Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
7 Juin 2024 | Profession
 

Face aux polémiques et à une possible interdiction de commercialisation (voir 6 juin), le Sniffy n’est désormais plus, officiellement, à sniffer …

Dans un communiqué diffusé sur son site internet ce 5 juin, la société Power Factory a indiqué « renoncer » à annoncer  que la poudre blanche vendue en fiole pouvait être inhalée et évoque désormais … une consommation orale.

Sur son site internet, la marque recommande désormais deux modes de consommation : diluer la poudre énergisante dans un verre d’eau, ou la faire fondre sous la langue. En retirant donc la notion d’inhalation, le fabricant espère continuer à vendre son produit … (voir aussi 5 juin et 27 mai).

7 Juin 2024 | Profession
 

La Confédération nationale des buralistes s’est prononcée contre la vente de Sniffy (voir 31 et 27 mai). Une recommandation jusqu’ici suivie par les buralistes de Montpellier, qui veulent protéger la jeunesse face à cette poudre blanche énergisante, potentiel marchepied vers la consommation de cocaïne.

Dans les rues de Montpellier, France 3 Occitanie n’a pas trouvé de buralistes commercialisant la poudre blanche, populaire depuis quelques semaines à peine.

« Nous sommes des commerçants indépendants », précise une buraliste de la ville au micro de France 3. Mais elle n’a pour autant pas hésité au sujet de la Sniffy : « moralement, éthiquement, ce n’est pas possible : il faut protéger nos jeunes. »

Même discours, chez un confrère, qui a fait un choix de père de famille : « je n’aimerais pas que mes gosses puissent acheter des choses comme ça, tout simplement. »

Vendeur de CBD, un autre buraliste, est tout aussi intransigeant. Il pense même que « les mecs qui ont fait ça devraient être sanctionnés ».

6 Juin 2024 | Pression normative
 

Ce 3 juin, Frédéric Valletoux, ministre délégué auprès de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, a notifié à l’Union européenne un arrêté. L’objectif : retirer du marché le Sniffy, ce nouveau produit énergisant à inhaler (voir 27 mai ainsi que 3 et 5 juin).

« Considérant que ces modalités de consommation et de commercialisation sont de nature à banaliser l’utilisation de ce produit stupéfiant» et «que la voie d’administration intranasale de ces poudres présente un risque avéré, en cas de recours répété, de fragilisation des voies nasales avec des effets délétères associés tels que saignements, congestion, infections des sinus, pouvant aller jusqu’à une rupture du septum, et que les substances actives contenues dans ces poudres sont susceptibles de produire des effets nocifs sur l’épithélium nasal et son environnement », le Gouvernement demande à l’Union européenne de se saisir de la question Sniffy. Lire la suite »

5 Juin 2024 | Profession
 

Alors que le Gouvernement veut interdire cette poudre blanche « énergisante » à inhaler à l’aide d’une paille, en Corse, aucun buraliste de l’île ne propose le Sniffy à la vente.

José Oliva, président des buralistes de Corse (et administrateur de la Confédération nationale des buralistes) affirme, dans Corse net infos, sans équivoque : « je peux garantir que sur les 212 buralistes de l’île, il n’y en a aucun qui vend ce produit. »

Pour le buraliste, il est clair que Sniffy ne respecte pas les normes en vigueur : « … Aujourd’hui, c’est cette poudre à sniffer, et dans quelque temps, ils vont sortir une seringue. » Lire la suite »

3 Juin 2024 | Profession
 

Apparentée dans sa manière de la consommer à de la cocaïne, Sniffy – une poudre blanche euphorisante et consommable par voie nasale – fait débat dans les médias et au sein du Gouvernement (voir 25 et 27 mai).

En Pays catalan, des buralistes ne la voient vraiment pas d’un bon œil, selon L’Indépendant.

