
Alors que la version initiale (initiale, insistons bien…) du Budget 2027 — correspondant à la fois au PLF (Projet de loi de finances) et au PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) — s’avère exempte de toute hausse de la fiscalité tabac, il est désormais impérieux que les parlementaires s’emparent, au fil de leurs débats, du sujet des trafics.
Comme le propose, d’ailleurs, le député des Alpes-Maritimes Bernard Chaix (voir ci-dessous).
Que faut-il pour que ce sujet soit considéré avec sa véritable gravité, dans toute sa dimension ?
En termes fiscaux, sanitaires et sécuritaires.
Trois saisies récentes nous en rappellent l’urgence : elles se caractérisent par des saisies de quantités phénoménales de tabac et elles correspondent à la découverte de moyens logistiques et de stockage proprement industriels.
On ne le répétera jamais assez.
- 25 septembre : saisie de 9 tonnes de tabac (30 palettes de 45 000 cartouches, probablement de contrefaçon, venant d’Espagne) sur une aire d’autoroute de l’Allier (voir le 3 octobre).
- 28 septembre : découverte d’un entrepôt clandestin avec 2,5 tonnes de tabac chez un transporteur du Bas-Rhin : 2 interpellations (voir le 1er octobre).
- 30 septembre : démantèlement d’un réseau opérant entre le Nord et la Somme : 6 tonnes de tabac saisies et 12 personnes mises en examen (voir le 1er octobre).
Partout en France, le trafic de tabac s’incruste dans nos territoires. De Lille à Marseille. Avec des moyens. Tout cela entre dans une dimension inédite.




