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6 Août 2024 | Pression normative
 

Son mode d’inhalation était identique à celui de la cocaïne. De quoi être dans le viseur des autorités chargées des politiques de prévention et de santé publique.

Les Échos (édition 5 août) revient sur l’interdiction à la vente de la poudre énergisante « Sniffy », selon un arrêté publié au « Journal officiel » fin juillet, signé par la ministre de la Santé, du Travail et des Solidarités démissionnaire, Catherine Vautrin (voir 28 juillet).

Décliné en plusieurs saveurs, le « Sniffy » était, non sans polémique, commercialisé depuis quelques mois sur Internet et chez certains buralistes (ndlr : alors que la Confédération des buralistes a tout de suite prévenu les autorités / voir 27 mai et 20 juillet). Lire la suite »

28 Juil 2024 | Profession
 

L’interdiction de la poudre à inhaler Sniffy, présentée comme énergisante et dont le mode de consommation rappelle celui de la cocaïne, est officialisée par un arrêté du ministère de la Santé publié au Journal officiel, ce 27 juillet (voir 25 et 26 juillet).

C’est ce qu’annonce un communiqué AFP que nous reprenons.

Est ainsi « suspendue pour une durée d’un an » la mise sur le marché « des produits sous forme de poudre contenant des substances actives ayant un effet stimulant sur le corps et, en particulier, sur le système nerveux » et « destinés à être consommés par voie intranasale ou qui (…) entretiennent une confusion avec la consommation de stupéfiants ». Lire la suite »

26 Juil 2024 | Profession
 

La Confédération des buralistes a réagi par un message sur la boite mail des buralistes (#13 Le Lien) à l’annonce de Catherine Vautrin (ministre du Travail et de la Santé) sur la signature d’un arrêté d’interdiction du Sniffy (voir 25 juillet). Avec un message fort.

« La commercialisation des produits « Sniffy « fera l’objet d’une interdiction imminente (…) Il s’agit d’une mesure de suspension de commercialisation pour une durée d’un an. »

« Vous n’êtes pas autorisés à en détenir. »

« La Confédération maintient sa position avec fermeté, ne favorisons pas un gain instantané au détriment de futurs marchés porteurs. Ne bradons pas notre éthique ! »

25 Juil 2024 | Profession
 

La poudre Sniffy ne va bientôt plus être commercialisée en France, selon l’AFP. Ce 24 juillet, Catherine Vautrin a annoncé la signature d’un arrêté d’interdiction à l’encontre de cette poudre « énergisante » très controversée, qui s’inhale par le nez, banalisant la consommation de cocaïne.

La Confédération des buralistes s’opposant à la commercialisation de ce produit dès son apparition en alertant les autorités (voir 27 mai et 20 juillet).

« Ma crainte c’est celle d’une très mauvaise habitude, parce qu’une poudre blanche que vous commencez à sniffer c’est parfaitement addictif et le lien avec des produits illicites est évident », a commenté, selon RTL, Catherine Vautrin depuis l’hôpital Necker à Paris où elle visitait les équipes du Samu de Paris. Lire la suite »

20 Juil 2024 | Profession
 

Dans le cadre de son pouvoir de police, le maire de Pollestres (6 000 habitants, 7 kilomètres de Perpignan), Jean-Charles Moriconi, a décidé depuis la mi-juillet, d’interdire aux mineurs la vente et la consommation de la poudre énergisante Sniffy. Et ce jusqu’à la fin de l’année (voir 13 juillet).

Un buraliste de la commune partage la même vision que l’édile sur la nocivité du produit.

« Pour nous, le mot d’ordre a toujours été niet, on ne vendra pas de Sniffy. Pourtant, au moment où il y a eu un emballement médiatique autour de cette poudre, nous avons eu beaucoup de demandes. Cette tendance s’est calmée » rapporte, dans L’Indépendant, celui qui est aussi le trésorier de la fédération des buralistes des Pyrénées-Orientales. Lire la suite »

13 Juil 2024 | Profession
 

On en a parlé ces dernières semaines … mais les avis sur le Sniffy – cette poudre blanche aromatisée qui s’inhale par le nez – sont défavorables chez les buralistes du centre-ville de Vendôme (Loir-et-Cher). Mini-enquête de La Nouvelle République.

Certains préfèrent attendre. « On n’a pas fait les démarches pour des commandes » annonce-t-on du côté d’un bar-tabac du centre-ville. D’autres refusent tout simplement d’en proposer à la vente : « c’est une honte et inadmissible de vendre ça », commente un confrère dans la même rue. Dans le centre-ville, place de la République, le produit n’est pas, non plus, disponible à la vente.

Pour Isabelle Brault, présidente de la fédération des buralistes du Loir-et-Cher : « … bientôt on n’en parlera plus …» (Voir 11, 13 et 22 juin).

