Après deux ans de mobilisation, le nombre de résidus de cigarettes au sol a nettement diminué mais, dans cette commune touristique, il faut sans cesse sensibiliser les nouveaux arrivants. C’est ainsi que débute un article de L’Opinion (du 15 mars) , signé Cécile Desjardins, que nous reprenons.
« Ici commence la rivière. Ne rien jeter ». L’inscription est gravée dans le bronze, à travers tout Megève. Ce qui est visé au premier chef ? Les mégots, contre lesquels la municipalité est partie en croisade début 2022. « Le mégot est le plus petit des déchets, mais on le trouve partout et on le voit beaucoup. Nous étions confrontés à des amoncellements à côté de certaines boutiques, devant des lieux festifs, ou dans les regards des grilles d’eaux pluviales … », déplore Jean-Pierre Chatellard, adjoint au maire en charge de l’Environnement.
•• Pour se débarrasser du fléau, la ville a trouvé un allié de taille : Alcome, l’éco-organisme spécialisé dans la réduction des mégots dans l’espace public.
Créé en août 2021, Alcome était en quête de communes « pilotes » pour identifier les meilleures pratiques, avant de les promouvoir sur l’ensemble du territoire. « Quelque 7,7 milliards de mégots sont jetés au sol, chaque année, en France : nous avons pour objectif de réduire ce volume de 40 % à l’horizon 2026 », explique Marie-Noëlle Duval, la directrice générale d’Alcome.
Premier axe de travail, la communication. Affiches, films, slogan « À Megève, les mégots, c’est dans la poche », etc. » La pédagogie est essentielle. Il faut faire comprendre l’importance des bons gestes », souligne Jean-Pierre Chatellard. Le message tourne en boucle : au pied des remontées mécaniques, à l’entrée de la piscine, à l’achat des forfaits de ski … Pédagogie et sensibilisation, également, auprès des socioprofessionnels, et notamment auprès des buralistes de la station : ils se sont vus proposer des affiches, mais aussi des « cendriers de poches » à offrir à leurs clients.
•• Au total, grâce à Alcome, plus de 20 000 petites boîtes en métal ont été distribuées dans la commune ces deux dernières années. Le centre-ville, lui, a été équipé de cendriers type « cylindre », rattachés au mobilier urbain, et de compartiments spécifiques dans les corbeilles intelligentes dont la ville s’est récemment équipée.
Si le recours à des méthodes répressives n’est pas exclu, la verbalisation est difficile à mettre en œuvre, reconnaissent Bruno Louis, chef de service à la police municipale, et Céline Boro, membre de la nouvelle « brigade de l’environnement », qui compte deux agents. « Le jet d’un mégot, c’est une amende de 135 euros, mais il est quasi impossible de prendre quelqu’un sur le fait. » Lire la suite »





Rives-en-Seine (4 000 habitants, fusion de Villequier, Caudebec-en-Caux et Saint-Wandrille-Rançon, Seine-Maritime) a signé lors du conseil municipal du 15 février une convention avec l’éco-organisme Alcome.
Après l’installation des cendriers urbains puis les espaces sans tabac autour des écoles et sur les plages, la lutte menée contre les mégots jetés au sol par la commune d’Aix-les-Bains (29 800 habitants, lac du Bourget, Savoie) se poursuit avec la signature d’un partenariat avec l’éco-organisme Alcome.
La mairie de Saint-Denis (147 000 habitants, chef-lieu de La Réunion) a dévoilé un plan de lutte contre les mégots mis en place en partenariat avec l’éco-organisme Alcome.
Quatre mégots tous les dix mètres dans les grandes villes, plus de 23 milliards jetés dans la nature chaque année en France : pour faire face à ce fléau, les communes disposent, avec un nouvel éco-organisme dédié, d’outils supplémentaires, mais qu’elles jugent insuffisants.
Plus de 900 communes, soit un quart de la population, se sont accordées à ce jour avec le nouvel éco-organisme de la filière « pollueur-payeur » du tabac pour recevoir un soutien afin de réduire les mégots dans l’espace public, a-t-il annoncé dans un communiqué (voir
Deux ans après sa création, Alcome – jeune éco-organisme chargé de la diminution des mégots dans l’espace public – financé à 100% par les metteurs en marché, accompagne déjà plus d’un quart de la population française. Il vise l’objectif ambitieux de couvrir 75 % de la population en 2024.
La ville de Chelles (53 800 habitants, à l’est de la Seine-et-Marne) a décidé d’agir contre les mégots abandonnés et vient de s’associer à l’éco-organisme Alcome afin de lutter contre cette pollution (voir
La Ville de Montbrison (15 500 habitants, 38 kilomètres au nord-est de Saint-Étienne, Loire) a signé un partenariat avec l’éco-organisme Alcome pour le ramassage et la valorisation des mégots en juillet dernier. Six mois plus tard, les actions commencent à se concrétiser.
Bratislava est à l’avant-garde d’une nouvelle méthode de recyclage des mégots de cigarettes. La société municipale de gestion des déchets de la capitale slovaque a annoncé, en effet, une nouvelle initiative visant à collecter et à réutiliser les mégots de cigarettes jetés en 2024 … pour les transformer en adjuvant pour asphalte.