenant au total 49 500 paquets de cigarettes, soit près d’une tonne de tabac, de marque Marlboro, portant la mention « Duty Free » (voir 24 septembre 2026).

Au-delà de la quantité saisie qui est marquante, le mode opératoire témoigne d’une organisation destinée à acheminer massivement des produits du tabac depuis l’Espagne vers la France.

Jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens le 10 septembre, l’infracteur a été condamné à une peine d’un an de prison, une interdiction du territoire français de 5 ans, une amende de 100 000 euros, et à la confiscation des marchandises de contrebande et de son téléphone portable. Lire la suite »

6 Oct 2026 | Trafic
 

Nouveau coup d’arrêt pour les épiceries de nuit. La préfecture du Puy-de-Dôme a ordonné la fermeture administrative de trois épiceries de nuit à Clermont-Ferrand pour vente illégale de tabac, annonce ce 4 octobre le président de la fédération des buralistes du Puy-de-Dôme, Vincent Charbonnel, lors de son assemblée générale (voir plus haut / Puy-de-Dôme).

« C’est une décision importante pour nous car les buralistes ont le monopole, donc on essaye de se battre contre toutes les entités qui vendent illégalement du tabac », explique Vincent Charbonnel.

Contactée par ICI Pays d’Auvergne, la préfecture précise que ces fermetures sont « en cours » et indique qu’elle communiquera dans les prochains jours le nom des trois épiceries de nuit de Clermont-Ferrand concernées par cette fermeture.

Ce n’est pas la première fois que ces arrêtés de fermeture sont pris par les représentants de l’État. Au premier semestre 2026, deux épiceries de nuit ont été contraintes de fermer à Clermont-Ferrand, pour la même raison (voir 14 avril 2026).

« Une victoire pour les buralistes », assure le président de leur fédération, qui reconnaît toutefois que « le combat est encore long ».
Il estime qu’il y a « au moins une cinquantaine » d’épiceries de nuit encore ouvertes à Clermont-Ferrand : « Par exemple, dans mon quartier, il y a cinq épiceries de nuit. Je doute qu’il y ait autant de besoins alimentaires », confie Vincent Charbonnel, qui suspecte d’autres établissements de vendre du tabac.
Il a demandé à ses adhérents d’être vigilants et de signaler tout commerce « douteux ».

Photo : ©Préfecture Puy-de-Dôme

5 Oct 2026 | Trafic
 

Alors que la version initiale (initiale, insistons bien…) du Budget 2027 — correspondant à la fois au PLF (Projet de loi de finances) et au PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) — s’avère exempte de toute hausse de la fiscalité tabac, il est désormais impérieux que les parlementaires s’emparent, au fil de leurs débats, du sujet des trafics.
Comme le propose, d’ailleurs, le député des Alpes-Maritimes Bernard Chaix (voir ci-dessous).

Que faut-il pour que ce sujet soit considéré avec sa véritable gravité, dans toute sa dimension ?
En termes fiscaux, sanitaires et sécuritaires.

Trois saisies récentes nous en rappellent l’urgence : elles se caractérisent par des saisies de quantités phénoménales de tabac et elles correspondent à la découverte de moyens logistiques et de stockage proprement industriels.

On ne le répétera jamais assez.

  • 25 septembre : saisie de 9 tonnes de tabac (30 palettes de 45 000 cartouches, probablement de contrefaçon, venant d’Espagne) sur une aire d’autoroute de l’Allier (voir le 3 octobre).
  • 28 septembre : découverte d’un entrepôt clandestin avec 2,5 tonnes de tabac chez un transporteur du Bas-Rhin : 2 interpellations (voir le 1er octobre).
  • 30 septembre : démantèlement d’un réseau opérant entre le Nord et la Somme : 6 tonnes de tabac saisies et 12 personnes mises en examen (voir le 1er octobre).

Partout en France, le trafic de tabac s’incruste dans nos territoires. De Lille à Marseille. Avec des moyens. Tout cela entre dans une dimension inédite.