22 Juin 2024 | Pression normative
 

La mairie de Chalon-sur-Saône a annoncé, ce 21 juin, avoir interdit la vente aux mineurs sur son territoire de la poudre Sniffy, présentée comme énergisante et dont la consommation par voie intranasale suscite la controverse.

C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons.

« Sa consommation se répand très rapidement chez une partie des jeunes de Chalon », a déploré dans un communiqué le maire LR de cette ville de Bourgogne, Gilles Platret. Alerté « par les représentants du corps enseignant », il a adopté jeudi un arrêté municipal « permettant d’interdire et de sanctionner la vente de ce produit aux mineurs » sur sa commune. Lire la suite »

13 Juin 2024 | Profession
 

La présidente des buralistes du Gard, Ghyslaine Mazoyer, a pris la plume suite aux propos du premier adjoint au maire de Nîmes, Julien Plantier, concernant « Sniffy ». Ce dernier lui a répondu, espérant ainsi rassurer les buralistes. Compte-rendu des échanges par Objectif Gard.

Le premier adjoint de la ville de Nîmes a exprimé, dans un premier temps, sa colère suite à la vente du produit de la poudre blanche énergisante. L’élu local estime qu’il est « urgent » d’interdire la commercialisation de ce produit et bien d’autres comme le protoxyde d’azote. « Nous devrions être intraitables face à ces dérives pour le bien-être de tous », soutient-il (voir 7 juin et 27 mai).

« Intraitable … », la présidente des buralistes du Gard, Ghislaine Mazoyer, invite plutôt l’élu à l’être avec les commerces illicites … Pour les buralistes qui subissent déjà, dans le Gard, la forte concurrence espagnole pour la vente de cigarettes, la coupe est pleine.

« Les épiceries de nuit, barber shop et autres commerces qui gangrènent le centre-ville (…) n’ont aucun scrupule à vendre du tabac illégalement, de la drogue, du protoxyde d’azote et très certainement du Sniffy (…) Il ne faut pas se tromper de cible ».

Désireux de remplacer Jean-Paul Fournier au poste de maire en 2026, le premier adjoint a pris le temps de répondre aux buralistes : « Il est inconcevable de laisser se développer des commerces qui ne respectent pas le cadre légal (…) Un travail important est effectué par la Ville et plusieurs épiceries ont été fermées et de nombreux produits saisis » (voir 25 avril et 12 mars).

En outre, Julien Plantier ajoute : « Ce n’est bien évidemment pas vous que ma publication visait, bien au contraire (…) Je tenais aussi, en réalité, à prendre la défense de votre profession. J’ai en effet énormément de respect et d’attachement pour le métier de buraliste, véritables ambassadeurs du lien social. »

11 Juin 2024 | Profession
 

Chez l’ensemble des buralistes du centre de Cahors (préfecture du Lot) visités par La Dépêche, aucun ne propose la polémique « Sniffy » (voir 3 juin, 25 et 27 mai). Paroles de buralistes.

« Vous me faites rire. Quand c’est sorti, on en a tellement parlé qu’on avait l’impression qu’on en faisait la promotion. Alors qu’on n’est pas du tout concerné ici » certifie cette employée d’un établissement dans le Vieux Cahors. « On n’a même pas été contacté par des commerciaux pour ça », assure-t-elle tout en indiquant qu’il n’était pas prévu du tout d’en voir sur ses linéaires. « C’est de la Redbull en poudre, autant en boire ! C’est pour amuser le peuple, on leur jette un os pour passer le temps. »

Boulevard Gambetta, un buraliste indique que, s’il connaît le produit, sa clientèle ne lui en a pas fait la demande : « je n’en prendrai pas de toute façon, je ne vends également pas de CBD », souligne-t-il sans précision.

« Je n’ai pas envie d’avoir tous les gamins de 15 ans chez moi … », blague à moitié un confrère pour qui les jeunes sont les premiers intéressés par ce genre de produit.  Et dont la vente est hypocrite : « Il y a plein de cochonneries dedans comme la taurine qui était interdite pendant un moment », note-t-il. « D’un côté on vend du CBD (…) On vend du tabac, de la nicotine… mais tout le monde peut trouver en ligne ce qu’il veut même si c’est interdit en France ».

« Ils viennent de démonter un point de deal de coke à côté, j’aurais l’air malin avec du Sniffy ! », blague, lui aussi, un buraliste rue Nationale. Mais pour le commerçant, impossible qu’un jour il puisse vendre du Sniffy : « on voit à quoi ça amène, c’est pas innocent ! » Pourtant, des clients lui ont demandé s’il en avait : « certains c’était de la curiosité, d’autres voulaient tester. »