Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
25 Juin 2013 | Profession
 

Rebondissant sur la séquestration d’un couple de buralistes dans les Deux-Sèvres en début d’année (voir Lemondedutabac des 21 juin et 13 janvier), le plus grand quotidien régional de France, Ouest-France, dresse, dans ses pages « Société » de ce mardi 25 juin, le tableau « noir » des agressions de buralistes, avec un zoom sur la région Ouest. Alarmant et inquiétant …

« L’Ouest ne figure pas parmi les zones les plus touchées par des cambriolages ou des attaques de buralistes. Une vue générale à nuancer … » avance l’article. Avec des évolutions variant d’un département à l’autre : forte hausse de 30% des cambriolages en Ille-et-Vilaine, depuis le début de l’année (tous commerces confondus), ou dans le secteur de Brest ; pas d’augmentation, en revanche, en Vendée et dans la Sarthe.

Ce qui est sûr, c’est le développement global des actes de malveillance depuis 2012 : comme l’agression d’un buraliste au volant de sa voiture, alors qu’il rentre à son domicile ; le braquage d’un camion d’Altadis lors d’une livraison chez un buraliste ; la séquestration d’une buraliste dans sa remise après le vol de sa caisse. Pour ne citer que ces exemples.

Ouest France reprend les données nationales fournies par la Mudetaf (la mutuelle d’assurances des buralistes) pour 2012 : en un an, hausse de 30% des agressions de buralistes (soit 1 779 cas ) et de 12,5% des cambriolages (au nombre de 3 577). Et de rappeler une dure réalité : « un buraliste sur deux a été victime d’au moins trois agressions ou cambriolages dans sa carrière. »

Et la police dans tout cela ? Interviewé, Bertrand Michelin (en charge des dispositifs de sécurité pour les professions les plus à risque, au ministère de l’Intérieur) convient : « Ce sont des commerces très exposés. Ils sont ouverts au public, sans sas de sécurité comme dans les banques. Ils manipulent beaucoup d’espèces et vendent des biens qui peuvent facilement être revendus : tabac et jeux de hasard ». Le même responsable se sent plus à l’aise, dans un encadré, dans la promotion de certains dispositifs : SMS, générateur de brouillard, spray anti-vol (diffuseur d’ADN de synthèse) ou la mallette intelligente. Révélateur.

23 Mai 2013 | Trafic
 

Dans son édition « Paris », Le Parisien de ce jeudi 23 mai revient sur la manifestation des buralistes dans le quartier de Barbès (voir Lemondedutabac du 22 mai). Pour donner, notamment, la parole à la Préfecture de Paris qui affirme que les procédures engagées à l’encontre des vendeurs de tabac à la sauvette étaient en augmentation de 52%.

« Depuis le mois d’octobre, 56 de ces vendeurs ont été interpellés et deux réseaux démantelés. Organisateurs et revendeurs ont été arrêtés, huit d’entre eux ont été écroués, et ont été saisies plus de 360 000 cigarettes. Cette lutte sera poursuivie avec détermination ».
Il suffisait de constater la tranquille assurance des vendeurs à la sauvette, « en contact » avec les buralistes manifestants, hier, pour en douter quelque peu.

9 Avr 2013 | Trafic
 

Le quotidien Le Monde décrypte, dans son édition du 9 avril, le dispositif d’amende douanière applicable aux consommateurs de cannabis, dont Manuel Valls a annoncé la généralisation le 3 avril dernier. Un coup de projecteur « politique » (en plein débat concernant le bilan du ministre de l’Intérieur) sur une méthode, en cours d’expérimentation « discrète », destinée à déstabiliser le trafic de cannabis, mais dont la faisabilité ressemblerait à une course d’obstacles.

« Amende douanière » ou « transaction douanière ». Le dispositif paraît simple : suite à une interpellation pour détention de cannabis, l’officier de police judiciaire, en accord avec le Parquet, appelle un douanier qui établit alors une amende pour transport de marchandise prohibée, formalisée à partir d’un carnet à souche « d’arrangements transactionnels ». Le montant est fixé en fonction de la quantité et exigible immédiatement.

Expérimentée depuis 2008 dans les Hauts-de-Seine (avec une centaine de transactions douanières par an pour une centaine de milliers d’euros encaissés), le dispositif a essaimé depuis en Ile-de-France, de manière ciblée, pour déstabiliser les trafics en agissant sur le flux des consommateurs.

Même si le ministre est favorable au développement de « l’amende ou transaction douanière », reste à surmonter deux obstacles … de taille. Le premier reconnu par le ministre lui-même : « il faut être conscient que le nombre de douaniers disponibles est forcément limité pour les mettre en œuvre » .C’est le moins qu’on puisse dire … Pour preuve, les mauvaises surprises du bilan 2012 des saisies douanières en matière de tabac (voir Lemondedutabac du 1er mars).

Deuxième obstacle : la décision de généralisation ne lui appartient pas, les douaniers étant placés sous l’autorité de Bercy et le Parquet sous celle du ministère de la Justice.

17 Mar 2013 | Trafic
 

La toute récente condamnation de la France pour ses articles limitant le transport du tabac par les particuliers (voir Lemondedutabac du 15 mars) devrait accélérer le mouvement. Il semblerait que le cabinet de Manuel Valls réfléchisse activement à la définition d’un plan contre le marché parallèle du tabac. Le ministère de l’Intérieur n’étant pas insensible à l’implication croissante des milieux du banditisme dans ce domaine. Et aux conséquence du développement de ce marché sur la sécurité des buralistes.

L’idée étant, bien évidemment, de travailler sur ce plan dans un cadre inter-ministériel. Car il faudra bien coordonner l’action de policiers et de gendarmes avec celle des douaniers. Ce qui n’est pas gagné d’avance.

En tout cas, en cette période de dialogue difficile entre Bercy et les autres ministères (pour cause de nouvelles coupes budgétaires), cela permettrait  de resserrer les liens. Le marché parallèle du tabac : combien de milliards de fiscalité à récupérer ?

8 Jan 2013 | Profession
 

Ce mardi soir, sur le plateau du Grand Journal de Canal +, Pascal Montredon a demandé à Manuel Valls de signer en direct la pétition que les buralistes vont proposer à leurs clients, à partir du lundi 14 janvier (voir notre information de ce jour) : « je propose au premier flic de France d’être le premier à signer notre pétition ».

Le ministre de l’Intérieur, un peu embarrassé, a décliné l’offre en rappelant qu’il travaillait déjà avec le président de la Confédération sur la sécurité du réseau des buralistes. Il a convenu que le marché parallèle se développait, avec cette phrase curieuse que certains pourraient mal interpréter : « le tabac représente  une richesse » … qu’il faut protéger.
Auparavant, Pascal Montredon était revenu sur les chiffres du marché.