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22 Oct 2013 | Profession
 

L’amendement n°625 de Jean-Louis Touraine (député PS du Rhône) – visant à augmenter le taux normal de fiscalité des cigares et cigarillos de 28 à 60% et le taux spécifique de 5 à 30% (voir Lemondedutabac de ce jour) – fait l’objet d’un argumentaire de réplique serré de la part de l’Association des Fournisseurs de Cigares en France (AFCF).

• Dans cet argumentaire, sont rappelées les réalités de fond du marché : un affaissement durable de 19,69% en volume et de 7,5% valeur depuis l’interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif. Alors que la part des cigares/cigarillos pèse pour moins de 3% du marché global du tabac.

• De même, la pression fiscale française sur les cigares/cigarillos est mise en comparaison avec nos voisins européens : 28% en France contre 15,80% en Espagne et 10% en Belgique et au Luxembourg. De quoi conforter le trafic avec le marché parallèle.

• Mais surtout, cet amendement parlementaire semble difficile à soutenir, aux yeux de l’AFCF, dans la mesure où il revient à taxer de la même façon, comme les cigarettes, des produits dont la structure des coûts (sélection et assemblage des feuilles de tabac pour la tripe, la sous-cape et la cape) n’est pas la même. Les coûts de conditionnement sont plus élevés que pour la cigarette. De même pour les temps de fabrication …

• La « cible » de la Commission européenne (diminuer le tabagisme chez les jeunes) est ratée : 90% des consommateurs de cigares et cigarillos sont des hommes dont l’âge moyen est de 49 ans.

• Il y a un risque de déstabilisation des buralistes (non spécialisés dans le cigare) chez lesquels les cigares/cigarillos représentent actuellement entre 20 à 40% de leur linéaire.

Autant de considérations qui ont dû échapper, jusqu’à maintenant, au député Touraine.