5 Oct 2026 | Institutions, Trafic
 

Le député Bernard Chaix (UDR, Alpes-Maritimes) — proche d’Éric Ciotti — vient de déposer une proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac ».

En fait, il s’agit de faire adopter les mesures visant à renforcer les sanctions contre les trafiquants de tabac prévues dans l’important projet de loi gouvernemental Ripost (« répondre aux troubles de l’ordre public ») et qui ont été annulées, au cœur de l’été, par le Conseil constitutionnel (voir le 16 août).

Soit-disant parce que ces mesures se situaient hors de l’objet du projet de loi (! !).

Concrètement, il s’agit d’aggraver les sanctions encourues en matière de vente à la sauvette de cigarettes (voir les 24 mai 2026 et 20 juillet 2026) et de contrefaçon de marque.

5 Oct 2026 | Trafic
 

Ils avaient été arrêtés le 6 octobre 2025 dans un quartier de Châteauroux.

Deux hommes originaires de Syrie et d’Algérie.
Dans leur véhicule : une importante somme en liquide et 5 cartouches de cigarettes correspondant, manifestement, à un trafic bien établi basé sur la vente de tabac à la sauvette.

De plus, le conducteur était sous l’emprise de stupéfiants.
Pour « oublier les horreurs de la guerre en Syrie », est-il expliqué à l’audience… le 30 septembre 2026.

Pour être condamnés à des amendes douanières. Lesquelles ne sont pas près d’être acquittées…

5 Oct 2026 | Trafic
 

Une nouvelle opération de tranquillité publique menée le 30 septembre à La Seyne-sur-Mer a donné lieu à de nombreux contrôles de commerces (épiceries, bazars).

L’objectif affiché était d’assurer une présence plus importante et visible sur le terrain, en particulier dans le centre-ville de La Seyne-sur-Mer.

L’opération s’est déroulée mercredi soir, de 18 heures à 1 heure, en présence notamment du maire Dorian Munoz (RN).

Selon la police municipale, ce type de dispositif est appelé à être renouvelé « très régulièrement ».

Au cours de l’opération, la police municipale indique également avoir procédé à une découverte de produits stupéfiants.

(Voir le 19 avril 2024.)

3 Oct 2026 | Trafic
 

À la suite d’un signalement réalisé par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), puis d’une co-saisine de la section de recherches (S.R.) d’Orléans, les investigations conduites ont permis de saisir, le 25 septembre 2026, 30 palettes contenant 45 000 cartouches de cigarettes, pour un poids total de 9 tonnes de tabac et une valeur marchande de plus de 6 millions d’euros.
Nous reprenons le communiqué de la Gendarmerie nationale.

Après plusieurs mois d’investigations menées par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) sur une filière de tabac en provenance d’Espagne et à destination du territoire français, les enquêteurs parviennent à caractériser le modus operandi de l’organisation criminelle : des convois formés par un véhicule léger ouvreur et un ensemble routier composé d’un tracteur et de sa remorque immatriculée en Lituanie.

Le 7 septembre 2026, le procureur de la République de Blois co-saisit la section de recherches (S.R.) d’Orléans et la DNRED.
Le 24 septembre, un nouveau convoi est décelé.
Le lendemain, à 14 heures, sur autorisation du magistrat, une trentaine de gendarmes de la S.R. d’Orléans et des groupements de gendarmerie départementale (GGD) de l’Allier et du Loir-et-Cher, ainsi qu’une dizaine d’agents de la DNRED, sont engagés sur une opération destinée à intercepter le convoi sur une aire d’autoroute de l’Allier.

Les deux chauffeurs sont placés en garde à vue.
La fouille de la remorque conduit à la saisie de trente palettes contenant des cartons de cartouches de cigarettes. En tout, ce sont 45 000 cartouches, soit 9 tonnes de cigarettes, qui sont découvertes, pour une valeur de 6 millions d’euros.
À l’issue de leur garde à vue, les individus ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement, qui devrait survenir en novembre.

(Voir aussi le 1er octobre / Somme et Bas-Rhin.)