« La Confédération nationale des buralistes nous recommande de ne pas vendre Sniffy pour une question d’éthique, vu son mode de consommation et vu les effets de dépendance que cela peut créer » le patron du « Grand Vizir » à Perpignan, « donc non, on n’en vendra pas. C’est l’effet de mode à controverse. »

« Le premier jour où l’on a entendu parler de ce produit, nous avons reçu beaucoup d’appels. Tous pour nous demander si on en vendait. Même quelqu’un d’un certain âge. À quelles fins ? Je ne sais pas. Mais visiblement la communication sur les réseaux sociaux a été bonne », témoigne un confrère à Perpignan.

« Chez nous, le CBD n’est pas en accès libre, rien n’est vendu aux mineurs et le poppers (poudre vasodilatatrice et relaxante surtout utilisée à des fins récréatives) c’est niet ! Alors Sniffy … », une buraliste à Saint-Estève qui, comme ses confrères n’a pas été démarchée pour en vendre.

31 Mai 2024 | Profession
 

VautrinCe vendredi 31 mai au matin, Catherine Vautrin (ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités) était l’invitée de France Inter. Elle a donc été interrogée sur le rapport du Sénat recommandant une augmentation de la fiscalité tabac (voir ci-dessous). Sa réponse.

« Vous savez, je vais vous dire un truc : je suis une fumeuse repentie et je fête cette année mes 20 ans sans tabac. C’est franchement un sujet perso et cela me permet d’élargir ma déclaration sur un point majeur : nous sommes tous détenteurs d’un capital santé et nous sommes dans un pays où la santé peut être prise en charge par les pouvoirs publics … et la vraie responsabilité c’est celle de chacune et chacun d’entre nous.  Lire la suite »

31 Mai 2024 | Pression normative
 

Ce 26 mai, sur BFM-TV, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, s’est alarmée – à son tour – de la vente de « Sniffy », substance énergisante qui se présente sous la forme de poudre blanche à inhaler par les narines (voir 25 mai).

Cette inquiétude est partagée par la Confédération des buralistes, qui s’est positionnée « contre ce produit » (voir 26 mai) et par plusieurs addictologues. Le Monde fait le point sur la polémique et une « éventuelle » interdiction. Lire la suite »

27 Mai 2024 | Profession
 

Tout au long de ce dimanche 26 mai, Philippe Coy a multiplié les interventions médiatiques pour rappeler que la Confédération des buralistes était opposée à la commercialisation de la poudre à inhaler (marque Sniffy), largement évoquée dans les médias ces derniers jours (voir 25 mai) et dont le ministre délégué à la Santé et à la Prévention a demandé l’interdiction (voir 25 mai).

Extraits des propos de Philippe Coy :

•• « Nous sommes complètement opposés à la commercialisation de ce produit dans le réseau des buralistes. Son marketing est choquant. Je confirme bien : la commercialisation de ce produit dans notre réseau n’est pas tolérable. Nous avons une éthique » (Sud Radio).

•• « L’essentiel de la mise en avant de ce produit se fait par Internet et les réseaux sociaux. Cela fait deux mois que j’ai alerté les autorités … Nous avons saisi l’ensemble des buralistes pour leur demander de ne pas commercialiser ce produit » (RTL).

26 Mai 2024 | Profession
 

Contactés par ActuRennes, plusieurs buralistes de la préfecture d’Ille-et-Vilaine ont exprimé leur méfiance et leur refus de vendre la poudre énergisante commercialisée sous le nom de Sniffy (voir 25 mai).

« C’est une chose aberrante que je refuse de vendre à mes clients Il y a des limites à ne pas franchir », lance la patronne de « La Maison du Fumeur », dans le centre-ville de Rennes

« On ne vendra pas de ça chez nous », assure-t-on « Au Vizir », « de la poudre blanche énergisante à inhaler vendue avec une paille, c’est comme de la cocaïne légale quoi, donc c’est non. » Lire la suite »